Gone Baby Gone, Dennis Lehane

gone baby goneTitre : Gone Baby Gone

Auteur : Dennis Lehane

Edition :Rivages/ Noir

Année : 2005

553 pages

Note : 4/5

L’histoire : Une petite fille de quatre ans disparaît. Sa mère parait peu concernée par sa disparition. Les détectives privés Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont chargés de la retrouver

Ce que j’en pense : Même si Gone Baby Gone fait partie d’une série, il est facile de prendre le train en route.

Lehane fait le choix d’une grande description des personnages, de leurs actions. Il prend le temps des descriptions pour rendre ses personnages plus vivants, plus proches.

Ce qui n’est pas plus mal car l’histoire et l’atmosphère sont très sombres et lourdes car il y est sujet de la maltraitance de l’enfant. Qu’elle soit le fait de pédophiles psychopathes, qui passent un très mauvais moment dans le roman, ou bien par des gens communs, situation qui fait encore plus froid dans le dos. Cela apparaît comme une fiction dans le roman (je sais, pléonasme) mais on sait que cela arrive dans la réalité, que l’on a déjà été confronté à de tels actes ou de telles situations.

Plus que dans d’autres romans policiers, j’ai eu l’impression qu’il n’y avait pas de clivage bien-mal mais que tout était gris. Le personnage de Kenzie en est le meilleur exemple : il a un passé trouble, avec de nombreux cas de justice expéditive, de nombreuses connaissances dans la pègre qui ne sont pas tous sans tache.

J’avais pu lire que la fin était surprenante  mais ce n’est pas le cas . Pour moi elle entraîne plus un questionnement du lecteur.

Love Medicine, Louise Erdrich

LOVE_MEDICINE_qx_001_001.5E1HLVTitre : Love Medicine

Auteur : Louise Erdrich

Edition :  Albin Michel

Année : 2008

391 pages

Note : 2,5/5

L’histoire : Soixante ans de vie d’un groupe d’indiens Chippewa vivant dans une réserve dans le Dakota du Nord.

Ce que j’en pense : C’est le deuxième roman que je lis mettant en scène des indiens après Un hiver indien de Frédéric Roux. Je suis étonné de voir qu’il y a peu de différence dans la description de ceux-ci portés sur l’alcool, infidèles en couple, enchaînant des petits boulots pour survivre. Comme s’il y avait une sorte de déterminisme empêchant les indiens d’évoluer.

Le roman aborde la question la confrontation de l’héritage indien face aux réalités modernes. Cela se caractérise par l’opposition entre deux générations. La génération la plus jeune est en train de perdre  les éléments de la culture et de la spiritualité Native American. Comme si chaque passage d’une génération, il y avait une perte d’identité toujours de plus en plus forte.

Bien que Louise Erdrich fasse la description d’un peuple ravagé par l’alcool, l’incapacité à s’adapter à la loi de l’homme blanc, bien qu’elle fasse la description d’une souffrance j’ai eu de la difficulté à me sentir touché par son récit.

La Vallée des Ténèbres, Peter Robinson

la vallée des ténèbresTitre : La Vallée des Ténèbres (The Hanging Valley)

Auteur : Peter Robinson

Edition : Le livre de poche

Année : 2005

441 pages

Note : 3,5/5

L’histoire : Un cadavre est découvert à proximité d’un petit village du Yorkshire. Cette découverte ressemble à un meurtre qui a eu lieu quelques années auparavant.

L’inspecteur Banks est chargé de l’enquête. Pour lui tous les habitants ont quelque chose à cacher mais ses soupçons sont les plus forts à l’égard de l’ancienne amie d’un notable local qui a disparu après le premier meurtre pour réapparaître au Canada où elle a fréquenté la victime.

Ce que j’en pense : L’inspecteur Banks est le héros d’une série de romans policiers que je ne connaissais pas jusqu’à présent. ‘est une sorte de policier assez atypique : il écoute de l’opéra et de la musique pop, qui l’entraîne toujours dans  une nostalgie; il fume plus que de raison et s’insurge un peu contre les gens qui ne fument pas car en leur présence il ne peut assouvir son vice; son enquête se fait principalement autour de pintes de bières; il s’est exilé à la campagne car la vie de Londres était trop fatigante, lui y voit une libération ou d’autres y auraient vu une relégation.

Le cadre campagnard me fait penser à certains romans qu’Elizabeth George aurait pu écrire. Ce cadre permet la mise en scène d’un microcosme social ayant ses antagonismes, ses intérêts, ces rivalités, ses jalousies, ses secrets cachés.

Les personnage masculins manquent peut être de consistance, sont peut-être un peu stéréotypés. Mais le personnage de Katie est sûrement le plus déroutant, elle a eu une éducation très moraliste où il y avait une grande présence de la religion. Alors elle se retrouve fréquemment prise dans des gouffres d’interrogations où alternent culpabilité et volonté de s’émanciper. En lui laissant le mot de la fin, Peter Robinson lui donne le plus grand rôle dans ce milieu masculin où on la convoitait.

Un autre avis chez Lydia

Au coeur des ténèbres, Josph Conrad

au coeur des ténèbresTitre : Au coeur des ténèbres (Heart Of Darkness)

Auteur : Jospeh Conrad

Edition : Gallimard

Année : 2009

188 pages

Note : 4/5

L’histoire : Un groupe d’hommes est bloqué sur un bateau en attendant que la marée monte pour pouvoir quitter l’estuaire de la Tamise. L’un d’eux, Marlow, va alors entamer le récit d’une aventure qui lui est arrivé quand il était plus jeune.

Alors qu’il était sans emploi, il réussit à se faire embaucher comme capitaine de navire dans une compagnie basée en Afrique. Sur place il va se voir confier la mission de prendre contact avec Kurtz. Celui-ci a été chargé de trouver de l’ivoire mais des échos négatifs sont revenus aux oreilles des administrateurs de la société et ceux-ci semblent prêts à le débarquer.

Ce que j’en pense : Présenté comme un court roman, Au Coeur des ténèbres a été publié originellement sous la forme de nouvelles.

C’est un roman ayant une certaine densité. Le narrateur entre dans une jungle touffue, obscure, où il est difficile d’avancer comme il entre dans un monde de folie, de décadence, incarnée par Kurtz.

Le récit de Conrad a une grande richesse d’évocation et ne supporte pas d’être délaissé trop longtemps. A la rigueur il faut le lire d’une seule traite.

Au Coeur des ténèbres est le récit d’une confrontation entre le monde « civilisé » des administrateurs et celui de Kurtz qu’il aura tenté de policer. L’administration de la société est satisfaite de la réussite de Kurtz mais devient plus réservée lorsqu’elle apprend comment il obtient son ivoire.

Il y a toujours des éléments dans le récit qui confortent cette opposition : comme l’apparition d’un européen bien habillé alors qu’autour de lui il y a une scène de désolation, de massacre.

En y repensant, j’ai la sensation d’être passé à côté de certaines choses. C’est un livre qui ne mérite pas les conditions de lecture dans lesquelles je l’ai lu.

Les sept larmes d’Obéron 3, Jean-Pierre Davidts

oberon3Titre : Les Sept Larmes d’Obéron 3 – Anverrandroi

Auteur : Jean-Pierre Davidts

Edition : Michel Brûlé

Année : 2010

445 pages

Note : 3/5

L’histoire : Restée sur Nayr, Judith entame une vie de châtelaine auprès de Ylian dont elle est tombée enceinte. Mais elle inquiète car celui-ci s’occupe plus de son dragon qu’elle. Brent échappe à une mort certaine mais se retrouve ans un monde étrange d’où il est difficile de s’échapper.

Ce que j’en pense : Comme dans le précédent volume, la complexité est enfin au rendez-vous. Les personnages révèlent enfin leur côté sombre comme c’est le cas avec Ylian, le mari de Judith qui face à Brent décide de l’éliminer mais dans le même temps l’apparition de son premier amour elfe, Alsinor, le fait s’éloigner de sa femme enceinte.

Malgré tout je trouve un artificiel de séparer le roman en deux récits, un pour Nayr l’autre pour Anverrendroi.

Le roman est insuffisant à tous les problèmes qu’il met en place.

Da Hora s’est trouvé une petite armée pour imposer la foi chrétienne et pouvoir peser dans les rapports politiques nayriens.

Judith fait l’expérience de la maternité, de l’éloignement de son mari dû à l’entretien de son dragon et de l’arrivée d’Alsinor.

Brent est toujours un peu girouette, il veut retrouver le confort de son monde mais retourne sur Nayr; il est toujours pleutre, il sait qu’il dispose de capacités mais ne semble pas enclin à les utiliser.

Donc malgré une complexification des récits, de la psychologie des personnages c’est un récit qui reste un peu insipide. Ayant lu Anverrandroi juste après Urbimuros, j’ai des difficultés à distinguer les deux.

J’ai déjà lu le tome 1 et le tome 2.

Les sept larmes d’Obéron 2, Jean-Pierre Davidts

oberon2Titre : Les Sept larmes d’Obéron 2 – Urbimuros

Auteur : Jean- Pierre Davidts

Editeur : Michel Brûlé

Année : 2009

472 pages

Note : 3,75/5

L’histoire : Brent et Da Hora sont retournés sur Terre. Tous deux veulent retourner sur Nayr, l’un pour retrouver Judith, l’autre pour évangéliser cette contrée.

Sur Nayr les tensions entre la Guilde des Mages et un prince-dragon ambitieux s’accroissent. Judith et Ylian tentent de percer le secret d’Urbimuros une cité qui est apparue à la disparition des Ténèbres.

Ce que j’en pense : Dans ce roman il y a une multiplication des personnages et donc des intérêts divergents, ce ui engendre une complexification des histoires. Chose que j’avais regrettée dans le précédent volume.

Le point fort de cet épisode est sûrement la cité d’Urbimuros, une ville fermée sur l’extérieur, peuplée d’Ubsalites, êtres dégingandés à la peau grise et possédant une aalma, un cube mémoire qui récupère toutes les émotions qu’ils peuvent ressentir. Donc ils ne ressentent plus d’émotions d’où leur chair grisâtre.

Tout doucement semblent se mettre en place les éléments du grand cycle d’Obéron : la redécouverte d’un dragon qui pourra faire des envieux, les ambitions politiques d’un prince-dragon qui remettent en cause les forces en équilibre.

Il est marrant de voir que le catholicisme a du mal à s’implanter, la présence trop importante de la magie sur Nayr déconsidère les miracles pouvant être réalisés.

Nayr était un volume de présentation et là on entre enfin dans le vif du sujet , dans la grande aventure.

Ténèbres sur Sethanon, Raymond E. Feist

tenebres sur sethanonTitre : Ténèbres sur Sethanon (A Darkness At Sethanon)

Auteur : Raymond E. Feist

Éditeur : Bragelonne

Année : 2005

500 pages

Note : 4/5

L’histoire : Les faucons de la Nuit sont de retour pour tenter de tuer Arutha. Lors d’une confrontation, Arutha est blessé. Il va faire croire qu’il est mort pour pouvoir partir discrètement vers le Nord vers le repaire de Murmandamus.

Milamber et Tomas partent à la recherche de Macros qui a été piégé par Murmandamus.

Ce que j’en pense : Ténèbres sur Sethanon est le troisième est dernier volume du cycle de la Guerre de la Faille. Les humains continuent leur lutte contre les Frères des Ténèbres. Tandis qu’Arutha tente d’arrêter le bad guy avec des défenses héroïques de villes quoique un peu répétitives, Milamber et Tomas partent à la recherche de Macros qui pourrait aider les humains à lutter contre contre Murmandamus.

Cette recherche est sûrement la partie la plus intéressante, c’est un voyage de monde en monde chaotiques, dans de différentes réalités du temps. On comprend enfin l’utilité de Tomas, l’homme transformé en Valheru, en seigneur-dragon.

Comme pour le précédent volume on retrouve des thèmes pas très originaux, notamment la perte de l’innocence avec le personnage de Locklear.

La Guerre de la Faille est une trilogie très masculine: les femmes ont un rôle très secondaire. Elles s’occupent des enfants et de la maison; certaines veulent leur mariage à tout prix. La seule qui combat aux côtés des hommes finit par tomber amoureuse et rentre dans le rang des femmes fleur bleue.

Dans l’ensemble c’est une trilogie inégale. Sorcier est un volume de présentation des personnages mais on ne sait pas où l’on va, 600 pages où l’ennui m’a souvent habité. Les deux autres sont un diptyque plus intéressant.

Les sept larmes d’Obéron 1, Jean-Pierre Davidts

oberon1Titre : Les Sept Larmes d’Obéron 1 – Nayr

Auteur :  Jean-Pierre Davidts

Edition : Michel Brûlé

Année : 2008

440 pages

Note : 3/5

L’histoire : Lors d’une escapade en amoureux, Judith et Brent se retrouvent séparés. Brent se retrouve dans un monde où il est capturé par des nains avant d’être vendu dans un marché aux esclaves. Restée dans notre monde Judith va tout faire pour retrouver Brent. Elle va rencontrer le cardinal Da Hora, prêtre assez énigmatique qui prie aussi en direction des anges que des démons.

Ce que j’en pense : C’est la deuxième fois que je lis un auteur francophone utilisant le principe d’humains de notre monde propulsés dans un monde parallèle (Nicolas Bouchard).

Cela permet d’avoir une confrontation entre deux mondes où les deux personnages principaux issus de notre monde apparaissent bébêtes difficilement capable de s’adapter.

Les protagonistes doivent faire face à des problèmes issus du monde de Nayr mais aussi des problèmes causés par la volonté du prêtre d’évangéliser ce monde de païens.

Les personnages principaux sont très banals : Brent est un pur produit de la société de consommation moderne, peu sportif, très attaché à son confort; Judith, fille au physique banal, une « brave fille » dont la visite de Nayr lui permettra de s’affranchir.

A côté d’eux il y a le cardinal Da Hora, qui lui mérite le LOL du mois. Un homme d’église qui a eu un entraînement de commando, qui troque la soutane et le crucifix pour un treillis et un Glock.

Parmi les autochtones on retrouve une guilde des mages machiste qui interdit l’usage de la magie aux femmes; des Seigneurs-Dragons de toutes sortes : paillard, trop jeune, ambitieux politique.

Pour accroitre l’immersion dans le monde de Nayr, l’auteur utilise des notes de bas de pages où il multiplie les références encyclopédiques.

C’est un roman qui se laisse lire mais il manque un peu de complexité pour vraiment être happé.

Le premier cavalier de l’Apocalypse, John Case

le premier cavalier de l'apocalypseTitre : Le premier cavalier de l’Apocalypse (The First Horseman)

Auteur : John Case

Editeur : Le Livre de poche

Année : 2001

447 pages

Note : 3/5

 L’histoire : L’armée nord-coréenne investit un village et le rase entièrement car il y avait une épidémie d’une maladie inconnue. L’information remonte jusqu’à la CIA.

Au même moment est mise en place une expédition dans l’Arctique pour récupérer les corps de Norvégiens qui seraient morts de la grippe espagnole. Quel est le lien entre ces deux évènements ?

Ce que j’en pense : Quand le roman commence, avec l’agent de la CIA qui découvre le pot au rose en Corée du Nord, je me suis dit ça y est encore les meilleurs barbouzes du monde qui vont encore sauver le monde.

Mais le personnage principal sera un journaliste, Franck, en congé sabbatique pour écrire un reportage qui doit faire sa gloire. Il est volontaire, il a du flair mais des fois je me suis demandé s’il n’avait pas un manque de neurones tellement il avait peu de jugeote.

Au cours de ses investigations pour son reportage, il met au jour un complot visant à détruire l’humanité. Les découvertes se font au fil de son enquête, on découvre tout en même temps que lui.

En face de Franck, il y a un gourou charismatique (c’est un peu un pléonasme cela), même si on le voit peu , il donne l’impression d’être barré.

J’avoue que c’était distrayant mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Peut-être qu’il faudrait que je voie le film adapté de ce roman pour voir ce qu’ils ont pu en faire.

Un autre avis chez Miss Alfie

Nobliaux et Sorcières, Terry Pratchett

nobliaux et sorcieresTitre : Les Annales du Disque Monde, volume 14 : Nobliaux et Sorcières

Auteur : Terry Pratchett

Edition : L’Atalante

Année :1999

380 pages

Note : 4/5

 L’histoire : Trois sorcières rentrent à Lancre, petit royaume du Disque Monde. Mais elles découvrent que des apprenties sorcières ont ouvert une faille entre deux réalités. Les elfes vont alors profiter de cette faille pour envahir le Disque Monde.

 Ce que j’en pense : Après avoir vu beaucoup de prose sur Pratchett, je m’y suis enfin mis. Je ne savais pas bien où j’allais mais je ne pensais pas que ça serait une telle déconnade. Un peu comme si le monde de Tolkien rencontrait celui des Monty Python.

L’oeuvre de Pratchett est un peu le pendant pour la fantasy de Douglas Adams  pour la science-fiction.

Tout est sujet à railleries et moqueries et le pire c’est que j’ai toujours l’impression que Pratchett fait ça avec sérieux.

Les personnages principaux sont des sorcières à la ramasse. Nounou Ogg, matriarche capricieuse qui ne pense qu’à manger; Mémé Ciredutemps, vieille fille grincheuse, qui Emprunte le corps des animaux; Margrat Goussedail, future reine de Lancre, qui ne ressemble à pas grand chose mais qui se trouve une sorte de vocation de Jeanne d’Arc pour renvoyer les nobliaux chez eux.

A cette fine équipe il faut ajouter Casanabo le nain deuxième amant du monde, un bibliothécaire transformé en orang-outang, une bande de villageois un peu demeurés, un roi lavette aux yeux larmoyants.

Face à eux il y a les nobliaux (les elfes, mais il ne faut pas dire leur nom car cela les fait venir et ce n’est pas bon). Ils sont manipulateurs, ils puent comme des bêtes, font semblant d’être beaux pour mieux manipuler les humains.

Au début cela fonctionne comme des petits sketchs alors c’est un peu dur de rester accroché. Quand l’intrigue est lancée on est clairement scotché.

Dans le texte : « Les abeilles, c’était son seul échec. Il n’existait pas un esprit à Lancre qu’elle ne pouvait Emprunter. Elle arrivait même à voir par les yeux d’un ver de terre. Mais un essaim, un esprit composé de milliers d’éléments mobiles, ça la dépassait. Elle avait essayé maintes fois d’en pénétrer un, d’admirer le paysage par  10 000 paires d’yeux à facettes d’un coup, et tout ce qu’elle y avait gagné, c’était une migraine et une envie de faire l’amour aux fleurs« .

Un autre avis chez Neph