Le Travail du Furet, Jean-Pierre Andrevon

le travail du furetTitre : Le Travail du Furet

Auteur : Jean-Pierre Andrevon

Editeur : ActuSF

Année : 2015

515 pages

L’histoire : Dans un futur proche, la maladie a été éradiquée. Mais pour éviter la surpopulation, l’Etat mandate des tueurs pour éliminer 400 000 personnes chaque année.

Quand le Furet est contacté par une de ses connaissances qui lui fait part d’informations remettant en cause le discours des autorités. A partir du moment où il va se mettre à douter, les ennuis vont commencer à lui tomber dessus.

Ce que j’en pense : Jean-Pierre Andrevon est un auteur dont j’ai beaucoup entendu parler dans le cadre de l’Imaginaire français. C’est à l’occasion de la réception du Travail du Furet dans le cadre d’un Masse Critique que j’ai enfin lu un roman de lui.

Il faut le dire tout de suite : âmes sensibles, s’abstenir. Andrevon nous décrit un avenir très sombre. L’environnement est très pollué. Le monde est surpeuplé et la division sociale est omniprésente. Le pire c’est qu’il semble n’y avoir aucune espérance. Le seul but est de finir la journée sans trop de mal et ne pas penser au futur. Le futur décrit par Andrevon est très cauchemardesque mais semble à peine éloigné de l’état de nos sociétés.

Le personnage du Furet, même s’il évolue dans un monde dystopique, est véritablement une personnage de roman noir. Il est gavé de références cinématographiques, surtout des films noirs américains. Ce n’est pas pour rien qu’il surnomme son imper « Bogart ». Le métier du Furet est d’éliminer des cibles. Mais à chaque fois il fait ça de différentes manières qui sont décrites de manière très détaillée et donc très dégueulasse. . Même si le roman est court, les descriptions deviennent rapidement écœurantes.

Le Furet se retrouve face à un choix que chacun pourrait avoir à faire. Ou bien il se rebelle et perd tout élément de confort, toute existence dans un monde qui détruit très facilement ses membres. Ou bien il continue, lâchement, à faire le boulot pour lequel il est payé.

Le roman est accompagné de sept nouvelles qui se déroulent dans un futur cauchemardesque proche de celui du Travail du Furet. Deux m’ont particulièrement marqué : « Demain je vais pousser », où sans vraiment être explicite un homme travaille, avec une multitude de collègues à repousser d’autres hommes, juste l’occident qui repousse ceux qui voudraient y entrer; « Et si nous allions danser », un été dans un camp de vacances, où la pénurie apparait, où les occupants sont malmenés, où on fait la queue pour des douches inquiétantes.

Le Travail du Furet a une tonalité dérangeante et des questionnements utiles mais je ne sais pas si j’en garderai un souvenir impérissable.

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