Doom (2005)

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L’histoire : Des archéologues ont trouvé parmi des vestiges une arche qui leur permet de se rendre sur Mars. Une multinationale y installe une base. Un jour les sciences scientifiques présents appellent à l’aide car il y aurait une  brèche de sécurité. On y envoie un groupe de soldats pour  neutraliser la menace.

Ce que j’en pense : Il y a eu une période où il était  fun de faire une adaptation au ciné d’un jeu vidéo. Doom était un jeu bourrin : avancer et tirer sur fond de musique rock. Alors le film qui en découle ne fait pas non plus dans la dentelle.

Une grande partie du film se passe sur Mars mais on n’en verra pas grand chose (j’ai presque la sensation d’arnaquer les gens en le chroniquant pour le Summer Star Wars), sauf une petite partie rocailleuse rougeâtre. En effet ça se passe dans des couloirs sombres pour  accroitre la tension et et coller à l’esprit et à l’ambiance du jeu.

J’ai du mal à croire au professionnalisme de ces soldats, ils sont tous barges, pas clair dans leur tête. Leur présence n’est justifiée que pour se faire zigouiller, en essayant de leur trouver une mort différente et dégueu. 

En fin de compte le film est décevant parce que les monstres issus des mutations génétiques sont bien timides. Et l’affrontement final entre le gentil (Karl Urban) qui a pris une petite dose de potion magique et le méchant (The Rock) mordu par un monstre au sens moral plutôt élastique est doucement risible.

Au moins il y a eu une certaine décence à ne pas faire des suites répétitives comme ça a été le cas pour  Resident Evil. 

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Yaak Valley, Montana, Smith Henderson

yaak valley

L’histoire : Dans les années 80, Pete Snow est assistant social dans le Montana. Un jour son chemin croise celui d’un jeune garçon malade, en guenilles et affamé. Il va réussir à gagner sa confiance. Il va découvrir que le garçon vit avec son père Jeremiah, un fondamentaliste chrétien qui vit en marge de la société pour se préparer à l’Apocalypse.

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce roman dans le cadre d’un Masse Critique privilégié. Cela faisait quelque temps que je n’avais pas lu de la littérature contemporaine. Les dernières fois j’avais été déçu alors je m’en étais éloigné.

Lire un tel roman permet de se dire qu’il ne faut pas mette tous les écrivains dans le même panier. Il y en a qui réussissent à s’intéresser à la société qui les entoure.

Ce n’est surement pas le roman le plus joyeux de l’année mais il réussit à éviter le manichéisme, caractère qui peut être fréquent chez un auteur US. Les personnages ont tous une partie grise. Pete, un représentant de l’interventionnisme de l’État devrait avoir une certaine irréprochabilité n’est pas un modèle de perfection : sa femme est une bringueuse, à la limite une mère indigne; son frère est recherché par la police; sa fille fugueuse finit par se prostituer. A force d’être au contact de marginaux, il finit par avoir les mêmes comportements que les gens qu’il doit assister.

C’est Jeremiah qui est le plus intéressant. Son comportement qui peut faire de lui un dérangé permet d’avoir une réflexion sur la société et sur les éléments qui peuvent la constituer : le pouvoir, l’argent, la démocratie , la famille, la violence.

Smith Henderson ne prend pas parti dans sa description de la société. Il a décrit comme elle est avec ses travers, ses petits moments lumineux.

La Cinquième tête de Cerbère, Gene Wolfe

la cinquieme tete de cerbere

L’histoire : Deux planètes très éloignées de la Terre ont été colonisées par des colons français. Mais l’une d’elle va être détruite.

Plusieurs années plus tard, un ethnologue va consacrer sa vie a  retrouver les traces de la planète disparue.

Ce que j’en pense : Comment parler d’un livre que l’on n’a pas aimé ? Si je repense à un article qui a fait parler de lui dans la blogosphère, il faudrait que je me taise. Mais dans ce cas ça ne serait pas prendre en compte le temps que j’ai passé à le lire, la volonté déployée pour s’efforcer de le finir.

Alors voilà vous  savez que je n’ai pas aimé La Cinquième tête de Cerbère. Il est composé de trois récits qui doivent permettre au lecteur de saisir l’histoire compliquée de deux planètes. Mais j’ai trouvé cela trop cérébral, notamment le deuxième récit, récit mythologique frôlant un peu la fantasy.  A la fin tu te demandes où tu devais arriver. Ça reste pour moi une lecture ennuyeuse. Malheureusement ce n’est pas le bon ouvrage pour découvrir l’œuvre de Gene Wolfe.

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La guerre éternelle (3 tomes)

la guerre eternelle bd

L’histoire : Un vaisseau de colons terrien a été détruit aux abords d’ Aldébaran. La Terre va mettre en place un groupe de soldats d’ élite. Le soldat Mandella va parcourir cette guerre qui pour lui n’aura aucun sens.

Ce que j’en pense : J’ai trouvé plutôt étonnant d’adapter le roman de Joe Haldeman tant il se suffisait à lui même dans sa démonstration anti-militariste. Alors il va être difficile de ne pas tomber dans le jeu des différences.

Après un rappel un peu longuet des circonstances qui font que la Terre lance son recrutement de bidasses d’élite, on reprend sans surprise la trame du roman. De nombreux éléments sont édulcorés ou bien sont littéralement passés sous silence. Je pense principalement aux relations amoureuses entre les soldats qui étaient plutôt libertines.

La fin de la guerre me semble complètement risible vu sous l’angle de la BD. Comme les deux entités en conflit se trouvent être maintenant composées de clones, elles seraient enfin capables de pouvoir communiquer entre elles. Ca me parait encore plus stupide comme cela est décrit dans la BD.

Peut-être que la lecture de la BD amènera certaines personnes à se diriger vers le roman pour avoir plus d’éléments. Mais ayant lu les deux je me rends compte que ces trois albums sont tout à fait dispensables.

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Les Vandales du vide, Jack Vance

Les Vandales

L’histoire : L’homme est à deux doigts de conquérir l’ensemble du système solaire. Mais certains veulent profiter des nouveaux horizons ouverts par cette conquête et la piraterie spatiale est en train de se développer.

Dick Murdock, jeune garçon de quinze ans, rejoint son père sur un observatoire lunaire. Il croise le Basilic, une figure terrifiante et énigmatique, dont le nom est synonyme de peur et de destruction. Dick va alors utiliser ses connaissances et son audace pour contrer les plans du Basilic.

Ce que j’en pense : Quand on se lance dans la lecture d’un roman de Jack Vance, on sait que l’on peut s’attendre à des aventures et des voyages dans l’espace.

Ici on a les deux. Quand je vois qu’il choisit comme personnage principal un personnage aussi jeune, je me dis qu’il visait un lectorat plus jeune. Ça limite les perspectives en terme de violence et de sexualité. Ce qui est marquant c’est que l’apparence physique des personnages a une grande importance. Lorsque Dick rencontre une personne au physique disgracieux , il va se méfier, limite il va le considérer comme un ennemi. Mais quand c’est quelqu’un avec un physique plus avantageux, il va moins se méfier. Or comme on dit toujours les apparences sont trompeuses.

Dick est un ado, il va agir comme tel : beaucoup d’impétuosité, une petite dose d’inconscience, des connaissances scientifiques. Tout sera assez dosé pour ne pas en faire un ado que l’on veut baffer.

Ce qui est regrettable c’est que Jack Vance n’est pas constant sur les avancées technologiques. Dans son univers, on voyage dans l’espace comme si on prenait le bus. Et à la fin du roman on découvre que Dick développe des photos dans un chambre noire, à l’ancienne.

Les Vandales du vide est un roman qui correspond tout à fait ce que Vance nous a habitués, il offre un bon divertissement.

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Star Trek III A la recherche de Spock 

star trek 3

L’histoire : Spock est mort en sauvant l’Enterprise.Sa dépouille est envoyée sur Génésis, mais elle subit une transformation. Les scientifiques qui surveillent la planète sont surpris par un tel changement.

Mais la planète et son écosystème particulier font l’objet d’une tentative d’attaque de la part d’un vaisseau klingon qui les considère comme une arme qu’ il faut posséder.

Ce que j’en  pense : Après la fin tragique de l’épisode précédent qui se clôture avec les funérailles de Spock, il fallait bien une histoire pour le faire revenir dans le jeu. Alors le scénario utilise les éléments qui étaient déjà présents.

On introduit les klingons dont le chef est interprété par Christopher Lloyd, les ignobles méchants du monde de Star Trek. Ceux-ci sont brutaux et bien peu malins, c’est sûr que face à un Kirk, rusé comme un renard et prêt à tout pour sauver ses amis ils ne peuvent pas faire grand chose.

J’ai eu la sensation que cet épisode était moins bavard que les précédents. On retrouve un Kirk un peu plus offensif, avec une équipe restreinte autour de lui. Je l’aime bien cette équipe multicolore. C’est Sulu qui m’a étonné quand il remet en place d’une prise de judo un garde Starfleet qui venait de l’appeler « jaunisse ». Cet acte rappelle que la série a un esprit d’ouverture et de tolérance. Mais c’est quand même un peu dommage que Kirk prenne tant d’importance que ça.

Alors même si pour moi Star Trek ne remplacera pas Star Wars, je pense que ça mérite d’être découvert et qu’il y a beaucoup de richesses dans ce monde.

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La Fresque suivi de Le Raid Infernal, P.J. Hérault

la fresque

La Fresque

L’histoire : Lid fait partie d’une tribu qui est en combat perpétuel avec des hommes du Sud. Lassé de la violence, il s’enfuit en prenant le risque de mourir sous les coups des siens. Lors de son errance, il va découvrir une fresque décrivant des technologies disparues. Il découvrira aussi un peuple pacifique mais s’apercevra que la nature humaine renferme toujours une part assoupie de barbarie.

Ce que j’en pense : Ayant quelque peu l’habitude des romans de P.J. Hérault , je dois reconnaitre que La Fresque est une sorte d’ovni. Sur une planète différente de la Terre, on suit les aventures préhistoriques d’un jeune homme. Celui-ci a la particularité de « réfléchir ». En fait il a un peu plus de jugeote que les autres. Donc il ne s’arrête pas à l’apparence des choses. Il fait des découvertes qui lui permettent de faire évoluer le quotidien, il introduit la technologie dans une société préhistorique. Mais ce qui pourrait bénéficier à tous fait des envieux. Certains voient Lid comme un objet précieux qu’il faut avoir à tout prix dans son camp.

Les trahisons et les affrontements s’enchainent, à la place de Lid j’aurai laissé tomber tous ces gens qui ne comprennent rien, qui ne veulent satisfaire que leur propre intérêt. Par moment c’est répétitif, un peu longuet. Je suis même étonné que ce roman ait été mis en tête de volume.

Le Raid Infernal

L’histoire : Jon, ancien militaire, effectue un voyage vers une colonie éloignée de la Galaxie. Mais le transporteur dans lequel il se trouve est pris pour cible par des dégénérés qui s’en prennent aux colons. Le but du transporteur sera alors de fuir pour pouvoir survivre.

Ce que j’en pense : Voilà un space opera plus proche de ce que j’ai déjà pu lire de P.J. Hérault.

Ce roman est construit comme un film, un survival. Une dizaine de personnes poursuivie par des raiders, alors il y a les voyageurs qui veulent agir à l’encontre du bon sens, au risque de mettre en péril tout le monde; il y a les voyageurs secondaires qui se révèlent être de bons adjuvants au personnage principal mais qui disparaissent lorsqu’ils prennent trop d’importance et puis il y a le personnage principal, ancien soldat, il est celui sur qui reposera la survie. Jon est une sorte de Rambo spatial qui doit faire face à des pillards faisant penser à ceux de Mad Max.

Le récit enchaine les séquences d’action, plusieurs fois il a des batailles tendues pour les voyageurs. C’est un roman très divertissant, le style n’es pas ampoulé. Le but est de voyager avec de l’action et très réussi.

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Bilan de juillet

En ce mois de juillet, on peut enfin dire que l’été est arrivé (même si il pleut en ce jour), ça permet alors d’avoir un peu plus d’envie pour faire des choses. Je dis ça mais ce mois-ci je n’ai lu que quatre livres :  La sirène de l’espace de Michel Pagel, La fresque de P.J. Hérault, Les vandales du vide de Jack Vance et Frontière Barbare de Brussolo.

Comme ce sont les vacances j’ai décidé de me faire plaisir en matière de livres.

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J’ai complété cette trilogie d’Hervé Jubert avant qu’il ne soit plus possible de la trouver. Certaines librairies n’ont pas une mémoire très développée.

 

 

 

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Quoi dire avec l’achat de ces trois livres ? Les deux premiers sont incontournables et le Spinrad c’est pour la tendance contre-culture.

Pour ce qui est à venir, c’est un peu toujours la même chose : je continue le Challenge Summer Star Wars, au pointage de juillet j’étais en tête ex aequo en nombre de contributions, ce qui m’a étonné car je n’ai pas l’impression d’avoir été très assidu.

En ce moment La cinquième tête de Cerbère  me barbe légèrement (pour rester poli). Les oiseaux de lumière de Ligny sera plus intéressant.