La Tour des damnés, Brian Aldiss

PCL-SF02-01Titre : La Tour des damnés

Auteur : Brian Aldiss

Editeur : Le Passager Clandestin

Année : 2013

96 pages

L’histoire : La surpopulation guette la planète. Les nations se mettent d’accord pour mettre en place une expérimentation en Inde : construire une tour où on y enfermerait des habitants sans contact avec le monde extérieur. Au bout d’un certain temps, la situation à l’extérieur change et se pose la question de fermer la tour.

Ce que j’en pense : Le Passager Clandestin s’est tourné vers la publication de novellas de noms prestigieux de la SF (Marion Zimmer Bradley, Norman Spinrad entre autres). Cet opus-ci je l’ai découvert sur les présentoir des nouveautés de la bibliothèque. Je dois reconnaitre que la lecture du Printemps d’Helliconia ne m’a pas laissé un souvenir très positif. Là l’histoire qui a des points communs avec Les Monades Urbaines de Robert Silverberg m’a semblé pus intéressante que celle d’Helliconia.

Cette longue nouvelle est clairement un écrit d’anticipation. Aldiss envisage une solution à la surpopulation : enfermer une population dans un milieu confiné sans moyens  contraceptifs. C’est étonnant si on veut réduire ou du moins gérer la surpopulation. Cette solution entraine un accroissement important de la population mais aussi un vieillissement accéléré de la population.

A l’intérieur se développe une société violente, très hiérarchisée et qui laisse une place importante au surnaturel. Là on peut se demander si les habitants ont véritablement développer des capacités psychiques ou bien ils donnent une interprétation surnaturelle à certains faits.

L’évolution de la population se fait sous le regard des scientifiques, occidentaux notamment. On retrouve cette idée de voyeurisme qu’il y avait dans le Printemps d’Helliconia. Les habitants de la tour sont sans contact avec l’extérieur sauf pour la diffusion de vidéos qui avec le temps entraine une certaine indifférence à l’intérieur de la tour.

Pour conclure c’est une nouvelle qui décrit un futur tel qu’il pourrait être et il est loin d’être idéal, juste un prolongement presque abouti de notre réalité actuelle. En plus de cela La Tour des damnés m’a donné envie de voir ce qu’ Aldiss avait pu faire d’autre.

Sans titre

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Le Printemps d’Helliconia, Brian Aldiss

le printemps d'helliconiaTitre : Le Printemps d’Helliconia (Helliconia Spring)
Auteur : Brian Aldiss
Edition : Robert Laffont
Année : [1982] 1984
438 pages

L’histoire : Helliconia est une planète glaciaire dans une autre galaxie. Elle est peuplée d’un communauté humaine et d’une population autochtone, les Phagors. Elle gravite autour de deux soleils. Dans sa révolution elle se rapproche du plus gros ce qui entraine des changements climatiques et humains.
Ces changements se font sous l’oeil attentif d’une station orbitale terrestre.

Ce que j’en pense : Le cycle d’Helliconia est présenté comme un classique de la fantasy. Mais suite à la lecture du premier volet j’ai du mal à partager un tel point de vue. D’un côté l’idée est intéressante. Une population primitive qui voit se transformer le milieu dans lequel elle vit, comment va-t-elle se comporter face à tous les changements qui vont intervenir ? Bien sûr il y a les tenants de la ligne traditionnelle pour qui le changement est mauvais et qui préfèrent se vautrer dans la paresse en profitant des bienfaits du réchauffement climatique. Face à eux il y a les partisans de la modernité, qui veulent un développement du savoir pour faire progresser le groupe humain. Les deux parties vont devoir faire face aux velléités guerrières des Phagors. Mais un virus réveillé par par le changement climatique va mettre tout le monde d’accord.

L’originalité se fait aussi par la présence de l’observatoire terrien qui retransmet les images de l’évolution de la population helliconienne à la population terrienne qui assiste aux retransmissions en groupe. En lisant cela j’ai eu l’impression de me retrouver face à un Truman Show à l’échelle planétaire. Comme si Brian Aldiss avait prévu la téléréalité.

Même si l’originalité peut être accrocheuse, je dois avouer que par certains moments l’ennui était bien présent.

D’un autre côté, le style et l’écriture m’ont déplu. J’ai trouvé cela lourd, répétitif, presque ampoulé ( bon là je pousse peut-être le bouchon un peu trop loin). En tout cas l’écriture ne m’a pas plu, il m’a fallu lutter pendant plusieurs jours pour rester accrocher aux pages et ne pas abandonner le roman. Par conséquent, la note est moyenne car si même le fond peut valoir le coup, la forme m’a beaucoup rebuté.

Un autre avis chez le Traqueur Stellaire

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