Pause printanière pour le blog

Voilà la première semaine de vacances de la zone B, donc le moment de quitter l’appart pour une semaine pour ne pas forcément aller très loin. Avec ma Cachou et Mini-Chiwi, on part de ce côté là : somme

Comme on est très chanceux, après trois semaines de beau temps on s’attend à avoir de la pluie. De la pluie pour les vacances c’est très original.

J’emmène le livre en cours et le livre suivant dans mes bagages c’est-à-dire :

le trone de fer2 terremer

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Breizh of the dead, Julien Morgan

breizh of the deadTitre : Breizh of the dead

Auteur : Julien Morgan

Editeur : Critic

Année : 2014

193 pages

L’histoire : Florent rentre en Bretagne pour présenter son petit ami Stéphane à ses parents. Mais un train de déchets toxiques déraille et une épidémie de zombies va se répandre sur la Bretagne.

Ce que j’en pense : Ce court roman est offert pour l’achat de deux romans édités par Critic. Ça serait faire preuve de méchanceté de dire « et heureusement ». Mais d’un autre côté le roman donne l’impression d’être une compilation des clichés sur les zombies. Regroupement bigarré de survivants, retranchement dans un supermarché, actes héroïques des personnes condamnées parce que mordus, etc…

La structure du récit devient assez vite répétitive, les héros retrouvent toujours les mêmes ennemis. Les références plus ou moins marquées à l’actualité (mariage pour tous  par exemple) ou à des œuvres culturelles me sont apparues à la longue assez lourdingues.

En définitive c’est un roman qui ne me laisse pas un souvenir impérissable.

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Looper (2012)

looperL’histoire : 2044, Joe est un « looper », un tueur à gages, qui élimine des cibles envoyées du futur par la mafia. Un jour il se retrouve face à une version de lui venant de 2074. Le Joe-vieux réussit à lui échapper pour retrouver un enfant qui devrait un chef mafieux très violent dans le futur et qui  a tué la femme qu’il aimait.

Ce que j’en pense : Looper utilise le ressort du voyage dans le temps un peu comme le faisait Terminator. Un petit voyage dans le passé pour éliminer ce qui va créer un problème dans le futur. Mais à la différence de Terminator, j’ai l’impression que le voyage va avoir plus de complications sur ce qu’il va se passer, sur ce qu’il aurait pu se passer. Et que par conséquent le film a des fois des incohérences, cela est presque une fatalité quand on s’attaque au voyage dans le temps.

Mais je crois qu’il ne faut pas s’arrêter à certains défauts inhérents au thème. Une fois cela accepté, on se rend compte que Looper est bien plus proche du drame que du blockbuster. Il offre à voir un futur usé, inégal, poisseux.

Par contre l’introduction des mutations télékinésiques est peut être superflue, elle sert juste à mettre deux séquences de colère tourbillonnante dispensables.

ChallengeRVLF-Retourverslefutur

Caprices ? C’est fini !, Pierre Delye

caprices c'eset finiTitre : Caprices ? C’est fini !

Auteur : Pierre Delye

Editeur : Didier Jeunesse

Année : 2015

294 pages

L’histoire : Un roi a une fille au caractère très difficile. Il lui vient l’idée que la marier serait un moyen d’avoir la paix. Il lance un concours afin de lui trouver un mari. Jean, un jeune bucheron plein d’ingéniosité, va se présenter au concours pour faire plaisir à son père.

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce conte dans le cadre d’un Masse Critique Jeunesse. Pierre Delye, je le connais pour les albums pleins d’humour et de vocabulaire pour les enfants. Ici c’est son premier roman. Bien sûr on retrouve sa touche. Certaines situations et certains dialogues sont cocasses mais ne font que sourire. Sur presque 300 pages, certains éléments devenaient très vite répétitifs.

Comme c’est un conte il faut faire avec la morale de l’histoire : il faut aller au-delà des apparences. Bon 300 pages pour arriver à ce résultat-là ça fait un peu de trop.

Ce roman n’est pas désagréable à lire mais à vouloir en faire de trop il finit par manquer quelque chose.

L’intégrale tome 1, Stefan Wul

wul intégrale 1Titre : L’intégrale tome 1

Auteur : Stefan Wul

Editeur : Bragelonne

Année : 2013

428 pages

Niourk (1957)

L’histoire : Après une catastrophe écologique, les océans se sont asséchés, des espèces ont muté, les hommes vivent comme à la préhistoire. Dans une tribu de ces hommes primitifs vit l’enfant noir dont le destin est de mourir en raison de sa couleur de peau différente. Un jour l’enfant noir part à la recherche du vieux sorcier parti consulté les dieux. Les dieux vont lui parler et il décide de s’en aller vers Niourk.

NiourkCe que j’en pense : Niourk est un roman que je me souvenais avoir lu il y a longtemps mais il était introuvable sauf en braderie. A l’été 2013 Bragelonne a entamé l’édition d’une intégrale de l’œuvre de Stefan Wul, ayant acheté le premier tome, j’ai enfin relu ce roman.

Se situant dans le genre post-apocalyptique, Niourk est un roman qui donne une claque, même si  j’ai moins apprécié la fin.

Stefan Wul décrit une Terre ravagée par une catastrophe écologique. Ouais le stockage des déchets nucléaires n’était pas très au point. Les hommes sont revenus à l’âge des chasseurs-cueilleurs, vénèrent des affiches publicitaires en croyant que ce sont des dieux. Les poulpes des grandes profondeurs ont profité à plein des radiations, ils sont devenus plus intelligents, capables de manier des sagaies avec leurs tentacules et sont devenus amphibies.

Au cours du roman on suit l’enfant-noir qui passe du statut de paria à celui de dieu vivant. En effet grâce à l’ingestion de viande de poulpe radioactif son intelligence s’accroit, il est capable de comprendre et de raisonner comme un vrai génie. Comme il se définit lui-même, il est devenu un « homo omnipotens ». C’est à partir de ce moment que j’ai moins apprécié. Car l’enfant noir trop intelligent devient mauvais, son intelligence est utilisée de manière égoïste. Puis il se met à réaliser des choses hautement improbables, surtout comme elles sont énoncées, sans explication. J’ai eu l’impression que Wul voulait faire faire à l’enfant noir des choses extraordinaires en adéquation avec son pouvoir exceptionnel.

Malgré une fin un peu tirée par les cheveux, Niourk est un roman facile à lire qui alterne des chapitres assez courts permettant de faire des précisions historiques avec des chapitres plus longs d’action.

La mort vivante (1958)

L’histoire : Dans le futur, la science est responsable de la pollution atomique sur la Terre. Sur Vénus, le pouvoir quasi-religieux tient la science pour suspecte. Joachim, vieux scientifique, persécuté par le pouvoir est enlevé et amené sur Terre. Une jeune femme lui demande de ressusciter sa fille tuée par la morsure d’un lézard. Joachim arrive à cloner des cellules de la morte et ce sont sept jumelles qui naissent et se développent à un rythme accéléré. Les bras de jumelles vont alors commencer à fusionner…

la mort vivanteCe que j’en pense : La mort vivante est un roman particulier par rapport à la production habituelle du Fleuve Noir Anticipation. Même s’il se passe dans un futur où la Terre est ravagée par une pollution radioactive, une pluie interrompue, où la science est suspecte et où les chercheurs doivent très prudents dans leurs recherches, il se caractérise par une atmosphère gothique qui fait penser au Frankenstein de Mary Shelley. Le personnage principal, un scientifique vieillissant, est loin des canons des héros de l’époque. Il est emmené sur une planète où il pleut sans discontinuer, il va être logé dans un château où le gardien muet n’a plus grand chose d’humain et où les animaux de compagnie sont des araignées mutantes.

Les jumelles sont le résultat d’une expérimentation scientifique qui a dégénéré. Leur transformation en une masse qui absorbe tous les êtres vivants alentours pour ne former plus qu’un être unique a été copié par Peter Randa qui a aussi sévit au Fleuve Noir Anticipation. Comme quoi ce n’était pas une si mauvaise idée.

La peur géante (1957)

L’histoire : Dans un futur où l’homme a réussi à remodeler les milieux géographiques dans lesquels il vit, l’au commence à perdre les caractéristiques physiques qu’on lui connait depuis plusieurs siècles : l’eau ne gèle plus ce qui entraine une fonte brutale des glaciers et de la banquise. Un raz de marée ravage alors l’ensemble de la planète. Les survivants vont reconstruire ce qui a été détruit mais une nouvelle menace va surgir.

la peur géanteCe que j’en pense : Un peu comme pour Niourk, Stefan Wul lance son histoire à partir d’une catastrophe écologique : la fonte subite des glaces qui entraine une hausse du niveau des mers. Ce point de départ a de sérieux échos avec les conséquences du réchauffement climatique.

Par contre les personnages restent caractéristiques de l’époque. Le personnage principal, qui n’est pas si éclatant que ça, est très paternaliste. Son acolyte, journaliste noir, ne sert pas à grand chose, à peine un faire-valoir. La fille, chinoise, connait une évolution non négligeable. Elle passe de l’état de greluche qu’il faut trimballer à celui de maillon essentiel à la compréhension des agresseurs.

Wul imagine une France qui a fusionné avec ses colonies africaines. comme elle est la moins touchée par le cataclysme, elle devient un leader dans la reconstruction du monde. Ce qui fait écho à la décolonisation qui était en cours au moment de la sortie du livre et à la volonté de de Gaulle de donner une place de premier plan à la France.

Nouvelles

Au nombre de neuf et écrites entre 1957 et 1982, les nouvelles m’ont moins convaincues que les romans de ce volume.

Les plus anciennes sont classiques dans leur forme, à chaque fois on a droit à la révélation qui est la plupart du temps pleine d’humour. Les plus récemment écrites m’ont moins accroché car elles s’éloignent de la SF à laquelle Wul m’a habitué.

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Les Sentinelles, tome 1 : Juillet- août 1914, les moissons d’acier

les sentinelles 1Titre : Les Sentinelles, tome 1 : Juillet- août 1914, les moissons d’acier

Scénario : Xavier Dorison

Dessin : Enrique Breccia

Editeur : Robert Laffont

Année : 2008

L’histoire : 1911, lors de l’invasion du Maroc par la France, la section des « Sentinelles » teste sa nouvelle arme : un soldat sur qui a été greffé des membres métalliques. Mais celui-ci tombe dans une tranchée lorsque ses batteries sont à plat.

1914, Gabriel Feraud, un jeune scientifique met au point une pile au radium. L’ancien chef des « Sentinelles » voit toute la potentialité de cette pile pour ces machines. Feraud, antimilitariste, refuse de donner sa technologie à l’armée. Feraud est incorporé mais est gravement blessé. La seule manière pour lui de survivre est de devenir une Sentinelle.

Ce que j’en pense : La trame générale du récit n’est pas sans rappeler celle de RoboCop, à la différence qu’ici on se retrouve en pleine Der des ders. Alors on se retrouve dans un récit steampunk.

Le contexte de la Grande guerre est bien planté : vocabulaire de l’époque, mentalités très va-t-en guerre. Le dessin un peu désuet fait le jeu du récit.

Le récit part vers le steampunk en décrivant des essais de jonction entre organique et robotique. Avec la présence d’un savant un peu flippant et une créature qui a du mal à accepter sa nouvelle condition, on retrouve même l’ambiance de Frankenstein.

Ce qui est remarquable pour un album d’introduction c’est que c’est d’une grande densité.

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D’autres royaumes, Richard Matheson

d'autres royaumesTitre : D’autres royaumes (Other Kingdoms)

Auteur : Richard Matheson

Éditeur : J’ai lu

Année : [2011] 2013

316 pages

L’histoire : Alex White a été démobilisé pour blessure lors de la Première guerre mondiale. Il s’installe à Gatford, un tranquille village anglais. Les rumeurs racontent que les bois qui entourent le village sont habités par des esprits maléfiques. Malgré les avertissements, Alex va s’aventurer dans les bois. Il va y rencontrer des êtres aux pouvoirs fascinants mais aussi dangereux.

Ce que j’en pense : L’œuvre de Matheson est incontournable mais commence à être ancienne. D’autres royaumes est présenté comme le premier roman inédit de Matheson depuis dix ans mais autant le dire tout de suite il n’aura pas l’aura des grands romans de Matheson.

D’autres royaumes est le récit d’un vieillard au crépuscule de sa vie. Il nous relate ce qu’il s’est passé dans les bois lorsqu’il avait vingt ans. Alors le récit peut être imprécis, il s’en excuse, sa mémoire n’est plus aussi vaillante. Comme il a été écrivain, il n’hésite pas à faire des critiques sur sa propre écriture, sur son propre style. Ça donne alors parfois une tonalité un peu cynique.

Par contre en ce qui concerne le petit peuple qu’Alex va rencontrer, découvrir et aimer, je n’ai pas trouvé cela très original. Oui il rencontre des êtres beaux, chaleureux (tous sauf un) dont il va tomber amoureux. Mais ça n’apporte pas grand chose. Même lorsqu’Alex nous raconte la petite année de vie en leur compagnie je me suis ennuyé. A la rigueur, les moments où Alex est en compagnie de Magda la sorcière sont plus intenses, plus malsains.

D’autres royaumes met en scène des personnages du folklore traditionnel (fées, sorcière et autres créatures surnaturelles) mais qui à mon sens n’apporte pas grand chose. Ce qui vaut peut-être la lecture c’est le procédé du vieillard qui revit les événements de manière rétrospective et qui peut avoir des petites remarques humoristiques.

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Martiens, go home !, Fredric Brown

martiens go homeTitre : Martiens, go home !

Auteur : Fredric Brown

Editeur : Denoël

Année : [1957] 1985

180 pages

L’histoire : 1964, les habitants de la Terre voient apparaitre à leurs côtés plusieurs millions de petits bonhommes verts. Les Martiens ne sont pas là pour détruire l’humanité ou la planète. Ils se contentent de critiquer ce que disent ou font les humains. Comme ils savent lire les pensées des humains, ils s’amusent à dire toute la vérité sans se soucier des conséquences.

Ce que j’en pense : Martiens, go home ! est un roman dont j’ai entendu parler depuis longtemps. Je redoutais un peu le traitement humoristique d’une invasion de Martiens. Le ton faussement journalistique, qui n’hésite pas à prendre comme témoin le lecteur, permet d’avoir dès les premières pages quelque chose d’accrocheur.

Mais au fur et à mesure de l’occupation, l’intérêt retombe. Surtout au moment où le personnage principal développe une pathologie qui lui permet de ne plus voir ni entendre les Martiens. Bien sûr les Martiens permettent de pointer les travers de l’humanité d’une manière comique. Un peu comme si La Guerre des mondes avait rencontre Monty Python. Mais le format peut être un peu trop court m’a laissé un peu sur ma faim.

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Tempête Rouge, Tom Clancy

tempete rougeTitre : Tempête Rouge

Auteur : Tom Clancy

Editeur : Le livre de poche

Année : [1986] 1992

954 pages

L’histoire : Pendant la Guerre froide, des terroristes islamistes attaquent un complexe pétrolier russe. L’URSS voit une grande partie de sa capacité de production réduite pour plusieurs années. Étant en infériorité face au bloc occidental en cas d’affrontement, les dirigeants soviétiques décident de lancer une guerre éclair contre l’Europe pour s’assurer des ressources pétrolières.

 Ce que j’en pense : Tom Clancy a toujours mêlé géopolitique et action. Ici il délaisse le personnage de Jack Ryan pour imaginer la Troisième guerre mondiale.

Clancy commence par les politiciens qui vont mettre le monde à feu et à sang puis le reste du roman se fera au niveau de quelques hommes des deux camps sur différents champs de bataille. Comme Clancy est très documenté , ce qui marque c’est le gigantisme et la démesure des forces en présence. Le principe de la course à l’armement prend tout son sens avec les descriptions faites.

Bien sûr c’est un gros pavé, presque mille pages, mais qui en fin de compte se lit facilement. On peut le laisser deux-trois jours de côté et le reprendre sans s’y perdre.

Trolls et Légendes 2015

2946798802Ce week-end se tenait Tolls et Légendes à Mons. J’y suis allé hier et comme prévu, je n’étais pas tout seul. Mais une demie-heure pour pouvoir entrer, ça peut aller mais c’est moyen quand on a une prévente.

J’y ai vu une Elfe tailler une pipe à un faune monté sur échasses. Ah non tu lui remettais juste quelque chose à la ceinture. Autant pour moi.

J’y ai vu des assassins, des guerriers et des barbares qui croient être les rois du monde. Non ce n’est pas parce que tu fais une tête de plus que moi et que tu as trois épées en plastique que tu m’impressionnes.

J’y ai vu des gobelins courageux, pas facile de se balader parmi 10 000 personnes quand tout le monde te trouve laid, et un ogre en pagne sortir de la salle alors qu’il faisait à peine 7°, respect.

J’y ai vu un Harry Potter amoureux et niaiseux. Ce fut un plaisir d’être avec lui dans la file.

Vous l’aurez compris, ce qui marque quand on arrive à Trolls et Légendes ce sont les gens costumés. Et assez rapidement j’ai eu l’impression de ne pas être dans le trip de ces visiteurs.

Je suis venu à Mons principalement pour les écrivains de fantasy présents. Je savais qu’il m’aurait été impossible de me faire dédicacer tous les livres que je voulais.

Tout d’abord une petite dédicace pour le Guide de l’uchronie, acheté à Paris. Ça m’a fait un peu bizarre de rencontrer en chair et en os Lhisbei.

J’ai enfin acquis Manesh de Stefan Platteau, depuis le temps que j’hésitais à l’acheter.

mons2Ensuite j’ai acheté l’intégrale des Lames du Cardinal rapidement dédicacée par Pierre Pevel. Ouep je n’ai pas l’attrait d’une Elfe blonde en corset et jupe très mini. Puis je suis fait dédicacé La Voix de l’empereur où là il a été plus facile d’échanger quelques propos avec Nabil Ouali.

mons1Quand je vois la qualité des livres de Platteau et de Ouali en tant qu’objets (couverture cartonnée, papier épais), je trouve cheap les livres publiés par Bragelonne pour un prix équivalent. Il faut vraiment que j’arrête de faire la mauvaise langue.

Il y avait du monde, vraiment beaucoup de monde, voire trop. Pour pouvoir accéder aux stands d’artisans ou d’illustrateurs, il fallait jouer au bulldozer et puis savoir garder sa place. Tu viens pour passer un moment sympa et tu as l’impression de te retrouver dans le métro parisien. Alors j’y suis allé une fois, je ne crois pas que dans deux ans j’y retournerai même si je suis encore dans la région.