La main gauche de la nuit, Ursula K. Le Guin

la main gauche de la nuitTitre : La main gauche de la nuit

Auteur : Ursula K. Le Guin

Editeur : Le livre de poche

Année : [1969] 2007

352 pages

L’histoire : Gethen est une planète glacée que ses premiers habitants ont baptisé Nivôse. Sur cette planète il n’y a ni femmes ni hommes juste des androgynes qui dans certaines circonstances adoptent le caractère de l’un ou de l’autre sexe. L’Envoyé de l’Ekumen passe pour un monstre à leurs yeux et il a la lourde tâche de leur faire entendre le message de l’Ekumen.

Ce que j’en pense : J’ai essayé de mettre une autre œuvre majeure de l’œuvre d’Ursula Le Guin. J’ai plus apprécié La main gauche de la nuit que mes précédentes lectures même si certains aspects m’ont déçu.

Ursula Le Guin décrit avec une très grande précision cette planète où vivent ces créatures androgynes, que ce soit du point de vue géographique ou du point de vue anthropologique. Toutefois la description des rites de reproduction m’a plutôt laissé sur le bord de la route. C’est devenu d’un coup encyclopédique et même si c’était très bien pensé, ça m’a plombé dans ma lecture pour la première fois.

Ensuite le rythme s’est accéléré, il y avait d’un coup de l’action, de nouveaux enjeux apparaissaient. Puis il y a eu cette traversée d’un désert glacé pendant de nombreuses pages et ça a été véritablement une traversée du désert. Un manque d’action mais aussi un trop grand nombre de considérations philosophiques. Le problème d’Ursula Le Guin, à mes yeux, est qu’elle réussit à décrire, à imaginer des sociétés avec une grande précision anthropologique, ce qui permet de mettre en perspective notre monde, mais les personnages qu’elle crée ne m’intéressent vraiment pas du tout. J’ai l’impression que ces personnages sont englués dans les sociétés créées par Ursula Le Guin.

Donc encore une fois une lecture plutôt mitigée concernant Ursula Le Guin.

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Prix Nebula 1969 et Prix Hugo 1970

Terremer, Ursula K. Le Guin

terremerTitre : Terremer

Auteur : Ursula K. Le Guin

Editeur : France Loisirs

Année : [1968] 1992

477 pages

L’histoire : Terremer est un monde où il y a une mer immense et une multitude d’îles. Dans ce monde il y a de la magie et elle s’enseigne comme n’importe quelle autre discipline.

Ged, chévrier sur une île va tout doucement découvrir qu’il a de grandes aptitudes avec la magie. ses capacités vont lui permettre de devenir le plus grand sorcier de l’histoire de Terremer.

Ce que j’en pense : Que dire de ce livre ? Peut-être que j’attendais trop de choses de cette lecture. Mon sentiment reste partagé. Oui j’ai été déçu . Le rythme de l’écriture m’a paru lent, plusieurs fois j’ai eu la sensation que de nombreux éléments étaient superflus. Ursula Le Guin le reconnaitra elle-même que certains de ses romans auraient pu être plus courts.

D’un autre côté je dois reconnaitre que l’histoire de Ged a un certain style. son histoire permet d’aborder des thèmes comme l’usage du pouvoir et de ses conséquences. C’est écrit d’une telle façon que j’ai eu l’impression de lire des mythes antiques, avec cette façon de décrire les personnages et  leurs actions d’une manière objective voire distanciée.

Ursula Le Guin réussit à créer un monde intrigant, où les êtres ne sont pas si différents de nous dans de qui les anime. La magie n’est pas toute puissante, son usage peut avoir des conséquences irréversibles. Il était aussi courageux , à l’époque, de raconter l’histoire d’un sorcier à la peau noire.

Terremer est le récit de la vie d’un homme qui aura cherché à trouver l’équilibre dans ce qu’il faisait. Je pense qu’il faut avoir un peu défriché l’œuvre d’Ursula Le Guin avant de s’y lancer, notamment grâce au Bifrost qui lui est consacré, et pouvoir en retenir une satisfaction.

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