Jour J, tome 3 : Septembre Rouge

Titre : jour J, tome 3 : Septembre Rouge

Scénario : Duval et Pécau

Dessin : Calvez

Editeur : Delcourt

Année : 2010

Note : 15/20

L’histoire : 1914, la France a perdu la bataille de la Marne et a dû capituler devant les Allemands. En Algérie, Clemenceau mène la résistance. La Russie tsariste serait en train de négocier sa reddition avec l’Allemagne, ce qui inquiète la résistance. Clemenceau a l’idée d’assassiner le tsar pour que soit mis en place en Russie un régime favorable à la continuation de la lutte.

Ce que j’en pense : Ici l’uchronie mêle des éléments de la Première et de la Seconde guerre mondiale : personnages de la guerre de 14 et la résistance de la France libre. J’ai lu cette BD en ayant dans la tête la musique du générique des Brigades du Tigre quand j’ai vu où l’on se situait. Car on retrouve, comme à chaque fois, des figures bien connues de cette époque : Bonnot de la Bande à … ; Clémenceau et ses policiers sur-entrainés; René Fonck, pilote de chasse ; le Baron Rouge et son célèbre triplan.

Le scénario gagne en complexité, il y a des ramifications géopolitiques, politiques et sociales. C’est tellement complexe que le récit se fait sur deux albums.

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L’homme qui rétrécit, Richard Matheson

Titre : L’homme qui rétrécit

Auteur : Richard Matheson

Editeur : Denoël

Année : [1956] 1999

271 pages

Note : 15/20

L’histoire : A la suite d’une exposition accidentelle à un nuage radioactif, un homme voit sa taille réduire. Des scientifiques vont essayer de découvrir quelle est la cause de son rétrécissement. A côté de cela les médias font de lui un phénomène de foire. Il va devoir alors trouver de nouveaux repères et une force mentale pour pouvoir survivre dans un monde qui devient tous les jours de plus en plus hostile.

Ce que j’en pense : Pour moi L’homme qui rétrécit c’était un classique du cinéma fantastique des années 50. Puis un jour j’ai découvert Richard Matheson et son œuvre. Je me suis rendu compte qu’une partie de son œuvre avait été portée au cinéma de nombreuses fois. Ça m’a fait prendre conscience de l’importance de l’œuvre de Richard Matheson.

A chaque fois, dans ses romans, Matheson met en scène un homme qui se retrouve confronté à quelque chose qui le dépasse mais qui le force à remettre en cause sa condition d’homme.

Ici Scott Carey, l’homme qui rétrécit, se retrouve assez vite confronté aux regards des autres face à son handicap croissant. Les personnes qui l’entourent et qui sont censées éprouver de l’affection pour lui semblent indifférentes à son sort. Sa femme après l’avoir considéré comme un petit garçon, en raison de sa taille, s’en désintéresse pour se tourner vers leur fille. Il croit pouvoir trouver du réconfort dans la compagnie d’une naine de fête foraine. Car Scott est un homme qui rétrécit, tout ce qui l’entoure devient démesuré, plus rien n’est à sa taille mais il a encore des besoins d’homme. Cela est surtout vrai en matière de sexualité. Alors qu’il mesure trente centimètres il fantasme sur la baby-sitter. c’est son seul moyen pour essayer d’avoir un comportement normal même si des fois ça frôle la folie.

Son combat avec l’araignée qui devient toujours de plus en plus imposante est le symbole de sa combativité. Plusieurs fois il envisage de se laisser croquer pour en finir plus vite car il ne sait pas jusqu’où va aller sa réduction. Mais elle est un stimulus pour aller de l’avant et pour accepter sa situation.

L’homme qui rétrécit est un roman qui par certaines situations peut paraitre assez violent, voire cruel. Il y a toutefois une touche d’optimisme mais qui n’arrive qu’ à l’extrême fin.

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La lumière du lac, Bernard Clavel

Titre : La lumière du lac

Auteur : Bernard Clavel

Editeur : J’ai lu

Année : [1977] 1982

349 pages

Note : 12/20

L’histoire : Un groupe de villageois mené par Bisontin traverse des contrées mal accueillantes et ravagées par la guerre avant de pouvoir s’installer dans une ville où ils pourront reconstruire leur vie.

Ce que j’en pense : Après avoir vu de nombreuses fois dans des brocantes ou chez Emmaüs des romans de Clavel, je m’étais dit que Clavel devait être une sorte d’incontournable. Alors j’en avais acheté un. Après quelques années dans ma PAL je l’ai enfin lu. Bon avant de l’acheter j’aurais mieux fait de me rendre compte que La lumière du lac faisait partie d’une série, le deuxième tome en fait. Même si on peut prendre l’histoire en cours de route, on sent qu’il manque quelque chose. Il faut construire l’histoire et la personnalité des personnages avec ce que l’on a. Le style simple et l’écriture fluide de Clavel permettent de ne pas perdre trop de temps pour se mettre en train.

Les personnages de Clavel ne sont pas par eux-mêmes attachants, j’ai trouvé que certains rentraient assez facilement dans des clichés. Ce sont les situations auxquelles ils sont confrontés qui leur permettent de prendre de la consistance. Car les situations ne sont pas faciles et feraient abdiquer de nombreuses personnes : accident de chariot en plein désert neigeux; hostilité des populations des villages; mise en quarantaine; mutinerie de certains membres du groupe; la guerre et la pratique de la terre brûlée.

Alors que je pensais que le récit serait un récit historique, avec les descriptions de la vie des petites gens sous Richelieu (cela a été le cas au début) le récit a dévié avec l’apparition du médecin Blondel, homme qui a échappé à des massacres perpétrés par des mercenaires et qui se sent investi mission quasi-divine  : sauver tous les enfants orphelins à la suite de la guerre. Son magnétisme, sa facilité à embobiner les gens m’ont un peu déplu. Même si son intention était tout à fait louable je l’ai trouvé trop illuminé à mon goût.

Je ne vais pas dire que j’ai passé un mauvais moment à la lecture de ce roman, au contraire l’écriture de Clavel est agréable à lire. Mais dans l’ensemble cela m’a fait penser à Fortune de France de Robert Merle, la recherche linguistique en moins.

Le Nez de Cléopâtre, Robert Silverberg

Titre : Le nez de Cléopâtre

Auteur : Robert Silverberg

Editeur : Folio

Année : 2001

343 pages

Note : 15/20

L’histoire : Six récits uchroniques ou consacrés au réalités parallèles.

Ce que j’en pense : Comme ce recueil ne contient que six nouvelles, je vais faire une petite critique pour chacune d’entre elles.

  1. Légendes de la forêt Veniane : l’Empire romain ne s’est pas effondré avec les invasions barbares mais il s’est étendu au monde entier et perdure toujours. Le contexte historique est assez peu développé, Silverberg profite de la nouvelle pour raconter une légende destinée à faire peur aux enfants.
  2. Le Traité de Düsseldorf : un extraterrestre a pour mission de changer le cours de l’Histoire pour que l’Homme n’évolue pas trop rapidement et pour préserver la suprématie de sa civilisation extraterrestre sauf que … . Cette nouvelle mêle à la fois uchronie et réalités parallèles. Elle peut paraitre un peu fouillis mais la pirouette finale m’amène a penser que quand ça doit se réaliser , ça doit se réaliser; on peut faire n’importe quoi pour dévier le cours des choses, ça arrivera.
  3. Tombouctou à l’heure du Lion : l’épidémie de peste de 1348 a décimé les trois quarts de l’Europe occidentale. Les nouvelles puissances sont l’Empire ottoman et le royaume Shongaï d’Afrique. Cette nouvelle est sûrement la plus aboutie, sa longueur plus conséquente que les autres permet de rentrer dans plus de détails. En tout cas c’est la nouvelle la plus réussie des six.
  4. Le sommeil et l’oubli : un spécialiste de l’Orient est contacté par un de ses amis qui a mis au point une machine permettant de converser avec des personnes décédées depuis longtemps. Il arrive à être mis en contact avec celui qui aurait dû être Gengis Khan. Avec celle-ci on se dirige un peu plus franchement vers les réalités parallèles. Mais on ne sait pas bien si ça en est vraiment une et ça semble étrange qu’elle soit différente de la nôtre, alors on essaye de la modifier pour qu’elle ressemble à la nôtre.
  5. Entre un soldat, puis un autre : un génie de l’informatique réussit à créer les intelligences artificielles de Pizarre et de Socrate et les fait converser ensemble. Ici on quitte l’uchronie. On se retrouve avec deux personnages qui ont vécu à plusieurs siècles d’intervalle mais discutent ensemble. Ça donne un duel intellectuel sympa mais qui m’a laissé sur ma fin.
  6. Basileus : un informaticien réussit à conserver dans son ordinateur des anges. Une manie qui va l’amener à réaliser un catclysme. Cette dernière nouvelle est celle que j’ai le moins apprécié. Je l’ai trouvé bizarre et elle ne collait pas vraiment avec les autres récits.

Voilà, comme dans tous les recueils de nouvelles il y a des choses que l’on aime et d’autres que l’on apprécie moins. A part les deux dernières, je peux reconnaitre que j’ai apprécié de lire encore une fois Silverberg.

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Mr Ripley, Patricia Highsmith

Titre : Mr Ripley

Auteur : Patricia Hightsmith

Editeur : Le Livre de Poche

Année : [1956] 1984

448 pages

Note : 11/20

L’histoire : Tom Ripley vivote aux Etats_Unis. Quand Herbet Greenleaf veut l’envoyer en Italie pour convaincre son fils Dickie de revenir en Amérique, il saute sur l’occasion. Dickie Greenleaf accueille d’une manière un peu froide Ripley, celui-ci ne se laisse pas abattre et prend assez rapidement goût à la vie facile. Il lui vient une idée assez folle, et si il se substituait à Dickie pour vivre à sa place ?

Ce que j’en pense : Mr Ripley est sûrement le roman le plus célèbre de Patricia Highsmith. Il a fait l’objet de deux adaptations cinématographiques : Plein Soleil et Le Talentueux Mr Ripley. Je n’ai vu que la deuxième adaptation et j’ai trouvé le film nettement mieux que le roman.

Ripley est l’exemple même de l’anti-héros. Avant de rencontrer Dickie il n’est qu’un pauvre type incapable de garder un emploi et qui invente des arnaques dont il ne profite même pas de l’argent extorqué. Une fois qu’il rencontre Dickie, il va tout faire pour l’imiter, lui ressembler ce qui renforce l’idée de sa transparence.

En plus d’être un personnage qui doit imiter pour pouvoir exister, il a une sexualité ambiguë. Il se défend d’être « inverti » mais il ne veut être qu’avec Dickie et ne supporte pas l’intérêt que Marge peut porter à Dickie.

A côté d’un personnage maniplulateur, il y a les manipulés : les amis de Dickie, la police italienne. Des gens qui ne voient pas grand chose, qui ne savent pas mettre bout à bout des éléments pour comprendre que Ripley se joue d’eux. Alors c’est sûr que face à de tels adversaires, le machiavélique Ripley n’a pas trop à forcer pour réussir son stratagème.

J’ai lu ce roman qui ne m’a pas trop surpris vu qu’ayant vu une des adaptations je connaissais l’histoire. Donc pas de surprise, pas trop d’ennui même si par moments je pouvais trouver bête les amis de Dickie qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ou affligeant Tom Ripley dans son objectif d’exister en copiant ce qui pouvait l’entourer.

Jour J, tome 2 : Paris, secteur soviétique

Titre : Jour J, tome 2 : Paris, secteur soviétique

Scénario : Fred Duval et Jean-Pierre Pécau

Dessin : Gaël Séjourné

Editeur : Delcourt

Année : 2010

Note : 14/20

L’histoire : Le débarquement en Normandie de 1944 a été un cuisant échec. Les armées alliées s’enlisent en France. Pendant ce temps l’Armée Rouge progresse jusqu’au Rhin et a l’opportunité de libérer Paris. Après la capitulation allemande, Paris est divisée en deux parties. Quelques années plus tard les espions des deux blocs s’y affrontent.

Ce que j’en pense : Deuxième volet de la série Jour J, ce volume m’a semblé plus abouti que le précédent. Le point de divergence et ses conséquences est bien plus ambitieux. On se retrouve avec un Paris coupé en deux secteurs comme Berlin avait pu l’être. Mais en plus d’une ville qui est coupée en deux c’est aussi une population et son lot de personnages célèbres qui l’est. Du côté soviétique il y a Sartre et le docteur Petiot, chez les Occidentaux il y a Camus en journaliste au Monde.

A côté des changements de la grande histoire, il y a la petite histoire qui permet de se balader dans ce Paris. Les scénaristes remettent au goût du jour une histoire de tueur en série à la Jack l’Éventreur. Pour enquêter il y a un policier français difficilement classable : policier le jour, gigolo la nuit et espion à ses heurs perdues. Comme dans tous les récits durant la Guerre froide, ce héros se fait bringuebaler dans tous les sens sans savoir à qui se fier, sans trop savoir ce que l’on veut de lui.

En mêlant intrigue policière et coups tordus d’espions j’ai beaucoup plus apprécié cet album. J’espère que le suivant continuera sur cette lancée.

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Star Wars Clone Wars, tome 1 : La défense de Kamino

Titre : Star Wars Clone Wars, tome 1 : La défense de Kamino

Scénario : John Ostrander

Dessin : Jan Duursema

Editeur : Delcourt

Année : [2003] 2004

Note : 12/20

L’histoire : Le récit se passe quelques mois après la bataille de Géonosis; Obi Wan Kenobi et Anakin Skywalker ont pour mission de défendre les centres de clonage de Kamino que la Confédération a pour objectif de détruire. Mais dans l’ombre des personnages espèrent que cette bataille fera des dégâts dans les rangs des Jedi.

 

Ce que j’en pense : J’ai toujours apprécié Star Wars, la Trilogie cela va de soit, c’est un peu plus dur avec la Prélogie.Mais j’ai toujours eu du mal avec la multitude produits dérivés tirés des films. Un jeu vidéo à partir d’un film ça reste classique, c’est plutôt les romans, comics et films d’animation qui se multiplient. Ce comics ne déroge pas à la règle. On retrouve des personnages comme Obi Wan, Anakin ou Mace Windu mais comme les films leur ont déjà donné une place importante les auteurs mettent en avant d’autres chevaliers Jedi. Je trouve que cela donne l’impression que l’on va chercher ce que l’on peut pour prolonger une histoire, si Lucas avait voulu en parler dans ses films il l’aurait fait.

A part cela le récit permet d’extrapoler des interrogations qui sont un peu mises de côté dans les films. Les Jedi sont un ordre formé pour préserver la paix mais ils se retrouvent comme généraux à la tête des armés de la République, ils se retrouvent à faire ce pour quoi ils se battent. Bien sûr il y en a que ça ne gène pas de se retrouver dans une telle situation tandis que d’autres sont plus attachés aux principes de l’Ordre.

Le scénario n’est pas transcendant comme il se cale entre deux épisodes de la série mais il devient plus intéressant quand il aborde les questionnements de certains Jedi.

Le Trône de fer, George R.R. Martin

Titre : Le Trône de fer

Auteur : George R.R. Martin

Editeur : J’ai Lu

Année : [1996] 2011

476 pages

Note : 17/20

L’histoire : Après avoir tué son prédécesseur dément, Robert Baratheon es devenu le roi du Royaume des Sept Couronnes. Un jour il rend visite à son ami Eddard Stark, duc de Winterfell, domaine du nord éloigné de la capitale. Baratheon a de mauvaise nouvelle : il y aurait des complots mettant en péril le trône. Stark, bon gré mal gré, va quitter son domaine et rejoindre la cour pour essayer d’aide son ami.

Ce que j’en pense : Avec Le Trône de fer, je crois qu’il va être dur de dire quelque chose de neuf sur cette série tant elle a été passée au crible.

Il faut s’accrocher dès le début parce qu’il n’y a pas deux-trois personnages principaux. On se retrouve avec avec une quinzaine de noms qui seront présents tout le long du roman. Une fois que l’on arrive à situer qui est qui, on se retrouve embarquer dans des intrigues de cour où on ne sait pas bien à qui l’on peut se fier. Car même si c’est de la fantasy, ce n’est pas de la fantasy médiévo-fantatsique comme l’Epée de vérité de Terry Goodkind. Là c’est plus dur, plus violent. Je pense que l’absence de magie renforce ce côté violent, on n’est pas dans le monde des bisounours comme certaines séries avaient pu nous habituer.

Les intrigues de cour permettent de décrire des personnages aux personnalités très différentes que l’on va aimer ou détester. En face de ceux qui sont du bon côté comme les Stark, il y a les Lannister, des personnages que l’on va adorer détester quoique certains doivent cacher leur jeu.

C’est un premier volet très accrocheur, qui met en place les personnages et les intrigues mais qui laisse de nombreuses questions en suspens.

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Né sous les coups, Martyn Waites

Titre : Né sous les coups (Born under punches)

Auteur : Martyn Waites

Edition :

Année : 2013

Note : 16/20

L’histoire : 1984, le gouvernement Thatcher a décidé de fermer des mines pourtant rentables. Les mineurs sont bien décidés à ne pas se laisser faire, on ne leur prendra pas leur travail et leur dignité. 

2004, dans une ville où une mine a été fermée, certains habitants essaient de donner un sens à leur vie tandis que d’autres se sont laissés sombrer.

Ce que j’en pense : Né sous les coups est le deuxième roman de la rentrée littéraire 2013 que je lis grâce à Libfly. Et celui-là il m’a plu.

En alternant une action dans le passé et une action maintenant, Martyn Waites fait la description, d’une société brisée, sans illusion. La cause de la fracture est la répression sans raison valable de la grève des mineurs, car pour Waites cet événement a été un tournant dans l’histoire de l’Angleterre. C’est avec ces grèves que l’Angleterre est entrée de plain-pied dans le libéralisme, ça a transformé durablement le pays et cela a encore des conséquences aujourd’hui. Là où il y avait une sociabilité du fait de la présence des mines, aujourd’hui c’est la pègre qui remplace les mineurs.

L’alternance entre le passé et le présent est très bine maitrisé. Tout le long du roman, le lecteur va, de cette façon, construire les personnages, leur caractère et leurs histoires.

Les descriptions de certaines scènes sont violentes, crues mais tellement évocatrices, réalistes; elles en sont presque terrifiantes. Je me souviens de la description d’une overdose, c’était écrit d’une façon tellement simple mais cela aviat l’effet d’un ccoup de poing.

Voilà ce qu’est Né sous les coups, un coup de poing littéraire que j’ai apprécié recevoir.

L’enfant de l’étranger, Alan Hollinghurst

Titre : L’enfant de l’étranger

Auteur : Alan Hollinghurst

Edition : Albin Michel

Année : 2013

Note : 8/20

L’histoire : Autour de la figure d’un poète britannique de seconde zone, on suit les évolutions d’une société anglaise qui n’est pas toujours bien dans ses pompes.

Ce que j’en pense : C’est par le biais d’un partenariat avec Libfly que j’ai pu lire en avant première ce roman de la rentrée littéraire 2013.

C’est aussi à l’aveuglette que je me suis lancé dans cette lecture. J’ai eu de la difficulté à trouver des informations sur l’auteur pour savoir dans quoi je me lançais.

L’idée de départ était intéressante : suivre pendant plus de 700 pages les évolutions sociales d’un microcosme. Le fil conducteur est le personnage de Cecil Valence, poète mort durant la Première guerre mondiale, il est présent tout le long du roman que ce soit lors d’un épisode où il apparait directement ou dans des parties où des personnages essaient de démystifier le personnage de Valence. Mais le problème avec cette démystification c’est que ça tourne trop fréquemment à une sorte de chasse aux gays. Les biographes cherchent plus à savoir qui était gay autour de Valence, s’il l’était lui-même mais cela n’intéresse qu’eux.

Les personnages de Hollinghurst, qui peuvent avoir une forte personnalité, sont assez vite fatigants. Leurs préoccupations les font assez vite tourner en rond et Hollinghurst donne peu de choses qui pourrait les faire aimer. Autant le dire, pendant plus de 700 pages, j’ai été en compagnie de personnages que je n’ai pas aimé, dont les caractères ou les destinées ne m’ont pas touché.

Des fois il y a quelques pointes d’ironies mais j’aurais tellement aimé qu’il y ait un petit peu plus d’humour pour un roman voulant faire une description sociale.