Divergent, Veronica Roth

divergentTitre : Divergent

Auteur : Veronica Roth

Éditeur : Nathan

Année : [2011] 2011

436 pages

L’histoire : L’humanité est divisée en cinq factions. Les membres de chaque faction ont un rôle qui doit être en adéquation avec les caractéristiques de sa faction. Les Audacieux, sportifs et casse-cous, sont chargés de la défense; les Altruistes, effacés et  sans égoïsme sont chargés des postes de direction.

Tris, ancienne Altruiste, rejoint les Audacieux où elle va devoir apprendre à transformer sa manière d’être et de penser. Mais au cours de son apprentissage elle va découvrir qu’elle est une Divergente, qu’elle peut remettre en cause l’équilibre de la société.

Ce que j’en pense : Difficile de dire quelque chose de neuf après la déferlante des romans du cycle qui a précédée celle des films.

Le roman est très bien calibré pour le lectorat young adult. Quand on est un plus vieux, on peut facilement rester sur sa faim. Le style est simple, le ressort faussement complexe et en fin de compte plutôt manichéen.

Le récit est un prétexte pour mettre en avant des thèmes récurrents dans la littérature ado : les premiers émois amoureux, l’émancipation familiale, l’amitié et la haine.

Même si le récit avance sans que l’on s’ennuie, j’avais envie de pousser les personnages, l’action pour que ça avance, parce qu’à mes yeux, c’était trop statique, que Veronica Roth délayait peut-être un peu trop certaines situations.

Divergent reste une lecture plaisante une fois que l’on accepte les codes relatifs à ce genre de romans.

Sukran, Jean-Pierre Andrevon

sukranTitre : Sukran

Auteur : Jean-Paul Andrevon

Editeur : Denoël

Année : 1989

250 pages

L’histoire : Rolland Cacciari est un soldat démobilisé après une guerre de croisade anti-islamique menée par des Etats européens.Sans travail il vivote dans la rue jusqu’à ce qu’il se voit proposer un poste de vigile dans une entreprise qui cache un trafic ignoble d’êtres humains.

Ce que j’en pense : Deuxième roman d’Andrevon que j’ai lu en 2015. On y retrouve les mêmes ingrédients que dans le Travail du Furet. Un héros désabusé qui raconte ses aventures, une société inégalitaire et raciste, des dialogues avec un humour cru et décapant.

Quand on voit le nom des trois parties composant le roman, il n’y a pas de grande surprise dans l’évolution de la carrière de Roland : gravir des échelons avant de découvrir la vérité et tourner casque.

Par contre la société décrite en 1989 est très proche de la société dans laquelle nous vivons. Bien sûr cela se base sur le choc des civilisations cher à Huntington, qui a pu perdre de sa pertinence pendant quelque temps. Mais avec l’omniprésence de l’EI dans le paysage médiatique on retrouve cette confrontation entre blocs culturels. On retrouve une société raciste, séparée, qui refuse de s’ouvrir aux autres, pas si éloignée de celle d’aujourd’hui.

Il y a vingt cinq ans, Sukran était un roman d’anticipation, aujourd’hui il serait un roman presque réaliste.

Dans le texte :

« – Un nouveau de Gaulle ? Un nouveau Jean Moulin ? Ou un nouveau Mendès-France ? Plus près de nous dans l’histoire, je vois pas…

– Dis donc, Cacciari ! Tu connais quand même des noms, on dirait. C’est l’école, ou c’est que tu as porté un petit intérêt à la politique entre trois et cinq ans ?

– Dis donc, Farouan, tu as un certain humour, pour un arbi…

– C’est la fréquentation des Caucasiens, mon frère. On apprend nous aussi. Nos ancêtres les Gaulois…C’est comme ça qu’on en vient à s’intéresser à la politique intérieure française. Parce que la politique extérieure, il n’y a jamais eu besoin d’aller la chercher, elle est venue à nous. « 

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Grand Prix de l’Imaginaire 1990

Les barreaux de l’Eden, Pierre Pelot

les barreaux de l'edenTitre : Les barreaux de l’Eden

Auteur : Pierre Pelot

Editeur : J’ai Lu

Année : 1977

287 pages

L’histoire : Jagor Jean, être quasi mythologique, a réussi à procurer aux survivants les plus riches d’un évènement apocalyptique l’immortalité de l’âme.

Cette possibilité fait accepter aux hommes le fait d’être discriminés en fonction de classes génétiques, le fait d’être régis par des lois discutables.

Aussi ceux qui remettent en cause l’ordre établi, les Incrédules, sont pourchassés. Ceux qui sont retrouvés par les autorités sont obligés de suivre un programme de guérison devant les ramener sur le chemin de la foi.

Ce que j’en pense : Quand j’ai vu que le Bifrost de janvier était sur Pierre Pelot, je me suis dit que j’allais anticiper la découverte de cet auteur. Dans une librairie d’occasion, je suis tombé sur un de ses romans, allez on se lance.

On se retrouve dans un futur aux classes segmentées et strictement définies. Un cataclysme écologique est à l’origine de cette société qui se raccroche à un personnage messianique. Mais dès le début on sent qu’il y a quelque chose qui ne va pas avec cette prétendue immortalité de l’âme, que c’est un piège à cons.

La description de la société du bas est sidérante : promiscuité, désespérance, atmosphère poisseuse. Population qui se raccroche aux œuvres d’un chanteuse névrosée, à sa présence qui entraine une transe collective dans une foule sans repères.

Ce qui ressort de manière flagrante est le thème de la manipulation des hommes, que ce soit par le biais de la culture ou par le biais du prétendu Graal de l’immortalité. Écrit à la fin des années 70, Les barreaux de l’Eden réunit psychédélisme et pessimisme. Il faut avancer dans la noirceur du roman pour appréhender certains aspects de cette société.

Je n’ai pas beaucoup lu de SF française de cette époque mais j’ai retrouvé chez Pelot les mêmes préoccupations qu’il pouvait y avoir chez Andrevon par exemple.

C’est un roman tout à fait abordable pour découvrir Pierre Pelot mais malheureusement desservi par la couverture (trompeuse) de Siudmak.

2084 – La fin du monde, Boualem Sansal

2084Titre : 2084 – La fin du monde

Auteur : Boualem Sansal

Editeur : Gallimard

Année : 2015

288 pages

L’histoire : A la suite d’une catastrophe apocalyptique est apparu l’Abistan, un immense empire dont le nom est tiré de celui du prophète Abi. Son système est basé sur l’amnésie et la soumission au dieu Yolah. Un puissant système policier permet d’assurer l’obéissance de la population. Ati va commencer à remettre en cause certaines croyances mais il va enter dans un monde dangereux.

Ce que j’en pense : A l’occasion de la rentrée littéraire, Price Minister a fait comme Babelio : proposer un roman contre une critique. 2084 de Boualem Sansal était celui qui me paraissait le plus intéressant. Depuis il a reçu le Grand Prix de l’Académie Française à défaut d’avoir obtenu le Prix Goncourt.

Avec 2084, Sansal nous entraine dans une dystopie particulièrement sombre. Une catastrophe nucléaire a permis l’émergence d’un empire assis sur la religion. Mais 2084 se rapporche de l’orwellien 1984, car la population vit enclavée dans des frontières infranchissables sans connaissance de ce qu’il se passe au-delà; Abi a mis en place l’Abilangue, une novlangue devant remplacer toutes les autres langues; il n’y a plus qu’une pensée unique basée sur les préceptes de Yolah.

Ce qui est saisissant c’est la description de cet Etat totalitaire basé sur la religion, ce qui entraine violence et amnésie collective. Et que cette description est très proche de ce qu’il se passe au sein de l’Etat Islamique.

Par contre Boualem Sansal a un traitement très froid de l’histoire de se personnages. Même si en raison du monde où ils se trouvent il y aurait largement de quoi partager leurs angoisses et leurs difficultés. Mais Sansal laisse une grande distance entre les personnages et le lecteur. Je n’ai pas eu beaucoup de choses à partager avec eux. De plus les personnages de Sansal sont peu attachants, je les ai trouvés très lisses, avec peu d’aspérités pour pouvoir s’y accrocher ou s’y attacher.

C’est presque dans l’indifférence que j’ai fini ce roman qui commençait bien même si les premières pages n’étaient pas faciles d’accès.

Lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2015 de Priceminister

Le Travail du Furet, Jean-Pierre Andrevon

le travail du furetTitre : Le Travail du Furet

Auteur : Jean-Pierre Andrevon

Editeur : ActuSF

Année : 2015

515 pages

L’histoire : Dans un futur proche, la maladie a été éradiquée. Mais pour éviter la surpopulation, l’Etat mandate des tueurs pour éliminer 400 000 personnes chaque année.

Quand le Furet est contacté par une de ses connaissances qui lui fait part d’informations remettant en cause le discours des autorités. A partir du moment où il va se mettre à douter, les ennuis vont commencer à lui tomber dessus.

Ce que j’en pense : Jean-Pierre Andrevon est un auteur dont j’ai beaucoup entendu parler dans le cadre de l’Imaginaire français. C’est à l’occasion de la réception du Travail du Furet dans le cadre d’un Masse Critique que j’ai enfin lu un roman de lui.

Il faut le dire tout de suite : âmes sensibles, s’abstenir. Andrevon nous décrit un avenir très sombre. L’environnement est très pollué. Le monde est surpeuplé et la division sociale est omniprésente. Le pire c’est qu’il semble n’y avoir aucune espérance. Le seul but est de finir la journée sans trop de mal et ne pas penser au futur. Le futur décrit par Andrevon est très cauchemardesque mais semble à peine éloigné de l’état de nos sociétés.

Le personnage du Furet, même s’il évolue dans un monde dystopique, est véritablement une personnage de roman noir. Il est gavé de références cinématographiques, surtout des films noirs américains. Ce n’est pas pour rien qu’il surnomme son imper « Bogart ». Le métier du Furet est d’éliminer des cibles. Mais à chaque fois il fait ça de différentes manières qui sont décrites de manière très détaillée et donc très dégueulasse. . Même si le roman est court, les descriptions deviennent rapidement écœurantes.

Le Furet se retrouve face à un choix que chacun pourrait avoir à faire. Ou bien il se rebelle et perd tout élément de confort, toute existence dans un monde qui détruit très facilement ses membres. Ou bien il continue, lâchement, à faire le boulot pour lequel il est payé.

Le roman est accompagné de sept nouvelles qui se déroulent dans un futur cauchemardesque proche de celui du Travail du Furet. Deux m’ont particulièrement marqué : « Demain je vais pousser », où sans vraiment être explicite un homme travaille, avec une multitude de collègues à repousser d’autres hommes, juste l’occident qui repousse ceux qui voudraient y entrer; « Et si nous allions danser », un été dans un camp de vacances, où la pénurie apparait, où les occupants sont malmenés, où on fait la queue pour des douches inquiétantes.

Le Travail du Furet a une tonalité dérangeante et des questionnements utiles mais je ne sais pas si j’en garderai un souvenir impérissable.

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La Tour des damnés, Brian Aldiss

PCL-SF02-01Titre : La Tour des damnés

Auteur : Brian Aldiss

Editeur : Le Passager Clandestin

Année : 2013

96 pages

L’histoire : La surpopulation guette la planète. Les nations se mettent d’accord pour mettre en place une expérimentation en Inde : construire une tour où on y enfermerait des habitants sans contact avec le monde extérieur. Au bout d’un certain temps, la situation à l’extérieur change et se pose la question de fermer la tour.

Ce que j’en pense : Le Passager Clandestin s’est tourné vers la publication de novellas de noms prestigieux de la SF (Marion Zimmer Bradley, Norman Spinrad entre autres). Cet opus-ci je l’ai découvert sur les présentoir des nouveautés de la bibliothèque. Je dois reconnaitre que la lecture du Printemps d’Helliconia ne m’a pas laissé un souvenir très positif. Là l’histoire qui a des points communs avec Les Monades Urbaines de Robert Silverberg m’a semblé pus intéressante que celle d’Helliconia.

Cette longue nouvelle est clairement un écrit d’anticipation. Aldiss envisage une solution à la surpopulation : enfermer une population dans un milieu confiné sans moyens  contraceptifs. C’est étonnant si on veut réduire ou du moins gérer la surpopulation. Cette solution entraine un accroissement important de la population mais aussi un vieillissement accéléré de la population.

A l’intérieur se développe une société violente, très hiérarchisée et qui laisse une place importante au surnaturel. Là on peut se demander si les habitants ont véritablement développer des capacités psychiques ou bien ils donnent une interprétation surnaturelle à certains faits.

L’évolution de la population se fait sous le regard des scientifiques, occidentaux notamment. On retrouve cette idée de voyeurisme qu’il y avait dans le Printemps d’Helliconia. Les habitants de la tour sont sans contact avec l’extérieur sauf pour la diffusion de vidéos qui avec le temps entraine une certaine indifférence à l’intérieur de la tour.

Pour conclure c’est une nouvelle qui décrit un futur tel qu’il pourrait être et il est loin d’être idéal, juste un prolongement presque abouti de notre réalité actuelle. En plus de cela La Tour des damnés m’a donné envie de voir ce qu’ Aldiss avait pu faire d’autre.

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Continent Perdu, Norman Spinrad

Titre : Continent Perdu

Auteur : Norman Spinrad

Éditeur : Le Passager Clandestin

Année : [1970] 2013

115 pages

Note : 15/20

L’histoire : Au XXIII° siècle, les Etats-Unis sont devenus un pays fantôme. Un smog rend l’air irrespirable et réduit drastiquement l’espérance de vie. La population est quasiment inexistante. Le pays sert de lieu d’étude et de voyage pour les Africains qui sont devenus la première puissance mondiale.

Ce que j’en pense : J’ai lu cette nouvelle de Norman Spinrad dans le cadre de La Voie des Indés organisée par Libfly qui permet de lire des publications d’éditeurs indépendants.

C’est le deuxième écrit que je lis de Spinrad et encore une fois il y a de la matière intelligente. Spinrad aborde le thème de l’environnement et de sa destruction . Sans que l’on sache bien comment un smog s’est étendu sur l’Amérique en détruisant toute forme de vie qui ne serait pas protégée.

Continent Perdu c’est aussi le récit d’une puissance détruite dont le peu d’habitants restant essaie d faire du pays un parc d’attraction pour touristes africains. Avec les touristes africains qui débarquent en masse, Spinrad retourne le racisme. La condescendance se fait maintenant du noir vers le blanc, qui n’est plus bon qu’à divertir l’Africain représentant de la nouvelle puissance mondiale. Chose qu’il peut encore faire quand il n’est pas réduit à l’état de larve dégénérée comme ces métroglodytes qui se sont emmurés dans les galeries du métro et qui y vivent en autarcie depuis plus de deux siècles.

Continent Perdu décrit un futur flippant mais qui pourrait tout à fait se produire, notamment en ce qui concerne l’environnement. C’est un court récit mais très dense et qui mériterait d’être relu pour pouvoir être sûr de n’avoir rien oublié.

encartLibFly

Un bonheur insoutenable, Ira Levin

Titre : Un bonheur insoutenable (This perfect day)

Auteur : Ira Levin

Edition : J’ai Lu

Année : [1970] 2005

371 pages

Note : 15/20

L’histoire : Dans le futur, les nations ont réussi à s’unifier pour mettre fin aux guerres. Mais une telle situation a un prix. Les citoyens doivent prendre un traitement hormonal chaque mois, leur vie est soigneusement organisée, réglée, régulée, prévue. Ceux qui oseraient émettre une opinion divergente sont considérées comme malades et sont rapidement traités. Parmi eux, Copeau, sous l’influence de son grand-père, va tenter de se sortir de cette vie « heureuse ».

Ce que j’en pense : Un bonheur insoutenable est à mettre au même niveau que 1984 et Le Meilleur des mondes. Comme ces deux romans, il décrit un monde « idéal » où il n’y a plus de violence, d’agressivité entre les êtres humains. Ce monde est uniformisé, les êtres humains sont génétiquement et esthétiquement parfaits (dire à quelqu’un que son visage a un petit défaut peut lui faire faire  des suées froides), il n’existe que quatre prénoms possibles, les gens n’ont pas le choix de leur métier, en fait ils n’ont pas le choix de grand chose. Face à cette humanité quasi-déshumanisé, il y a un ordinateur  unique qui règle tous les pans de leur vie, ce qui donne une plus grande impression de déshumanisation.

Bien sûr en opposition à une vie que l’on pourrait voire comme parfaite, il y a une vie en dehors de cette société, avec des gens normaux, qui peuvent procréer comme ils veulent, choisir le métier qu’ils veulent. Mais ce n’est pas forcément paradisiaque vu qu’il y a des discriminations, de la violence.

Une société parfaite, quand on voit les deux modes de vie décrits, n’est pas réalisable, il y aura toujours des défauts.

Ira Levin fait preuve d’un certain cynisme lorsque l’on découvre ce qui se cache derrière l’ordinateur unique. Ce qu’il y a derrière déclare agir pour le bien de l’humanité mais je trouve que cela relève plus de l’égoïsme que de l’altruisme. Voilà il y a de nombreuses choses à dire sur un livre comme celui-ci, et ce n’est pas avec ces quelques lignes que j’aurais tout dit sur celui-ci.

Un bonheur insoutenable a l’avantage de décrire une société « parfaite », donc d’amener à une certaine réflexion tout introduisant des scènes d’action qui permettent d’en faire un divertissement.

D’autres avis chez Petitepom et Nelfe.

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Les hommes protégés, Robert Merle

Titre : Les hommes protégés

Auteur : Robert Merle

Edition : Gallimard

Année : 1974

377 pages

Note : 14/20

L’histoire : Une épidémie d’encéphalite touche les hommes en âge de procréer. La société américaine est durement touchée en raison de l’inertie des gouvernants. Des hommes dont le capital intellectuel est primordial sont isolés, protégés. Les femmes prennent ainsi le pouvoir.

Ce que j’en pense : Et si une épidémie frappait la moitié de la population humaine c’est-à-dire les hommes? Robert Merle part de cette hypothèse pour décrire un monde qui ne fait pas envie du tout. Les gouvernants pour des raisons électorales n’ont rien fait pour endiguer la maladie. Mais une fois qu’il n’y a plus d’hommes ce sont les femmes qui prennent leur place et aussi leur revanche. Il y a la mise en place d’un système répressif et totalitaire où les femmes se retrouvent en haut de la hiérarchie sociale, viennent ensuite les castrats (certains hommes font le choix de perdre leurs attributs plutôt que de perdre la vie) puis viennent les hommes encore entiers. Les hommes entiers ou protégés paient pour les siècles de domination masculine.

Écrit au milieu des années 70, en plein dans la lutte pour la condition féminine, le roman pose la question du rapport entre les sexes. Comment peut s’équilibrer ce rapport ? Doit-il y avoir une égalité ou y avoir un rapport de domination qui montrerait que les femmes n’ont pas plus de jugeote que les hommes.

C’est la description d’une société froide et totalitaire, et même si des femmes plus modérées arrivent au pouvoir par la suite , ce qui est proposé laisse encore l’homme de côté.

C’est vrai que par certains côtés le trait semble forcé, que le système décrit ne fait pas dans la finesse mais au moins cela suscite la réflexion.

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