Sur la tête des canards

En attendant le smurf qui doit arriver en septembre, la folie des braderies est revenue.

Bah ouais, on y trouve des habits à des prix intéressants. Comme ce n’est pas moi qui m’en occupe j’accompagne quand même Cachou pour la freiner dans ses achats.

Mais moi il ne faudrait pas que je me lève le dimanche tôt pour rien. Alors j’ai décidé de trouver l’ensemble des Harry Potter.

On en trouve fréquemment, mais les vendeurs sont souvent de doux dingues. Une fois à Flers en Escrebieux, je vois les trois premiers :

« – Vous les faites à combien?

– Dix euros pour les trois.

–  …

– Ils sont neufs. (Madame tu sais pas ce que c’est un livre neuf ou quoi?)

– …

– Je peux les baisser à neuf euros. »

Vous vous en doutez ils sont restés là.

La semaine suivante, à Cuincy, je revois cette dame et son trio de livres. Je ne lui ai pas demandé à combien elle les faisait, ça doit être mon côté bon chrétien.

Hier, à Bray-Dunes, c’était trois euros le bouquin. Alors je voudrais dire à ceux qui vendent des Harry Potter ou des livres en général en brocante, sur la tête des canards, vous n’êtes pas la Fnac, vous êtes en braderie.

Pour information, en cherchant bien, j’ai réussi à trouver les trois premiers romans d’Harry P. pour un total de … (roulements de tambour) 60 centimes.

Unbelievable ce que tu dis avec ta bouche, nan juste pas trop con.

Le Gouffre de l’Absolution, Alastair Reynolds

le gouffre de l'absolutionTitre : Le Gouffre de l’absolution (Absolution Gap)

Auteur : Alastair Reynolds

Editeur : Pocket SF

Année :2005

1180 pages

L’histoire : Les derniers survivant humains ont réussi à quitter Resurgam et à se réfugier sur la planète Ararat. Clavain, leur leader, sait que le combat contre les Inhibiteurs n’est pas fini. Seule une petite fille représente leur dernier espoir de s’en sortir. Celle-ci doit les emmener vers Hela, une lune glacée où se déplacent des cathédrales mobiles gérées par des prêtres attendant l’apocalypse.

Ce que j’en pense : Comme les trois précédents volumes, celui-ci ne change rien à ce qu’Alastair Reynolds a pu mettre en place.

Il y a toujours cette richesse des mondes créés, avec leurs populations qui se débrouillent comme elles peuvent. il est toujours aussi fécond avec des croyances toujours aussi délirantes, elle trouvent toujours leur succès dans la peur de l’anéantissement de l’humanité.

Deux personnages ont enfin un rôle plus prééminent : Scorpio le porcko (mi-homme, mi-porc), destiné à l’esclavage et au crime réussit à s’en sortir. Non humain il acquiert une humanité en mettant de côté sa colère et sa haine ; le capitaine du Spleen de l’Infini, qui a fusionné avec son vaisseau, devient plus sociable et est prêt à tout pour sauver le peu de gens qu’il peut. Ces deux personnages, complexes,  sont typiques de ceux du cycle.

Par contre j’ai eu l’impression d’une redondance d’un roman à l’autre : il y a la même trame, les mêmes éléments, ils ne sont jamais identiques mais donnent toujours une impression de déjà-vu.

Et puis la fin est abrupte, on reste dans le mystère. Je pensais arriver à une conclusion (c’est le quatrième roman quand même) mais encore une fois rien ne semble définitif.

Transparences, Ayerdhal

transparencesTitre : Transparences

Auteur : Ayerdhal

Editeur : Le Livre de Poche

Année : 2004

603 pages

L’histoire : Stephen Bellanger est criminologue pour Interpol à Lyon. Par sa hiérarchie, il est mis sur des dossiers de meurtres présentant des similitudes. Lors de chaque meurtre, la présence d’une jeune femme a été remarquée mais aucun témoin n’est capable de la décrire précisément.

Bellanger va chercher à en savoir plus sur cette femme qui semble aussi intéresser de nombreux services secrets.

Ce que j’en pense : Ayerdhal, je le connaissais comme auteur de science-fiction. Mais je n’ai jamais réussi à trouver un de ses romans en bibliothèque. Alors je me suis rabattu sur ce thriller, qui apparaît comme une bifurcation dans son œuvre.

L’histoire peut paraître intéressante, on se trouve dans une sorte de mélange entre Kill Bill et La Mémoire dans la Peau.

Mais il y a beaucoup de parlotes, de savoir qui est avec qui, qui veut trouver la femme, qui veut sa mort. Donc le lecteur se trouve toujours dans le flou, un peu comme Bellanger.

Quand on arrive à la fin, on se rend compte que ce n’est pas du tout crédible, que c’est hautement improbable. Et quand on se retrouve face à un tel sentiment, il y a de la déception.

La Pierre des larmes, Terry Goodkind

l'épée de véritéTitre : La Pierre des Larmes – L’Epée de Vérité 2

Auteur : Terry Goodkind

Editeur :Bragelonne

Année : 2003

755 pages

L’histoire : Darken Rahl a été battu. Mais Richard, en détruisant le pouvoir de Rahl, a ouvert une brèche dans la barrière qui sépare le monde des vivants du monde des morts. Et le Gardien envoie ses sbires pour commencer à prendre possession du monde des vivants. Richard Cypher, Zedd et Kahlan vont devoir lutter pour empêcher son arrivée.

Ce que j’en pense : Quand on commence ce deuxième roman, on se rend compte que l’action fait suite au premier volume. Même si Darken Rahl est mort les problèmes ne font que commencer et les personnages ont peu de répit.

L’action va se scinder en trois, ce qui va la ralentir. En effet le roman est très long à démarrer, ça ne s’accélère qu’à partir de la 650° page (il y en a 755).

Après avoir été désigné comme Sourcier de Vérité, voilà que Richard doit se faire former comme magicien. Il va alors se retrouver au contact des Sœurs de Lumière, congrégation de femmes qui forment les magiciens et qui vénèrent le Créateur. Je trouve trop conformiste la présence d’une telle entité.

J’essaie d’éviter la déception en me disant que ce n’est qu’un épisode de transition.

La Ferme d’Eden, Cizia Zykë

la ferme d'EdenTitre : La Ferme d’Eden

Auteur : Cizia Zykë

Edition : Le Livre de poche

Année :1991

217 pages

L’histoire : Un trio de braqueurs recherché par la police trouve refuge dans une ferme du Bush australien. Après avoir éliminé les membres de la famille souhaitant se rebeller, ils semblent être acceptés par les survivants.

Ce que j’en pense : Ce roman est un huis clos entre les bons et les méchants. Mais au fil de l’histoire on se rend compte que les bons ne le sont pas tant que ça.

Les personnages face aux évènements ont un peu trop de facilité pour pour se transformer. La mère de famille oublie vite son mari assassiné et s’oublie avec le chef de la bande.

Les victimes se transforment assez rapidement en personnages machiavéliques : la grand-mère est prête à manipuler un travailleur aborigène; les deux fils qui s transforment en anges vengeurs sont incohérents : ils sont prêts à tuer mais trouvent horrible l’attitude débauchée de la fille du groupe

Malgré certains défauts La Ferme d’Eden permet de passer faire passer deux heures de retenue plus vite.

La Première leçon du Sorcier, Terry Goodkind

la première leçon du sorcierTitre : La Première Leçon du Sorcier (L’Epée de Vérité 1)

Auteur : Terry Goodkind

Edition : Bragelonne

Année : 2003

532 pages

Note : 3,5/5

L’histoire : Richard Cypher est forestier en Terre d’Ouest. Un jour il sauve une jeune femme de quatre hommes qui voulaient la tuer. Avec l’aide de son ami sorcier Zedd, Richard va aider la jeune femme à empêcher Darken Rahl à mettre en oeuvre une magie qui pourrait lui permettre de dominer le monde.

Ce que j’en pense : Cycle de fantasy qui est devenu une sorte de classique, L’Epée de Vérité ressemble à n’importe quel autre cycle. Un gars tout simple se découvre des pouvoirs qui vont lui faire peur mais qui vont lui permettre de réaliser une grande destinée. Donc il n’y a rien d’inventé, rien de neuf.

Richard en est même presque niais, il fait presque figure d’inculte à côté des autres personnages pour ne pas dire que c’est un péquenot.

Mais si ça reste dans de la fantasy classique je dois reconnaître à Terry Goodkind le fait qu’il a créé son propre bestiaire et qu’ainsi on ne retrouve pas les classiques nains, elfes et autres trolls.

De plus en face des gentils il y a des méchants assez odieux, qui n’hésitent à pratiquer la torture ou autres actes de barbarie de manière assez répétée. Ce qui à la fin du roman peut devenir écœurant. L’utilisation du gore est là pour compenser les relations très chastes qu’il y a entre les deux personnages principaux.

A Rebours, Joris – Karl Huysmans

a reboursTitre : A Rebours

Auteur : Joris-Karl Huysman

Edition : Garnier Flammarion

Année : 1978

249 pages

 

L’histoire : Des Esseintes, dernier rejeton d’une famille où la consanguinité est devenue une règle, vit en ermite. La vie réelle, celle qui l’entoure, l’ennuie alors il cherche à se créer une réalité toute fantasmatique, irréelle pour pouvoir échapper à sa vie réelle.

Ce que j’en pense : A Rebours est un roman où il ne se passe rien, il ne faut pas se faire d’illusion. Le récit se focalise sur les goûts de des Esseintes et fait du roman un manifeste de l’art décadent.

Car des Esseintes est un symbole de la décadence. Il est issu d’une famille à forte consanguinité, il est de constitution chétive et est toujours malade. Dans son cas ça frôle l’hypocondrie.

Sa décadence est aussi marquée en matière de de littérature : il n’apprécie que les auteurs latins de la fin de l’ère romaine car avant ils ne sont que trop classiques, il apprécie certains poètes maudits notamment Baudelaire car il y a une tendance païenne dans ses poèmes (Les Fleurs du Mal).

Je trouve qu’A Rebours est une sorte d’exercice de style, comme de la poésie en prose. Il y a l’utilisation d’un vocabulaire que Mallarmé n’aurait pas nié ou des passages où des Esseintes essaie de marier des tons de couleurs pour son intérieur, c’est fastidieux et ça parait être de la peinture à l’écrit.