Darling Lilly, Michael Connelly

darling lilyTitre : Darling Lilly ( Chasing the dime )
Auteur : Michael Connelly
Édition : Points
Année : [2002] 2004
440 pages
Note : 3,5/5

L’histoire : Henry Pierce vient de déménager. Dans son nouvel appartement, il reçoit des coups de téléphones d’hommes demandant Lilly. Intrigué il va commencer à chercher qui est cette Lilly. Il découvre que c’est une hôtesse d’accompagnement et qu’elle a disparu sans laisser de trace. Son enquête va prendre une tournure dramatique lorsque deux hommes vont l’agresser et le laisser pour mort.

Ce que j’en pense : Michael Connelly, je le connais pour ses enquêtes de l’inspecteur Bosch. Ici il le délaisse pour nous livrer une enquête d’un monsieur tout-le-monde. Enfin pas tout a fait tout le monde car Henry Pierce a connu des moments difficiles lors de son enfance, éléments qui auront un impact dans l’intrigue.

J’ai trouvé un peu facile de dire que si Pierce a eu des problèmes avec la disparition de sa sœur, il va se lancer sans réfléchir dans la recherche de Lilly. Je trouve que le raisonnement est très aléatoire. De plus cela ne va pas le personnage de scientifique, que l’on suppose de rationnel, qu’est Henry Pierce.

L’enquête de Pierce va le mener dans le milieu du porno sur internet et de ses ramifications vers une prostitution plus ou moins déguisée.
Il faut bien sûr attendre la toute fin du récit pour savoir qui a manigance toute l’histoire et pour quelles raisons. Car autour de Pierce il y a une foule de suspects, que ce soit dans son entreprise, que ce soit dans le milieu qu’il fouille. Et il y a bien sûr le policier qui ne croit pas un mot de l’histoire de Pierce et qui veut le faire tomber presque à tout prix.

Malgré de petites incohérences sur le personnage de Pierce, Darling Lilly se lit sans difficulté et les derniers chapitres, accrocheurs, ne se laissent pas lâcher aussi facilement.

Le secret de Ji 1, Pierre Grimbert

le secret de ji 1Titre : Le secret de Ji 1
Auteur : Pierre Grimbert
Édition : J’ai lu
Année : 2003
605 pages
Note : 3/5

L’histoire : Un groupe de sages est convié à se rendre sur l’île de Ji. Il disparaît pendant une lune. Lorsqu’il réapparaît, celui-ci est décimé et les survivants restent muets sur ce qu’il s’est passé sur l’île.
Plusieurs dizaines d’années plus tard, les descendants des sages disparaissent de manière brutale. Six d’entre eux vont se regrouper pour découvrir qui en veut à leur vie et découvrir ce que cache l’île de Ji.

Ce que j’en pense : Cycle de fantasy découvert au détour d’un rayonnage de bibliothèque, celui-ci ne va pas  renouveler le genre. Ce volume regroupe les deux premiers volets du cycle : Six héritiers et Le Serment Orphelin.

Les personnages sont très classiques et sont plus ou moins intéressants. Il y a un guerrier taciturne qui est toujours à la limite de la paranoïa, l’acteur beau gosse, charmeur et grande gueule, le géant qui refuse de tuer et qui peut entrer dans l’esprit des êtres vivants, la donzelle qui considère que lire n’est pas une chose très utile.
De plus on sent les sources d’inspiration de manière un peu trop flagrante. Yan, jeune pêcheur embarqué dans l’aventure par amour, va découvrir qu’il maîtrise la magie. Cela m’a fait penser à Luke Skywalker.
Malgré tout les personnages vont évoluer de telle façon à faire oublier l’impression désagréable que l’on a pu avoir au premier contact.

Face à eux il y a une secte de tueurs impitoyables qui rendent la justice au nom d’une déesse vengeresse, un instigateur qui se cache derrière un heaume énigmatique et qui utilise une créature des ténèbres pour tuer ses opposants, créature qui sans être beaucoup décrite m’a fait penser au Balrog.

Il est dommage qu’il n’y ait pas plus d’explications sur le monde de l’action : géopolitique, religions et croyances, société. On évoque des organisations de sociétés sans rentrer dans le détail. Avec d’autres romans ou jeux j’avais pu avoir cette immersion, alors quand on se retrouve aux portes d’un monde nouveau sans y rentrer tout à fait, c’est un peu frustrant.

D’autres avis chez Miss Mopi, PetitePom, Naelline, Julie.

Challenge « Les Lieux Imaginaires »

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas lancé dans un challenge. C’est par le biais du blog d’ Adalana que j’ai découvert le challenge « Lieux imaginaires » proposé par Arieste.

Arieste définit ainsi le lieu imaginaire, le lieu est imaginaire « par le fait de ne pas être réel, de ne figurer sur aucune carte géographique homologuée. Ce lieu peut être une maison isolée, un château, une ville, une île, un continent ou même une planète ! Il peut avoir existé et être disparu ou bien être situé dans le futur. C’est donc une définition assez large qui dépasse les cadres de la SF et la fantasy. Les amateurs de tous les genres littéraires peuvent y trouver leur compte. Je compte aussi les BDs, les séries télévisés et les films, même les jeux vidéos si vous voulez. Les lieux imaginaires ne doivent pas forcément être précisé dans le titre« .

logo-challenge-lieux-imaginaires

Pour cette édition 2013,  cinq catégories sont définies :

« – Les villes et lieux isolés : le château de Dracula, celui de la Belle au Bois Dormant, Innsmouth, Camelot…

– Utopie et Uchronie : la série des « Thursday Next », Utopie, tous les mondes ressemblants au nôtre mais un peu étrange ainsi que ceux qui tendent vers la perfection

– Dystopies et lieux cauchemardesques : le contraire de l’Utopie, des lieux que l’on a envie de fuir : 1984, Fahrenheit 451, Le meilleur des mondes et les dystopies récentes que je connais moins. Les romans post-apocalyptiques rentrent dans cette catégorie.

– Les mondes imaginaires anciens (avant 1950) : les classiques avec l’Atlantide, le Pays d’Oz, Bilbo le Hobbit…

– Les mondes imaginaires (après 1950) : Majipoor, Ténébreuse, Acacia, Le trône de fer… »

En participant à ce challenge, je pense pouvoir lire quelques oeuvres « ventouses » et ainsi faire descendre la maléfique PAL.

Mon évolution du challenge :

Les villes et lieux isolés :

Dracula

Utopie et Uchronie :

Block 109-Ritter Germania,

Jour J, tome 2 : Paris secteur soviétique,

Jour J, tome 3, Septembre Rouge,

Jour J, tome 4 : Octobre Noir,

Le Nez de Cléopâtre,

Les 500 millions de la Bégum,

Block 109 – New York 1947

Zeppelin’s War, tome 1 : Les raiders de la nuit

Dystopies et lieux cauchemardesques :

Les Hommes protégés,

Un bonheur insoutenable,

Gangrène,

Niourk

Les mondes imaginaires anciens (avant 1950) :

L’Atlantide,

Conan,

Les mondes imaginaires (après 1950) :

Le printemps d’Helliconia,

La Communauté de l’Anneau,

Le Secret de Ji 2,

Les Deux Tours,

Le Retour du Roi,

reMix,

Le Trône de Fer,

La Forteresse de la Perle

L’insigne du chancelier,

Aux Armes d’Ortog,

Le palais de l’amour,

La chair et l’ambre,

IF 837,

Le Donjon Rouge,

Les Icariades 1

Les Icariades 2

Oms en série

La solitude des dieux

Les Icariades 3

Le navigateur sur les mers du destin

Les foulards rouges, tome 1

Tau Zero, Poul Anderson

tau zéroTitre : Tau Zero

Auteur : Poul Anderson

Editeur : Le Bélial

Année : 2012

291 pages

Note : 4/5

L’histoire : Au XXIII° siècle, 25 femmes et 25 hommes embarquent à bord du Leonora Cristiana, un vaisseau ayant une machinerie lui permettant d’atteindre une vitesse proche de celle de la lumière. Leur objectif est une planète d’une très lointaine galaxie. Au cours du voyage, la machinerie est endommagée. Le vaisseau n’a plus qu’une seule possibilité : celle d’accélérer.

Ce que j’en pense : Tau Zero est un livre que j’ai reçu dans le cadre de Masse Critique organisé par Babélio. En soi c’est un bel objet, une couverture brillante, un petit marque page en prime.

Lorsque l’on lit la préface on apprend que Tau Zero est considéré comme la référence ultime en matière de hard-science. Me souvenant du cycle de Mars de Kim Stanley Robinson, j’ai eu comme une appréhension.

Se basant principalement sur la théorie de la relativité d’Einstein, la thèse que Poul Anderson est tout à fait abordable et compréhensible. Ce qui m’a fait plaisir et permis de ne pas me sentir largué pour une fois dans un roman de hard-science.

Mais à côté de l’aspect relatif à la physique, il y a une part psychologique très importante. Car il y a de quoi faire, comment peuvent se comporter des êtres humains se déplaçant presque à la vitesse de la lumière, s’éloignant en distance et en temps de la Terre ? Comment feront-ils quand ils se rendront compte que le Soleil a fini d’exister, que le système solaire a disparu ?

Écrit il y a quarante ans je n’ai pas trouvé que le roman avait si mal vieilli. La seule chose qui m’a un peu agacé c’est la facilité avec laquelle les couples se défaisaient et se reformaient. A la fin c’est vite lassant et ce qui pouvait peut être rendre plus humains les personnages crée une distance avec le lecteur.

D’autres avis chez le Traqueur Stellaire, Efelle, Lorhkan

masse_critique

Au-delà du silence, André Brink

au dela du silenceTitre : Au- delà du silence

Auteur : André Brink

Editeur : Stock

Année : 2003

471 pages

Note : 4/5

L’histoire : Dans l’Allemagne de la fin du XIX° siècle, Hanna décide de partir dans le Sud-Ouest africain, fraîchement colonisé, pour fuir la misère et les mauvais traitements. Mais en arrivant sur le continent africain elle va découvrir une réalité qui est loin de ce qu’elle espérait.

Ce que j’en pense : J’ai connu André Brink il y a longtemps par l’intermédiaire du film A dry and white season. Ayant décidé de lire un roman de Brink dans le cadre d’une lecture commune, je me suis tourné vers un roman que je ne connaissais pas.

Dans un contexte d’accroissement de la lutte contre les violences faites aux femmes, Au-delà du silence a toute sa place.

En Allemagne, encore adolescente, Hanna doit faire face aux abus des employeurs chez qui elle est placée, doit supporter les maltraitances de la part des employés dans lequel elle vit. En Afrique, elle croit concrétiser son rêve. Elle va tomber dans une « société » masculine, composée de soldats et de colons en manque de femmes. Alors on leur en amène par bateaux entiers pour satisfaire leurs besoins. La violence vient à la fois de l’Etat qui organise les charters et des colons qui ne voient ces femmes que comme de la viande.

Ne voulant pas se soumettre à cette violence institutionnalisée, elle va refuser qu’un officier la viole. Celui-ci va la laisser en pâture à des soldats qui vont la violer et la mutiler.

Ne pouvant plus être considérée comme une femme par le regard des autres, elle va avec quelques compagnons d’infortune mener une sorte de guérilla contre les soldats allemands pour retrouver l’officier qui est la cause de son malheur. Elle réussit à retrouver l’officier mais le sort qui lui est réservé est bien trop clément par rapport à ce qu’il a pu lui faire. Comme si, au moment de se rendre justice, Hanna se rendait compte que ce qu’elle pourrait faire ne lui apporterait pas de réconfort et que le système arriverait toujours à s’en sortir.

Dans le texte : « Mais Hanna n’a rien à craindre. Lorsque trois, quatre, cinq soldats font irruption dans sa chambre installée à un guéridon rudimentaire, elle leur lance un simple regard et, quand ils voient son visage, ils s’immobilisent, bouche bée et, l’air grave, battent en retraite, fermant la porte derrière eux. Confirmation éclatante qu’en effet elle n’a plus rien à craindre. Confirmation douloureuse, également, d’un rejet définitif et total. Même ces charognards n’ont pas voulu d’elle. Elle est descendue plus bas que la femme, plus bas que les animaux et les melons sauvages dont ces hommes se servent pour copuler lorsqu’ils n’ont rien d’autre sous la main. »

Un autre avis chez Margot

La fameuse PAL

Hier je suis parti jusqu’à Nieppe pour trouver une table de chevet style art nouveau avec la fameuse plaque en marbre comme plateau. Résultat je n’ai rien trouvé. Il n’en restait plus que deux, une trop grande et l’autre abîmée. Toutes les deux à un prix plus élevé que cet été. Même chose du côté des livres, les prix ont augmenté et il n’y avait plus grand chose.

Alors je suis passé par la Ressourcerie des Weppes et là j’ai enfin trouvé mon bonheur ou mon malheur parce que six livres ça fait ré augmenter la PAL à un niveau supérieur à 150 pièces. D’un autre côté, j’ai trouvé un challenge qui me permettra d’éliminer quelques livres, challenge dont je vous parlerai d’ici peu.

Les papillons de l’ombre jaune, Henri Vernes
Aux armes d’Ortog, Kurt Steiner
L’homme du lac, Indridadson
Mémoires trouvés dans une baignoire, Stanislas Lem
Recueil Harry Dickson, Jean Ray
Un bonheur insoutenable, Ira Levin

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L’Oreille cassée, Hergé

l'oreille casséeL’histoire : Un fétiche arumbaya est dérobé au Musée Ethnographique. Tintin mène son enquête. Il va rencontre deux hommes qui s’intéressent aussi à la statuette. En se mettant à la poursuite du fétiche, il s’embarque pour le San Theodoros où il tombe en pleine révolution.

Ce que j’en pense : Il a fallu une heure de permanence où je n’avais rien pour m’occuper pour que j’emprunte un Tintin au CDI et faire un grand bond en arrière. Cela faisait longtemps que je ne m’étais plus plongé dans un Tintin, préférant découvrir des séries plus récentes pour dire de rester à la page.

Alors ça fait du bien, c’est comme se retrouver dans un cocon. J’ai retrouvé des choses que j’avais oublié : le fameux « Gros plein de soupe » lancé par le perroquet qui provoque une bagarre en pleine rue ; les révolutions et les contre-révolutions, la nomination exponentielle et arbitraire de colonels.

 Une relecture après plusieurs années permet de comprendre certaines choses qu’un enfant ne peut saisir : le cynisme des marchands d’armes qui vendent leurs canons aux deux camps.
Quand on lit un Tintin, on part à l’aventure pendant une soixantaine de pages, il n’y a pas de temps mort, quelques touches d’humour mais un certain sérieux.

23 heures pour sauver Paris, Philippe Madelin – Yves Ramonet

23 heurs pour sauver parisTitre : 23 heures pour sauver Paris

Auteurs : Philppe Madelin, Yves Ramonet

Edition : Pocket

Annee : 1999

636 pages

Note : 3/5

L’histoire : Le Grocos ( Groupement de commando pour les opérations spéciales) doit convoyer un prisonnier d’une prison à l’autre. Lors du transfert, le convoi lourdement armé se fait attaquer par des mercenaires. Mais ceux -ci ne réussissent pas leur coup. David Strelli, le commandant du Grocos, est bien décidé à retrouver ceux qui ont pu s’attaquer a ses hommes. Mais son enquête va mettre au jour une conspiration qui a pour objet de mettre Paris a feu et a sang pour prendre le pouvoir.

Ce que j’en pense : C’est un roman que j’ai pu lire il y a une douzaine d’années. A l’époque l’idée d’ un complot venant de l’extrême droite pour prendre le pouvoir semblait tout à fait plausible dans le contexte du retour de partis populistes dans toute l’Europe. Mais est arrivé le 11 septembre. Aujourd’hui cela fait un peu décalé de retrouver un bad guy qui fustige les socialo-communistes et les francs-maçons.

Dans l’ensemble le roman lorgne vers le gros thriller américain. Les personnages sont testostéronés, très classiques au niveau psychologique ( Strelli qui veut venger son ami tue et retrouver la femme qu’il aime). Lorsque l’on voit apparaître le flic qui pourra aider Strelli dans son enquête, on sait d’emblée comment cela va se finir, dans le même lit.

Pour plus de réalisme les auteurs font le choix de la précision. Ainsi on a droit à la description de l’armement des deux camps, leur équipement automobile ou aérien. Le plus saisissant est le plan d’attaque de Paris, ou comment mettre Paris à genoux pour réussir à faire capituler le gouvernement.

En définitive, c’est un thriller français qui lorgne vers ce qui peut se faire aux Etats-Unis, avec un rythme imparable, mais qui a mal vieilli quand on voit ce qui sert de méchant ou quand on a droit aux descriptions relatives à l’informatique ( un ordinateur avec un 1 Mo de RAM et 1 Go de disque dur, c’est une bête de course).

Rue Darwin, Boualem Sansal

rue darwinTitre : Rue Darwin

Auteur : Boualem Sansal

Éditeur : Gallimard

Année : 2011

254 pages

Note : 2,5/5

L’histoireYazid, le narrateur, se retrouve à Paris avec ses frères et sœurs au chevet de leur mère mourante. La mort de cette dernière va être l’occasion pour Yazid de retourner sur les lieux de son enfance, de s’interroger sur ses origines.

Ce que j’en pense : C’est par le biais de l’émission Métropolis que j’ai pu découvrir Boualem Sansal. L’interview me laissait présager des choses intéressantes. Mais à la lecture de ce roman, j’ai un peu été déçu.

On se retrouve aux côtés d’un narrateur un peu terne, qui recherche la vérité sur ses origines. Le narrateur pousse de temps en temps des coups de gueule contre les imams ou autres tenants d’une vérité religieuse.

Cette recherche de la vérité se fait au travers de l’histoire algérienne, histoire qui est riche en tragédies : colonisation par la France ; décolonisation douloureuse ; transition difficile voire impossible vers la démocratie ; le développement des islamistes qui entendent régir la société.

Bien que pouvant être un thème cher à l’auteur, et si Yazid n’était que l’auteur qui par cette recherche réétudie l’histoire de son pays, je n’ai pas été touché par celui-ci.

Bien sûr je ne m’arrêterai pas à cette demie-déception. Ma Cachou avait lu un autre roman de Sansal qu’elle avait bien aimé, je crois que je me dirigerais vers lui.