L’évangile cannibale, Fabien Clavel

l'evangile cannibaleTitre : L’évangile cannibale

Auteur : Fabien Clavel

Editeur : ActuSF

Année : 2014

312 pages

L’histoire : Dans une maison de retraite parisienne, une bande de vieux se retranche dans un étage sous l’instigation d’une ancienne qui aurait eu une illumination. Quarante jours plus tard ils sortent et découvrent une ville déserte, abandonnée. Ils vont se lancer dans un road trip afin de découvrir ce qu’il s’est passé.

Ce que j’en pense : Je ne suis pas un grand habitué de la littérature Z. J’ai quand même lu les deux livres de Max Brooks. Mais les zombies je préfère les voir dans un film.

Avec L’évangile cannibale, je dois reconnaitre que l’angle de vue permet d’avoir n récit tout à fait original. Le narrateur est un vieillard de 90 piges qui a la haine contre tout le monde : son ex-femme, sa fille, le personnel soignant, les autres vieux. Il n’accepte qu’une seule personne : un jeune du personnel qui a l’air un peu demeuré et qui a donc grâce à ses yeux.En plus de haïr tout le monde, il es paranoïaque : tout ce qui arrive n’a qu’un seul but, l’éliminer.

J’aime bien la façon qu’a Fabien Clavel de raconter son histoire de zombies. Plutôt que d’avoir des gros durs qui butent du Z à coups de fusil, on a des vieux impotents, incontinents, qui se trainent en fauteuil électrique. C’est le narrateur qui le dit mais on se retrouve dans une confrontation entre des zombies morts et des zombies vivants. Des zombies morts qui ont absorbé une molécule qui devait leur procurer l’immortalité. L’immortalité ils l’ont mais pas forcément comme ils l’espéraient.

En y regardant de plus près on retrouve pleins de références au cinéma et à la littérature. Ce qui donne plus de volume à un simple roman de zombies. C’est un roman intéressant de la part d’un auteur touche-à-tout, qui réussit peu importe où il va.

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Breizh of the dead, Julien Morgan

breizh of the deadTitre : Breizh of the dead

Auteur : Julien Morgan

Editeur : Critic

Année : 2014

193 pages

L’histoire : Florent rentre en Bretagne pour présenter son petit ami Stéphane à ses parents. Mais un train de déchets toxiques déraille et une épidémie de zombies va se répandre sur la Bretagne.

Ce que j’en pense : Ce court roman est offert pour l’achat de deux romans édités par Critic. Ça serait faire preuve de méchanceté de dire « et heureusement ». Mais d’un autre côté le roman donne l’impression d’être une compilation des clichés sur les zombies. Regroupement bigarré de survivants, retranchement dans un supermarché, actes héroïques des personnes condamnées parce que mordus, etc…

La structure du récit devient assez vite répétitive, les héros retrouvent toujours les mêmes ennemis. Les références plus ou moins marquées à l’actualité (mariage pour tous  par exemple) ou à des œuvres culturelles me sont apparues à la longue assez lourdingues.

En définitive c’est un roman qui ne me laisse pas un souvenir impérissable.

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L’éducation de Stony Mayhall, Daryl Gregory

stony mayhallTitre : L’éducation de Stony Mayhall

Auteur : Daryl Gregory

Editeur : Le Bélial’

Année : [2011] 2014

431 pages

L’histoire : Wanda Mayhall, en pleine tempête de neige, recueille un nourrisson qui ne donne aucun signe de vie. Revenu à la maison, il va s’éveiller mais ne va pas respirer, pas manger, pas dormir. C’est un bébé zombie. Wanda va l’élever en cachette comme son fils. Car le gouvernement traque les zombies pour les détruire.

Ce que j’en pense : Voilà un roman qui lors de sa sortie a fait beaucoup de buzz. C’est sûr que Daryl Gregory adopte un point de vue particulier et original pour une histoire de zombies. On va suivre la vie de Stony de sa naissance jusqu’à sa mort (enfin au sens matériel).

Les zombies ne sont pas des monstres grognant, se déplaçant en ba,de avec le seul but de se jeter sur un être vivant. Non ils sont plus habiles, savent réfléchir, se sont constitués en société et on soif d’être reconnus comme des êtres (non vivants) à part entière.

Je reconnais que c’est plaisant de suivre Stony, par moments on oublierait presque c’est un zombie tant il a un comportement normal. Mais à partir d’un moment le rythme ralentit (lors de l’emprisonnement à Deadtown), j’ai moins accroché au récit. La tonalité blagueuse avait disparu. Étrangement la fin s’est rapprochée d’un récit classique de zombies, avec vague zombiesque et atmosphère de fin du monde.

Après le roman permet aux zombies de s’interroger sur ce qu’ils sont. Ça leur donne de la consistance plutôt que d’être des têtes à exploser à la batte. Mais d’un autre côté j’ai trouvé ces interrogations un peu vaines.

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Plaisirs Coupables, Laurell K. Hamilton

anita blake 1Titre : Plaisirs Coupables

Auteur : Laurell K. Hamilton

Editeur : Milady

Année : 2009

384 pages

L’histoire : Anita Blake est une tueuse de vampires et une réanimatrice de morts. Un jour elle est contactée par un maitre vampire parce qu’un mystérieux tueur élimine des vampires en ville. On compte sur elle pour mettre fin à ces morts.

Ce que j’en pense : J’ai eu l’occasion de lire un roman de bit-lit, ce genre mettant en scène des vampires et que j’ai trouvé à un certain moment très envahissant dans les rayons des librairies. Alors je me suis lancé dans un roman qui peut être considéré comme un classique de la bit-lit pour comprendre ce qui peut justifier un tel engouement.

Je vais le dire tout de suite, ça se laisse lire, ça se lit très vite. Mais l’ensemble est assez téléphoné. On a un héroïne qui est présentée comme une tueuse de vampires mais quand elle croise un, elle se met à flipper et à suer comme si elle faisait une pub pour Rexona. Les vampires et les esclaves vampiriques qu’elle rencontre sont rarement des laiderons, alors elle se retrouve attirée par leur physique mais les repousse en raison de leur nature.

En matière d’action j’ai eu mon compte. A chaque nouveau personnage rencontré il y a comme un déchainement de violence. Après je trouve cela compréhensible quand c’est un vampire parce qu’avec ce roman il y a de quoi trouver les les vampires méprisables. Par contre en ce qui concerne les personnages j’ai été un peu déçu car ils étaient un trop stéréotypés. Ou bien je devrais me rendre compte que je ne fais pas partie du lectorat visé.

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Dracula, Bram Stoker

draculaTitre : Dracula

Auteur : Bram Stoker

Ebook

Année : 1897

449 pages

L’histoire : Jonathan Harker est envoyé en Transylvanie pour préparer des acquisitions immobilières en Angleterre au bénéfice du comte Dracula. Au fur et à mesure de son séjour, Harker va découvrir une étrange vérité sur son hôte. La cohabitation va tourner à l’affrontement entre les deux hommes. Plusieurs mois plus tard, Harker va retrouver Dracula en Angleterre et sous le commandement de Van Helsing, il va avoir à cœur de le détruire.

Ce que j’en pense : En écrivant Dracula, Bram Stoker a donné naissance à un personnage qui est devenu mythique. Son influence s’est retrouvée en matière de cinéma et de littérature. Pourtant ce n’est pas avec ce que l’on apprend de Dracula que l’on peut bien le connaitre.

Étrangement Dracula est désigné tardivement comme vampire dans le roman. Avant cela il y a beau coup de non-dits. Même si aujourd’hui on sait qui est Dracula, le lecteur de l’époque a dû éprouver une certaine frustration.

Le récit prend la forme d’extraits de correspondance, de coupure de presse. Un tel procédé multiplie les points de vue et je n’ai pas eu l’impression, surtout du côté des personnages masculins, qu’il y avait une grande différence de caractère. Ça introduit même dans le récit des éléments pour lesquels il faut attendre longtemps pour en comprendre la pertinence.

Dracula, en plus d’être un monstre assoiffé de sang, incarne la figure du prédateur sexuel. Dans le récit il ne s’attaque qu’aux femmes. Les hommes sont passifs face à cette séduction. Car certaines séances de morsures peuvent être rapprochées de l’acte sexuel.

Le rythme du roman est régulier, avec quelques séquences de tensions bien placées. Mais dans les 70 dernières pages, j’ai eu l’impression que Bram Stoker délayait son récit. La fuite de Draula vers son pays natal et sa poursuite par Van Helsing et sa troupe est longue, presque ennuyeuse. L’affrontement final est inexistant, Dracula meurt dans son cercueil sans se défende ( je sais j’ai spoilé la fin). J’espérais qu’il y aurait un combat digne de la dangerosité et de la force de Dracula mais les gentils gagnent presque sans difficulté.

Sans titre

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La nuit éternelle – Del Toro/Hogan

la nuit éternelleTitre : La nuit éternelle

Auteurs : Guillermo Del Toro / Chuck Hogan

Editeur : Presses de la Cité

Année : 2011

392 pages

L’histoire : A la suite du cataclysme nucléaire provoqué par le Maitre, la Terre est recouverte d’une couche épaisse de nuages. Sans Soleil destructeur, les vampires peuvent étendre leur domination sans difficulté. Ephraim et ses amis doivent survivre dans un environnement désolé dominé par les vampires.

Ce que j’en pense : La nuit éternelle est le dernier volet de la trilogie de Del Toro et Hogan sur les vampires. Alors que je trouvais que le deuxième avait une baisse de régime par rapport au premier, celui-ci fait emprunte un peu le même chemin.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance angoissante du premier. Les combats entre les vampires et les survivants sont assez répétitifs, cela ressemblait beaucoup à ce qu’il pouvait y avoir dans le précédent épisode.

Du côté des personnages j’ai eu du mal à trouver mon compte. Le début de relation amoureuse entre Nora et Fet ne pouvait qu’arriver quand on voit ce qu’est devenu Ephraim Goodweather, l’homme qui doit sauver l’humanité. Accro aux antidépresseurs et aux antidouleurs, il vit dans le passé quand il pouvait encore être avec son fils. A la rigueur le Maitre est celui qui s’en sort le mieux. Sa volonté de retourner le fils d’Ephraim contre lui le rend plutôt intéressant. Sa manipulation permet de rentrer un peu plus dans la psychologie des vampires. Je suis un peu déçu d’avoir dû attendre l’extrême fin pour avoir un acte héroïque, c’était presque inattendu.

Après un premier volume qui laissait présager quelque chose de bien, je me suis retrouvé avec deux épisodes en demie-teinte. Alors Del Toro est bien meilleur cinéaste qu’écrivain.

La Chute – Guillermo Del Toro / Chuck Hogan

Titre : La Chute

Auteurs : Guillermo Del Toro / Chuck Hogan

Editeur : Presses de la Cité

Année : 2010

325 pages

Note : 12/20

L’histoire : L’épidémie s’est très rapidement propagée. Les vampires sont de plus en plus nombreux et les autorités semblent aveugles et sourdes face à la situation. Setrakian, Goodweather et Fet avec le peu de moyens à leur disposition sont prêts à tout pour contrecarrer les plans du Maitre. Celui-ci doit faire face à l’hostilité des Ainés qui ont recruté des humains pour chasser les vampires.

Ce que j’en pense : Deuxième épisode de la Trilogie de Del Toro et Hogan consacrée aux vampires qui reprend les mêmes et qui n’avance pas des masses.

Le trio de combattants du début semble englué dans les difficultés pour lutter contre le Maitre, ce qui n’arrange pas non plus leur moral.

L’équipe de chasseurs de vampires recrutés parmi des gangs redonne du dynamisme au récit. Ça castagne bourrin, c’est sanguinolent et violent mais on a l’impression de se retrouver dans Blade II.

Du côté des vampires, il n’y a pas grand chose d’intéressant si ce n’est la quête de l’ex-femme de Goodweather, transformé en vampire. Celle-ci veut retrouver et capturer son fils mais est-ce par instinct maternel qui subsisterait ou par dévotion pour le Maitre? Alors ce personnage que l’on aurait pu considérer comme perdu à la fin du premier volume donne une dimension dramatique au récit.

J’ai fini le roman en me disant que la destinée de l’humanité était bien mal barrée et que pas grand chose avait été fait pour s’en sortir. Ça ne donne pas beaucoup d’espoir pour la suite.

Voilà c’est un roman où j’ai eu l’impression qu’il ne se passait pas grand chose, pas de révélation, pas d’avancée donc je suis moyennement convaincu.

La lignée – Guillermo del Toro/Chuck Hogan

Titre : La lignée

Auteurs : Guillermo del Toro / Chuck Hogan

Edition : Presses de la cité

Année : 2009

446 pages

Note : 14 /20

L’histoire : Un avion se pose à New York. Les passagers sont découverts morts sans que l’on puisse connaitre la cause de leur mort à première vue. Ephraim Goodweather, épidémiologiste, va trouver des éléments qui laissent planer une menace d’une grande ampleur. Soupçons qui vont être confirmés par l’apparition d’un vieillard qui semble bien connaitre ce qui est en train d’arriver.

Ce que j’en pense : A première vue ça peut paraitre étrange qu’un réalisateur à succès comme Guillermo de Toro se lance dans l’écriture d’un roman fantastique ayant trait aux vampires.

Alors exit l’image du vampire romantique de Bram Stocker ou sentimentalo-gnangnan de Twilight. Ici le vampire est un prédateur avec un organe de prélèvement assez répugnant, qui laisse des déjections puantes un peu partout, qui crée une armée de zombies assoiffés de sang.

Alors même si on retrouve des traits classiques dans le récit comme la présence d’un vieillard avec des connaissances pour buter du vampire (ce qui fait penser à Van Helsing), des autorités aveugles ou incompétentes ou corrompues par les partisans des vampires, le roman est ficelé comme un thriller. Les premières pages sont écrites et découpées de façon à faire monter rapidement la tension. Les premiers chapitres s’avalent sans difficulté.

Quand le lecteur se rend compte que les personnages ne pourront pas faire grand chose contre les vampires, il se dit que ça ne peut pas finir comme ça. Heureusement qu’il y a deux volumes pour la suite et j’espère que ça sera du même tonneau.