Whitechapel, Sarah Pinborough

L’histoire : Londres, 1888. Des cadavres de femmes mutilées sont retrouvée et sont attribuées au tueur surnommé Jack l’Eventreur. Mais pour le docteur Thomas Bond, il y a un deuxième tueur bien plus inhumain que l’Eventreur.

Ce que j’en pense : J’ai déjà dû le dire, parfois entre des romans de l’Imaginaire, j’aime bien intercaler du thriller. Après un petit tour dans les rayonnages de la bibliothèque, je suis reparti avec ce thriller qui semblait être saupoudré de fantastique.

Le contexte historique du roman, le caractère indécis des événements pouvaient permettre d’avoir un récit à ambiance, avec une atmosphère oppressante.

Mais je n’ai pas trouvé tout cela accrocheur. L’auteur se focalise trop sur le docteur Bond qui entretient son addiction à l’opium. Cela a une certaine utilité car l’opium ingéré permet de distinguer l’aura des personnes ou voir ce qu’il est impossible de voir sans drogue.

Mais à un moment, trop tôt dans le roman il y a la révélation sur le tueur. Ça tue le suspense et peu l’intérêt pour le roman. L’auteur fait une petite référence à Dracula, avec l’origine du ma provenant de l’Est (la Pologne, ici); un mal qui est véhiculé par des récits traditionnels, renforcé par la superstition. Les défenseurs du Bien s’en débarrassent presque sans difficulté.

Whitechapel est un roman qui a une certaine atmosphère, mais c’est dommage de voir qu’il n’arrive pas à se démarquer des grands romans victoriens tant il veut s’en inspirer.

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Parallèles, Catherine Kepler

L’histoire : Flamel est un chasseur de hacker. Alors qu’il se rend sur le lieu d’une infraction, il est pris dans une tornade d’énergie. Il se retrouve alors dans une voiture qui lui est inconnue, dans un monde qui ressemble au sien mais qui n’est pas tout à fait le sien.

Ce que j’en pense : Les défuntes Editions Atria avaient le chic pour dénicher des auteurs confidentiels, ardus à lire amis avec qui on passe un bon moment.

Ici c’est le thème des réalités parallèles qui est mis en avant. C’est plutôt difficile d’y rentrer parce que même la réalité qui aurait pu être la nôtre n’est pas tout à fait la nôtre. On se retrouve perdu dans deux réalités face auxquelles il faut s’adapter. Il faut aussi s’adapter à deux héros qui sont plutôt disparates : l’un est fonceur. l’autre est un tranquille père de famille.

Les explications pour justifier l’existence des mondes parallèles m’ont paru confuses, ou bien je n’ai pas assez de bagage scientifique pour pouvoir saisir les nuances.

L’intrigue policière permet de maintenir un intérêt pour le roman. Il ne faut pas s’attendre à un happy end, en effet mondes parallèles ne veut pas dire mondes symétriques.

Parallèles est un roman confidentiel mais qui mérite d’être lu car le thème des mondes parallèles est plutôt rare et qu’il possède une intrigue largement agrémentée de suspense et de retournements de situations.