Les Salauds gentilshommes 2 – Des horizons rouge sang, Scott Lynch

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L’histoire : Locke Lamora est son ami Jean Tannen ont quitté Camorr. Ils débarquent à Tal Verra, une cité où les tentations de dépouiller les riches sont nombreuses.

Ils envisagent de braquer un casino le plus sécurisé au monde. Mais ils vont attirer l’attention de l’Archon, sorte de maitre-espion assisté d’une milice d’élite qui cherche à réasseoir son autorité et son prestige. Les deux compères vont se retrouver dans une machination qui va leur permettre de mettre en place une machination plus tordue.

Ce que j’en pense : Faire une suite aux Mensonges de Locke Lamora c’était ambitieux, car ce roman plaçait déjà la barre très haut. Alors on peut s(attendre à aussi bien mais on peut se retrouver face à moins bien. C’est ce qui est arrivé ici.

L’idée du braquage du casino est une bonne idée, il y a plein de trouvailles dans la tricherie, dans les jeux décrits, dans les subterfuges mis en place. Mais quand il y a l’introduction de l’Archon et de sa machination politique, le récit a pris un coup dans l’aile. Voilà les deux compères obligés de se transformer en marins et on a droit à une longue description de leurs tentatives d’efforts pour apprendre. Et on se retrouve avec un récit dans le récit. Le braquage du casino est complètement mis de côté et les voilà lancés dans la piraterie. On a droit à la classique mutinerie, aux traditionnels abordages. Ça donne des situations parfois cocasses mais Locke Lamora est bien loin de son terrain de jeu.

Si on n’a pas lu le premier on peut être bluffé par la complexité de l’intrigue, par l’humour caustique des personnages. Mais ce n’était pas le cas pour moi alors il y a eu une petite déception à la fin de la lecture.

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Epées et démons, Fritz Leiber

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L’histoire : Souricier est un mage dont le maitre a été massacré par les hommes d’un noble hostile aux magiciens. Fafhrd vit dans une région froide où les femmes pratiquent la magie pour contrôler le comportement de leurs hommes. Agacé par l’étroitesse d’esprit de ses compatriotes, il s’enfuit pour rejoindre Lankhmar.

Lors du braquage d’un membre de la Guilde des Voleurs, les deux hommes vont se rencontrer et s’entraider afin d’échapper.

Ce que j’en pense : Avec Lankhmar, j’ai plutôt mal commencé la deuxième intégrale éditée par Bragelonne alors que la première n’était plus du tout disponible.

Heureusement que les livres existaient en format numérique. Alors avec quelques promos, j’ai pu acquérir ceux qui manquaient pour pouvoir compléter l’intégrale. Le roman comporte deux parties dans lesquelles on présente l’un puis l’autre des personnages principaux. Pour Fafhrd j’ai trouvé cette présentation plutôt longue, par contre pour Souricier c’était plus court mais plus violent. Une fois que leur rencontre a eu lieu, on se retrouve avec deux personnages qui fonctionnent bien ensemble. Je ne vais pas dire qu’ils sont complémentaires mais leur relation fonctionne bien. Ils ont de l’humour, ils sont grande gueule mais ils ont aussi de l’honneur, de l’inventivité. Parfois j’ai eu l’impression que Souricier et Fafhrd sont les lointains ascendants des Salauds Gentilshommes de Scott Lynch.

Souricier et Fafhrd sont deux personnages que j’aime bien. Même si Epées et démons est un roman de présentation, il laisse augurer de bonnes choses pour la suite du cycle.

Les Lames du Cardinal, Pierre Pevel

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L’histoire : 1633, en France, un ordre secret, la Griffe Noire, a décidé de restaurer le règne des dragons. Pour les contrer, le Cardinal de Richelieu a à sa disposition des hommes et une femme, duellistes, aventuriers, espions qui sont prêts à tout pour défendre la Couronne : les Lames du Cardinal.

Ce que j’en pense : Les Lames du Cardinal sont sûrement l’oeuvre maitresse de Pierre Pevel. Sincèrement je ne vois pas comment on ne pourrait pas apprécier cette trilogie. Pevel utilise une trame historique, ici le Paris de Richelieu, pour y coller des éléments de fantasy, magie et dragons. La compagnie des Lames permet à Pevel de mettre en place des personnages différents qui ont chacun leurs secrets et qui sont tous attachants. La mort de certains au cours des romans peut-être un crève-cœur. Mais leurs secrets peuvent se révéler être des dangers pour les membres de la compagnie. Pevel réussit à camper des personnages qui n’ont rien à envier aux Quatre Mousquetaires aux quels ils peuvent être rapprocher.

Même si on est dans un cycle de fantasy, les descriptions du Paris de 1633 sont saisissantes de réalité. Par moments le cycle lorgne vers le roman historique même si des éléments de fantasy sont disséminés par-ci par-là.

Les récits sont bien construits, ils alternent entre séquences de duels et séquences plus calmes de machinations politiques. Car les trahisons et chausse-trappes sont légions. Parfois li faut bien s’accrocher pour savoir de quel côté peuvent se situer certains personnages.

Conan le guerrier, Robert E. Howard

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Ce que j’en pense : Ce recueil ne contient que trois nouvelles bien sûr remaniées. Deux d’entre elles se trouvaient dans le recueil Milady édité à l’occasion de la sortie du film en 2011.

Les clous rouges et Au delà de la rivière sont les deux plus intéressantes. Elles montrent l’intérêt de Howard pour l’histoire américaine. pour la première on se retrouve dans un conflit entre deux tribus dans une ambiance amérindienne, pour la deuxième on retrouve l’idée de la frontière entre la civilisation et la barbarie, avec les pionniers qui doivent faire des sacrifices pour pouvoir vivre.

Les joyaux de Gwahlur est presque ridicule. J’ai eu l’impression que Conan cumulait de nombreux défauts notamment celui de la cupidité. Cette nouvelle intercalée entre les deux était très dispensable. Mais je me rends compte que ces nouvelles publiées comme elles sont, sont bien en dessous de celles traduites pat Louinet. Des fois je me demande même si ça vaut le coup de continuer à lire ces livres-là.

Les Salauds Gentilshommes 1- Les mensonges de Locke Lamora, Scott Lynch

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L’histoire : Dans la cité de Camorr, la vie d’un orphelin ne vaut pas grand chose. Locke Lamora réussit grâce à son intelligence et à certains dons à se faire former à l’art du vol sous toutes ses formes. Il rejoint les Salauds Gentilshommes. En grandissant il devient la Ronce de Camorr, qui frappe de manière intelligente les ressources des plus riches.

Ce que j’en pense : Voilà dix ans que ce roman est paru. A chaque fois qu’un blogueur le finissait, il le considérait comme le « roman à lire ».

J’ai laissé du temps avant de m’y mettre et j’ai bien fait. Je suis rentré dans le roman sans avoir en tête les critiques déjà faites.

Ce fut une très bonne lecture, une fois que l’on était dedans il était difficile d’en sortir, je suis content de entamé pendant ms congés, comme ça ce n’était pas grave.

Car Scott Lynch réussit à faire débarquer le lecteur en plein Camorr. La ville est un personnage à part entière, elle a de multiples facettes, tout dépend du quartier où l’on se trouve, elle vit, elle remue, elle peut être prises de convulsions, elle est multicolore, elle possède de nombreuses odeurs (bon elle pue souvent quand même).

Et au sein de Camorr il y a des personnages hauts en couleur. Les personnages des Salauds Gentilshommes sont attachants et la disparition de certains peut attrister car c’était une bonne équipe. Le roman repose sur les épaules de Locke Lamora, sorte de Daniel Ocean, aux multiples visages et à l’intelligence acérée pour concevoir des plans mas aussi pour se dépêtrer des embrouilles dans lesquelles ses adversaires l’entrainent.

L’humour est très présent dans les dialogues et permet d’atténuer la noirceur de la ville et de l’ambiance. Je suis heureux de l’avoir lu, il m’a permis de passer de bons moments de lecture. Il était entant de se précipiter sur la suite mais autant laisser passer un peu de temps pour pouvoir bien l’apprécier.

La Huitième couleur, Terry Pratchett

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L’histoire : Dans un monde en forme de disque, Deuxfleurs suivi de son bagage magique qui se déplace sur une multitude de petites jambes visite la ville d’Ankh-Morpok. Mais il est tellement innocent que les autorités ont décidé de le protéger pour des raisons diplomatiques. Pourtant il est bien difficile de protéger quelqu’un lorsqu’il est un touriste.

Ce que j’en pense : Quand Terry Pratchett a commencé à écrire ce qui allait devenir Les Annales du Disque-Monde, la fantasy a pris une nouvelle voie : celle de l’humour.

Car Pratchett dans ce premier roman des Annales revisite de manière humoristique la fantasy . Le mage est un incapable qui n’a même pas fini l’école de magie et qui ne connait qu’un seul sort aux effets dévastateurs. Le guerrier est un tas de muscles qui pense peu, pour qui le choix ne se résume qu’à une alternative et à chaque fois il choisit toujours le mauvais truc. Mais le meilleur reste Deuxfleurs, le touriste. Il récupère toutes les tares du touriste moderne, cela fait rire. En y réfléchissant il est facile de se dire que ce bonhomme ça pourrait être n’importe lequel d’entre nous. Donc ça permet de reconsidérer certains comportements que l’on pourrait avoir comme touriste.

Même si Pratchett fait de la fantasy humoristique, il faut s’accrocher dans la lecture. Certaines phrases peuvent être longues et il ne faut pas en rater un bout sinon tu peux repasser pour comprendre le trait humoristique. Je m’y suis repris à deux fois pour le lire (la première fois c’était pour m’occuper pendant les heures d’étude et je n’avais pas pu apprécier ce  que j’avais pu lire).

Je suis content de m’y être replongé mais commencer un cycle et l’apprécier est un peu dangereux, ça donne des envies de lecture.

Les armes des Garamont, Pierre Grimbert

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L’histoire : Lorsque le Troisième Monde a été créé, les Dieux y ont placé deux runes magiques pour garantir l’équilibre du monde. Mais un jour la rune destructrice, la Malerune, est déclenchée et le monde bascule dans le chaos.

Eras de Garamont est parti à la recherche de la seconde rune laissant ses filles seules dans le château familial. Elles vont être visitées par un sorcier lui aussi à la recherche de la seconde rune.

Ce que j’en pense : Pierre Grimbert s’est fait connaitre avec le Secret de Ji, cycle de fantasy que j’avais eu plutôt du mal à apprivoiser. Avec ce premier tome de la Malerune j’ai essayé de mettre de côté mes a priori. Mais mon avis sur le roman va être mitigé.

Pierre Grimbert a une très grande imagination. Le monde qu’il a construit est très cohérent et très bien pensé, que ce soit du point de vue du bestiaire ou de l’aspect des croyances. Par moments ça pouvait presque être de trop, trop d’informations, trop de choses à retenir. J’aime bien me retrouver dans le monde décrit dans un roman mais pas noyé.

J’ai trouvé le roman plutôt long à se mettre en route. A intervalles réguliers il y a des séquences de combat plutôt intenses (voire saignantes) mais comme il y a peu d’attachement aux personnages, je n’ai pas trop ressenti l’intensité voire la tension qu’il pouvait y avoir dans les combats. Voilà un autre écueil  : les personnages. Certains s’y attacheront et les trouveront sympas, moi je les ai trouvés plutôt lisses, sutrout les deux filles de Garamont. Par certains moments j’ai eu la sensation d’avoir droit à des personnages un peu trop enfantins. Il y a peut-être le lycante, mi-homme mi-loup, qui sort du lot en apportant un peu de complexité.

Alors voilà, c’est un roman que je me suis dépêché (malheureusement) de lire et que j’ai presque fini avec soulagement.

Walkyrie Tome 1 – Froid comme la mort

walkyrie

L’histoire : Un fils de chef viking recueille dans le secret une walkyrie. Alors qu’une vague de sombres éléments déferlent sur les terres nordiques, le fils du chef demande à la walkyrie de le mener à Odin pour lui faire ses doléances. Mais il va découvrir un royaume des dieux dévasté par les forces du mal.

Ce que j’en pense : Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas plongé dans une BD. J’ai choisi cet album et je regrette un peu de ne pas avoir eu la suite sous la main. C’est un récit que j’ai beaucoup apprécié.

On se retrouve en plein dans la mythologie nordique, avec ses personnages connus (la walkyrie) et moins connus ( Fenrir). Les auteurs réussissent à créer un ensemble sombre où même les divinités peuvent mourir. Ce qui peut perturber les pauvres hommes qui espéraient beaucoup de choses de leur rencontre avec les dieux. Ils sont bien sûr aidés d’une divinité bannie du royaume des dieux, une sorte de brute silencieuse, qui a un certain caractère inquiétant malgré tout.

Le récit qui se base sur des éléments de la mythologie scandinave fait un peu du pied à la fantasy, ce qui n’est pas déplaisant. L’album se termine et il laisse un sentiment d’inachevé, oui connaitre la suite aurait été bien.

Le régiment perdu, William R. Forstchen

le regiment perduTitre : Le régiment perdu

Auteur : William R. Forstchen

Editeur : Bragelonne

Année : [1990-1991] 2014

788 pages

L’histoire : Durant la guerre de Sécession, un régiment nordiste embarque à bord d’un navire. Lors de son voyage en mer il se retrouve pris dans une tempête. Sorti de la tourmente le régiment débarque sur une côte où semblent vivre des hommes parlant un russe médiéval et vivant de manière misérable.

Les soldats du régiment vont s’installer et commencer à répandre des principes démocratiques et le progrès technique. Mais ils vont découvrir que les humains vivent sous la menace d’une espèce qui considère les humains comme du bétail pour pouvoir les consommer.

Ce que j’en pense : C’est un ressort scénaristique assez fréquent que la confrontation entre deux groupes aux connaissances scientifiques et technologiques disparates. On le retrouve fréquemment au cinéma et dans le cadre d’un voyage dans le temps. Ici la situation est créée par le passage involontaire à travers un phénomène climatique inexpliqué et improbable.

Donc on retrouve une confrontation entre deux civilisations issues de deux époques différentes. Et comme les membres du régiment s’en sortent, j’ai eu le sentiment d’un patriotisme peut-être un peu trop présent. Face à n’importe quelle situation les Yankees s’en sortent. Avec presque rien ils arrivent à lancer une fonderie de canons, des moulins à aubes, plusieurs voies de chemins de fer, des lignes télégraphiques. Comme ils ont les ressources intellectuelles et matérielles à portée, ils mettent en place les bases de leur civilisation avec une trop grande facilité.

Mais cette apparence de de simplicité est compensée par l’ennemi que les Yankees doivent combattre. Trois mètres de haut, le corps couvert de fourrure, se déplaçant en horde de plusieurs milliers pour cueillir le bétail, les Yankees, à moins de six cents, vont devoir montrer leur bravoure et leur ingéniosité.

Ce volume édité par Bragelonne regroupe les deux premiers romans du cycle. Lus à la suite, on retrouve beaucoup de répétitions, de situations qui se répètent. Donc le deuxième roman apparait un peu comme superflu car Forstchen ressort de nouveaux ennemis bien moins intéressants que ceux du précédent. Ces deux romans se lisent sans difficulté même s’il peut y avoir quelques longueurs. Le postulat de départ est attrayant mais la facilité avec laquelle les Yankees peuvent régler les problèmes m’a un petit peu dérangé.

ABC imaginaire 2016

Le guide Howard, Patrice Louinet

guide howardTitre : Le guide Howard

Auteur : Patrice Louinet

Editeur : ActuSF

Année : 2015

277 pages

Ce que j’en pense : Robert E. Howard, le créateur de Conan, la culture populaire ne connait quasiment que cela de lui. Mais cela n’est qu’une petite partie de son œuvre et qui a été largement dénaturée par les comics ou le cinéma.

Ce guide permet de découvrir les personnages qui jalonnent l’œuvre de Howard. Il permet de mettre aussi fin aux idées fausses propagées par un Sprague de Camp qui aura réécrit de nombreuses nouvelles de Howard. Je n’ai toujours pas compris pourquoi il a modifié l’œuvre de Howard, rédigé des articles biographiques trompeurs sur la vie de Howard. Peut-être l’opportunisme et passer pour un spécialiste et protecteur de l’œuvre de Howard.

Il permet aussi de découvrir l’homme derrière les nouvelles, qui les écrivait pour se nourrir. Mais qui avec le temps a écrit d’une manière plus riche. Même si Howard écrivait des pulps, il était un acharné du travail.

Je connaissais un peu l’œuvre et le personnage de Howard, mais ce guide condense de nombreuses informations et donne bien sûr envie de se lancer dans les volumes récemment publiés par Bragelonne avec la collaboration de Patrice Louinet.