Les Lames du Cardinal, Pierre Pevel

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L’histoire : 1633, en France, un ordre secret, la Griffe Noire, a décidé de restaurer le règne des dragons. Pour les contrer, le Cardinal de Richelieu a à sa disposition des hommes et une femme, duellistes, aventuriers, espions qui sont prêts à tout pour défendre la Couronne : les Lames du Cardinal.

Ce que j’en pense : Les Lames du Cardinal sont sûrement l’oeuvre maitresse de Pierre Pevel. Sincèrement je ne vois pas comment on ne pourrait pas apprécier cette trilogie. Pevel utilise une trame historique, ici le Paris de Richelieu, pour y coller des éléments de fantasy, magie et dragons. La compagnie des Lames permet à Pevel de mettre en place des personnages différents qui ont chacun leurs secrets et qui sont tous attachants. La mort de certains au cours des romans peut-être un crève-cœur. Mais leurs secrets peuvent se révéler être des dangers pour les membres de la compagnie. Pevel réussit à camper des personnages qui n’ont rien à envier aux Quatre Mousquetaires aux quels ils peuvent être rapprocher.

Même si on est dans un cycle de fantasy, les descriptions du Paris de 1633 sont saisissantes de réalité. Par moments le cycle lorgne vers le roman historique même si des éléments de fantasy sont disséminés par-ci par-là.

Les récits sont bien construits, ils alternent entre séquences de duels et séquences plus calmes de machinations politiques. Car les trahisons et chausse-trappes sont légions. Parfois li faut bien s’accrocher pour savoir de quel côté peuvent se situer certains personnages.

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Trolls et Légendes 2015

2946798802Ce week-end se tenait Tolls et Légendes à Mons. J’y suis allé hier et comme prévu, je n’étais pas tout seul. Mais une demie-heure pour pouvoir entrer, ça peut aller mais c’est moyen quand on a une prévente.

J’y ai vu une Elfe tailler une pipe à un faune monté sur échasses. Ah non tu lui remettais juste quelque chose à la ceinture. Autant pour moi.

J’y ai vu des assassins, des guerriers et des barbares qui croient être les rois du monde. Non ce n’est pas parce que tu fais une tête de plus que moi et que tu as trois épées en plastique que tu m’impressionnes.

J’y ai vu des gobelins courageux, pas facile de se balader parmi 10 000 personnes quand tout le monde te trouve laid, et un ogre en pagne sortir de la salle alors qu’il faisait à peine 7°, respect.

J’y ai vu un Harry Potter amoureux et niaiseux. Ce fut un plaisir d’être avec lui dans la file.

Vous l’aurez compris, ce qui marque quand on arrive à Trolls et Légendes ce sont les gens costumés. Et assez rapidement j’ai eu l’impression de ne pas être dans le trip de ces visiteurs.

Je suis venu à Mons principalement pour les écrivains de fantasy présents. Je savais qu’il m’aurait été impossible de me faire dédicacer tous les livres que je voulais.

Tout d’abord une petite dédicace pour le Guide de l’uchronie, acheté à Paris. Ça m’a fait un peu bizarre de rencontrer en chair et en os Lhisbei.

J’ai enfin acquis Manesh de Stefan Platteau, depuis le temps que j’hésitais à l’acheter.

mons2Ensuite j’ai acheté l’intégrale des Lames du Cardinal rapidement dédicacée par Pierre Pevel. Ouep je n’ai pas l’attrait d’une Elfe blonde en corset et jupe très mini. Puis je suis fait dédicacé La Voix de l’empereur où là il a été plus facile d’échanger quelques propos avec Nabil Ouali.

mons1Quand je vois la qualité des livres de Platteau et de Ouali en tant qu’objets (couverture cartonnée, papier épais), je trouve cheap les livres publiés par Bragelonne pour un prix équivalent. Il faut vraiment que j’arrête de faire la mauvaise langue.

Il y avait du monde, vraiment beaucoup de monde, voire trop. Pour pouvoir accéder aux stands d’artisans ou d’illustrateurs, il fallait jouer au bulldozer et puis savoir garder sa place. Tu viens pour passer un moment sympa et tu as l’impression de te retrouver dans le métro parisien. Alors j’y suis allé une fois, je ne crois pas que dans deux ans j’y retournerai même si je suis encore dans la région.

La Trilogie de Wielstadt, Pierre Pevel

WielstadtTitre : La Trilogie de Wielstadt

Auteur : Pierre Pevel

Editeur : Pocket

Année : [2001,2002,2004] 2011

750 pages

L’histoire : 1620, en plein cœur de l’Empire germanique, Wielstadt est la dernière ville d’Europe a avoir son dragon protecteur. Celui-ci lui procure une certaine prospérité et une certaine protection contre l’extérieur. Mais pour les menaces de l’intérieur il y a le chevalier Kantz, personnage mystérieux à la fois spécialiste de la Kabbale et autres textes mystiques, et fin bretteur.

Ce que j’en pense : Je pense qu’après cette lecture, il va m’être difficile de faire une critique très originale. D’autres auront déjà dit ce que je vais dire.

L’originalité de Pierre Pevel, un peu à la façon d’Alexandre Dumas, est de situer son récit dans un contexte historique particulier. Et il va introduire dans son récit des éléments de fantastique, avec quelques touches d’horreur (en effet certaines descriptions sont plutôt sanguinolentes). Ça donne une ambiance particulière et propice aux surprises. Oui on rencontre goules, dragon, fée, faunes et centaures.

Le chevalier Kantz est ce genre de personnages que j’apprécie : au service du bien, sans hésiter à faire le mal, un personnage trouble, que les gens redoutent ou n’apprécient pas.

Face à lui, il y a des ennemis puissants, persévérants, prêts à tout pour arriver à leurs fins. Même s’en prendre à des innocents. en raison de leurs caractéristiques, Kantz ne pourra compter que sur lui-même, car il est le seul à Wielstadt à avoir les capacités pour combattre ses ennemis. Il est aussi le seul à n’avoir rien à perdre pour mener ce combat.

Par contre comme j’ai lu les trois romans sous la forme d’une intégrale, certaines descriptions étaient répétitives, pas loin du copier-coller même.

A par cet élément, plutôt mineur en définitive, j’ai découvert un auteur qui réussit une fusion entre fantasy et romans de cape et d’épées, comme si la dark fantasy s’était retrouvée dans un roman d’Alexandre Dumas.

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