Le Monde des non – A, A.E. Van Vogt

le cycle du ATitre : Le Monde des non- A

Auteur : A.E. Van Vogt

Editeur : J’ai Lu

Année : 1945 [2010]

L’histoire : Gosseyn a décidé de participer à des jeux organisés par la Machine pour améliorer sa situation. Mais il va se rendre compte qu’il n’est pas celui qu’il croit être. Puis il va se retrouver pris dans un projet d’invasion de Vénus et de la Terre par un empire galactique hostile.

Ce que j’en pense : L’intégrale du non – A était dans ma PAL depuis 2010, et jusqu’à présent j’avais hésité à le lire. 2016 arrivée, bonne résolution, je me lance dans la lecture.

Ce fut une lecture très difficile, désagréable. Pour l’instant je me suis arrêté au premier épisode du cycle, tant c’est illisible.

On se retrouve dans une confrontation entre deux modes de pensées basés sur la philosophie aristotélicienne. J’ai trouvé dommage de devoir atteindre la postface écrite par Van Vogt pour à peine comprendre ce que pouvait représenter d’être A ou non-A. On y apprend aussi que le roman a été publié sous la forme d’un feuilleton. J’ai compris pourquoi j’avais des chapitres qui se suivaient à peine, des coupures brutales, une évolution qui partait dans tous les sens, des personnages qui apparaissent, disparaissent, meurent, ressuscitent. C’est un récit qui n’avait pas beaucoup de cohésion, autour d’un principe philosophique incompréhensible.

Est-ce que Van Vogt a eu cette idée du non-A et qu’il s’est laissé submerger par son inspiration ? En tous cas j’ai trouvé le roman illisible tant à cause de la forme que du fond.

Il me reste les deux romans du cycle à lire. Maintenant j’hésite encore plus à les lire par peur de me retrouver devant des romans du même tonneau que le premier.

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Les armureries d’Isher, A.E. Van Vogt

les armureries d'isherTitre : Les armureries d’Isher

Auteur : A.E. Van Vogt

Editeur : J’ai lu

Année : [1951] 1972

311 pages

L’histoire : Une boutique d’armes apparait en plein milieu d’une rue en 1973. Mcallister, un journaliste, va y pénétrer. Il va faire un bond dans le temps de sept mille ans. Il sera alors l’enjeu de la lutte de la Guilde des Armuriers contre l’Impératrice Innelda.

Ce que j’en pense : Avec ce roman lu dans le cadre du challenge RVLF, j’ai eu l’impression que Van Vogt avait une idée puis une autre et qu’il n’avait pas su les articuler. McAllister fait un saut de 7000 ans dans le futur et se retrouve très largement mis de côté. Il revient dans l’épilogue qui amène à une fin qui fait réfléchir mais qui parait tellement éloignée du contenu du roman.

Le roman aborde principalement le thème de l’opposition à un pouvoir autocratique : le pouvoir est corrompu, la société est mensongère et peu respectueuse des droits des gens (la Maison d’Illusion est utilisée pour les hommes dont on veut se débarrasser et qui deviennent des esclaves sexuels pour les femmes). Les armureries règlent leurs problèmes en sous-main car la justice est inefficace et corrompue. Mais ce qui est gênant est leur slogan « Avoir une arme pour être libre », ça sent trop le conservatisme US et la NRA. J’ai une arme puissante et personne n’osera m’ennuyer car je peux l’utiliser.

Le thème du voyage dans le temps revient une fois pendant le récit et on se retrouve dans la roublardise. Le personnage concerné fait e la spéculation en ayant les informations venant du futur et donc il augmente sa fortune. Trait scénaristique somme toute très classique pour un roman ayant pour thème le voyage dans le temps.

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Le livre de Ptath, A.E. Van Vogt

le livre de ptathTitre : Le livre de Ptath

Auteur : A.E. Van Vogt

Editeur : J’ai Lu

Année : [1947] 1973

305 pages

L’histoire : Peter Holroyd est tué pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il se réveille deux cent millions d’années dans le futur dans le corps de Ptath, dieu vivant de Gonwonlane.

La prêtresse Ineznia a affaibli la puissance de Ptath par ses envoutements et détient sa compagne en captivité. Mais Ptath est un dieu et qui peut réellement s’opposer à un dieu même affaibli ?

Ce que j’en pense : Après avoir lu Le Retour aux étoiles, j’avais envie de continuer sur ma lancée « je ressors de ma PAL de la SF vintage ».

Mais voilà je ne peux réussir à tous les coups. Autant A la poursuite des Slans et quelques recueils de nouvelles étaient plutôt plutôt plaisants même s’ils avaient quelques imperfections, autant ici j’ai eu l’impression d’être douché dès le début.

Je trouve un peu facile de mettre ce roman en SF. Il n’y a aucune avancée technologique, l’évolution de l’humanité s’est plutôt transformée en régression. La Terre est très peuplée et sert de champ de bataille à une prêtresse avide de pouvoir et à un dieu amnésique habité par un homme du XX° siècle.

Le récit est assez long à se mettre en route. Il faut du temps pour que Ptath monte ne puissance et l’affrontement avec Ineznia est concentré en quelques pages à la toute fin.

On suit la progression de Ptath sans véritable intérêt. Ce qui lui arrive ne crée pas de tension, les « rebondissements ne sont pas surprenants.

Le livre de Ptath forme un ensemble assez impersonnel. Les personnages, même le principal, ne sont pas attachants et l’histoire n’est même pas très intéressante. Donc une grande déception car je ne m’attendais pas à me retrouver avec un roman qui se tourne vers la fantasy sans tout à fait y rentrer.

Sans titre