La reine dans le palais des courants d’air, Stieg Larsson

millenium3Titre : La reine dans le palais des courants d’air

Auteur : Stieg Larsson

Editeur : Actes Sud

Année : 2007

710 pages

L’histoire : Lisbeth a retrouvé Zalachenko qu’elle salement amoché d’un coup de hache dans la figure. Ils arrivent tous les deux à l’hôpital dans un état critique. D’un autre côté les renégats de la Sapö commencent un travail pour décrédibiliser Salander. Mais un groupe de policiers et d’agents secrets mené par Blomkvist prépare la riposte pour faire la lumière sur l’affaire Salander.

Ce que j’en pense : Ce troisième volet est la suite directe de Millénium 2, on reprend l’action là où elle s’arrêtait dans le précédent.

Pour ma part je l’ai trouvé nettement plus rythmé que le numéro 2.

On se rend compte des ramifications que l’histoire Salander peut engendré : un transfuge du KGB, des barbouzes voulant protéger à tout prix la démocratie mais qui par leur action la mettent plutôt en danger.

Ce qui pouvait être considéré comme une histoire de violence contre une femme s’est vite transformée en affaire d’Etat.

Avec le harcèlement que subit Erika Berger, on retrouve le fil rouge de la trilogie qui est la violence faite aux femmes sous toutes ses formes. Car plus qu’un thriller, Millénium peut être vu comme un roman sociologique.

Au final c’est une trilogie intéressante même s’il y a un petit bémol pour le deuxième volume.

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La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Stieg Larsson

millenium2Titre : La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Auteur : Stieg Larsson

Editeur : Actes Sud

Année : 2006

652 pages

L’histoire : La revue Millénium se voit proposer un sujet sur les trafics de femmes en Suède. Les journalistes vont commencer à travailler pour réaliser un numéro spécial. Mais l’un d’entre eux va être assassiné. Lisbeth Salander est accusée du meurtre. La police lance alors une chasse à l’homme gigantesque.

Ce que j’en pense : Deuxième volet de la trilogie, on y retrouve les deux principaux personnages, Blomkvist et Salander. On apprend un peu plus sur l’histoire de Salander, ce qui permet de comprendre pourquoi elle est comme elle est. Sa complexité, sa morale à elle qui peut sembler à des kilomètres moraux de la société sont appréciables.

Le récit est une enquête pour déterminer si Salander est innocente ou pas. C’est dommage qu’il y ait une multiplication des enquêtes, fatalement il y a des redites un peu pesantes.

Ceux qui se posent la question de savoir si Lisbeth survit sont ceux qui n’ont pas lu le roman jusqu’à la fin. Je pense que si Stieg Larsson avait voulu créer un suspense sur sa mort, il n’aurait pas continué après son inhumation vivante.

A la fin bien peu des mauvais sont punis, on se doute que la bataille va devoir continuer.

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson

millenium1Titre : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Auteur : Stieg Larsson

Editeur : Babel Noir

Année : 2006

705 pages

L’histoire : Michael Blomqvist, journaliste au mensuel Millénium, est condamné pour diffamation à l’égard d’un riche industriel. Il décide de prendre un peu de recul par rapport à la vie journalistique, il est alors contacté par Enrik Vanger qui le charge de trouver ce qui a pu arriver à sa nièce, disparue 40 ans auparavant.

Ce que j’en pense : Bon tout le monde connaît Millénium, son succès d’édition, ses adaptations suédoise et américaine (ils n’ont pas pu s’en empêcher) au cinéma, les dissensions autour de la succession de Stieg Larsson. Je sais que je m’y suis mis sur le tard, mais autant laisser passer tout le buzz qu’il y a pu y avoir autour.

Ce premier volume mélange intrigue policière et intrigue financière. A la lecture je me suis rendu compte que l’aspect policier n’avait qu’un caractère secondaire, c’est tout ce qui tourne du journal Millénium qui est le plus important, certains éléments vont sûrement entraîner des ramifications dans les deux autres volumes.

Blomqvist est le personnage principal, à première vue, mais Lisbeth a plus de richesse, de complexité. Purement asociale, elle est insaisissable. Mais comme j’ai pu m’en rendre compte à la lecture des deux autres volumes, Salander représente par son histoire les violences qui peuvent être faites aux femmes.