Magies secrètes, Hervé Jubert

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L’histoire : Sequana est une ville dont les dirigeants veulent faire disparaitre les êtres féériques. Goerge Beauregard, agent du pouvoir en place recueille ces créatures dans son hôtel particulier.

Chargé d’enquêter sur la disparition du neveu de l’empereur, il va être aidé par une jeune fille aux étranges pouvoirs. En un temps très réduit, il va devoir découvrir ce qui risque de déstabiliser les relations entres les humains et les féeriques.

Ce que j’en pense : Après la Trilogie Morgenstern, voici une autre trilogie reprenant les mêmes ingrédients. On suit un enquêteur un peu particulier, on se doute qu’il n’est ni tout à fait humain ni tout à fait féerique. Ce qui le rend plus sensible à certaines questions.

Mais ce qui vaut le coup ce sont les personnages qui l’entourent ou qu’il va rencontrer au cours de son enquête.

Je reconnais qu’il est un peu difficile d’y entrer car on se retrouve dans un monde dense, avec presque un trop plein d’informations : je pense aux notes de bas de pages très fréquentes et assez conséquentes.

J’ai apprécié de me retrouver dans un roman au rythme enlevé, avec de nombreux clins d’oeil historiques.

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Harry Potter à l’école des sorciers, J.K. Rowling

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L’histoire : Harry Potter est un orphelin élevé par ses oncle et tante qui le détestent. Un jour il reçoit une lettre l’invitant à rejoindre l’école de Poudlard, une école de magiciens dont il ignorait tout.

Ce que j’en pense : Ça fait bien douze ans que j’avais entamé la lecture de la série en piquant les livres à mon petit frère et tous n’étaient pas sortis. Aujourd’hui je les ai tous, tous trouvés occasion pour moins de dix euros, ça c’est ma grande fierté.

J’en avais assez de voir la série trainer dans la bibliothèque, je m’y suis remis. Bien sûr je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus que ce qui a déjà été dit.

Lire Harry Potter, c’est faire partie des lecteurs qui sauront distinguer les moldus. Car rentrer dans un Harry Potter c’est commencer à faire partie d’une communauté avec qui on partagera une connaissance des personnages et des événements.

Même si le roman est écrit pour les enfants, les adultes peuvent y trouver leur compte. Il y a de l’inventivité et de l’humour dans les situations et dans l’utilisation de la langue. Et ce qui est appréciable c’est que les personnages ne sont pas gnangnan. Je n’ai pas eu l’impression de tomber sur un roman trop enfantin.

Comme c’est le premier roman de la série, c’est un roman de présentation. On découvre les futurs compères de Harry Potter, ses ennemis directs, son ennemi dont il faut taire le nom et dont l’ombre planera sur les romans et se fera de plus en plus oppressante.

Je l’ai relu avec beaucoup de plaisir, ce qui est de bonne augure pour le reste de la série.

La vérité avant-dernière, Philip K. Dick

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L’histoire : Depuis quinze ans une guerre ravage la surface de la Terre. Les gens attendent la fin de la guerre dans des abris souterrains où ils réparent les solplombs qui se battent à la surface.

Un jour l’un d’eux décide de remonter à la surface pour y trouver un organe pour une transplantation. Là-haut il risque d’y trouver la mort ou bien il découvrira une réalité différente de celles des communiqués officiels.

Ce que j’en pense : Je continue ma découverte de l’œuvre de Dick. Jusqu’à présent j’ai eu de la difficulté à trouver parmi les romans lus quelque chose qui m’aurait expliqué l’enthousiasme pour cet auteur.

A mes yeux ce qui caractérise un roman de Dick c’est plein de bonnes idées et un récit brouillon.

L’idée première c’est une guerre apocalyptique à la surface et une humanité qui attend la fin dans des abris souterrains. Bien sûr la vérité servie  aux abris n’est pas celle que l’on croit. Ce qui existe alors à la surface pourrait être tout à fait crédible : les riches, les puissants  profitent d’un monde redevenu naturel, sans surpopulation; ils font construire leurs robots serviteurs par les habitants des abris qui eux croient fabriquer des soldats.

Mais le problème c’est qu’on se retrouve avec une lutte parmi les puissants, avec la mise en place d’un complot plutôt tiré par les cheveux. Et on entre dans le n’importe quoi avec l’apparition d’un personnage qui en fait a plusieurs siècles et non vingt ans mais dont l’âge n’est pas fixé car il a été exposé à un oscillateur temporel.

Tous les personnages (masculins) sont paranoïaques , sauf peut-être celui qui joue à Highlander, qui détient le sort de l’Humanité entre les mains. Les personnages féminins sont inexistants, ah! tines ça existe une femme ?

Aujourd’hui je me demande si je ne devrais pas lire un ouvrage expliquant l’œuvre de Dick parce que là ce que j’ai pu lire, à part un ou deux romans, je n’y ai pas trouvé un intérêt particulier.

Les Lames du Cardinal, Pierre Pevel

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L’histoire : 1633, en France, un ordre secret, la Griffe Noire, a décidé de restaurer le règne des dragons. Pour les contrer, le Cardinal de Richelieu a à sa disposition des hommes et une femme, duellistes, aventuriers, espions qui sont prêts à tout pour défendre la Couronne : les Lames du Cardinal.

Ce que j’en pense : Les Lames du Cardinal sont sûrement l’oeuvre maitresse de Pierre Pevel. Sincèrement je ne vois pas comment on ne pourrait pas apprécier cette trilogie. Pevel utilise une trame historique, ici le Paris de Richelieu, pour y coller des éléments de fantasy, magie et dragons. La compagnie des Lames permet à Pevel de mettre en place des personnages différents qui ont chacun leurs secrets et qui sont tous attachants. La mort de certains au cours des romans peut-être un crève-cœur. Mais leurs secrets peuvent se révéler être des dangers pour les membres de la compagnie. Pevel réussit à camper des personnages qui n’ont rien à envier aux Quatre Mousquetaires aux quels ils peuvent être rapprocher.

Même si on est dans un cycle de fantasy, les descriptions du Paris de 1633 sont saisissantes de réalité. Par moments le cycle lorgne vers le roman historique même si des éléments de fantasy sont disséminés par-ci par-là.

Les récits sont bien construits, ils alternent entre séquences de duels et séquences plus calmes de machinations politiques. Car les trahisons et chausse-trappes sont légions. Parfois li faut bien s’accrocher pour savoir de quel côté peuvent se situer certains personnages.

Un bilan sur un peu tout…

Encore une année de passée, encore une qui est passée très vite.

Je ne ferai pas de palmarès des meilleurs et des pires livres que j’ai pu lire cette année. Vous lisez le blog, vous savez ce que j’ai aimé ou pas. Cette  année  j’ai  lu  un  peu  plus de romans  numériques  que  les  années  précédentes,  environ  10 %  du  total.  

Mais  j’ai  pu  me  rendre compte  que  en  cette  fin d’année  j’avais  un  peu  plus  de mal à  assurer  le  service  continu  sur  le  blog. Je  lis  mais  je  mets  plus  de  temps  pour  écrire  les  chroniques  et  encore  plus  de  temps  pour  les  mettre  sur  le  blog. Plusieurs  fois  j’ai  pensé arrêter  le  blog,  le  soir  après  le  travail  je  n’ai  pas  dsc02274trop  envie  de  me   remettre devant  un  ordinateur. Mais cela fait tellement longtemps que je bloggue que je ne sais pas comment ça serait sans. Je vais continuer à alimenter le blog sans me mettre la pression mais en essayant de mettre un article par semaine.

En sorte pour fêter l’obtention du prêt immobilier (avec un taux encore intéressant) pour l’achat de la maison, je me suis baladé au Furet du Nord. Étonnamment j’y ai trouvé quelque chose à me mettre sous la dent. Tout d’abord un ouvrage rassemblant l’ensemble des nouvelles d’Ayerdhal, auteur que je ne connais que par la lecture de La Troisième lame. Comme tous les ans, je me retrouve avec la résolution de lire l’œuvre de tel auteur et au final ce n’est pas le cas.

dsc02273Avec Les ombres de Torino, je complète le diptyque d’Arnaud Duval, space opera que je lirai peut-être lors du Summer Star Wars.

Pour Ted Chiang, il y a eu comme un écho dans ma mémoire. J’en avais entendu parler, là c’est mis en avant à cause de la sortie du film, laissons-nous tenter.

Après Noël, comme on est grand et que le vieux barbu doit s’occuper chtites nenfants, tu te débrouilles tout seul pour te gâter (comme si j’avais besoin d’acheter encore des livres avec ce que vous avez vu précédemment). J’ai craqué pour un livre sur les lieux de la saga Star Wars, il est très bien foutu, bien riche, avec plein de jolies illustrations pour savoir pleins de choses. Et j’ai continué sur ma lancée des beaux livres, parce que lire un bel objet, c’est plaisant et comme dans la nouvelle maison j’aurai ma pièce bibliothèque pour pouvoir étaler mes acquisitions.

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Pour l’année 2017, j’ai la bonne résolution de faire diminuer ma PAL et de l’amener en dessous des cent livres. De la rigueur et de l’autopersuasion (à l’achat raisonné), voilà les maitres mots de l’année à venir.