Du fond de l’abîme, Lee Child

du fond de l'abimeTitre : Du fond de l’abîme

Auteur : Lee Child

Editeur : Ramsay

Année : [1997] 2003

536 pages

L’histoire : Jack Reacher est un ancien enquêteur de la police militaire. Ayant quitté l’armée, il sillonne les Etats-Unis sans but précis. Alors qu’il se restaure dans un dinner, il est interpellé pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Lorsque son alibi le disculpe, il se retrouve à enquêter aux côtés de l’inspecteur en charge de l’enquête.

Ce que j’en pense : Encore une fois, voilà un personnage de roman que j’ai découvert lorsqu’est sorti un film adapté de la série de romans où il apparait. Le Jack Reacher du film est plutôt loin physiquement du Reacher du roman. Un petit brun pour un grand blond voilà une belle différence. Par contre question caractère c’est dans les deux cas un loup qui réfléchit beaucoup et bien. Il n’hésite pas à faire preuve de violence mais ses victimes sont toujours des personnes qui avaient cherché les problèmes. Dans ce roman, je trouve que Jack Reacher est comme un cow boy qui débarque dans une ville et qui règle les problèmes.

Par contre question psychologie il n’y a pas vraiment de grande surprise. Même s’il est en phase avec Roscoe, la jolie femme flic, il est très facile de deviner au fil du récit qu’il est impossible que leur histoire ne devienne réellement sérieuse.

Face à Reacher il y a des adversaires retors, des fois borderline. De ce côté-là je n’ai pas eu à me plaindre. Les adversaires ne sont pas très forcément bien identifiés donc ça permet d’avoir des révélations tout au long du récit et donc du suspense jusqu’au bout.

Du fond de l’abîme met en scène un personnage qui a une morale bien à lui, ce qui tranche avec une bien pensance un peu trop présente dans certains romans. Maintenant il faut voir comment Reacher peut évoluer au fil des romans.

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Intergalactiques 2015

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de me rendre dans un salon du livre (depuis avril avec Trolls et Légendes). J’ai eu de la chance de tomber à Lyon au même moment que les Intergalactiques. Je trouve dommage d’avoir eu la liste des auteurs présents quasiment le jour du début des Intergalactiques.

Bon assez de râleries. Tout d’abord, avec les évènements autour de l’arrivée de Marty McFly dans le futur, il a été possible de voir une De Lorean, pas celle du film mais ça se laisse toujours regarder.

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Aux Intergalactiques, ce qui marque tout de suite c’est l’affluence pour le vide-grenier du geek. On y trouve des consoles vintages, les jeux qui vont avec, des figurines en lien avec des jeux. Ce que l’on trouve un peu moins c’est du livre d’occasion. J’ai eu de la chance de tomber sur ces deux recueil de Robert Silverberg neufs (l’un d’entre eux était encore emballé) pour une bouchée de pain par rapport à leur prix d’origine.

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Ensuite ça a été direction le salon du livre. Alors je mettais fait ramener L’Opéra de Shaya mais que ce soit le matin ou l’aprem point de Sylvie Lainé. Et pareil pour Alain Damasio, Jean-Pierre Andrevon ou Stéphane Przybylski.

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Alors je me suis tourné vers Jo Walton est son roman incontournable. J’ai découvert avec cette dédicace de la difficulté de se retrouver face à un auteur étranger dont tu ne maîtrises plus très bien la langue. Alors désolé pour ma syntaxe et mon accent déplorable. Ensuite ça a été vers Christian Chavassieux, dont le roman de fantasy me tentait de nombreuses fois lorsque j’allais à la Fnac. Ça a été une rencontre intéressante et en plus de la griffe, j’ai eu droit à un petit dessin.

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Ces deux livres c’était le petit bonus folie. Tous les deux avec une couverture de Manchu. Il aurait été marrant de se faire dédicacer certaines des nouvelles d’Utopiales 15 par les auteurs présents mais aucun n’était physiquement là. Et Le Melkine, c’est pour la découverte du monde entraperçu lors de ma discussion avec Olivier Paquet.

Donc voilà un festival intéressant pour toutes les activités qu’il y a autour du salon du livre dont je n’ai pas pu profiter pour d’autres raisons mais pour ce que j’en ai vu cela m’a plu.

 

 

 

Les sentinelles, Chapitre troisième : Avril 1915 Ypres

les sentinelles 3Titre : Les sentinelles, Chapitre troisième : Avril 1915 Ypres

Scénario : Xavier Dorisson

Dessin : Enrique Breccia

Editeur : Delcourt

Année : 2011

L’histoire : 1915, la guerre s’enlise. Les états-majors cherchent des solutions pour remporter un avantage sur l’adversaire. Les allemands se penchent aussi sur la question d’un guerrier suprême. Lors d’une expérience qui tourne mal, un officier allemand se retrouve obligé de vivre dans un scaphandre empli de gaz qui lui permet de posséder une force herculéenne. L’affrontement avec Taillefer des Sentinelles va alors être inéluctable.

Ce que j’en pense : Voici le dernier des volumes des Sentinelles que j’ai pu trouver. On continue sur la lancée des précédents volumes dans la dénonciation  du militarisme, de l’utilisation à tout prix des moyens techniques et humains pour remporter une victoire même minime.

Par contre, en introduisant de nouveaux personnages, on ne fait plus porter la tâche d’être un héros malgré lui sur les seules épaules de Taillefer. L’apparition d’un surhomme-cyborg du côté allemand permet à la fois de créer une nouvelle tension avec un affrontement avec Taillefer mais aussi de montrer que dans les deux camps il y a de la manipulation du soldat par les chefs.

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L’homme bicentenaire, Isaac Asimov

l'homme bicentenaireTitre : L’homme bicentenaire

Auteur : Isaac Asimov

Editeur : Denoël

Année : [1976] 1978

284 pages

Ce que j’en pense : J’ai commencé plusieurs fois ce recueil de nouvelles d’Isaac Asimov. A chaque fois je bloquais sur la première nouvelle. Cette fois ci je me suis forcé à avancer dans la lecture de ce recueil. Et j’en ai été moyennement satisfait.

Les premières nouvelles du recueil sont très bavardes, il faut attendre longtemps avant de saisir où Asimov veut en venir. Les préoccupations scientifiques ne m’ont pas beaucoup intéressé.

Ça s’est débloqué avec L’homme bicentenaire, qui relate l’histoire d’un robot qui tout au long de sa vie va chercher à ressembler à un homme, à atteindre l’humanité. Mais ensuite on va retomber dans des nouvelles un peu longue où il faut attendre la toute fin pour avoir le dénouement qui donne l’intérêt à la nouvelle.

Ce recueil, à part la nouvelle qui lui donne son nom, n’a pas été pour moi une lecture fantastique, plutôt ennuyeuse.

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Prix Nebula 1976, Prix Hugo 1977, Prix Locus 1977

Le Travail du Furet, Jean-Pierre Andrevon

le travail du furetTitre : Le Travail du Furet

Auteur : Jean-Pierre Andrevon

Editeur : ActuSF

Année : 2015

515 pages

L’histoire : Dans un futur proche, la maladie a été éradiquée. Mais pour éviter la surpopulation, l’Etat mandate des tueurs pour éliminer 400 000 personnes chaque année.

Quand le Furet est contacté par une de ses connaissances qui lui fait part d’informations remettant en cause le discours des autorités. A partir du moment où il va se mettre à douter, les ennuis vont commencer à lui tomber dessus.

Ce que j’en pense : Jean-Pierre Andrevon est un auteur dont j’ai beaucoup entendu parler dans le cadre de l’Imaginaire français. C’est à l’occasion de la réception du Travail du Furet dans le cadre d’un Masse Critique que j’ai enfin lu un roman de lui.

Il faut le dire tout de suite : âmes sensibles, s’abstenir. Andrevon nous décrit un avenir très sombre. L’environnement est très pollué. Le monde est surpeuplé et la division sociale est omniprésente. Le pire c’est qu’il semble n’y avoir aucune espérance. Le seul but est de finir la journée sans trop de mal et ne pas penser au futur. Le futur décrit par Andrevon est très cauchemardesque mais semble à peine éloigné de l’état de nos sociétés.

Le personnage du Furet, même s’il évolue dans un monde dystopique, est véritablement une personnage de roman noir. Il est gavé de références cinématographiques, surtout des films noirs américains. Ce n’est pas pour rien qu’il surnomme son imper « Bogart ». Le métier du Furet est d’éliminer des cibles. Mais à chaque fois il fait ça de différentes manières qui sont décrites de manière très détaillée et donc très dégueulasse. . Même si le roman est court, les descriptions deviennent rapidement écœurantes.

Le Furet se retrouve face à un choix que chacun pourrait avoir à faire. Ou bien il se rebelle et perd tout élément de confort, toute existence dans un monde qui détruit très facilement ses membres. Ou bien il continue, lâchement, à faire le boulot pour lequel il est payé.

Le roman est accompagné de sept nouvelles qui se déroulent dans un futur cauchemardesque proche de celui du Travail du Furet. Deux m’ont particulièrement marqué : « Demain je vais pousser », où sans vraiment être explicite un homme travaille, avec une multitude de collègues à repousser d’autres hommes, juste l’occident qui repousse ceux qui voudraient y entrer; « Et si nous allions danser », un été dans un camp de vacances, où la pénurie apparait, où les occupants sont malmenés, où on fait la queue pour des douches inquiétantes.

Le Travail du Furet a une tonalité dérangeante et des questionnements utiles mais je ne sais pas si j’en garderai un souvenir impérissable.

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Harry Dickson, 5 aventure intégrales, tome 2

harry dicksonTitre : Harry Dickson, 5 aventure intégrales, tome 2

Auteur : Jean Ray

Éditeur : Marabout

Année : 1966

413 pages

L’histoire : Harry Dickson est un détective vivant dur Baker Street. Ses services sont demandés par la police ou par des particuliers lorsqu’ils se retrouvent confrontés à des malfrats puissants ou à des créatures maléfiques.

Ce que j’en pense : J’ai découvert Harry Dickson par le biais de la bande dessinée. J’avais aimé ce monde sombre, violent et parfois rétrofuturiste. Je me suis lancé dans la lecture des courts romans quand je les avais trouvé à la bibliothèque de Tourcoing, qui est la seule bibliothèque où je les ai trouvés.

Quand on voit le rythme de parution et le nombre d’aventures concernant Harry Dickson, on se doute que la qualité des récits va âtre inégale. C’est le cas ici avec ce recueil.

Certaines, notamment une, est particulièrement illisible. La multiplication des personnages avec leurs vrais et leurs faux noms perd le lecteur assez rapidement. Par contre les autres, où Jean Ray réussit à créer une ambiance de mystère,en intégrant une part de fantastiques sont haletantes. Biens sûr le mystère est dévoilé par la sagacité d’Harry Dickson et laisse parfois un goût amer.

La main gauche de la nuit, Ursula K. Le Guin

la main gauche de la nuitTitre : La main gauche de la nuit

Auteur : Ursula K. Le Guin

Editeur : Le livre de poche

Année : [1969] 2007

352 pages

L’histoire : Gethen est une planète glacée que ses premiers habitants ont baptisé Nivôse. Sur cette planète il n’y a ni femmes ni hommes juste des androgynes qui dans certaines circonstances adoptent le caractère de l’un ou de l’autre sexe. L’Envoyé de l’Ekumen passe pour un monstre à leurs yeux et il a la lourde tâche de leur faire entendre le message de l’Ekumen.

Ce que j’en pense : J’ai essayé de mettre une autre œuvre majeure de l’œuvre d’Ursula Le Guin. J’ai plus apprécié La main gauche de la nuit que mes précédentes lectures même si certains aspects m’ont déçu.

Ursula Le Guin décrit avec une très grande précision cette planète où vivent ces créatures androgynes, que ce soit du point de vue géographique ou du point de vue anthropologique. Toutefois la description des rites de reproduction m’a plutôt laissé sur le bord de la route. C’est devenu d’un coup encyclopédique et même si c’était très bien pensé, ça m’a plombé dans ma lecture pour la première fois.

Ensuite le rythme s’est accéléré, il y avait d’un coup de l’action, de nouveaux enjeux apparaissaient. Puis il y a eu cette traversée d’un désert glacé pendant de nombreuses pages et ça a été véritablement une traversée du désert. Un manque d’action mais aussi un trop grand nombre de considérations philosophiques. Le problème d’Ursula Le Guin, à mes yeux, est qu’elle réussit à décrire, à imaginer des sociétés avec une grande précision anthropologique, ce qui permet de mettre en perspective notre monde, mais les personnages qu’elle crée ne m’intéressent vraiment pas du tout. J’ai l’impression que ces personnages sont englués dans les sociétés créées par Ursula Le Guin.

Donc encore une fois une lecture plutôt mitigée concernant Ursula Le Guin.

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Prix Nebula 1969 et Prix Hugo 1970

Royaume de Vent et de Colères, Jean-Laurent Del Socorro

royaume de vent et de coleresTitre : Royaume de Vent et de Colères

Auteur :  Jean-Laurent Del Socorro

Editeur : ActuSF

Année : 2015

280 pages

L’histoire : Marseille, 1596. Les troupes d’Henri IV sont aux portes de la ville. Le roi a décidé de mettre fin à la République de la ville de Marseille. au sein de la cité, les destins de plusieurs habitants vont se croiser de manière tragique.

Ce que j’en pense : Royaume de Vent et de Colères est sans conteste ma meilleure lecture du mois d’août.

Avec ce roman, Jean-Laurent Del Socorro nous fait découvrir un moment méconnu de l’histoire de France et de l’histoire de Marseille. Il introduit un élément de magie (l’artbon) qui reste assez discret.

Les chapitres sont courts et chacun est le point de vue d’un personnage. Alors les points de vue se succèdent très rapidement ce qui donne un peu le tournis au début mais cela  donne un rythme à l’action.

Les personnages viennent tous d’horizons différents mais ils ont en commun d’avoir été sévèrement marqués par violence. L’assaut des troupes royales va leur permettre de trouver une paix avec eux-mêmes que ce soit par la mort ou par l’aide donnée à autrui.

Le roman de Del Socorro est court, il se lit facilement et rapidement. Mais il est très intense et on ne sort pas indemne de cette lecture.

52 semaines

Idée 92 : Une armure

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Prix Elbakin 2015

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Bilan de septembre

Voilà je suis arrivé à Lyon et cela pour sept mois. Pas facile de débarquer dans une ville où on ne connait rien ni personne. Mais comme c’est pour améliorer sa situation, je ne vais pas trop me plaindre. C’est quand même dur de laisser sa bibliothèque à 700 kilomètres de soi.

Le mois de septembre a été plutôt fourni en lecture, sept livres : Les maitres chanteurs, Mausolée, Les clans de la lune alphane, Sumerki, Royaume de vent et de colères, La main gauche de la nuit et 5 aventures d’Harry Dickson.

Quatre nouveaux livres sont arrivés dans mes étagères : Gueule de truie de Justine Niogret, Les Insulaires de Christopher Priest, Le puits des mémoires tome de Gabriel Katz et Le travail du furet de Jean-Pierre Andrevon, que je ne devrais pas tarder à lire car je l’ai reçu dans le  cadre d’un Masse Critique.

Comme il y avait une promo sur les ebooks estampillés fantastique des Indés de l’imaginaire, j’en ai encore profité. J’ai acquis L’évangile cannibale de Fabien Clavel, Lee Winters de Lon T. Williams, Je suis ton ombre de Morgane Caussarieu et L’Héritière de Jeanne A Debats.

Ma PAL a repris de l’ampleur : mes dernières lectures étaient des emprunts à la bibliothèque et quatre livres ne plus ça n’aide pas trop. Je vais profiter de mes sept mois à Lyon pour lire mes livres mais il y a tout de même des librairies plutôt bien fournies 😉 Pour ce qui va arriver il y aura le Travail du furet puis Trolls et Légendes (anthologie du festival du même nom). Après je verrai en fonction de mes envies quand je retourne dans le Nord.