Neurotrans

neurotrans1Titre : Neurotrans (2 tomes)

Scénario : Christian Vila

Dessin : Stéphane Collignon

Editeur : Albin Michel

Année : 2004 et 2007

L’histoire : Dans un futur proche, la peur de la mort n’existe plus pour les très riches. Il leur est possible de transférer leur personnalité dans un corps d’accueil. Sauf qu’une fois le transfert foire. La personnalité de l’hôte reprend le dessus et met fin à ses jours. Le petit ami de la fille qui servait d’hôte va se retrouver pris dans une guerre entre deux entreprises qui cherchent à s’assurer de la domination sur  ce marché.

Ce que j’en pense : En matière de romans, je ne suis pas un grand fan de cyberpunk. Neuromancien de William Gibson m’avait plutôt plombé à l’époque. Peut-être que maintenant mon avis changerait.

En BD, le cyberpunk est peut-être plus facilement abordable. Mais il faut que ça soit bien mené. Avec Neurotrans, on retrouve les éléments du cyberpunk. Une société fractionnée en deux classes sociales très distinctes, des multinationales puissantes ayant plus de pouvoirs que les pouvoirs politiques, un aspect technologique très important. Donc du côté du genre Neurotrans est bien défini cyberpunk.

C’est du côté des personnages que ça pèche. Il y en a une multiplication desneurotrans2 personnages, il devient plutôt difficile de s’y repérer. Surtout qu’entre le premier et le deuxième volet il y a eu un changement dans le dessin. J’ai cru à un changement de dessinateur mais même pas.

Le premier volume même si on débarquait dans un monde sans grande explication se laisse lire sans trop de difficulté mais le deuxième perd complètement le lecteur. Je me suis demandé où on voulait aller et quand je l’ai fini je n’avais pas de réponse.

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Le monde selon Garp, John Irving

le monde selon garpTitre : Le monde selon Garp

Auteur : John Irving

Editeur : Éditions du Seuil

Année : [1976] 1980

583 pages

L’histoire : La mère de Garp avait la volonté d’avoir un enfant mais de ne pas s’embêter du père. Garp nait de sa brève relation avec un soldat dont la santé mentale était ne constant déclin. Garp va essayer de se construire une vie malgré un père mort alors qu’il n’était pas encore né et une mère qui s’est découvert une vocation de féministe.

Ce que j’en pense : Ce n’est pas souvent que j’abandonne un roman en cours de lecture. Mais ici je n’ai pas supporté l’impression de déjà-lu. On retrouve les mêmes situations familiales, les personnages qui ont plus ou moins les mêmes traits psychologiques. Autant Je te retrouverai m’avait intéressé, autant Garp m’a déçu. Malgré le fait d’avoir lu 250 pages du roman, à aucun moment je n’ai eu la sensation que le récit allait décoller. Cela peut-être dû au fait que John Irving apprécie de submerger le lecteur de détails qui à force semblent bien peu utiles.

Alors je ne me suis pas acharné, j’ai laissé tomber pour me tourner vers d’autres lectures.

Le Baiser du rasoir, Daniel Polansky

le baiser du rasoirTitre : Le Baiser du rasoir

Auteur : Daniel Polansky

Editeur : Folio SF

Année : [2011] 2013

466 pages

L’histoire : Il y a plusieurs années, Base-Fosse a été ravagée par la peste. Il y a eu peu de survivants mais parmi eux il y a Prévôt. Aujourd’hui Prévôt règne sur le quartier en dealant pour les pauvres et les riches. Plusieurs enfants sont retrouvés affreusement mutilés. Mais les autorités ne sont pas pressées de résoudre l’affaire. Prévôt se lance dans l’enquête autour de laquelle règne une odeur de magie désagréable.

Ce que j’en pense : Le Baiser du rasoir nous plonge dans Basse-Fosse, un quartier plutôt sordide d’une grande ville. On se retrouve aux côtés de Prévôt, un dealer à la grande gueule, un ancien membre des forces de l’ordre qui est passé de l’autre côté de la barrière à la suite d’un problème avec son autorité.

Prévôt est un personnage qui a de la répartie même dans les pires situations. S’il n’utilise pas beaucoup les poings, sa langues est très active et elle fait beaucoup de dégâts. Mais Prévôt est peut-être la seule chose de percutante dans ce roman. Car même si c’est de la fantasy, ça reste une enquête policière qui ne ferait pas tache dans un roman noir. La magie apparait par-ci par-là. Le dénouement, et sa révélation, est assez vite expédié. La découverte de la personne, qui orchestrait le tout ne m’a pas vraiment satisfait. J’ai trouvé la révélation peut-être trop simpliste.

Le Baiser du rasoir est un roman qui se laisse très facilement lire mais qui manque de consistance lorsqu’il se détache du personnage de Prévôt.

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Prix Imaginales 2012

Fées, weed et guillotines, Karim Berrouka

fees weed et guillotinesTitre : Fées, weed et guillotines

Auteur : Karim Berrouka

Editeur : ActuSF

Année : 2014

250 pages

L’histoire : Marc-Aurèle est détective. Un jour il voit débarquer dans son bureau une jeune femme au comportement complètement décalé.. Celle-ci le lance à la recherche d’une personne. Marc-Aurèle et ses amis vont alors découvrir une réalité bien étrange.

Ce que j’en pense : J’ai profité d’une promo sur les e-books chez ActuSF pour acheter ce roman. et j’ai bien fait. Ce roman est complètement délirant. Il remet en cause tous les archétypes que l’on connait. Les fées sont loin du caractère lisse auquel on à l’habitude. Alors même s’il y a des créatures dangereuses et maléfiques, le tout es contrebalancé apr des situations improbables, des armes décisives très surprenantes.

Ce qui marche aussi très bien, ce sont les dialogues. Les répliques fusent et il y a de l’humour, du sarcasme.

Par contre j’ai trouvé qu’il y avait comme un coup de mou lorsque Karim Berrouka faisait des flashbacks dans le récit. Mais ce n’est pas grand chose par rapport à un roman déjanté qui fait du bien.

Dans le texte : « Une invention terrifiante, qui sous le prétexte de favoriser la communication (en flattant l’urgence), de divertir, d’enseigner même, n’en est pas pour le moins l’instrument d’éradication neuronale la plus efficiente jamais imaginée. La décérébration est devenue un art, chose plutôt étrange pour un peuple qui se faisait un honneur de s’élever au dessus de l’animal.« 

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Prix Elbakin 2014 Roman fantasy français

U 29

u29Titre : U-29

Scénario : Rotomago

Dessin : Florent Calvez

Editeur : Akiléos

Année : 2014

L’histoire : Un sous-marin allemand sillonne les mers à la recherche de bateaux à détruire. Un jour les marins découvrent un cadavre accroché au pont. Il était en possession d’une tête sculptée. Le second récupère la sculpture et la santé mentale des marins commence à se dégrader. Le commandant va avoir de plus en plus de mal à maintenir la discipline sur son navire.

Ce que j’en pense : U-29 est une adaptation de la nouvelle Le Temple de H.P. Lovecraft. On se retrouve dans un huis-clos sous-marin. Les hommes perdent tout doucement la boule, certains semblent avoir deviner la cause des troubles mais la hiérarchie s’arc-boute sur la nécessité du maintien de la discipline. Après une folie meurtrière qui dévaste l’équipage, le sous-marin s’échoue à proximité d’un sanctuaire atlante. Sanctuaire dont on ne saura pas grand chose tant la BD donne l’impression d’être inachevée. Ça laisse au lecteur quelques interrogations.

Le dessin réaliste est assez froid, les couleurs sont sombres, ce qui renforce l’aspect glacé du récit. C’est une BD que j’ai lu mais qui ne m’a pas accroché tant que ça. A la rigueur, je lui reconnais le mérité de m’avoir donné envie de relire du Lovecraft.

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La tour de verre, Robert Silverberg

la tour de verreTitre : La tour de verre

Auteur : Robert Silverberg

Editeur : Le livre de poche

Année : [1970] 2003

317 pages

L’histoire : Siméon Krug est riche et il a de grandes ambitions. Il a donné à l’humanité les androïdes, des êtres humains synthétiques qui aident l’homme dans sa vie de tous les jours. Krug a décidé de construire une tour de verre pour de 1500 mètres de haut pour envoyer des signaux vers une région d’une nébuleuse éloignée. Mais Krug va devoir faire face à l’adoration que les androïdes lui vouent.

Ce que j’en pense : J’avoue qu’avec Robert Silverberg il est quand même difficile d’être déçu tan ses romans posent de nombreuses interrogations.

Ici avec Krug, on se retrouve face à un personnage qui sans le vouloir se rapproche de Dieu. Il est à l’origine des androïdes, les Nés-de-la-Cuve. Bien sûr ces androïdes sont divisés en classes sociales très rigides pour pouvoir ressembler le plus possible aux être humains. Tout ce qui leur manque pour être des humains est la capacité de reproduction. Les androïdes vouent un culte à Krug et se sont crées une religion à partir du personnage de Krug.

Mais Krug, même s’il a créé une nouvelle sorte d’êtres humains ne reste qu’un homme. Sa tour de verre n’est qu’une tour de Babel qu’il cherche à dresser vers des hypothétiques entités extraterrestres. Tour qui sera détruite car son initiateur était trop présomptueux ou bien qu’il n’a pas su répondre aux attentes des androïdes.

La tour de verre pose de nombreux questionnements sur la divinité, sur les croyances possibles d’êtres créés artificiellement. De manière plus générale, Robert Silverberg interroge la notion d’humanité, où elle commence et où elle s’arrête.

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Trolls et Légendes – L’anthologie officielle

trolls et légendesTitre : Trolls et Légendes – L’anthologie officielle

Auteur : Collectif

Année : 2015

Editeur : ActuSF

297 pages

Sous les ponts de Paris, Pierre Pevel : Dans le Paris sous le gouvernement d’Ambremer, chaque pont possède son troll qui assure son entretien. Mais la révolte gronde lorsque les trolls ne reçoivent plus leur rémunération. Voici ma première incursion dans le Paris des merveilles de Pierre Pevel. Cette nouvelle multiplie les personnages et ne s’attachent pas vraiment à eux. Pierre Pevel réussit quand même à introduire de la lutte sociale dans un monde fantastique et les trolls ont une capacité de nuisance bien plus importante que certains salariés. En tout cas , c’set une nouvelle qui peut servir d’appât vers les romans se déroulant dans ce monde.

D’azur au troll d’or, Claudine Glot : Avec cette nouvelle on lorgne du côté des légendes arthuriennes. Un jeune chevalier qui veut faire ses preuves cherche une créature formidable à vaincre. Il part alors à la recherche d’un troll. Mais ce n’est pas avec les armes qu’il va vaincre la trollesse qu’il trouve. L’idée du troll mélomane permet de faire entrer de la sensibilité chez cette créature souvent représentée comme rustre et limitée.

La montagne aux trolls, Estelle Faye : Une jeune femme découvre un retable avec des représentations picturales étranges en plein coeur des Vosges. Le retable va exercer sur elle une étrange fascination et va lui faire découvrir une vérité dérangeante. Le récit est plutôt long à démarrer. Lorsque l’on arrive à la présence du troll, le récit mélange mythologie et sorcellerie et l’atmosphère de mystère est bien présente.

Yamadut, Cassandra O’Donnell : Une Yamadut, sorte de faucheuse, poursuit un troll qui doit mourir. Le récit est très rythmé, la course-poursuite est sans temps mort. Pour une fois la chute m’a plu. Elle a juste ce qu’il faut pour faire sourire le lecteur au dépens du troll.

Seulement les méchants, Jean-Luc Marcastel : Dans un village de la France profonde, le corps d’une joggeuse affreusement mutilée est retrouvé. Les enquêteurs mettent la main sur un individu mais l’interrogatoire va mettre au jour une étrange réalité. Voilà une petite enquête policière pour retrouver un monstre mais qui va montrer que le monstre n’est pas celui que l’on pense. L’horreur côtoie l’humour. Le troll a une morale plutôt élastique, mais en fin de compte ça reste un troll.

Une créature extraordinaire, Magali Ségura : Dans un pays scandinave, il y a longtemps, une jeune fille découvre un troll qui creuse la montagne à la recherche de sa mère. Touché par sa candeur, elle va l’aider à la retrouver. Cette nouvelle bien plus longue que les autres de l’anthologie explore les relations parents-enfants que ce soit du côté humain ou du côté troll. On ne peut être que touché par ce troll lancé dans une quête sans fin et qui finit par redécouvrir la beauté du monde extérieur.

Le troll de sa vie, Adrien Tomas : Tia Morcese est chargée de la régulation des populations méta-humaines. Un jour elle est contactée par un nain de jardin qui lui dénonce une exploitation de gnomes par un troll dans le monde de la nuit parisienne. Cette nouvelle se lit d’une traite, elle a ce qu’il faut en humour et rythme pour avoir plus envie de découvrir en profondeur ce monde particulier.

Le mythe de la caverne, Gabriel Katz : Un ancien chevalier réunit ses anciens compagnons d’armes pour aller tuer un troll dont la tête a été mise à prix par le seigneur local. Alors ça commence bien avec cette équipe de guerriers sur le retour dont les beaux jours sont derrière eux. Ce qui est dommage c’est que ça se finit bêtement comme si Gabriel Katz n’avait pas eu d’idée pour clore le récit.

Le mal caché, Patrick McSpare : Un homme qui a retrouvé sa compagne brûlée vive part à la recherche du démon qui l’a tuée. Le problème de cette nouvelle c’est qu’elle fait partie d’un monde qui comporte déjà des romans. Alors on se retrouve avec des évènements qui sont évoqués mais qui finalement laissent plutôt des interrogations. Le dénouement m’a laissé une impression moralisatrice : le monstre n’est pas forcément celui que l’on croit.

Vieux tacot, Megan Lindholm/ Robin Hobb : Une mère de famille hérite d’une voiture possèdant une intelligence artificielle et ayant appartenu à son père. Mais un virus se met à infecter les IA des voitures et elles commencent à avoir un comportement agressif envers les hommes. Peut-être qu’à la lecture de cette novelle j’ai été myope mais je n’y ai pas vue de troll. Est-ce qu’il fallait mettre à tout prix une nouvelle de Robin Hobb car elle était présente à Trolls et Légendes cette année ?

En tous cas cette anthologie réunit des nouvelles de qualité où l’on trouve du troll à toutes les sauces et dans des genres tout à fait différents.

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Bilan d’octobre

Voilà un mois que je suis à Lyon. Je découvre tout doucement la ville, je me rends compte que je n’aurai peut-être pas assez de week-ends pour tout faire. Alors hier je me suis lancé dans une liste du genre « les trucs à voir avant de quitter Lyon ».

Ce qui est sûr c’est que Lyon fait un peu figure de ville du vice en terme de livres. Je suis passé par la librairie d’occasion Temps-Livres, d’où je suis ressorti avec trois romans. DSC01055

Bien sûr, la semaine dernière il y a eu les Intergalactiques avec six acquisitions. Alors neuf livres en plus dans la PAL, ça fait mal. Mais comme je suis loin de toute bibliothèque (enfin je ne veux pas m’inscrire à celle de Lyon pour ne pas être distrait dans mes lectures). Mes lectures qui malgré un début e mois un peu laborieux ont été honnêtes avec six lectures : Le Travail du Furet, Du fond de l’abîme, l’anthologie Trolls et légendes, La tour de verre, Fée, weed et guillotines et Le Baiser du rasoir.

Hier, ça a été petit plaisir (plus d’argent sur le compte en banque, il faut bien l’utiliser). Je sais que pour le thé, j’ai des goûts de luxe. Mais c’est comme pour le chocolat, je ne veux pas mettre de côté la qualité.

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Côté challenges, je me rends compte que je suis parfois dépassé sur certains. Dans 15 jours la troisième édition du challenge Littératures de l’Imaginaire prend fin. J’ai déjà atteint le seuil que je m’étais fixé et heureusement. Le challenge PLI avance tranquillement, j’amasse les livres ayant été primés.

Quand Le monde de Garp sera fini (qui pour l’instant n’est pas très emballant) il y aura Cristal qui songe de Theodore Sturgeon,  Ensuite ça sera en fonction de ce que j’envisage de ramener le week-end prochain : peut-être La fille automate ou Le château des millions d’années.