Sumerki, Dmitry Glukhovsky

sumerkiTitre : Sumerki

Auteur : Dmitry Glukhovsky

Editeur : L’Atalante

Année : 2014 (avril)

381 pages

 L’histoire  : Un traducteur qui a tendance à vivre en reclus se voit confier la traduction du journal d’un conquistador a qui il avait été confié la mission d’escorter un religieux parti à la recherche de manuscrits pré-colombiens. Mais au fur et à mesure de la traduction les événements vont se multiplier : meurtres, disparitions inexpliquées, tremblements de terre, tsunamis. Le traducteur, tout en essayant de conserver un semblant de santé mentale, va tenter de trouver une explication à ces phénomènes.

Ce que j’en pense : J’avais lu beaucoup de choses positives sur l’auteur de Metro 2033 et 2034 mais je crois que je n’ai pas choisi le bon roman pour le découvrir.

Sumerki fait presque 400 pages mais je suis sûr que Glukhovsky aurait pu raconter son histoire en moitié moins. Franchement le rythme du récit est inexistant. Ça doit être normal quand on voit quel genre de narrateur et héros nous suivons. Le narrateur – traducteur n’attire pas du tout la sympathie, il vit en marge de tout et de tous, et semble apprécier de vivre dans un état de médiocrité.

La manière de raconter est déplaisante. Bien sûr c’est intéressant de découvrir le contenu du journal du conquistador (soit dit en passant ce sont les passages les plus intéressants du roman) mais quand la traduction est finie, le narrateur s’amuse à faire de l’explication de texte. Ou comment prendre le lecteur pour un demeuré.

Puis j’ai trouvé bancale cette idée de relier la réalisation des prophéties mayas sur la fin du monde avec la possible disparition de Dieu (un dieu qui n’avait rien de pré-colombien). Le roman se dénoue sur un  mélange des mythologies décevant et indigeste.

Sumerki est un roman qui m’a laissé de marbre, que j’ai peiné à finir, où il ne se passe pas grand chose et dont le dénouement m’est apparu bâclé.

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Prix Utopiales 2014

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Mausolée, Antoine Tracqui

mausoléeTitre : Mausolée

Auteur : Antoine Tracqui

Editeur : Critic

Année : 2015

944 pages

L’histoire : Le dirigeant d’une puissante multinationale recrute des gros bras aux nombreuses compétences pour retrouver la tombe du premier empereur chinois. Dans le même temps, dans l’ancienne Corée du Nord, les dirigeants politiques sont en train de mettre sur pied une opération de grande envergure pour aboutir à un affrontement nucléaire avec la Chine.

Ce que j’en pense : Une fois que j’eus fini ce livre, je me suis dit qu’avec des auteurs comme Tracqui nous n’avons rien à envier des américains.

Dans un avenir à court terme, Tracqui mélange géopolitique, histoire, technologie et action bien sûr. Alors il est certain que ça lorgne du côté des de Clive Cussler et de son Dirk Pitt. Mais Tracqui va plus loin que Cussler. Ses personnages bien qu’étant des gros bras ont plus de profondeur que son Dirk Pitt. Et il laisse plus de place pour les personnages féminins . Celui de Poppy Borghse avec son langage cru et sa violence latente donne une certaine saveur au récit.

En se basant sur des faits historiques avérés, Tracqui réussit à créer un récit mettant en scène une légende tout à fait plausible. En fait c’est raconté d’une manière directe et accrocheuse que l’on a envie d’y croire, que l’on s’y laisse prendre.

Alors pour moi, c’est la bonne découverte de cet fin d’été. J’espère pouvoir lire le premier épisode, car si Mausolée peut se lire indépendamment il y a des moments où j’ai eu la sensation d’avoir rater quelque chose d’intéressant.

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Fin du Summer Star Wars Episode III

ssw-3Hier se finissait le Summer Star Wars. Pour ce challenge j’ai lu 15 romans, 4 BD dont un cycle complet et vu 7 films. Ce qui donne 26 contributions soit 4 de plus que l’année dernière.

Au cours de ce challenge il y avait des concours, j’ai remporté en ebook La Sirène de l’espace de Michel Pagel.

Je regrette de n’avoir pas eu le temps de revoir Avatar et de n’avoir pas pu lire plus de BD car il y a certains cycles qui m’intéressaient. Je pense que l’année prochaine le challenge reviendra pour un épisode VII, je mettrai alors sur une liste tout ce que je n’ai pas pu lire ou voir.

Riddick (2013)

riddickL’histoire : Riddick a été laissé pour mort sur une planète déserte et au climat hostile. Il va vite découvrir qu’elle est peuplée d’aliens plutôt féroces. Pour pouvoir quitter la planète, Riddick active la balise de détresse d’une station de mercenaires. Deux équipes de mercenaires vont débarquer et va commencer un jeu dangereux pour savoir qui va capturer Riddick en premier. Riddick sera l’arbitre du combat.

Ce que j’en pense : Pour ce troisième volet des aventures de Riddick, David Twohy revient aux fondamentaux que l’on trouvait dans Pitch Black. Une planète hostile qui cache une espèce d’aliens déplaisante, des gars qui vont se faire laminer un par un car ils étaient trop sûr d’eux mêmes, un Riddick qui manipule ses adversaires à souhait (le coup de l’armoire piégée, quel moment de gloire).

Comme on a faire à de mercenaires, on peut pas dire que les dialogues soit forcément très élevés : « je vais te dire pourquoi on ne va pas suivre ton plan, parce qu’il pue du cul », on se croirait dans une cour de récré. Le seul personnage féminin, interprétée par Katee Sackhoff, cumule les clichés. Travaillant dans un monde de brutes il fallait qu’elle soit lesbienne : « je baise pas avec les mecs mais parfois je leur baise la gueule ». Le mieux est quand même d’éviter la VF qui est particulièrement ridicule.

Riddick ne vaut pas Pitch Black, il tente d’y ressembler (créatures, obscurité malsaine) mais en tous cas il convient mieux au personnage de Richard B. Riddick que Les Chroniques de Riddick où Riddick faisait un peu guignol parmi les Necromongers.

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Les clans de la lune alphane, Philip K. Dick

les clans de la lune alphaneTitre : Les clans de la lune alphane

Auteur : Philip K. Dick

Editeur : J’ai lu

Année : [1964] 1978

251 pages

L’histoire : Dans un coin de la galaxie, gravite une lune  où les habitants vivent dans la misère et dans la désolation. Mais les habitants ont la particularité d’être d’anciens patients d’un hôpital psychiatrique. Ils se sont constitués en clans en fonction de leurs maladies propres et ne font que s’affronter. Mais les Terriens ont décidé d’envahir la lune mais eux aussi ont de la difficulté à faire front commun.

Ce que j’en pense : Voici le dernier livre lu dans le cadre du Summer Star Wars. J’avais déjà pu lire ce roman il y a plusieurs années mais je n’avais pas forcément beaucoup de connaissances de l’œuvre de Dick. En matière de personnages, j’ai retrouvé ce qu’il y avait dans En attendant l’année dernière. Donc on suit les difficultés d’un homme qui cherche à trouver un moyen pour financer la pension alimentaire qu’il doit à sa femme. Femme qui est bien sûr dominatrice et sans pitié.

Il est aussi un peu dommage que ce qui s’annonçait comme une guerre spatiale se transforme en règlement de comptes matrimonial. Par contre le fait de constituer des clans à partir des pathologies des patients d’un hôpital psychiatrique reflète l’importance qu’aura la santé mentale dans l’oeuvre de Dick. Mais même s’il y a une explication succincte des caractéristiques des maladies, on reste quand même dans le flou.

Petite touche technologique, Dick met en scène des simulacres, sorte d’androïdes  qui peuvent avoir une vie propre quoique limitée ou être manipulés par un opérateur. Ils sont utilisées à des fins sécuritaires mais aussi à des fins de propagande.

Les clans de la une alphane se laisse facilement lire mais laisse une impression de déjà-vu quand on a un petit peu lu Philip K. Dick.

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Les Gardiens de la Galaxie (2014)

gotgL’histoire : Après avoir assisté à l’agonie de sa mère atteinte d’un cancer, le jeune Peter s’enfuit de l’hôpital où une fois dehors il sera aspiré par un vaisseau spatial. Vingt cinq ans plus tard, il est devenu Star-Lord, un aventurier traqué par des chasseurs de primes parce qu’il a volé un globe convoité par le dangereux Ronan. Quand il va découvrir le véritable pouvoir du globe et la menace que fait peser Ronan sur la galaxie , Star-Lord va faire une fragile alliance avec quatre aliens différents.

Ce que j’en pense : Voilà un film que j’aurai bien voulu aller voir au cinéma mais il aurait fallu trouver un moyen pour se débarrasser temporairement de Mini-Chiwi. Donc j’ai attendu. Et vlà qu’à mon anniv’ mes beaux-parents m’offrent le DVD. Ils avaient bien choisi, et sans aide.

Encore un film qui explore le monde de Marvel et je dois reconnaitre que ces héros changent des super-héros traditionnels. Le film, même s’il commence par une scène tragique (la mort de la mère de Peter), adopte un ton d’auto-dérision assez marqué. C’est Star-Lord et Rocket qui apportent une touche décalée et irrévérencieuse. Groot, l’arbre-humanoïde qui ne connait qu’une phrase (« I am Groot ») est celui qui apporte quelques touches de poésie, surprenantes mais bienvenues dans un tel film.

L’histoire en soi n’est pas très innovante : un méchant veut récupérer un artéfact qui lui permettra de détruire ses ennemis et de dominer la galaxie, et un quintet à qui on ne confierait pas son porte-monnaie se retrouve en charge d’empêcher la catastrophe. J’avoue que ça reste un scénario « comics » et qu’il aurait y avoir un peu plus de développement.

Le petit plus dans ce film c’est sa bande-son. On retrouve des titres années 60 -70 plutôt intéressants et qui renforcent le côté décalé du film : les Jackson 5, David Bowie, Marvin Gaye entre autres ça donne un petit plus groovy au film.

 

 

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Les Maitres Chanteurs, Orson Scott Card

les maitres chanteursTitre : Les Maitres Chanteurs

Auteur : Orson Scott Card

Editeur : Folio SF

Année : [ 1978 – 1980] 2012

466 pages

L’histoire : Mikal a conquis la galaxie et impose sa loi à l’humanité. Son régime permet tout de même à ses sujets d’avoir une espérance de vie raisonnable. Mais ce que Mikal espère le plus c’est d’avoir un Oiseau Chanteur. Mais les Maitres Chanteurs prennent le temps pour trouver et former l’enfant qui sera un formidable chanteur.

Ce que j’en pense : Voici ma première incursion dans l’oeuvre d’Orson Scott Card. Je vais d’abord parler de ce qui m’a le moins plu. Vu les les dates d’éditions originales, je pense que ce qu’on nous présente comme un roman unique n’est que l’association de romans courts et de nouvelles. Ce qui malheureusement donne une différence stylistique plutôt marquée.

Le premier récit est très poétique, par moments plutôt difficile d’accès. Par contre les récits suivants ne sont pas dans la même veine. Ils donnent l’impression d’avoir été écrits juste pour que soit continué l’histoire d’Ansset.

Car les Maitres Chanteurs ne font que suivre la vie d’Ansset, un jeune garçon recueilli qui va être formé pour devenir un Oiseau Chanteur. Mais sa formation va être difficile. s’il maitrise très bien les techniques de chant, il semble posséder que très peu d’émotions. Et l’histoire d’Ansset  va être cela, l’histoire d’un bel outil, qui attire les convoitises, qui crée de nombreuses émotions à ses auditeurs mais qui n’a pas grand chose d’humain tant il se réfugie derrière le contrôle, contrôle de ses émotions. Ansset apparait assez vite comme ayant un déficit d’âme.

L’histoire qui aurait pu être poétique et tragique, magnifique, prend du plomb dans l’aile quand Ansset se retrouve au sein de machinations politiques. A partir de ce moment je me suis retrouvé dans de la SF Sans grande ambition. Heureusement que la fin d’Ansset redonne un intérêt au récit. Sentant la fin venir il va essayer de retrouver une place là où il s’est toujours senti au sécurité au Palais des Maitres Chanteurs.

Les Maitre Chanteurs est une oeuvre de jeunesse qui peut être très bien maitrisée, à l’image de la première partie mais qui peut vite devenir une SF peu ambitieuse et plutôt banale.

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Challenge Prix littéraires de l’Imaginaire

Faire le tour des romans primés par le Hugo, le Nébula, le Locus, le Grand Prix de imaginaires, c’était une idée qui me trottait dans la tête depuis quelques semaines. Arieste a eu la même idée que moi et en a fait un challenge. Alors le but est de lire le plus de romans, novellas ou nouvelles qui auraient été primés.

Bien sûr il y a des petits défis donnés par Arieste lors de l’inscription. Mois je me retrouve avec le Prix du Collectionneur : je dois lire des livres primés par des prix littéraires différents.

J’ai commencé à faire des listes des lauréats des différents prix de l’Imaginaire et je me suis rendu compte qu’il serait facile de mener le challenge. J’ai dans ma PAL papier et numérique un certain nombre de romans qui ont été primés et pas seulement des vieilleries. Donc encore un challenge pour faire baisser la PAL.

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Dominium Mundi Livre 2, François Baranger

dominium mundi 2Titre : Dominium Mundi Livre 2

Auteur : François Baranger

Edition : Critic

Année : 2014

796 pages

L’histoire : Les soldats croisés ont débarqué sur Akya. Après l’installation de leur camp, ils ont commencé à affronter les Atamides pour reprendre le tombeau du Christ. Les combats font des milliers de morts dans les deux camps. Mais lorsque le haut-commandement ordonne de tirer sur les civils Atamides, Tancrède refuse d’obéir. traduit devant une cour martiale, il réussit à s’échapper et rejoint la centaine d’enrôlés de force qui a déserté et qui se cachait dans le désert. Tancrède va suivre les conseils reçus dans se rêve et va élaborer un plan improbable pour découvrir la vérité et pour arrêter un génocide.

Ce que j’en pense : Ça y est la confrontation tant attendue entre les humains et les Atamides a lieu. Bien sûr rien de ce qui était prévu ne va arriver.

Cela est dû à un Tancrède de Tarente qui va être dans le doute plus que jamais. Doute qui va faire des ravages dans son entourage car Tancrède remet en cause ce qui a été énoncé comme une vérité par le Pape. La femme qu’il aime ne va pas comprendre son action, se amis vont se déchirer pour savoir quoi faire, sa famille va se retrouver mise en porte à faux.

Car le doute de Tancrède permet à François Baranger des réflexions sr la religion, sur le vivre ensemble et tout ce qu’il implique.

Avec un roman de près de huit cents pages, François Baranger a largement de l’espace pour nous décrire un monde dense, décrit avec soi que ce soit en terme de géographie d’Akya ou des mœurs des Atamides.

Le style est simple et entrainant, il y a parfois trop de précisions, trop de détails ce qui peut créer quelques longueurs et ne pas laisser au lecteur la possibilité d’imaginer. Mais dans l’ensemble c’est un roman qui ne se lâche pas facilement et qui est un bon divertissement.

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L’Intégrale tome 2, Stefan Wul

wul integrale 2Titre : L’ Intégrale tome 2

Auteur :  Stefan Wul

Éditeur : Bragelonne

Année : 2013

473 pages

Le temple du passé (1957)

L’histoire : Un vaisseau spatial en perdition se retrouve ingéré par un monstre gigantesque sur une planète saturée de chlore. Les trois survivants vont tenter de nombreuses choses pour pouvoir s’échapper de l’estomac du monstre.

le temple du passéCe que j’en pense : Sincèrement avec un roman de Stefan Wul on ne sait jamais dans quelle direction va aller le récit et où il va aboutir.

Ça commence par une situation plutôt classique dans un space opera  : un vaisseau qui se crashe sur une planète. Mais avalé par un monstre, il va falloir en sortir. Comme dans La Mort Vivante, il va y avoir des modifications génétiques réalisées à l’intérieur même du monstre pour le forcer à quitter son milieu marin. Involontairement  les survivants vont crée une espèce de lézards intelligents et télépathes. Plusieurs milliers d’années plus tard, le seul survivant va être découvert par des humains attirés par la balise de détresse. et là on découvre qu’on a suivi un personnage qui n’était pas un homme.

Ça part dans tous les sens mais ça tient bien la route. Il y a bine sûr des éléments de cette SF de la fin des années 50 qui fait que certaines situations ne sont pas aussi désespérées que ça : scaphandres ultra-résistants, pile à énergie inusable, machine pouvant fabriquer n’importe quel composé chimique, possibilité de réaliser une mutation génétique sur un être vivant.

C’est une SF qui à première vue est complètement délirante mais qui avec du recul réussit à poser des éléments modernes.

Retour à « 0 » (1956)

L’histoire : Dans le futur, les condamnés par la justice sont envoyés sur la Lune où ils se sont constitués en société. Les dirigeants terriens soupçonnent les détenus de préparer une attaque contre la Terre. ils vont charger un scientifique d’aller espionner sur la Lune. Un grand jeu de dupes va alors commencer.

retour à 0Ce que j’en pense : La Lune vue par Stefan Wul est tout particulièrement exotique. Elle est peuplée d’une population de détenus qui ont crée une société utopique mais qui a soif de revanche mais avant eux il y avait des créatures monstrueuses vivant dans des grottes souterraines.

Deux conceptions de la société se retrouvent confrontées . La société terrienne est conservatrice, prête à détruire ceux qu’elle a exilés pour avoir définitivement la paix. La société martienne semble plus ouverte mais elle chapeauté par un homme qui ne rêve que d’une chose : voir la Terre détruite. Une société qui aurait pu mieux faire que la société dont elle est issue ne fait pas mieux voire lui ressemble grandement. Mais la conflagration finale permet de poser les bases d’une nouvelle humanité. Ce qui m’a vraiment marqué à la lecture de ce roman c’est la capacité d’anticipation de Stefan Wul. Pour soigner une maladie, il est décidé de s’attaquer directement à la source dans le corps. Alors des hommes sont miniaturisés et armés pour combattre le virus. Ce procédé sera repris dans le Voyage fantastique de 1966 et dans L’aventure intérieure en 1987 de Joe Dante. Et comme dans les films se pose le problème de la durée de la miniaturisation.

Terminus 1 (1959)

L’histoire : Julius possède des pouvoirs télépathiques qu’il utilise pour gagner sa vie au jeu. Nu jour où ses partenaires de jeu décident de l’éliminer, il retrouve une connaissance qui lui sauve la vie. L’aventurière défaichie lui propose une affaire : aller chercher un métal précieux sur une planète où les hommes ont régressé au point d’être à peine plus évolués que des singes.

terminus 1Ce que j’en pense : A l’exception d’Oms en série, qui est incontournable, Terminus 1 est sûrement le roman qui m’a le plus accroché dans ce deuxième tome de l’intégrale de Wul.

Le roman peut être divisé en quatre parties qui ont toutes une particularité qui donne un style particulier au roman. Dans la première on découvre un Julius poursuivi par des tueurs, sa télépathie le fait osciller entre empathie et haine. La seconde est un voyage spatial dans un vaisseau luxueux, Julius va tout faire pour pouvoir s’occuper, et il va aussi sauver une jeune fille dépressive et lui offrir sa cabine. La récupération du métal constitue la troisième partie. Julius doit faire preuve d’ingéniosité pour faire comprendre aux primitifs ce qu’il veut d’eux. On a même droit à une nuit dans un cimetière de vaisseaux spatiaux en ruines, les ombres créées donnent une ambiance sinistre, des voix enregistrées se font entendre comme ds voix d’outre-tombe. La dernière partie est sûrement la plus étonnante car très imprévisible. J’ai lu plusieurs romans du FNA et celui-ci se termine sur une note romantique presque déplacée dans la tonalité SF vintage de la collection. Déplacée peut-être mais qui prouve que Stefan Wul était un peu plus qu’un écrivain de SF populaire.

Oms en série (1957)

L’histoire : Les humains ont été emmenés loin de la Terre pour servir d’animaux de compagnie aux Draags sur leur planète où le temps passe plus lentement que sur Terre. Leur intelligence a été réduite à quasiment rien. Sauf que par moment il y a des oms qui sortent du lot et qui décident de sortir du joug qui fait d’eux de simples animaux de compagnie.

oms en serieCe que j’en pense : Oms en série est avec Niourk l’un des romans les plus célèbres de Stefan Wul. A sa façon, Oms en série est une variation SF sur la révolte des esclaves menés par Spartacus. Comme pour Spartacus, les oms sont en attente d’un chef qui va s’opposer aux maitres, les Draags, et qui va les sortir de leur condition. Mais contrairement à Spartacus, la révolte réussit et les oms arrivent au seuil d’un nouveau départ.

Ici Stefan Wul aborde le thème de la décadence des civilisations. Une civilisation décline lorsqu’elle se contente de ses acquis. Il lui faut une opposition, amicale ou inamicale, pour qu’elle conserve sa créativité. Il lui faut une stimulation. La civilisation des Draags est l’exemple même de  la civilisation décadente, ils ne pensent qu’à s’amuser, à câliner leurs oms et quand il faut prendre une décision pour une situation qui sort de l’ordinaire on a droit à une quantité énorme de tergiversations.

Malgré un début difficile car c’est dur de voir des humains réduits à l’état d’animaux de compagnie, c’est un roman qui se lit très facilement et qu’il est difficile de lâcher tant j’avais envie de savoir jusqu’où pourraient aller ces oms.

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