Les sept larmes d’Obéron 3, Jean-Pierre Davidts

oberon3Titre : Les Sept Larmes d’Obéron 3 – Anverrandroi

Auteur : Jean-Pierre Davidts

Edition : Michel Brûlé

Année : 2010

445 pages

Note : 3/5

L’histoire : Restée sur Nayr, Judith entame une vie de châtelaine auprès de Ylian dont elle est tombée enceinte. Mais elle inquiète car celui-ci s’occupe plus de son dragon qu’elle. Brent échappe à une mort certaine mais se retrouve ans un monde étrange d’où il est difficile de s’échapper.

Ce que j’en pense : Comme dans le précédent volume, la complexité est enfin au rendez-vous. Les personnages révèlent enfin leur côté sombre comme c’est le cas avec Ylian, le mari de Judith qui face à Brent décide de l’éliminer mais dans le même temps l’apparition de son premier amour elfe, Alsinor, le fait s’éloigner de sa femme enceinte.

Malgré tout je trouve un artificiel de séparer le roman en deux récits, un pour Nayr l’autre pour Anverrendroi.

Le roman est insuffisant à tous les problèmes qu’il met en place.

Da Hora s’est trouvé une petite armée pour imposer la foi chrétienne et pouvoir peser dans les rapports politiques nayriens.

Judith fait l’expérience de la maternité, de l’éloignement de son mari dû à l’entretien de son dragon et de l’arrivée d’Alsinor.

Brent est toujours un peu girouette, il veut retrouver le confort de son monde mais retourne sur Nayr; il est toujours pleutre, il sait qu’il dispose de capacités mais ne semble pas enclin à les utiliser.

Donc malgré une complexification des récits, de la psychologie des personnages c’est un récit qui reste un peu insipide. Ayant lu Anverrandroi juste après Urbimuros, j’ai des difficultés à distinguer les deux.

J’ai déjà lu le tome 1 et le tome 2.

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Les sept larmes d’Obéron 2, Jean-Pierre Davidts

oberon2Titre : Les Sept larmes d’Obéron 2 – Urbimuros

Auteur : Jean- Pierre Davidts

Editeur : Michel Brûlé

Année : 2009

472 pages

Note : 3,75/5

L’histoire : Brent et Da Hora sont retournés sur Terre. Tous deux veulent retourner sur Nayr, l’un pour retrouver Judith, l’autre pour évangéliser cette contrée.

Sur Nayr les tensions entre la Guilde des Mages et un prince-dragon ambitieux s’accroissent. Judith et Ylian tentent de percer le secret d’Urbimuros une cité qui est apparue à la disparition des Ténèbres.

Ce que j’en pense : Dans ce roman il y a une multiplication des personnages et donc des intérêts divergents, ce ui engendre une complexification des histoires. Chose que j’avais regrettée dans le précédent volume.

Le point fort de cet épisode est sûrement la cité d’Urbimuros, une ville fermée sur l’extérieur, peuplée d’Ubsalites, êtres dégingandés à la peau grise et possédant une aalma, un cube mémoire qui récupère toutes les émotions qu’ils peuvent ressentir. Donc ils ne ressentent plus d’émotions d’où leur chair grisâtre.

Tout doucement semblent se mettre en place les éléments du grand cycle d’Obéron : la redécouverte d’un dragon qui pourra faire des envieux, les ambitions politiques d’un prince-dragon qui remettent en cause les forces en équilibre.

Il est marrant de voir que le catholicisme a du mal à s’implanter, la présence trop importante de la magie sur Nayr déconsidère les miracles pouvant être réalisés.

Nayr était un volume de présentation et là on entre enfin dans le vif du sujet , dans la grande aventure.

Les sept larmes d’Obéron 1, Jean-Pierre Davidts

oberon1Titre : Les Sept Larmes d’Obéron 1 – Nayr

Auteur :  Jean-Pierre Davidts

Edition : Michel Brûlé

Année : 2008

440 pages

Note : 3/5

L’histoire : Lors d’une escapade en amoureux, Judith et Brent se retrouvent séparés. Brent se retrouve dans un monde où il est capturé par des nains avant d’être vendu dans un marché aux esclaves. Restée dans notre monde Judith va tout faire pour retrouver Brent. Elle va rencontrer le cardinal Da Hora, prêtre assez énigmatique qui prie aussi en direction des anges que des démons.

Ce que j’en pense : C’est la deuxième fois que je lis un auteur francophone utilisant le principe d’humains de notre monde propulsés dans un monde parallèle (Nicolas Bouchard).

Cela permet d’avoir une confrontation entre deux mondes où les deux personnages principaux issus de notre monde apparaissent bébêtes difficilement capable de s’adapter.

Les protagonistes doivent faire face à des problèmes issus du monde de Nayr mais aussi des problèmes causés par la volonté du prêtre d’évangéliser ce monde de païens.

Les personnages principaux sont très banals : Brent est un pur produit de la société de consommation moderne, peu sportif, très attaché à son confort; Judith, fille au physique banal, une « brave fille » dont la visite de Nayr lui permettra de s’affranchir.

A côté d’eux il y a le cardinal Da Hora, qui lui mérite le LOL du mois. Un homme d’église qui a eu un entraînement de commando, qui troque la soutane et le crucifix pour un treillis et un Glock.

Parmi les autochtones on retrouve une guilde des mages machiste qui interdit l’usage de la magie aux femmes; des Seigneurs-Dragons de toutes sortes : paillard, trop jeune, ambitieux politique.

Pour accroitre l’immersion dans le monde de Nayr, l’auteur utilise des notes de bas de pages où il multiplie les références encyclopédiques.

C’est un roman qui se laisse lire mais il manque un peu de complexité pour vraiment être happé.