Les Improbables, Kurt Steiner

les improbablesTitre : Les Improbables

Auteur : Kurt Steiner

Editeur : Fleuve Noir

Année : 1965

189 pages

L’histoire : Dans un futur lointain, l’humanité est divisée en deux grandes factions qui maitrisent le voyage dans le temps. Ces deux factions se font la guerre et vont dans le passé pour influencer des découvertes qui leur permettraient d’obtenir un avantage sur le camp adverse.

Manuel Esteban fait partie des scientifiques influencés mais les suggestions sont sans effet sur lui. Alors on décide de l’utiliser comme espion contre le camp adverse.

Ce que j’en pense : C’est le deuxième roman de Kurt Steiner que je lis après les Armes d’Ortog. A voir Steiner fait partie des valeurs sûres du Fleuve Noir Anticipation. C’est un roman qui fait moins de deux cents pages mais c’est plutôt dense.

On a droit à une description d’une humanité divisée en deux factions en guerre perpétuelle et très peu attrayantes. Dans leurs comportements il est difficile d’y trouver quelque chose de civilisé (cannibalisme des prisonniers, modifications génétiques pour créer des monstres utilisés dans des jeux du cirque).

Mais on a aussi droit à deux méthodes de voyage dans le temps. L’une consiste à envoyer son esprit dans le corps d’une personne du passé et d’en prendre possession. L’autre utilise un petit appareil à manipuler et à coupler avec un gilet d’une matière spéciale. Les descriptions faites de ces deux méthodes sont gentiment surannées.

Question personnages il n’y a pas de surprise. Les personnage féminin est sans consistance et se retrouve dans une situation analogue à ce qu’il pouvait y avoir dans Les Rois des étoiles. Manuel Esteban est un anti-héros, soupçonneux à l’égard de tout ce qu’il va découvrir, confronté à des coutumes barbares qui vont le révulser, son humanité va lui poser des difficultés dans certaines situations.

Le personnage le plus intriguant est Varold. Il apparait par intermittence, le plus souvent pour aider Manuel Esteban. Le dessein de Varold reste très mystérieux. Il faut arriver aux dernières pages pour le connaitre. Ce qui permet de découvrir qui sont les Improbables. Et là j’avoue que j’ai été surpris. Il faut un peu réfléchir pour comprendre qui ils sont et combien leur existences est synonyme d’improbabilité.

Les Improbables est un roman qui ne déroge pas aux standards du Fleuve Noir Anticipation mais sa fin est surprenante et laisse beaucoup de possibilités.

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Aux armes d’Ortog, Kurt Steiner

aux armes d'ortogTitre : Aux Armes d’Ortog

Auteur : Kurt Steiner

Editeur : Fleuve Noir

Année : 1960

187 pages

L’histoire : Dans le futur, l’Humanité subit un raccourcissement inexpliqué de son espérance de vie. Dâl Ortog, un jeune berger, perd son père. N’acceptant pas la fatalité, Ortog s’élève contre le clergé qui accepte cette situation. Pourssuivi par le clergé et ses sbires, il va devoir se réfugier dans la capitale où il va devenir un Chevalier-Naute. Statut qui lui permettra de partir dans l’espace pour trouver une solution à la maladie qui touche l’humanité.

Ce que j’en pense : Voilà un roman de moins de deux cents pages mais qui était très dense.

Dès le début on est plongé dans un monde assez étrange. Il y a un bestiaire assez peu décrit et qui laisse place à l’imagination. Les rapports sociaux sont régis par une sorte de féodalité inspirée du Moyen-Age. Le peuple dominé par de baronnets ou autres maitres de guerre prêts à se faire la guerre pour récupérer quelques misérables terre. A distance d’eux, il y a les Chevaliers-Nautes, sorte de caste guerrière habituée aux voyages spatiaux et aux expéditions périlleuses. Et sur le côté il y a le clergé très fataliste qui enjoint les fidèles à accepter la disparition imminente de l’Humanité.

Du côté des personnages il y a de tout. Ortog est la figure classique du héros. Il a vécu un drame , il ne va pas se laisser faire par l’ordre établi, sans le vouloir il va réussir à nouer des alliances qui vont lui permettre de sortir de sa condition d’humble berger. Heureusement (ou pas) il a une faiblesse : la peur du vide spatial, le comble quand on veut voyager dans l’espace.

Par contre j’ai apprécié le personnage de Zoltan : un noble qui va rapidement se lier à Ortog. Celui-ci est considéré comme un « archéologue » car il connait les coutumes sociales et littéraires des temps reculés de l’Humanité. Ses connaissances lui donnent une tonalité décalée par rapport aux autres hommes.

En terme de méchants c’est un peu la dèche. Ceux qui s’opposent à Ortog finissent par disparaitre rapidement. Ceux qui sont d’une certaine envergure sont les Louctouges, sorte de chauve-souris de taille humain, qui défendent la solution au problème de l’Humanité. Ils vivent en colonies gigantesques, n’ont presue pas d’intelligence et leur nombre les rend quasi-invulnérables.

C’est de la science-fiction de Grand-Papa (à l’époque on disait de l’anticipation) oscillant entre planet- opera et space- opera mais je ne pensais pas que cela serait aussi dense, aussi absorbant.

Dans le texte :  » J’ai connu là un prêtre de grande sagesse, qui sait que le mal est enraciné en nous et que la race humaine est une vermine pour la Galaxie. Lutter contre son extinction c’est offenser Dieu, j’en suis à présent convaincu.« 

Sans titre

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