Jour J, tome 17 : Napoléon Washington

jour j 17Titre : Jour J, tome 17 : Napoléon Washington

Scénario : Fred Blanchard, Fred Duval, Jean-Pierre Pécau

Dessin :  Mr Fab

Editeur : Delcourt

Année : 2014

L’histoire : Le père de Napoléon Bonaparte, victime des vendettas corses, émigre dans les colonies anglaises en Amérique. il s’engage aux côtés des rebelles  américains et devient l’ami de George Washington. Sur son lit de mort il fait promettre à son ami d’adopter son fils Napoléon. Le jeune Napoléon va devenir un grand et ambitieux général.

Ce que j’en pense : Pour ce dix-septième de la série uchronique, l’idée de départ me paraissait assez farfelue : Napoléon adopté par George Washington. Mais les auteurs ne changent pas son caractère de conquérant. Dans le récit il commence comme une sorte d’Alexandre le Grand: il a la volonté de conquérir l’ensemble du continent américain.

Mais quand apparait la possibilité de découvrir l’El Dorado, le corps expéditionnaire se délite dans la jungle, massacré par les Espagnols, par les conditions de survie difficiles dans la jungle. Et d’un coup je me suis retrouvé dans Aguirre. La perspective de l’or à découvrir aveugle complètement un homme qui avait réussi à mener des batailles et à les remporter avec succès.

autour du personnage de Napoléon gravitent peut-être trop un peu trop de personnages. Leur présence ne permet que de rapporter les évènements qui ont divergé par rapport à l’Histoire.

M^me s’il y a des éléments uchroniques, le récit n’est pas si extraordinaire que ça car il introduit le mythe de l’El Dorado, mythe qui ne m’intrigue pas des masses.

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Jour J, tome 5 : Qui a tué le Président ?

jour j 5Titre : Jour J, tome 5 : Qui a tué le Président ?

Scénario : Jean-Pierre Pécau et Fred Duval

Dessin : Colin Wilson

Editeur : Delcourt

Année : 2011

L’histoire : Washington, 1965. Le Président réélu inaugure son second mandat par une offensive terrestre déterminante sur le nord Vietnam communiste. Tandis qu’en Amérique, la contestation grandi et que le pays sombre lentement dans la dictature, French, un engagé volontaire au Vietnam, abat un officier supérieur. Le 22 novembre 1973, il est à Dallas, dans les toilettes d’un bar. Il y récupère un fusil à lunette…

Ce que j’en pense : Ici les auteurs réinventent l’assassinat de Dallas en 1963. Il n’y a pas vraiment de suspense parce que tout n’est pas remis en cause. Ils se tournent plutôt sur les motivations d’un tel acte dans le contexte proposé. Le récit fait des flashbacks au Viet Nam pour raconter le cheminement de French, pour expliquer comment il va devenir un psychopathe,  c’est peut être nécessaire mais ça éloigne la BD de son propos principal.

La fin se tourne vers une fin comme on pouvait en voir dans certains films. Avec une telle fin j’ai trouvé que l’on s’éloignait de l’uchronie. Ce cinquième tome n’est pas le plus réussi de la série à mes yeux.

Jour J, tome 4 : Octobre Noir

Titre : Jour J, tome 4 : Octobre Noir

Scénario : Duval et Pécau

Dessin : Calvez

Editeur : Delcourt

Année : 2010

Note : 15/20

L’histoire : Blondin et Bonnot sont en Russie pour préparer l’attentat contre le tsar Nicolas II. Les soviétiques menés par Lénine préparent leur révolution tandis que l’Okhrona est sur les dents pour déjouer le complot.

Ce que j’en pense : Cet album constitue le deuxième volet des pérégrinations  de Blondin et Bonnot. J’apprécie que le récit se fasse en diptyque, cela permet d’avoir plus de complexité mais cela je l’ai déjà dit.

Alors on se retrouve en pleine Russie tsariste aux prises avec les révolutionnaires soviétiques et les anarchistes. Trotski est présenté comme une machine à débiter de la théorie, Staline est une brute sanguinaire. Malheureusement du côté tsariste il n’y a aucun personnage qui se démarque.

je regrette que le dessin manque de dynamisme dans les scènes d’action qui restent assez fréquentes. J’ai bien aimé le feu d’artifice final où Lénine, Staline et Trotski sont aux premières loges. Comme quoi le cours de l’Histoire (même uchronique) peut prendre une direction surprenante.

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Jour J, tome 3 : Septembre Rouge

Titre : jour J, tome 3 : Septembre Rouge

Scénario : Duval et Pécau

Dessin : Calvez

Editeur : Delcourt

Année : 2010

Note : 15/20

L’histoire : 1914, la France a perdu la bataille de la Marne et a dû capituler devant les Allemands. En Algérie, Clemenceau mène la résistance. La Russie tsariste serait en train de négocier sa reddition avec l’Allemagne, ce qui inquiète la résistance. Clemenceau a l’idée d’assassiner le tsar pour que soit mis en place en Russie un régime favorable à la continuation de la lutte.

Ce que j’en pense : Ici l’uchronie mêle des éléments de la Première et de la Seconde guerre mondiale : personnages de la guerre de 14 et la résistance de la France libre. J’ai lu cette BD en ayant dans la tête la musique du générique des Brigades du Tigre quand j’ai vu où l’on se situait. Car on retrouve, comme à chaque fois, des figures bien connues de cette époque : Bonnot de la Bande à … ; Clémenceau et ses policiers sur-entrainés; René Fonck, pilote de chasse ; le Baron Rouge et son célèbre triplan.

Le scénario gagne en complexité, il y a des ramifications géopolitiques, politiques et sociales. C’est tellement complexe que le récit se fait sur deux albums.

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Jour J, tome 2 : Paris, secteur soviétique

Titre : Jour J, tome 2 : Paris, secteur soviétique

Scénario : Fred Duval et Jean-Pierre Pécau

Dessin : Gaël Séjourné

Editeur : Delcourt

Année : 2010

Note : 14/20

L’histoire : Le débarquement en Normandie de 1944 a été un cuisant échec. Les armées alliées s’enlisent en France. Pendant ce temps l’Armée Rouge progresse jusqu’au Rhin et a l’opportunité de libérer Paris. Après la capitulation allemande, Paris est divisée en deux parties. Quelques années plus tard les espions des deux blocs s’y affrontent.

Ce que j’en pense : Deuxième volet de la série Jour J, ce volume m’a semblé plus abouti que le précédent. Le point de divergence et ses conséquences est bien plus ambitieux. On se retrouve avec un Paris coupé en deux secteurs comme Berlin avait pu l’être. Mais en plus d’une ville qui est coupée en deux c’est aussi une population et son lot de personnages célèbres qui l’est. Du côté soviétique il y a Sartre et le docteur Petiot, chez les Occidentaux il y a Camus en journaliste au Monde.

A côté des changements de la grande histoire, il y a la petite histoire qui permet de se balader dans ce Paris. Les scénaristes remettent au goût du jour une histoire de tueur en série à la Jack l’Éventreur. Pour enquêter il y a un policier français difficilement classable : policier le jour, gigolo la nuit et espion à ses heurs perdues. Comme dans tous les récits durant la Guerre froide, ce héros se fait bringuebaler dans tous les sens sans savoir à qui se fier, sans trop savoir ce que l’on veut de lui.

En mêlant intrigue policière et coups tordus d’espions j’ai beaucoup plus apprécié cet album. J’espère que le suivant continuera sur cette lancée.

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Jour J, tome 1 : Les Russes sur la Lune !

jourJ1Titre: Jour J, tome 1 : Les Russes sur la Lune !

Scénario : Fred Duval et Jean-Pierre Pécau

Dessin : Philippe Buchet

Édition : Delcourt

Année : 2010

 

L’histoire : Alors que le module lunaire américain allait se poser sur la Lune, il est percuté par un astéroïde et est détruit. Les soviétiques profitent de ce contre-temps pour rattraper leur retard et se posent les premiers sur la Lune.

Ce que j’en pense : Et si les soviétiques s’étaient posés les premiers sur la Lune, quelle aurait été la conséquence sur la guerre froide ? Voilà le point de départ de ce premier album d’une série guidée par l’uchronie. La série a pour but de développer des histoires plausibles à partir d’événements historiques que tout le monde connait.

Alors dans cet épisode fictif de la guerre froide, on a droit aux clichés inévitables : les Américains cools, fumeurs d’herbe et les Soviétiques coincés, fliqués par leurs commissaires politiques. Ces clichés permettent de bien identifier les parties en présence et d’accroitre l’ambiance pesante. Malgré une ambiance tendue, il y a une fin optimiste voire trop optimiste.

Même si l’idée de départ est alléchante, les 48 pages du volume semble trop courte pour que l’histoire prenne son ampleur.