La loi de Mandralor, Peter Randa

la loi de mandralorTitre : La loi de Mandralor

Auteur : Peter Randa

Editeur : Fleuve Noir

Année: 1964

177 pages

L’histoire : Helver a quitté la planète abandonné à la poursuite de la Masse. Son sommeil est interrompu lorsque son ennemi se pose sur une planète dont les habitants peuvent être facilement des cibles pour la Masse. Cette planète c’est la Terre et Helver va alors se retrouver à appliquer la loi de sa planète natale comme il se retrouve au contact d’une civilisation étrangère.

Ce que j’en pense : La loi de Mandralor est la suite de Fugitif de l’espace. Alors comme pour le premier épisode, je vais redire les mêmes chose ou presque.

Les personnages sont toujours aussi peu développés. Les deux femmes qui entourent Helver sont considérées d’un point de vue paternaliste. Helver, qui faisait figure de rebelle dans Fugitif de l’espace, est bien rentré dans le rang en appliquant les règles posées par Mandralor. Lois qu’il refusait absolument. Ce changement m’est apparu comme inopportun et pas assez justifié.

La Masse, une fois qu’elle est arrivée sur Terre, est devenue une métaphore de la pensée unique et totalisante représentée à l’époque par l’URSS. C’est une masse qui absorbe les être humains et qui les domine psychologiquement, les êtres absorbés n’ont plus d’individualité et la Masse ambitionne de dominer le monde.

Puis le roman finit presque trop facilement en assurant un happy end convenu. Alors, autant j’avais trouvé La Solitude des Dieux plutôt intéressant, ici j’ai trouvé ce diptyque répétitif et prévisible.

Sans titre

Fugitif de l’espace, Peter Randa

fugitif de l'espaceTitre : Fugitif de l’espace

Auteur : Peter Randa

Editeur : Fleuve Noir

Année : 1962

145 pages

L’histoire : Helver a été envoyé dans l’espace pour découvrir un monde à coloniser. N’acceptant pas cette destinée il a reprogrammé ses machines en allant à l’encontre des ordres de sa hiérarchie. Poursuivi par des collègues lobotomisés, il arrive sur une planète où une entité attire tous les êtres vivants grâce à de puissants pouvoirs psychiques.

Ce que j’en pense : Fugitif de l’espace a un format assez court pour un roman, moins de 150 pages.

Donc il n’y a pas beaucoup de superflu, pas beaucoup de description du physique des personnages ou des caractéristiques de la planète où se déroule l’action.

Beaucoup de personnages sont impliqués autour d’un personnage principal faisant figure de rebelle. Ceux-ci sont assez communs et presque identiques.

Helver, le personnage principal, qui raconte son aventure, est très pessimiste sur le système qui l’a engendré mais il fait preuve de beaucoup d’humanité lorsqu’il décide de sauver ceux qui étaient envoyés pour le tuer. Helver est un personnage qui incarne une résistance à l’ordre établi mais il rentre assez vite dans le cadre du héros que l’on peut retrouver dans les romans d’anticipation des années 60.

L’entité à laquelle il s’oppose est assez étrange. Elle n’a pas de forme définie, pas d’intelligence propre, elle ne fait qu’absorber tous les êtres qui se trouvent à sa portée. Quand elle se retrouve dotée de la parole par l’absorption d’un être humain, on découvre qu’elle veut conquérir le monde. Et elle fera cela en en créant une race hybride bien plus développée que l’être humain.

Le roman se finit sur un combat presque vain car la créature n’est pas détruite et l’affrontement se poursuit dans un roman écrit deux ans plus tard.

En résumé c’est un roman de SF qui se lit très vite mais qui manque sérieusement de consistance.

Sans titre

La solitude des dieux, Peter Randa

la solitude des dieuxTitre : La solitude des dieux

Auteur : Peter Randa

Editeur : Fleuve Noir

Année : 1966

186 pages

L’histoire : Pierre Lescar est pilote de vaisseaux spatiaux. Mais atteint du Mal de l’espace, il se voit retirer sa licence. Il se voit contacter par une jeune femme dont le père a disparu dans les Pléiades d’Ibsten, un lointain et obscur système solaire. Ils vont découvrir là-bas des êtres qui grâce à la technologie ont réussi à atteindre l’éternité et qui se font la guerre.

Ce que j’en pense : Fleuve Noir et ses romans d’anticipation des années 60, rien que ça ça donne une indication de que l’on va lire. (Il y a quand même des auteurs Fleuve Noir qui sont restés dans les mémoires pour la qualité des récits).

Ici c’est du space opera distrayant, un roman d’aventures avec des robots et des rayons désintégrateurs. Le héros, Lescar, est le meilleur comme pilote mais pas de chance il ne peut plus n faire son métier. Mais pour une grosse somme d’argent le voilà qui se transforme en aventurier. Il est sans peur et sait apprécier les courbes généreuses des femmes qui l’entourent même celles de l’androïde. Androïde qui est bien plus évolué que ce qu’on verra plus tard, les androïdes féminins peuvent avoir des enfants et se marier. On n’est pas très loin de la série Real Humans. Le méchant, qui veut détruire se acolytes en s’adjoignant l’aide de Lescar est assez retors. Il est peut être too much. Mais au moins c’est un méchant qui mérite sa raclée.

Il ne faut pas chercher le fondement scientifique à certaines notions ou technologies. Le temps négatif, par exemple, je comprends ce que cela peut être mais Peter Randa ne donne aucune définition. C’est écrit pour impressionner le lecteur et lui faire perdre certains repères.

Sans titre

logo-challenge-lieux-imaginaires