Utopiales 13

utopiales 2013Titre : Utopiales 13

Auteur : Collectif

Editeur : ActuSF

Année : 2013

386 pages

Ce que j’en pense : Pour cette anthologie, je n’ai pas eu de gros coup de coeur. Je suis passé à côté de certaines nouvelles notamment celles de William Gibson,, de Jean-Louis Trudel et d’Andreas Eschbach. Je crois que leurs sujets ne m’ont pas intéressé.

Par contre j’ai retrouvé avec plaisir une nouvelle de Jean-Pierre Andrevon, on devine assez rapidement le dénouement possible mais quand il arrive j’ai éprouvé une certaine satisfaction.

La femme aux abeilles de Thomas Day est un vrai faux récit de fantasy. La transformation brutale de la dite femme est surprenante, en fait dans le style de Thomas Day.

Noël en enfer d’Orson Scott Card revisite d’une façon étrange toute la mythologie relative à Noël. En fait il dynamite certains aspects de la féérie de Noël.

La dernière nouvelle, celle de Jeanne-A Debats, où j’ai découvert Navarre, un vampire misanthrope et bisexuel au service du Vatican. Son côté libertin est assez rafraichissant.

Alors comme dans toute anthologie, il y a des nouvelles qui accrochent plus que d’autres et qui donnent envie de découvrir ces nouveaux auteurs.

ABC imaginaire 2016

Divergent, Veronica Roth

divergentTitre : Divergent

Auteur : Veronica Roth

Éditeur : Nathan

Année : [2011] 2011

436 pages

L’histoire : L’humanité est divisée en cinq factions. Les membres de chaque faction ont un rôle qui doit être en adéquation avec les caractéristiques de sa faction. Les Audacieux, sportifs et casse-cous, sont chargés de la défense; les Altruistes, effacés et  sans égoïsme sont chargés des postes de direction.

Tris, ancienne Altruiste, rejoint les Audacieux où elle va devoir apprendre à transformer sa manière d’être et de penser. Mais au cours de son apprentissage elle va découvrir qu’elle est une Divergente, qu’elle peut remettre en cause l’équilibre de la société.

Ce que j’en pense : Difficile de dire quelque chose de neuf après la déferlante des romans du cycle qui a précédée celle des films.

Le roman est très bien calibré pour le lectorat young adult. Quand on est un plus vieux, on peut facilement rester sur sa faim. Le style est simple, le ressort faussement complexe et en fin de compte plutôt manichéen.

Le récit est un prétexte pour mettre en avant des thèmes récurrents dans la littérature ado : les premiers émois amoureux, l’émancipation familiale, l’amitié et la haine.

Même si le récit avance sans que l’on s’ennuie, j’avais envie de pousser les personnages, l’action pour que ça avance, parce qu’à mes yeux, c’était trop statique, que Veronica Roth délayait peut-être un peu trop certaines situations.

Divergent reste une lecture plaisante une fois que l’on accepte les codes relatifs à ce genre de romans.

Lignes de vie, Graham Joyce

lignes de vieTitre : Lignes de vie (The facts of life)

Auteur : Graham Joyce

Editeur Folio SF

Année : [2002] 2015

461 pages

 

 

L’histoire : Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Coventry a été ravagé par les bombardements. Après la fin de la guerre, tout le monde essaye de retrouver une vie normale. LA famille Vine, avec Martha en matriarche charismatique et ses sept filles, fait partie du lot. Mais la famille doit faire avec l’instabilité et la fragilité de Cassie qui doit élever le petit Franck qui possède des talents particuliers.

Ce que j’en pense : Avec Ligne de vie, je crois que je tiens ma meilleure lecture du mois d’avril.

Pour une fois je en suis pas déçu par une lecture plébiscitée par les lecteurs.

On est plongé dans la vie quotidienne de la population de Coventry pendant et après la guerre. On suit une famille haute en couleurs. Le petit Franck sert de lien entre les différents membres de la famille. Comme sa mère est instable, les sœurs se partagent son éducation. En allant d’un foyer à un autre, il découvre différentes mentalités, différents modes de vie. Franck entame sa vie dans une société anglaise qui connait les bouleversements de l’après-guerre.

Graham Joyce distille des éléments de fantastique tout le long de son récit. Mais ils sont parfois si discrets que je me suis demandé si ce qui sortait de l’ordinaire n’était pas juste une folie de certains personnages. L’exemple le plus marquant est l’homme derrière la vitre avec qui Franck a une relation particulière. Quand j’ai appris la vérité sur cet homme, on découvre que le macabre peut jouxter l’émotion.

Donc pas de regret après cette lecture, juste la satisfaction d’avoir lu un beau roman.

logo-pliGrand prix de l’imaginaire 2007

World Fantasy 2003

Prix Masterton 2006

Barrière mentale, Poul Anderson

barriere mentaleTitre : Barrière Mentale

Auteur : Poul Anderson

Editeur : Le Livre de poche

Année : [1951-1958] 2015

379 pages

L’histoire : Sous l’effet d’un phénomène cosmique, les humains deviennent du jour au lendemain plus intelligents. Mais comment va réagir l’humanité face à cet accroissement de son intelligence ?

Certains vont profiter du phénomène pour faire progresser les connaissances scientifiques, d’autres vont avoir peur des perspectives que peut leur ouvrir ce surcroît d’intelligence.

Ce que j’en pense : Je me rends compte que je lis un peu trop souvent de la SF divertissement. Et quand je tombe sur un tel roman, tout le sens de l’idée de la SF te saute à la figure.

Que ferait l’humanité si elle était plus intelligente ? On suit trois personnages qui sont à un stade plus ou moins avancé en terme d’intelligence avant l’apparition du phénomène. Le simplet devient un être avec une intelligence normale; le scientifique devient un ordinateur sur pied; sa femme a du mal a trouver un sens à sa vie et est près de tomber dans la folie.

Si on était plus intelligent, ça serait le bazar. Les gens se rendraient compte de l’inutile de leur profession, ils voudraient tous trouver un emploi ou une occupation en adéquation avec leurs capacités intellectuelles. Bien sûr cela creuserait encore plus les inégalités. Et sincèrement certaines personnes ne seraient pas à envier. Les scientifiques vivant que pour la connaissance sont plus à plaindre qu’autre chose.

Le simplet est celui qui renforce le caractère sain de l’humanité : bienveillance, disponibilité. il est celui qui accueille les paumés sans arrière-pensée, juste parce que ça lui parait normal. Il est celui qui semble le plus profiter de la vie, de ce qu’elle peut offrir.

Après le roman, il y a quelques nouvelles ayant la même thématique. Elles sont de qualité plus ou moins égale. Pour certaines il est difficile de faire le lien avec le thème.

ABC imaginaire 2016

Le chant des âmes, Frederick Rapilly

le chant des amesTitre : Le chant des âmes

Auteur : Frederick Rapilly

Editeur : Critic

Année : 2011

304 pages

L’histoire : Une jeune femme est retrouvée crucifiée à un arbre dans une forêt de Bretagne. Son corps a été mutilé, elle a été torturé jusqu’à la mort.

Un ancien journaliste est contacté par son ancien patron qui veut un deuxième point de vue sur l’enquête. Bien que réticent, le retraité va se remettre au travail. Il va devoir faire équipe avec une jeune photographe américaine. Leur en quête va les mener aux portes du milieu très fermé de la musique électro.

Ce que j’en pense : De petits éditeurs indépendants permettent de découvrir de nouveaux auteurs de thriller, en s’éloignant des grosses machines qui balaient tout.

Le chant des âmes est pour moi un roman plutôt sympa à lire mais qui ne révolutionne pas le genre. Quand on lu la biographie de Fredrick Rapilly sur Wikipédia, on retrouve dans le roman de nombreux éléments de sa vie. Le personnage est journaliste comme l’a été Rapilly, il enquête dans le milieu de l’électro alors que Rapilly a évolué dans ce milieu. Rapilly utilise de nombreux éléments de sa vie personnelle pour construire son roman, ça permet certes de donner un caractère réaliste au roman mais n’est pas synonyme de prise de risque.

Le personnage principal, journaliste marqué par un attentat m’a laissé une impression de froideur. Difficile de trouver quelque chose de sympathique dans ce personnage , j’ai eu du mal à partager sa peine. au contraire, le personnage de l’américaine apporte un peu de dynamisme.

La façon qu’a Rapilly de finir son roman est à la fois insatisfaisante et dérangeante , comme si un pacte avec le diable avait été conclu.

Le régiment perdu, William R. Forstchen

le regiment perduTitre : Le régiment perdu

Auteur : William R. Forstchen

Editeur : Bragelonne

Année : [1990-1991] 2014

788 pages

L’histoire : Durant la guerre de Sécession, un régiment nordiste embarque à bord d’un navire. Lors de son voyage en mer il se retrouve pris dans une tempête. Sorti de la tourmente le régiment débarque sur une côte où semblent vivre des hommes parlant un russe médiéval et vivant de manière misérable.

Les soldats du régiment vont s’installer et commencer à répandre des principes démocratiques et le progrès technique. Mais ils vont découvrir que les humains vivent sous la menace d’une espèce qui considère les humains comme du bétail pour pouvoir les consommer.

Ce que j’en pense : C’est un ressort scénaristique assez fréquent que la confrontation entre deux groupes aux connaissances scientifiques et technologiques disparates. On le retrouve fréquemment au cinéma et dans le cadre d’un voyage dans le temps. Ici la situation est créée par le passage involontaire à travers un phénomène climatique inexpliqué et improbable.

Donc on retrouve une confrontation entre deux civilisations issues de deux époques différentes. Et comme les membres du régiment s’en sortent, j’ai eu le sentiment d’un patriotisme peut-être un peu trop présent. Face à n’importe quelle situation les Yankees s’en sortent. Avec presque rien ils arrivent à lancer une fonderie de canons, des moulins à aubes, plusieurs voies de chemins de fer, des lignes télégraphiques. Comme ils ont les ressources intellectuelles et matérielles à portée, ils mettent en place les bases de leur civilisation avec une trop grande facilité.

Mais cette apparence de de simplicité est compensée par l’ennemi que les Yankees doivent combattre. Trois mètres de haut, le corps couvert de fourrure, se déplaçant en horde de plusieurs milliers pour cueillir le bétail, les Yankees, à moins de six cents, vont devoir montrer leur bravoure et leur ingéniosité.

Ce volume édité par Bragelonne regroupe les deux premiers romans du cycle. Lus à la suite, on retrouve beaucoup de répétitions, de situations qui se répètent. Donc le deuxième roman apparait un peu comme superflu car Forstchen ressort de nouveaux ennemis bien moins intéressants que ceux du précédent. Ces deux romans se lisent sans difficulté même s’il peut y avoir quelques longueurs. Le postulat de départ est attrayant mais la facilité avec laquelle les Yankees peuvent régler les problèmes m’a un petit peu dérangé.

ABC imaginaire 2016

Bilan d’avril

Ça y est la parenthèse lyonnaise est finie. Je n’ai fait que deux musées : les Beaux-Arts et celui des Confluences. Par contre je pense avoir vu ce qu’il fallait à Lyon, et aussi ce qu’il fallait manger : quenelle, petit gnafron et gâteau lyonnais.

Comme la scolarité s’est allégée vers la fin, j’ai pu lire plus facilement. Donc cinq livres à mon actif : Le régiment perdu de William R. Forstchen, Le chant des âmes de Fréderick Rapilly, Barrière mentale de Poul Anderson, Lignes de vie de Graham Joyce et l’anthologie des Utopiales.

Seulement deux livres sont entrés dans ma PAL : Loar de Loic Henry (que je me réserve pour le Summer Star Wars) et l’intégrale des Guerres du Monde de Licia Troisi

achat avril16

Alors avant de quitter Lyon, j’ai décidé de faire péter ma fréquentation des salles obscures.

batman vs supermanC’était le film de super-héros tant attendu, voir un affrontement entre Batman et Superman. Réalisé par Zack Snyder, qui a à son actif 300 et Watchmen entre autres, je m’attendais à prendre une claque.

Bizarrement le film me parait être constitué de situations qui sont mises bout à bout. Ça a un sens mais pas forcément beaucoup de fluidité. Même si les raisons de l’affrontement entre ces deux musclés peuvent se tenir, la raison mettant fin au combat ferait rire si Snyder n’y avait pas mis autant de sérieux. A la rigueur c’est le personnage de Lex Luthor qui sort son épingle du jeu, inquiétant et déséquilibré à souhait.

Bien sûr le film se finit tragiquement pour l’un des deux super-héros et ouvre la suite pour un autre film mettant en scène la Ligue de Justice.

everybody wants someEverybody wants some est le film que tu vas voir parce qu’il n’y a pas grand chose qui te branche. Et tu ressors de la salle avec la banane.

Déjà il y a une bande-son qui fait du bien aux oreilles : un mélange de titres pop, hard rock et disco sortis entre 1978 et 1980. Ensuite l’histoire, l’arrivée d’un étudiant dans la maison qui abrite l’équipe de base-ball dont il fait partie, est prétexte à la multiplication de situations débiles, de réflexions pseudo-philosophiques.

De la déconne, du bon son, de la bonne humeur à la fin.

captain america civil warVoici le film qui sort deux jours avant de devoir repartir. Sous le titre Captain America, on retrouve une pléthore de super-héros. Ceux-ci doivent faire le choix entre être contrôlés par les Nations-Unies  ou avoir la liberté d’intervenir n’importe où quand ils le souhaitent. Le capitaine Rogers m’est apparu comme plutôt conservateur en voulant préserver sa possibilité d’intervention. Stark qui fait le choix de la légalité apparait décrédibilisé quand son choix laisse le champ libre au méchant.  Il serait temps que l’on retrouve dans les films de super-héros un vrai méchant, un méchant inquiétant, un que l’on a envie de détester. Les affrontements et les prises de tête entre super-héros commencent à être répétitifs.