Niourk , Stefan Wul

NiourkTitre : Niourk

Auteur : Stefan Wul

Éditeur : Bragelonne

Année : [1957] 2013

L’histoire : Après une catastrophe écologique, les océans se sont asséchés, des espèces ont muté, les hommes vivent comme à la préhistoire. Dans une tribu de ces hommes primitifs vit l’enfant noir dont le destin est de mourir en raison de sa couleur de peau différente. Un jour l’enfant noir part à la recherche du vieux sorcier parti consulté les dieux. Les dieux vont lui parler et il décide de s’en aller vers Niourk.

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Ce que j’en pense : Niourk est un roman que je me souvenais avoir lu il y a longtemps mais il était introuvable nulle part sauf en braderie. Cet été Bragelonne a entamé l’édition d’une intégrale de l’œuvre de Stefan Wul, ayant acheté le premier tome, j’ai enfin relu ce roman.

Se situant dans le genre post-apocalyptique, Niourk est un roman qui donne une claque, même si à la fin j’ai moins apprécié.

Stefan Wul décrit une Terre ravagée par une catastrophe écologique. Ouais le stockage des déchets nucléaires n’était pas très au point. Les hommes sont revenus à l’âge des chasseurs-cueilleurs, vénèrent des affiches publicitaires en croyant que ce sont des dieux. Les poulpes des grandes profondeurs ont profité à plein des radiations, ils sont devenus plus intelligents, capables de manier des sagaies avec leurs tentacules et sont devenus amphibies.

Au cours du roman on suit l’enfant-noir qui passe du statut de paria à celui de dieu vivant. En effet grâce à l’ingestion de viande de poulpe radioactif son intelligence s’accroit, il est capable de comprendre et de raisonner comme un vrai génie. Comme il se définit lui-même, il est devenu un « homo omnipotens ». C’est à partir de ce moment que j’ai moins apprécié. Car l’enfant noir trop intelligent devient mauvais, son intelligence est utilisée de manière égoïste. Puis il se met à réaliser des choses hautement improbables, surtout comme elles sont énoncées, sans explication. J’ai eu l’impression que Wul voulait faire faire à l’enfant noir des choses extraordinaires en adéquation avec son pouvoir exceptionnel.

Malgré une fin un peu tirée par les cheveux, Niourk est un roman facile à lire qui alterne des chapitres assez courts permettant de faire des précisions historiques avec des chapitres plus longs d’action.

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Astérix chez les Pictes

astérix chez les pictesTitre : Astérix chez les Pictes

Scénario : Jean-Yves Ferri

Dessin : Didier Conrad

Éditeur : Éditions Albert René

Année : 2013

L’histoire : Alors qu’un hiver rigoureux s’est abattu sur la Gaule, Astérix et Obélix découvre en bord de mer un Picte contenu dans un glaçon. Comme il est revenu à lui mais aphone, les deux compères décident de le raccompagner sur sa terre natale.

Ce que j’en pense : Aïe, aïe, aïe. Voilà c’est dit.

Cet Astérix est le premier de la série sans qu’aucun des deux pères ne soit aux commandes. Il était attendu au tournant pour savoir s’il allait pouvoir voler de ses propres ailes. Pour moi ça s’écrase en beauté. 

Bien sûr pour le dessin on reste avec ce que l’on connaissait, il n’y a pas de grande évolution graphique.

Le scénario ne fait pas dans l’originalité, et prouve bien une absence de prise de risque. On envoie les deux Gaulois à l’étranger comme cela avait pu être une habitude. Ces voyages permettaient de caricaturer certains peuples mais cela les rendait en fin de compte attachant. Ici rien de tout ça. Il n’y a pas de rebondissements, il y a juste une accumulation de clichés propres à l’Écosse mais qui ne sont même pas exploités. Les gags et les jeux de mots sont poussifs ou bien inopérants. J’ai eu l’impression que les auteurs s’efforçaient de caser un gag ou un jeu de mots dès que cela était possible.

L’histoire est assez banale, ça se déroule sans enthousiasme et sans rebondissements. Je me suis trouvé bien loin des précédents épisodes et donc déçu.

L’Etoile de Pandore, tome 1

l'étoile de pandore 1Titre : L’Etoile de Pandore, tome 1 (Pandora’s Star)

Auteur : Peter F. Hamilton

Éditeur : Bragelonne

Année : [2004] 2005

469 pages

L’histoire : En 2380, l’humanité a étendu son emprise sur plus de 600 planètes dans différents système solaires. Un astronome découvre qu’une étoile très éloignée de tout civilisation a disparu est recouverte par ce qui semble être un champ de force.

Il est alors décidé de construire un vaisseau spatial se déplaçant à la vitesse de la lumière pour découvrir ce qu’il se cache derrière ce phénomène. Mais ce que les homme vont découvrir sur place ne correspond pas du tout à ce qu’ils espéraient.

Ce que j’en pense : Ça y est je me suis lancé dans mon premier Peter F. Hamilton. Ce que je vais dire ne va pas beaucoup changer par rapport à ce que d’autres ont pu en dire.

On se retrouve face à un space opera au sens littéral du terme. De multiples mondes colonisés par l’homme, des cohabitations avec des espèces extraterrestres, tous ces mondes et ces interactions prouvent assez bien l’esprit imaginatif de Peter F. Hamilton. On se retrouve en pleine confrontation idéologique entre des humano-centristes, qui refusent l’influence des extraterrestres dans les affaires humaines et qui réalisent des actions terroristes pour sensibiliser l’opinion et ceux qui acceptent la présence des extraterrestres car ils ont d’autres préoccupations. Mais cette diversité des civilisations, la préoccupation du détail n’a pas la même sensibilité que celle qu’il pouvait y avoir dans le cycle d’Hyperion de Dan Simmons.

Lorsque l’on visite un monde colonisé, on découvre un nouveau personnage. On ne sait jamais s’il va rester tout le long du récit ou juste le temps d’un chapitre. Alors on se retrouve avec une ribambelle de personnages dont il est difficile de faire un tri. En plus la présence d’une enquête policière en plein milieu du récit d’une aventure spatiale semble un peu déplacée. J’espère que dans les prochains tomes on apprendra à quoi sert cette enquête.

A côté des descriptions sociologiques, il y a un large pan hard-science. Cela va des trous de ver, tunnel crées artificiellement permettant de réduire les distances entre les planètes, les intelligences artificielles et leurs descendants, les cures de rajeunissements permettant aux hommes de vivre plusieurs centaines d’années, les cartes de mémoires pour stocker tout ses souvenirs et pouvoir recommencer une vie après une mort violente.

Ce premier tome est essentiellement un volume de présentation des personnages et des enjeux. Ce n’est qu’à la toute fin que l’action s’accélère et le roman se finit avec un cliffhanger qui donne envie de revenir pour un deuxième épisode.

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Challenge Littératures de l’Imaginaire Deuxième Edition

Voilà je me suis trouvé un nouveau challenge. Comme j’ai atteint les objectifs du challenge SFFF et que j’ai dans ma PAL beaucoup de livres tombant pile poil dans la thématique, j’ai décidé de me lancer dans ce challenge.

Voici ce qu’en dit sa créatrice, Crunches :

Le but de ce challenge est de lire des ouvrages appartenant à la littérature de l’imaginaire, à savoir :

– la Fantasy
– la Science-Fiction
– le Fantastique
– les genres dérivés comme la dystopie, la bit-lit etc…. 
 
Les ouvrages peuvent être des romans, des nouvelles, des essais, des mangas, des bandes dessinées… En format papier ou numérique.
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 Qui peut participer ? 
Eh bien tout le monde et n’importe qui…. Enfin… sous réserve d’avoir un blog où poster ses chroniques !
Pour vous inscrire, il vous suffit de laisser un commentaire sur ce billet (ou sur Livraddict dans le topic dédié à cette deuxième édition). Laissez moi votre pseudo, un lien vers un article de présentation de ce challenge et surtout l’échelon que vous choisissez !
A la suite de votre article de présentation, vous pourrez mettre les liens vers les chroniques de vos lectures. 
 
Quelles sont les dates ? 
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 novembre.
Le challenge commence dès la parution de ce billet et s’arrêtera le 31 décembre 2014 !
 
Quelles sont les règles ?
En début de challenge vous choisissez un échelon. Celui-ci détermine le nombre minimum d’ouvrages que vous devrez lire pendant le challenge.  Vous pouvez changer d’échelon au cours du challenge, il faudra juste me prévenir.
 
Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel : au moins 12 livres
Échelon 2 : Petit pas dans l’ailleurs : au moins 24 livres
Échelon 3 : Plongée dans l’inconnu : au moins 36 livres
Échelon 4 : Immersion dans le vide : au moins 48 livres
Échelon 5: Absorption dans l’étrange  : au moins 60 livres
Échelon 6: Fusion dans l’utopique : au moins 72 livres 
Contrairement à la précédent édition, je ne ferai plus de bilan regroupant toutes les chroniques des participants chaque mois. Certainement un par trimestre.

Néanmoins, afin de nous permettre à tous et à toutes de découvrir de nouvelles lectures, je mettrai en ligne des liens vers vos articles récapitulatifs en indiquant les avancées de chacun. De plus, lorsque mon planning me le permettra, je mettrai un livre à l’honneur : il se trouve que plusieurs participants chroniques le même livre et il est toujours intéressant de lire plusieurs avis !

Pour ma part je vais me lancer avec l’Echelon 3 : Plongée dans l’inconnu. Mais j’espère qu’il évoluera au cours de l’année.

Je crée une page qui servira de récapitulatif concernant les lectures relatives à ce challenge.

La liste récapitulative des livres lus dans le cadre du challenge :

1 – L’Etoile de Pandore, tome 1 – Peter F. Hamilton

2 – Niourk, Stefan Wul

3 – L’insigne du chancelier, Dave Duncan

4 – Icare, Moebius – Taniguchi

5 – L’Etoile de Pandore, tome 2 – Peter F. Hamilton

6 – Merlin, tome 1 : La colère d’Ahès

7 – Aux Armes  d’Ortog, Kurt Steiner

8 – Le Palais de l’amour, Jack Vance

9 – La chair et l’ambre, Audrey Françaix

10 – Les Fils de la nuit

11 – IF 837, Jean-Michel Calvez

12 – Merlin, tome 2 : L’éveil du pouvoir

13 – Le Donjon Rouge, George R.R. Martin

14 – Daemone, Thomas Day

15 – Les Icariades, tome 1

16 – Conan, Robert E. Howard

17 – Les Icariades, tome 2

18 – La Promise des Monarchies de l’ombre, Olivier Lusetti

19- Oms en série, Stefan Wul

20 – La solitude des dieux, Peter Randa

21 – Block 109 – New York 1947

22 – Dracula, Bram Stocker

23 – Plaisirs Coupables, Laurell K. Hamilton

24 – Les Icariades, tome 3

25 – L’Etoile de Pandore, tome 3 – Peter F. Hamilton

26 – Le Navigateur sur les mers du destin, Michael Moorcock

27 – Fugitif de l’espace, Peter Randa

28 – L’oeil du calamar, Gilles Warembourg

29  – La troisième lame – Ayerdhal

30 – Solaris – Stanislas Lem

31 – Blood Song – Anthony Ryan

32 – Elric le Nécromancien – Michael Moorcock

33 – Chaos Team 1.1

34 – Niourk, tome 1 : L’enfant noir

35 – Le Chineur de l’espace suivi de La Famille, P.J. Hérault

36 – La Ligue des Héros, Xavier Mauméjean

Trente six lectures, niveau atteint. Je vais passer à l’échelon 4.

37 – Le Régulateur, tome 1 : Ambrosia

38 – Le casse du continuum, Léo Henry

39 – Niourk, tome 2 : La ville

40 – La sorcière dormante, Michael Moorcock

41 – La bataille des rois, George R.R. Martin

42 – Jess Kaan – Fissures

43 – Les cinq rubans d’or – Jack Vance

44 – Le sang des immortels – Laurent Genefort

45 – Kookaburra K, tome 1 : Big Bang Baby

46 – La loi de Mandralor, Peter Randa

47 – Zeppelin’s War, tome 1 : Les Raiders de la nuit

48 – Heris Serrano, Elizabeth Moon

Unstoppable. Hop, vers l’échelon 5.

49 – Les Foulards Rouges, tome 1, Cécile Duquenne

50 – Le monde de Rocannon, Ursula Le Guin

51 – La cité et les astres, Arthur C. Clarke

52 – Le retour aux étoiles, Edmond Hamilton

53 – Le cycle de Tschai – Le Chasch 1 et 2

54 – Perdido Street Station tome 1 – China Miéville

55 – Durée des équipages : 61 missions, Sergent Pilote Gurvan, P.J. Hérault

56 – Perdido Street Station tome 2 – China Miéville

57 – Ethique du contact, Jean-Michel Calvez

58 – Septentryon, tome 1 : La calotte jaune

57 – MONSTRE 1, Coeur de Harpie, Hervé Jubert

58 – Septentryon, tome 2 : Angousalem

59 – La tour des damnés, Brian Aldiss

60 – Durée des équipages : 61 missions : Les premières victoires, P.J. Hérault

61 – Le livre de Ptath, A.E. Van Vogt

62 – Durée des équipages : 61 missions : Officier-pilote Gurvan, P.J. Hérault

63 – Le cycle de Tschai : Le Pnume 3 et 4

64 – Chien du Heaume, Justine Niogret

65 – Les damnés de l’asphalte, Laurent Whale

66 – Loterie Solaire, Philip K. Dick

67 – Solomon Kane, Robert E. Howard

68 – Le cycle de Cyann, tomes 1 et 2

69 – La saga de Hrolf Kraki, Poul Anderson

70 – La revanche de la Rose, Michael Moorcock

71 – Septentryon, tome 3 : Secteur Glypha

72 – Les Improbables, Kurt Steiner

 

Arctica, tome 2 : Mystère sous la mer

arctica 2Titre : Arctica, tome 2 : Mystère sous la mer

Scénariste : Daniel Pecqueur

Dessinateur : Boyan Kovacevic

Edidteur : Delcourt

Année : 2008

L’histoire : Dakota a retrouvé la trace de la petite fille du sarcophage. Mais celle-ci s’est retrouvée sous la protection de Mismy, une convoyeuse d’eau. Alors que la gamine a décidé de les emmener en Crète pour réaliser une mission, un ennemi commence à mettre en place ses pions pour kidnapper la fillette.

Ce que j’en pense : Ça y est les trois protagonistes sont enfin réunis. Mais il ne faut pas être grand clerc pour savoir comment vont évoluer leur relation et savoir comment ça va finir.

Fini les flashbacks à répétition, il a été fait le choix de de plus d’action : destruction de péniche, Attaque patrouilleur de gardes-côtes avec un Canadair.

Un protagoniste mystérieux ayant sûrement des intérêts religieux a fait son apparition. Avec l’arrivée de celui-ci le mystère est toujours épais, c’est un peu décevant de ne pas avoir plus d’infos à se mettre sous la dent même si c’est par bribe.

La nuit éternelle – Del Toro/Hogan

la nuit éternelleTitre : La nuit éternelle

Auteurs : Guillermo Del Toro / Chuck Hogan

Editeur : Presses de la Cité

Année : 2011

392 pages

L’histoire : A la suite du cataclysme nucléaire provoqué par le Maitre, la Terre est recouverte d’une couche épaisse de nuages. Sans Soleil destructeur, les vampires peuvent étendre leur domination sans difficulté. Ephraim et ses amis doivent survivre dans un environnement désolé dominé par les vampires.

Ce que j’en pense : La nuit éternelle est le dernier volet de la trilogie de Del Toro et Hogan sur les vampires. Alors que je trouvais que le deuxième avait une baisse de régime par rapport au premier, celui-ci fait emprunte un peu le même chemin.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance angoissante du premier. Les combats entre les vampires et les survivants sont assez répétitifs, cela ressemblait beaucoup à ce qu’il pouvait y avoir dans le précédent épisode.

Du côté des personnages j’ai eu du mal à trouver mon compte. Le début de relation amoureuse entre Nora et Fet ne pouvait qu’arriver quand on voit ce qu’est devenu Ephraim Goodweather, l’homme qui doit sauver l’humanité. Accro aux antidépresseurs et aux antidouleurs, il vit dans le passé quand il pouvait encore être avec son fils. A la rigueur le Maitre est celui qui s’en sort le mieux. Sa volonté de retourner le fils d’Ephraim contre lui le rend plutôt intéressant. Sa manipulation permet de rentrer un peu plus dans la psychologie des vampires. Je suis un peu déçu d’avoir dû attendre l’extrême fin pour avoir un acte héroïque, c’était presque inattendu.

Après un premier volume qui laissait présager quelque chose de bien, je me suis retrouvé avec deux épisodes en demie-teinte. Alors Del Toro est bien meilleur cinéaste qu’écrivain.

Carthago, tome 1 : Le lagon de Fortuna

carthago1Titre : Carthago, tome 1 : Le lagon de Fortuna

Scénario : Christophe Bec

Dessin : Eric Henninot

Editeur : Les Humanoides Associés

Année : 2007

L’histoire : Au début des années 90, des plongeurs d’une multinationale gazière en forant un puits découvrent un grotte sous-marine gigantesque. Mais celle-ci renferme un Carcharodon Megalodon, un requin blanc de 25 mètres survivant direct de la préhistoire. La direction de la multinationale va tenter d’étouffer l’affaire, une organisation écologiste veut rendre la découverte publique et un milliardaire engage une équipe dans le but de le capturer pour sa collection personnelle.

Ce que j’en pense : Et si Les Dents de la mer avaient rencontré Abyss ? Je crois que ça aurait pu donner un truc dans le genre de Carthago.

Les auteurs utilisent la fascination que peuvent avoir les profondeurs sur les hommes. On ne sait pas bien ce qu’il peut s’y cacher tant le fond des océans nous est inconnu parce que peu exploré.

Il y a tout le long une atmosphère de menace et c’est un peu dur de croire qu’elle ne va émaner que de ce requin préhistorique. Quant aux personnages assez nombreux, ils ne se révèlent pas entièrement pour l’instant donc il est un peu difficile de savoir à qui on pourra s’attacher.

Alors ça donne un premier épisode assez dense, riche en informations et en mystère.

Les 500 millions de la Bégum, Jules Verne

´;ionCx4x4¸Ð8e ofesolutionUnitTitre : Les 500 millions de la Bégum

Auteur : Jules Verne

Éditeur : Famot

Année : [1879] 1979

250 pages

L’histoire : Le professeur Sarrasin est à Londres pour un congrès. Il voit débarquer dans sa chambre d’hôtel un sollicitor qui lui annonce qu’il est l’héritier d’une fortune de plus de 500 millions de francs. Mais un allemand, le docteur Schultze, prétend à l’héritage et en obtient la moitié. Les deux héritiers, avec leur argent, vont élever deux cités conformes à leurs aspirations mais qui seront tout à fait opposées dans leurs objectifs.

Ce que j’en pense : Je pensais lire ce roman de Jules Verne et y découvrir une utopie, avoir la description d’une cité parfaite, bien pensée. Bien sûr il y a un aspect utopique avec les deux villes créées de toutes pièces. Mais il y a surtout cette opposition entre le Français et l’Allemand. L’un est bon, généreux, affable, tourné vers autrui et voulant son bonheur; l’autre est sec, imbu de sa personne, qui veut consacrer sa fortune à bâtir une cité industrielle tournée vers la destruction de la cité française. Écrit en 1879, Les 500 millions de la Bégum est éminemment nationaliste, comme s’il fallait laver l’affront fait par la défaite de 1870.

Revenons tout de même à l’aspect utopique. France-Ville apparait comme une cité idéale où les règles d’urbanisme et d’hygiène ont toutes leur importance. La ville se veut un modèle pour le monde entier. Le plan de la ville et les matériaux de construction sont pensés avant d’être appliqués. L’hygiène conditionne la vie et le fonctionnement de la cité. Les bâtiments sont conçus pour ne pas être des nids  à microbes. Les enfants sont éduqués pour rester propres. A cela il faut ajouter la place importante du respect de l’environnement : les bâtiments sont de taille réduite, les maisons espacées entre elles et ont leur propre jardin, des arbres sont plantés à chaque coin de rue. Même s’il a cent trente ans, le roman se saisit d’idées qui restent toujours d’actualité comme la protection de l’environnement ou la prise en compte de la santé.

A côté de cela ça reste un roman de Jules Verne, dynamique dans son action, avec fusillades et entourloupes, avec son lot de rebondissements prévisibles (bien sûr) mais distrayant et peu décevant ( comme un Jules Verne).

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Arctica, tome 1 : Dix mille ans sous la glace

arctica1Titre : Arctica, tome 1 : Dix mille ans sous la glace

Scénario : Daniel Pecqueur

Dessin : Boyan Kovacevic

Editeur : Delcourt

Année : 2007

Note : 13/20

L’histoire : Alors qu’il détruisait des icebergs dérivant sur l’océan et menaçant le trafic maritime, Dakota découvre un sarcophage d’un métal inconnu. Celui-ci renferme une fillette d’une dizaine d’années. La hiérarchie de Dakota est bien décidée à garder la découverte secrète mais lorsqu’elle disparait mystérieusement l’affaire prend une tournure étrange.

Ce que j’en pense : Comme pour la série Golden City du même scénariste (qu’il faudrait que je relise) voici une série d’anticipation plutôt intéressante. Bien que se déroulant dans un futur à moyen terme, on y retrouve des éléments géopolitiques et environnementaux déjà présents aujourd’hui : la fonte des glaces dû au réchauffement climatique, l’eau est devenue un bien rare à la quelle une grande partie de la population mondiale n’a pas accès ce qui entraine une guerre de l’eau. Il y a des interrogations sur qui est cette fillette : une entité extraterrestre ou bien un être venant de temps très anciens ? Cette découverte m’a fait penser à ce qui avait pu être découvert dans La Nuit des Temps de Barjavel.

C’est aux côtés d’un héros blessé par la vie, un peu écolo sur les bords (mais bon pas comme José Bové) que l’on va partir à la chasse aux réponses. Le problème est que le récit des éléments marquants de la vie de Dakota se fait par flashbacks qui ralentissent le récit.

Niveau dessin, il ne faut pas s’en tenir à  ce que l’on peut voir en couverture ( qui elle est de Manchu). Le dessin ressemble à ce que j’ai pu voir dans d’autres séries, ça lorgne un peu du côté du manga mais n’a pas sa propre originalité.

La machine à explorer le temps, H.G. Wells

la machine à explorer le tempsTitre : La machine à explorer le temps ( Time Machine)

Auteur : H.G. Wells

Editeur : Le livre de poche

Année : [1895] 1961

197 pages

Note : 13/20

L’histoire : A la fin du XIX° siècle, un groupe d’amis assiste au récit d’un de leurs amis qui prétend être le premier voyageur dans le temps. Arrivé en 80 000 après J.C., il a découvert que les descendants de l’Humanité se sont divisés en deux peuples : les Elois et les Morlocks.

Ce que j’en pense : La machine à explorer le temps est considéré comme un classique de la SF . En effet il peut prétendre à ce titre car il invente le voyage dans le temps, idée qui sera utilisée fréquemment au XX° siècle que ce soit par Isaac Asimov dans La Fin de l’Éternité ou bien dans Les Visiteurs.

Mais quand on est plus attentif à la lecture, on se rend compte que H.G. Wells reste assez vague dans son roman sur le voyage dans le temps et qu’il laisse assez vite place à une métaphore sociale.

Je m’explique. Il n’y a pas d’explication, pas de théorie à comment le scientifique réussit à se déplacer dans le temps. Sa machine, assez laide selon le narrateur, comporte une selle, est composée de divers métaux et a des leviers pour aller dans le futur ou dans le passé. Voilà tout ce que l’on peut savoir du moyen pour voyager dans le temps. Le scientifique semble plus enclin à décrire ce qu’il a vu que comme il l’a fait.

Quant à la société du futur que le scientifique découvre il ne faut pas s’attendre à trouver une humanité avancée humainement et technologiquement. Les restes de l’Humanité sont divisés en deux parties : les Elois et les Morlocks. Les premiers vivent en surface, sont androgynes et abêtis, ils jouent toute la journée comme de petites bêtes et mangent des fruits. Les Morlocks vivent dans des souterrains où ils ne sont plus habitués à voir de la lumière, ils se nourrissent d’ Elois qu’ils capturent à la surface. Cette division n’est ni plus ni moins que la division sociale qui pouvait exister à la fin du XIX° siècle dans une Angleterre en pleine Révolution Industrielle. Les Morlocks sont une représentation du prolétariat tandis que les Elois sont les bourgeois et les industriels. La société que le scientifique découvre est le résultat d’un capitalisme poussé à son extrême.

En fin de compte, je suis un peu déçu par ce court roman, j’ai eu l’impression que le voyage dans le temps n’était qu’un prétexte pour pouvoir écrire une critique sociale, comme si c’était de la science-fiction sans l’intention d’en être.

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