L’Etoile de Pandore 3 – Judas Déchainé, Peter F. Hamilton

l'etoile de pandore 3Titre : L’Etoile de Pandore 3 – Judas Déchainé

Auteur : Peter F. Hamilton

Editeur : Bragelonne

Année : 2007

524 pages

L’histoire : 23 mondes sont tombés aux mains des Primiens. Le Commonwealth se lance dans une course effrénée à l’armement pour contrer les Primiens. Au sein du Commonwealth plusieurs enquêtes sont menées pour lutter contre les Gardiens, contre l’Arpenteur. Mais on va se rendre compte que les ennemis de l’humanité ne sont pas ceux que l’on croit.

Ce que j’en pense : Judas déchainé est le troisième volet du cycle de Pandore et un roman sur lequel j’ai eu du mal. Je n’ai pas retrouvé ce qu’il y avait dans le premier et qui commençait à disparaitre avec le deuxième. ici je trouve qu’il est difficile de parler de space opera ( je ne vais pas être mauvaise langue en disant que l’on pourrait se demander si c’est de la SF).

Tout le roman tourne autour de l’enquête policière pour déterminer qui sont les Gardiens et quel est leur rôle, pour savoir si l’Arpenteur existe réellement. Alors on se retrouve avec une pléthore d’enquêteurs qui se tirent dans les pattes, avec des supérieurs trop sensibles aux évolutions politiques.

Les personnages que je trouvais intéressants sont mis en retrait voire sont inexistants. Mellanie, la bimbo qui voulait être journaliste le devient mais je trouve cette évolution improbable. Ozzie dans sa quête de je ne sais plus quoi vu qu’il l’a entamée il y a trop longtemps pouvait apporter quelque chose en plus au space opera mais là il est largement sous exploité.

En conclusion c’est un roman qui tire en longueur avec une intrigue qui fait de même, avec des personnages qui ont de moins en moins de saveur; un roman qui s’éloigne de l’esprit du premier épisode et qui m’a déçu; un roman qui peut être vite rébarbatif pour certains lecteurs car il faut s’accrocher pour ne pas s’y faire chier.

Sans titre

 

Astérix, tome 2 : La serpe d’or

Titre : Astérix, tome 2 : La serpe d’or

Scénario : René Goscinny

Dessin : Albert Uderzo

Edition : Hachette

Année : 1962

L’histoire : Panoramix a cassé sa serpe alors qu’il cueillait du gui. Une réunion de druides se profile à l’horizon et il n’envisage pas de s’y rendre sans serpe. Astérix se propose d’aller en chercher une à Lutèce chez Amérix, un cousin d’Obélix. Une fois sur place les deux compères découvrent qu’Amérix a disparu sans laisser de trace. Alors ils vont partir à sa recherche.

Ce que j’en pense : Deuxième volet de la série, La Serpe d’or ne fait pas qu’enchainer les gags et les baffes. J’y ai trouvé une intrigue policière (certains diront qu’elle reste sommaire) qui donne de l’intérêt à l’album. En effet c’est plutôt marrant de se retrouver en plein trafic de serpes d’or. On retrouve une base historique mais qui a peut être une part de légende : les druides et leurs serpes.

Lors de leur enquête les deux compères vont découvrir Lutèce et sa population cosmopolite. Cette visite va permettre d’avoir une galerie de personnages caricaturant certains régionalismes ou certains comportements. Alors comme c’est un Astérix, ça sera comme toujours des blagues et de la bonne humeur, c’est ce qui me donne toujours envie de lire un de ces albums de cette série.

Dawa, Julien Suaudeau

dawaTitre : Dawa

Auteur : Julien Suaudeau

Editeur : Robert Laffont

Année : 2014

492 pages

L’histoire : Un universitaire issu de la seconde génération de l’immigration décide de frapper la France en organisant des attentats car il considère que les musulmans sont déconsidérés dans le pays. Un flic dont la famille a été massacrée pendant la Guerre d’Algérie veut venger la mort de celle-ci en retrouvant l’auteur de la tuerie qui n’est que le père de l’universitaire.

Ce que j’en pense : Encore une fois j’ai reçu ce roman dans le cadre d’un Masse Critique privilégié, roman au titre énigmatique pour qui ne maitriserait pas le parler des banlieues.

Dawa c’est l’appel aux musulmans mais c’est aussi le foutoir. Dawa c’est bien ce qui règne dans cette France au bord de l’implosion. Les hommes politiques sont impuissants, la police et les services de renseignements se font la guerre. Les CRS peinent à maintenir l’ordre dans les banlieues. Les jeunes issus des banlieues n’ont pas d’espérances et leur avenir s’arrête aux limites du périphériques.

Julien Suaudeau met en scène une galerie de personnages devant recouvrir tous les aspects de la société. Dans la présentation on faisait allusion à Balzac. Pourquoi pas? Mais à la lecture on se rend compte que cela était présomptueux. C’est malheureux à dire mais j’ai trouvé les personnages très clichés, surtout ceux des jeunes. Bien que devant représenter une réalité, ils cumulaient trop de stéréotypes pour être réalistes. Par moment j’avais l’impression de me trouver dans un mauvais reportage de TF1. Du côté des représentants des institutions, c’était le même constat. Les flics n’arrivent pas à sortir du schéma « trop de travail donc fin du couple. Les politiques en place sont insipides, ce sont leurs conseillers qui ont le plus grand rôle.

Le romans se situe dans un contexte d’élections municipales ce qui fait écho à l’actualité. Ce fait donne le sentiment d’avoir plus à faire à une œuvre journalistique qu’à une œuvre littéraire. Peut-être en raison d’une volonté de s’ancrer dans une réalité datée, Dawa n’acquièrera pas le caractère intemporel des œuvres de Balzac.

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Sahara, Clive Cussler

aionî°a(a@ä^¤ªÜ?a•Ž¿ö‡2žÚTitre : Sahara

Auteur : Clive Cussler

Editeur : Le livre de poche

Année : [1992] 1995

668 pages

L’histoire : Une marée rouge surgie du delta du Niger s’étend à l’océan Atlantique. Son extension va avoir des conséquences sur l’environnement et remettre en cause la survie de l’espèce humaine. Dirk Pitt est missionné par la NUMA pour découvrir l’origine de cette pollution. Son chemin va croiser celui d’Eva Rojas, une biologiste de l’OMS, et il va redécouvrir un cuirassé sudiste et l’épave de l’avion d’une aviatrice disparue depuis soixante dix ans.

Ce que j’en pense : Après avoir vu plusieurs fois le film adapté du roman avec Matthew McConaughey, Penelope Cruz et Lambert Wilson, je me suis dit que lire le roman était une bonne idéée.

J’avais une appréhension en commençant Sahara. J’avais peur que cela soit comme pour Iceberg où j’ai découvert un Dirk Pitt assez macho et pas humble pour deux sous. Ici ça a été différent, il y a quand même une quinzaine d’années entre les deux romans. Dirk Pitt a eu le temps d’évoluer. Donc moins macho et aussi affublé d’un acolyte mais qui ne sert pas trop de faire-valoir. Même s’il est un personnage secondaire, Giordino a tout de même des moments de gloire.

Avec ce roman, Dirk Pitt m’apparait comme un mélange d’Indiana Jones, de McGyver et un peu de James Bond pour le côté tombeur.

J’ai trouvé un peu classique de faire le méchant sous un personnage français avec tous les poncifs que cela implique, comme s’il y avait un petit peu de ce « je t’aime moi non plus » caractéristiques des relations transatlantiques. Cussler, sur un fond écologique, brode deux trames sur des légendes historiques quasi-inconnues mais qui donnent une touche d’originalité plutôt bienvenue.

Qaund on a vu le film avant de lire le roman, il  y a certaines surprises qui sont éventées mais j’ai passé un bon moment de lecture.

Salon du livre de Paris 2014

Voilà, c’était un événement que ma Cachou et moi avions prévu depuis bien longtemps : aller au Salon du livre de Paris.

Il a fallu presque attendre la dernière minute pour savoir quels auteurs seraient présents, deux semaines avant c’est court quand on prévoit de puis septembre 2013.

Rien qu’à l’ouverture des portes ça donnait une idée de l’esprit des gens. Les petits vieux qui te bousculent comme si leur vie était en jeu, j’ ai dit à l’un d’entre eux que ce n’était pas une distribution de riz qui a eu le « courage » de ne pas se retourner.

Une fois à l’intérieur mon impression a été que la signalétique des stands laissait beaucoup à désirer. Franchement pour trouver certains éditeurs ça s’est fait au petit bonheur la chance malgré un plan (pas super précis).

J’ai trouvé tout d’abord ActuSF où j’ai acheté La troisième lame d’Ayerdhal, Les cinq rubans d’or de Jack Vance et Le Guide steampunk de Barillier et Morgan (qui étaient en en dédicace).

Ensuite Mnémos où j’ai trouvé Le Batard de Kosigan (dédicacé) puis Critic où il y avait P.J. Hérault, vieux monsieur et grand nom de la SF française, je suis reparti avec Le Chineur de l’espace (dédicacé).

Mais la rencontre qui m’a fait le plus plaisir est celle avec Hervé Jubert qui était sur le stand Rageot pour les deux premiers volumes de la série MONSTRE. J’ai fait monter l’addition en repartant avec Coeur de Harpie (dédicacé).

En fin de compte j’ai quand même fini par trouver ce que je voulais mais comme c’était chez des petits éditeurs ceux-ci étaient moins visibles par rapport aux grandes maisons qui trônaient au milieu de tout. Donc six livres achetés et quatre dédicaces. Je ne pense pas que je ferai cela tous les ans parce que là le portefeuille a pris un sérieux coup dans les dents mais ça a été une bonne expérience.

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Les Icariades, tome 3

les icariades 3Titre : Les Icariades, tome 3

Scénario : Toni Termens

Dessin : Efa

Editeur : Paquet

Année : 2003

L’histoire : Clio a commis l’irréparable en tuant sous le coup de la colère un membre de sa tribu. Elle tombe dans un état de prostration dont Anton a du mal à la faire sortir. Pendant ce temps la guerre s’est étendue et le monde qu’ils connaissaient est en train de disparaitre.

Ce que j’en pense : Après deux premiers tomes où on voyait se profiler une guerre qui n’épargnerait personne, ce volume met celle-ci un peu de côté. Là on se tourne plus vers les personnages qui sont énormément tourmentés. Les angoisses de chacun ne sont que la représentation de ce que chaque peuple va subir. Les nomades voient leurs rapports à leur dieux se modifier. Leur monde était essentiellement tourné vers le chamanisme. Mais un autre monde va apparaitre, beaucoup plus matérialiste.

Avec ce volume le fantastique est bien plus présent, ça donne presque la sensation d’avoir un virage à 180° quant à la nature du récit. Comme pour les paysages, les songes prennent une dimension particulière sous le dessin d’Efa.

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Plaisirs Coupables, Laurell K. Hamilton

anita blake 1Titre : Plaisirs Coupables

Auteur : Laurell K. Hamilton

Editeur : Milady

Année : 2009

384 pages

L’histoire : Anita Blake est une tueuse de vampires et une réanimatrice de morts. Un jour elle est contactée par un maitre vampire parce qu’un mystérieux tueur élimine des vampires en ville. On compte sur elle pour mettre fin à ces morts.

Ce que j’en pense : J’ai eu l’occasion de lire un roman de bit-lit, ce genre mettant en scène des vampires et que j’ai trouvé à un certain moment très envahissant dans les rayons des librairies. Alors je me suis lancé dans un roman qui peut être considéré comme un classique de la bit-lit pour comprendre ce qui peut justifier un tel engouement.

Je vais le dire tout de suite, ça se laisse lire, ça se lit très vite. Mais l’ensemble est assez téléphoné. On a un héroïne qui est présentée comme une tueuse de vampires mais quand elle croise un, elle se met à flipper et à suer comme si elle faisait une pub pour Rexona. Les vampires et les esclaves vampiriques qu’elle rencontre sont rarement des laiderons, alors elle se retrouve attirée par leur physique mais les repousse en raison de leur nature.

En matière d’action j’ai eu mon compte. A chaque nouveau personnage rencontré il y a comme un déchainement de violence. Après je trouve cela compréhensible quand c’est un vampire parce qu’avec ce roman il y a de quoi trouver les les vampires méprisables. Par contre en ce qui concerne les personnages j’ai été un peu déçu car ils étaient un trop stéréotypés. Ou bien je devrais me rendre compte que je ne fais pas partie du lectorat visé.

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Dracula, Bram Stoker

draculaTitre : Dracula

Auteur : Bram Stoker

Ebook

Année : 1897

449 pages

L’histoire : Jonathan Harker est envoyé en Transylvanie pour préparer des acquisitions immobilières en Angleterre au bénéfice du comte Dracula. Au fur et à mesure de son séjour, Harker va découvrir une étrange vérité sur son hôte. La cohabitation va tourner à l’affrontement entre les deux hommes. Plusieurs mois plus tard, Harker va retrouver Dracula en Angleterre et sous le commandement de Van Helsing, il va avoir à cœur de le détruire.

Ce que j’en pense : En écrivant Dracula, Bram Stoker a donné naissance à un personnage qui est devenu mythique. Son influence s’est retrouvée en matière de cinéma et de littérature. Pourtant ce n’est pas avec ce que l’on apprend de Dracula que l’on peut bien le connaitre.

Étrangement Dracula est désigné tardivement comme vampire dans le roman. Avant cela il y a beau coup de non-dits. Même si aujourd’hui on sait qui est Dracula, le lecteur de l’époque a dû éprouver une certaine frustration.

Le récit prend la forme d’extraits de correspondance, de coupure de presse. Un tel procédé multiplie les points de vue et je n’ai pas eu l’impression, surtout du côté des personnages masculins, qu’il y avait une grande différence de caractère. Ça introduit même dans le récit des éléments pour lesquels il faut attendre longtemps pour en comprendre la pertinence.

Dracula, en plus d’être un monstre assoiffé de sang, incarne la figure du prédateur sexuel. Dans le récit il ne s’attaque qu’aux femmes. Les hommes sont passifs face à cette séduction. Car certaines séances de morsures peuvent être rapprochées de l’acte sexuel.

Le rythme du roman est régulier, avec quelques séquences de tensions bien placées. Mais dans les 70 dernières pages, j’ai eu l’impression que Bram Stoker délayait son récit. La fuite de Draula vers son pays natal et sa poursuite par Van Helsing et sa troupe est longue, presque ennuyeuse. L’affrontement final est inexistant, Dracula meurt dans son cercueil sans se défende ( je sais j’ai spoilé la fin). J’espérais qu’il y aurait un combat digne de la dangerosité et de la force de Dracula mais les gentils gagnent presque sans difficulté.

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Le pilote à l’edelweiss, tome 1 : Valentine

EDELWEISS#1_mep_cover.inddTitre : Le pilote à l’edelweiss, tome 1 : Valentine

Scénario : Yann

Dessin : Romain Hugault

Editeur : Paquet

Année : 2012

L’histoire : En 1917 , les frères Castillac participent au conflit qui déchire le monde. Henri est pilote de chasse, Alphonse, ancien pilote, est dans les chars. Henri n’hésite pas à accomplir des missions périlleuses mais quand il se retrouve confronté au pilote allemand surnommé le « pilote à l’edelweiss » il est complètement désemparé.

Ce que j’en pense : Ce qui est embêtant avec une bibliothèque c’est qu’il est plutôt rare de pouvoir emprunter une série en entier. Là c’est encore le cas.

L’action se déroule en pleine Première guerre mondiale, événement historique qui semble un peu délaissé par la BD. Alors on retrouve les représentations des boucheries des tranchées, la symbolique chevaleresque qui accompagnait les pilotes, la fascination qu’ils exerçaient sur les troupes au sol.

Comme toujours pour les BD illustrées par Romain Hugault, on a droit a une représentation minutieuse des avions. A la rigueur les avions présents sont presque aussi importants que les personnages. En tous cas ils sont caractéristiques, pas comme les personnages mis en scène. A chaque série j’ai l’impression que les personnages sont faits sur le même modèle et qu’il n’y a pas grand chose qui les distingue entre eux.

New York 1947

block 109 2Titre : Block 109 – New York 1947

Scénario : Vincent Brugeas

Dessin : Ronan Toulhoat

Editeur : Akiléos

Année : 2011

L’histoire : L’Allemagne nazie a réussi à maitriser l’atome avant les Etats-Unis. Elle a mis au point un virus qu’elle a déversé sur New York. En 1947, un commando du Nouvel Ordre Teutonique est envoyé pour récupérer des documents confidentiels en plein coeur de la ville. Ces hommes vont être confrontés aux conséquences horribles du virus.

Ce que j’en pense : A la différence de Ritter Germania, cet album emprunte à différentes oeuvres déjà existantes comme le New York 1997 de John Carpenter ou les zombies de Romero.

Au fil du récit, dans un décor quasi monochrome, on découvre pour quelles raisons les membres du commando son choisis, commando qui ressemble un peu à celui des Douze Salopards. Aucun membre n’est bon, chacun a des caractéristiques qui le font apparaitre comme un danger pour les autres. Même Der Professor qui semble être le plus rationnel aura un comportement surprenant. Seule touche de couleur est une survivante juive en chaperon rouge, sorte de symbole de fragilité dans un mode de loups, qu’ils soient humains ou mutants.

Et comme pour toutes les histoires avec un commando chargé de retrouver des documents archi-secrets, on découvre que le résultat est en décalage avec le poids des vies engagées même si ce sont des crapules.

Sans titre

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