La chair et l’ambre, Audrey Françaix

la chair et l'ambreTitre : La chair et l’ambre ( Le cycle de la chair tome 2)

Auteur : Audrey Françaix

Éditeur : Octobre

Année : 2005

257 pages

L’histoire : Mantii et Ydelle ont été confiées chacune à un noble et à une famille sur le déclin. De son côté Krel doit faire face à une peuplade de barbares vexée du fait qu’il soit allé chercher des esclaves sur son territoire.

Ce que j’en pense : Deuxième volet de ce cycle qui mélange fantasy et érotisme, je l’ai plus apprécié que le précédent, même s’il y a quelque défauts.

Le caractère érotique du récit est moins marqué. On passe d’un érotisme à la Fifty Shades of Grey à des délires sadiques que Sade n’aurait pas reniés. Mais ces délires se limitent qu’aux habitants de la cité dirigée par le noble à qui Mantii a été confié.

Le problème de cet épisode est que les personnages sont dispersés, on suit ce qui leur arrive sur un petit nombre de pages. A chaque fois que l’on revient à un autre personnage, on a droit à un résumé avant de se remettre dans l’action. Ça donne l’impression qu’il ne se passe pas grand chose pour les personnages, qu’il n’y a pas beaucoup d’évènements dans cette histoire. Et puis rester aussi peu de temps avec chaque personnage ne donne pas le sentiment de mieux les connaitre.

Alors c’est un roman qui se lit facilement mais au cours du récit on se rend compte que les personnages restent plutôt superficiels.

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La chair et l’acier, Audrey Françaix

la chair et l'acierTitre : La chair et l’acier ( Le cycle de la chair 1)
Auteur : Audrey Françaix
Édition : Octobre
Année : 2004
257 pages

L’histoire : Mantii vit tranquillement dans son village. Elle est destinée à se marier avec le beau gosse du village. A la veille de son mariage, le village est mis à sac par des barbares. Ils massacrent les hommes et capturent les femmes pour les vendre comme esclaves sexuels. Mantii va réussir à séduire le chef des barbares mais elle sera partagé entre sa volonté de se venger et d’être avec son chef barbare.

Ce que j’en pense : Et si Dorcel avait rencontré Tolkien ?
On en serait peut être arrivé là.

Dès le début j’ai été un peu gêné de trouver une citation de Drieu la Rochelle en tête de roman  « L’extrême civilisation entraine l’extrême barbarie ». Il est difficile de trouver un lien entre la citation et le contenu du roman. De la barbarie il y en a, mais de la civilisation c’est dur à trouver.

Ce qui apparemment fait la caractéristique du cycle c’est les éléments érotiques ajoutés à une fantasy un peu traditionnelle. On a droit au dépucelage de l’héroïne par le barbare qu’elle finira par apprécier, puis de nombreux éléments lubriques lorsque l’on arrive dans la ville des barbares. Un peu de cul dans un roman ça ne me gène pas mais là on dirait qu’il n’y a que ça et que cette présence se fait au détriment du scénario et de l’immersion.

En plus de ça les rapports entre les personnages sont quand même assez manichéens. D’un côté il y a la jeune villageoise, un peu nunuche, qui attendait son mariage avec le beau gosse du village avec impatience. De l’autre il y a le chef barbare violeur et sanguinaire, amateur de belles filles.

C’est un peu dommage que dans la fantasy « made in France », j’ai du mal à trouver un souffle véritablement épique.