Season One : SpiderMan

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L’histoire : Peter Parker est lycéen sans  beaucoup  d’amis.  Il  se  fait chahuter par  des plus forts  que  lui,  les filles  l’ignorent. Lors  de  la  visite  d’un  laboratoire,  il  se  fait  mordre par  une  araignée  mutante  dont  il  va  hériter des  capacités  surpuissantes.  Pour  aider  sa  famille,  il  va  participer à des  émissions télés  pour  se  faire  un  peu   d’argent. Un voyou qu’il avait laissé filer tue  son  oncle. Ça  va  être  pour  lui  le  déclic  qui  va  le  transformer  en  super  héros.

Ce  que  j’en  pense : Je ne suis pas un grand fan de Spider-Man, peut-être à cause des adaptations ciné avec Tobey Maguire qui ont rendu le personnage un peu trop niais. Ça a été mieux avec le reboot qui a été fait quelques années plus tard. Ici l’objectif de la série Season One est de reprendre les origines de super-héros classiques avec un dessin plus jeune afin d’attirer les nouvelles générations et rassurer les anciennes en ne dénaturant pas les bases.

Le dessin est sympa, il donne du peps à un personnage qui commence à accumuler les années. Mais le problème c’est que le début des aventures de SpiderMan on les connait par cœur : le souffre-douleur, la morsure de l’araignée mutante, la mort de son oncle, la haine, la haine Jonah Jameson. Ça se laisse lire mais d’un autre côté on est dans une zone de confort (pas de surprise), ça manque un peu d’originalité.

 

Jungle Girl

jungle girlTitre : Jungle Girl

Scénario : Doug Murray et Franck Cho

Dessin : Adriano Battista

Editeur : Milady

Année : 2009

L’histoire : Janna vit sur une île où les créatures et les hommes préhistoriques existent encore. Un avion s’écrase, ses occupants vont découvrir une jeune fille qui va les guider pour survivre mais qui ne va pas leur donner beaucoup de réponses.

Ce que j’en pense : Et si Rahan, le fils des âges farouches, avait été une fille ? Ça aurait donné Jungle Girl. Il faut reconnaitre que ce comic est fait pour les mecs. Même si elle débrouillarde, sans peur, elle est taillée pour flatter les yeux masculins. Je n’ai pas compté le nombre de cases où on a droit à un gros plans sur sa poitrine ou sur ses fesses. Elle fait sa fashion victim lorsqu’après une baston elle va changer de bikini en cuir ou en fourrure.

L’histoire en soi n’est pas folichonne. On enchaine les situations convenues : rencontre avec des dinosaures, affrontement avec des membres d’une tribu menée par un chef scrofuleux et impotent. Les occupants de l’avion se font dézinguer un par un. Certains personnages se révèlent mais cela est tellement forcé que l’on a du mal à y croire. C’est essayer de donner du ressort à l’histoire avec le peu d’éléments que les scénaristes ont voulu se donner.

Ça se laisse lire mais c’est sans grande surprise.

A History of violence

A history of violenceTitre : A history of violence

Scénario : John Wagner

Dessin : Vince Locke

Editeur : Delcourt

Année : [1995] 2005

L’histoire : Tom McKenna tient un café sans prétention dans une petite ville paumée. Un jour, deux malfrats décident de le braquer. Tom en tue un et blesse le second. La presse va alors faire de lui un héros. Mais sa médiatisation va réveiller des personnes qu’il aurait préféré ne plus revoir.

Ce que j’en pense : Âmes sensibles, abstenez vous de vous approcher de ce roman graphique. Ouvrage qui a servi de base au film de David Cronenberg avec Viggo Mortensen et Ed Harris, celui-ci va nettement plus loin en matière de violence. Bien sûr quand on a déjà vu le film, il n’y a pas de surprise.

Ce qui saisit le plus c’est le dessin en noir et blanc qui permet de raconter un engrenage de violence qui semble inarrêtable. Les traits des personnages semblent à peine esquissés mais les visages et les corps martyrisés sont rendus avec une violence et une force parfois peu imaginable.

En fin de compte, l’histoire peut apparaitre comme très classique : la vengeance d’un ponte de la mafia contre deux jeunes qui ont voulu s’en prendre à lui. Mais c’est le dessin qui donne une grande intensité au récit, qui permet une plongée dans la violence à l’état pure.

Green Arrow Année 1 – La genèse

green arrowTitre : Green Arrow Année 1 – La genèse

Scénario : Andy Diggle

Dessin : Jock

Editeur : Panini Comics

Année : 2008

L’histoire : Oliver Queen, milliardaire accro à l’alcool, aux jolies filles et aux situations riches en adrénaline, ne sait pas quoi faire de son argent. Lors d’une croisière sur un yacht, Queen est trahi et laissé pour mort par celui qu’il croyait être son ami. Queen s’échoue sur une île apparemment déserte et recouverte par la jungle. Queen va se retrouver confronter à des trafiquants de drogue et va devoir se battre pour survivre.

Ce que j’en pense : Depuis un mois et demi je me suis lancé dans le visionnage de la série Arrow qui met en scène le personnage de DC Comics, Green Arrow. Comme je suis tombé sur ce comic, j’ai profité de la possibilité de voir ce que cela donnait en BD.

Green Arrow est un  personnage dans la lignée de Batman. Pas de super-pouvoirs mais du muscle, de l’agilité et de l’ingéniosité. Queen est fasciné par Errol Flynn et son Robin des bois, il est alors logique qu’il lutte pur les pauvres et les opprimés. Ici sur l’île Queen va se découvrir une raison d’être. On passe en revue la naissance de tous les éléments qui vont permettre au personnage d’exister : l’origine du nom, du costume ou du choix de l’arme.

Pour la forme, j’ai été moyennement convaincu. Le récit adopte facilement un cadrage cinématographique mais parfois certaines cases sont très vides, la représentation de la jungle se résume à un aplat de vert. Ça donne une impression d’avoir un album plutôt déséquilibré en qualité.

Spiderman – Intégrale 1962 – 1963

Spiderman1962Titre : Spiderman – Intégrale 1962 – 1963

Auteurs : Stan Lee – Steve Ditko

Editeur : Marvel France

Année : 2002

L’histoire : Peter Parker, lycéen américain, se fait piquer par une araignée qui a subi des radiations lors d’une expérience scientifique. Il va alors développer des pouvoirs faisant de lui un super – héros. A la suite de la mort de son oncle, il va commencer à lutter contre le crime.

Ce que j’en pense : Après les nombreux films mettant en scène Spider-Man, je pense qu’il n’est plus nécessaire de présenter Peter Parker a.k.a. l’Homme-Araignée.

C’est sûrement le super-héros dont la double identité crée le plus de difficulté. Ses copains de lycée le chambrent sur son peu de force physique et mentale. Jonah Jameson, le directeur du Bugle, est celui qui mène la pire campagne possible contre Spider-Man en le mettant au même niveau que la pire racaille. Même j’ai trouvé étonnant qu’il se retrouve à être en confrontation avec une autre création de Stan Lee : les 4 Fantastiques.

Comme c’est la première intégrale on apprend comment certains méchants sont devenus ce qu’ils sont. Mais bon comme l’autre intégrale que j’avais pu lire il y a toujours de l’action, un peu d’humour, mais sur 250 pages ça devient assez vite répétitif. Dans l’ensemble c’est distrayant même si ça reste gentiment naïf avec son manichéisme vieillot.

Star Wars – Clone Wars, tome 2 : Victoires et sacrifices

Titre : Star Wars – Clone Wars, tome 2 : Victoires et sacrifices

Scénario : Haden Blackman ; John Ostrander

Dessin : Tomàs Giorello ; Brian Ching ; Jan Duursema

Editeur : Delcourt

Année : 2004

Note : 13/20

L’histoire : Une colonie gungan ne donne plus signe de vie. Obi Wan Kenobi et Anakin Skywalker sont chargés d’enquêter, ils vont découvrir que la Confédération a répandu un gaz qui servira à détruire Naboo. La deuxième partie relate le combat pour obtenir l’antidote. Dans la troisième, la République essaie de reprendre le pouvoir sur la planète Brentaal IV.

Ce que j’en pense : A la lecture de ce deuxième volet mon sentiment reste le même que lorsque j’avais lu le premier. J’ai l’impression qu’avec ces comics on rallonge la sauce presque indéfiniment. Ce qui est dommage c’est que le volume est partagé en trois récits qui ont un seul lien  : la Guerre des Clones. Donc pas vraiment de continuité avec le récit ou les personnages, pas de continuité non plus en matière de dessin.

Je me console en me disant que certains aspects permettent de relativiser l’aspect un peu manichéen des Jedi dans les films. Et puis les Jedi se retrouvent quand même face à des adversaires vraiment méchants, presque imbattables. Ce qui permet d’avoir de l’action presque sans interruption. Mais ces méchants sont presque sans saveur quand on connait ceux des films.

Star Wars Clone Wars, tome 1 : La défense de Kamino

Titre : Star Wars Clone Wars, tome 1 : La défense de Kamino

Scénario : John Ostrander

Dessin : Jan Duursema

Editeur : Delcourt

Année : [2003] 2004

Note : 12/20

L’histoire : Le récit se passe quelques mois après la bataille de Géonosis; Obi Wan Kenobi et Anakin Skywalker ont pour mission de défendre les centres de clonage de Kamino que la Confédération a pour objectif de détruire. Mais dans l’ombre des personnages espèrent que cette bataille fera des dégâts dans les rangs des Jedi.

 

Ce que j’en pense : J’ai toujours apprécié Star Wars, la Trilogie cela va de soit, c’est un peu plus dur avec la Prélogie.Mais j’ai toujours eu du mal avec la multitude produits dérivés tirés des films. Un jeu vidéo à partir d’un film ça reste classique, c’est plutôt les romans, comics et films d’animation qui se multiplient. Ce comics ne déroge pas à la règle. On retrouve des personnages comme Obi Wan, Anakin ou Mace Windu mais comme les films leur ont déjà donné une place importante les auteurs mettent en avant d’autres chevaliers Jedi. Je trouve que cela donne l’impression que l’on va chercher ce que l’on peut pour prolonger une histoire, si Lucas avait voulu en parler dans ses films il l’aurait fait.

A part cela le récit permet d’extrapoler des interrogations qui sont un peu mises de côté dans les films. Les Jedi sont un ordre formé pour préserver la paix mais ils se retrouvent comme généraux à la tête des armés de la République, ils se retrouvent à faire ce pour quoi ils se battent. Bien sûr il y en a que ça ne gène pas de se retrouver dans une telle situation tandis que d’autres sont plus attachés aux principes de l’Ordre.

Le scénario n’est pas transcendant comme il se cale entre deux épisodes de la série mais il devient plus intéressant quand il aborde les questionnements de certains Jedi.

Horizon Infini

Titre : Horizon Infini (Infinite Horizon)

Scénario : Gerry Duggan

Dessin : Phil Noto

Editeur : Panini Comics

Année :  [2012] 2013

Note : 10/20

L’histoire : Une guerre à l’autre bout du monde semblait sans fin. Elle s’achève enfin par manque de pétrole. Un soldat se retrouve coincé dans un pays hostile. Il va lui falloir traverser la moitié du globe pour retourner auprès de sa femme et de son fils.

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce comics dans le cadre d’un Masse Critique de Babelio et ce n’est pas plus mal. Au moins  je n’aurais pas eu l’impression de perdre mon argent. Car oui ce récit est décevant. Faire une adaptation moderne de l’Odyssée pourquoi pas ? Mais encore il faudrait que cela apporte quelque chose.  Seuls quelques épisodes sont traités ce qui permet de ne pas alourdir le récit.

Alors le héros sans nom poursuit son périple sans que j’ai ressenti une quelconque empathie pour lui. Les évènements se succédaient et je ne trouvais pas grand chose qui m’intéressait. En voulant respecter le dénouement original, les auteurs donnent à voir un horizon indépassable qui est celui du pater familias défendant sa femme et son fils contre ceux qui voulaient abuser d’eux. A cela il faut ajouter un dessin, qui certes à sa particularité, mais qui certaines fois donne l’impression d’être bâclé.

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Deadpool – Join the Revolution

Titre : Deadpool – Join the revolution

Auteurs : Posehn, Duggan, Moore, Staples

Edition : Marvel

Annee : 2012

Note : 13/20

L’histoire : Un nécromancien à la bonne idée de ramener à la vie tous les présidents des Etats-Unis. Le problème c’est qu’une fois ressuscités ils se rendent compte que le pays est parti dans la mauvaise direction. Ils sont alors décidés à le détruire pour pouvoir mieux le reconstruire. Le SHIELD envoie Deadpool pour les éliminer.

Ce que j’en pense : Deadpool est un personnage de l’univers Marvel que je ne connaissais pas. Il est en complet décalage avec les autres super héros qui à côté de lui peuvent paraitre bien sages. D’abord il n’est pas classe parce que en dessous de son masque il a le visage sclérosé. Il compense son côté disgracieux par un sens de l’humour à toute épreuve, a chaque situation il a une bonne vanne. Il est aussi indestructible : coup de défense d’éléphant dans le ventre, balle dans la tête.

L’ensemble est assez irrévérencieux. Les présidents sont complétement ravagés, ils s’adaptent assez rapidement au XXIeme siècle. Teddy Roosevelt va se faire un safari dans un zoo, Nixon pirate une station orbitale russe pour détruire son propre pays, Lincoln décide de se mettre a la boxe.

Le seul qui reste à peu près normal c’est Benjamin Franklin qui sous une forme éthérée aide Deadpool.

A la fin, les 120 pages sont un peu longues a lire parce que j’ai eu l’impression que ça ne finissait pas et je crois que l’avoir lu en VO doit un peu jouer.

Superman: Red Son

Titre : Superman : Red Son

Scénario : Mark Millar

Dessin : Dave Johnson et Kilian Plunkett

Edition : Marvel Panini France

Année : 2003

Note : 12/20

L’histoire : Le vaisseau transportant Kal-L, le futur Superman, tombe en URSS. Élevé dans un kolkhoze, Superman se refuse à prendre parti en politique. Il préfère sauver les gens partout dans le monde.

Les américains voient d’un mauvais œil la présence de Superman sur la Terre, alors avec l’aide de Lex Luthor, ils vont tout faire détruire Superman et ce qu’il représente. 

Ce que j’en pense : On dirait que je mets encore une uchronie à mon actif. Celle-là elle est un peu particulière. Et si Superman avait grandi en URSS ? Parce que Superman reste quand même une sorte de héros américain par excellence. Alors ça fait bizarre de le voir se balader avec la faucille et le marteau sur le torse.

Pour cette uchronie, les auteurs ont convié de nombreux personnages : on y retrouve les personnages classiques qui tournent autour de Superman comme Lex Luthor, Lois Lane et d’autres comme Wonder Woman, Batman ou The Green Lantern. Ceux-ci sont intégrés presque naturellement à l’histoire, Batman devient un opposant à l’idéal communiste mis en avant par Superman par exemple. Mais le problème c’est qu’ils apparaissent et disparaissent très rapidement, et souvent sans explications.

Étrangement il n’y a pas une opposition manichéenne entre Superman et Lex Luthor. Luthor est le bad guy, le plus grand cerveau criminel au monde, il n’hésite pas à créer des monstres pour éliminer son ennemi juré. Par contre, Superman que l’on pourrait croire bon, a l’idée utopique de faire le bonheur des hommes en évitant tous les accidents mortels, en préservant au maximum la vie humaine. On revient à l’éternelle question : peut-on faire le bonheur des gens malgré eux ? Mais Superman manque de profondeur psychologique, on ne s’y attache pas et on ne le déteste pas. Un traitement un peu plus approfondi du sujet aurait permis de rendre cette BD plus intéressante.

Ce qui est le plus de Superman : Red Son, c’est l’aspect visuel. Certaines représentations de Superman dans ses exploits font vraiment penser à la propagande soviétique.