L’Arche de la redemption, Alastair Reynolds

l'arche de la rédemptionTitre : L’Arche de la Rédemption

Auteur : Alastair Reynold

Edition : Presses de la Cité

Année : 2004

774 pages

L’histoire : Neil Clavain, conjoineur, part à la recherche des armes absolues détenues au sein du Spleen de l’Infini pour pouvoir contrer l’avancée des Inhibiteurs. Mais en tant que conjoineur il doit faire face aux velléités des Demarchistes avec qui il est en guerre.

De leur côté Khouri et la Triumvira veulent évacuer Resurgam avant que la machine de destruction des Inhibiteurs ne détruise la planète, avant d’utiliser les armes absolues.

Ce que j’en pense : Troisième volet du cycle, c’est le volet que j’attendais après le premier. Il est dans la continuité car on retrouve les personnages, les éléments des deux précédents volumes. Je m’y suis moins senti perdu car j’y ai retrouvé plus facilement les liens. Oui c’est vrai que c’est un peu dur de se souvenir de tout quand on laisse du temps entre chaque épisode.

L’Arche de la Rédemption m’est apparu encore plus hard-science que les précédents, surtout quand il se penche sur des éléments de propulsion. Mais on garde ce qu’il y avait de bien dans la série : le gigantisme avec ses courses poursuites à la vitesse de la lumière, les combats stellaires à la même vitesse.

Vers le tome 1, le tome 2 et le tome 4

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Freedom, Jonathan Franzen

freedomTitre : Freedom

Auteur : Jonathan Franzen

Editeur : Edition de l’Olivier

Année : 2011

717 pages

L’histoire : Patty est une joueuse douée de basket dans les années 80. A l’université elle fait la rencontre de Richard Katz, musicien exigeant dans un groupe underground. C’est le coup de foudre mais elle ne pourra pas lui avouer son amour et elle va faire sa vie avec Walter Berglund, le copain discret de Richard, qui voue un culte à Patty. Ensemble ils vont fonder une famille. Mais les années aidant ils vont se rendre compte que leur rêve américain entre en collision avec le monde de la fin du XX° siècle.

Ce que j’en pense : J’ai découvert Franzen lorsque ce roman est sorti lors de la dernière rentrée littéraire. Entre temps j’ai pu lire son premier roman, Les Corrections, roman que j’avais trouvé long et pas très intéressant.

Ici c’est la même chose. 720 pages de récit ego-centré, où les personnages vivent dans leur monde avant de vivre dans le monde.

C’est un peu répétitif de de retrouver encore des personnages qui restent ancrés à leurs préjugés, qui ne discutent pas et qui s’étonnent qu’après tout part en sucette autour d’eux.

C’est un livre que j’ai pris sur une impulsion pour voir s’il y avait une évolution, pour voir si ça valait le coup. C’est un livre qui aurait mieux fait de rester dans les rayons de la bibliothèque.

La reine dans le palais des courants d’air, Stieg Larsson

millenium3Titre : La reine dans le palais des courants d’air

Auteur : Stieg Larsson

Editeur : Actes Sud

Année : 2007

710 pages

L’histoire : Lisbeth a retrouvé Zalachenko qu’elle salement amoché d’un coup de hache dans la figure. Ils arrivent tous les deux à l’hôpital dans un état critique. D’un autre côté les renégats de la Sapö commencent un travail pour décrédibiliser Salander. Mais un groupe de policiers et d’agents secrets mené par Blomkvist prépare la riposte pour faire la lumière sur l’affaire Salander.

Ce que j’en pense : Ce troisième volet est la suite directe de Millénium 2, on reprend l’action là où elle s’arrêtait dans le précédent.

Pour ma part je l’ai trouvé nettement plus rythmé que le numéro 2.

On se rend compte des ramifications que l’histoire Salander peut engendré : un transfuge du KGB, des barbouzes voulant protéger à tout prix la démocratie mais qui par leur action la mettent plutôt en danger.

Ce qui pouvait être considéré comme une histoire de violence contre une femme s’est vite transformée en affaire d’Etat.

Avec le harcèlement que subit Erika Berger, on retrouve le fil rouge de la trilogie qui est la violence faite aux femmes sous toutes ses formes. Car plus qu’un thriller, Millénium peut être vu comme un roman sociologique.

Au final c’est une trilogie intéressante même s’il y a un petit bémol pour le deuxième volume.

La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Stieg Larsson

millenium2Titre : La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Auteur : Stieg Larsson

Editeur : Actes Sud

Année : 2006

652 pages

L’histoire : La revue Millénium se voit proposer un sujet sur les trafics de femmes en Suède. Les journalistes vont commencer à travailler pour réaliser un numéro spécial. Mais l’un d’entre eux va être assassiné. Lisbeth Salander est accusée du meurtre. La police lance alors une chasse à l’homme gigantesque.

Ce que j’en pense : Deuxième volet de la trilogie, on y retrouve les deux principaux personnages, Blomkvist et Salander. On apprend un peu plus sur l’histoire de Salander, ce qui permet de comprendre pourquoi elle est comme elle est. Sa complexité, sa morale à elle qui peut sembler à des kilomètres moraux de la société sont appréciables.

Le récit est une enquête pour déterminer si Salander est innocente ou pas. C’est dommage qu’il y ait une multiplication des enquêtes, fatalement il y a des redites un peu pesantes.

Ceux qui se posent la question de savoir si Lisbeth survit sont ceux qui n’ont pas lu le roman jusqu’à la fin. Je pense que si Stieg Larsson avait voulu créer un suspense sur sa mort, il n’aurait pas continué après son inhumation vivante.

A la fin bien peu des mauvais sont punis, on se doute que la bataille va devoir continuer.

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson

millenium1Titre : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Auteur : Stieg Larsson

Editeur : Babel Noir

Année : 2006

705 pages

L’histoire : Michael Blomqvist, journaliste au mensuel Millénium, est condamné pour diffamation à l’égard d’un riche industriel. Il décide de prendre un peu de recul par rapport à la vie journalistique, il est alors contacté par Enrik Vanger qui le charge de trouver ce qui a pu arriver à sa nièce, disparue 40 ans auparavant.

Ce que j’en pense : Bon tout le monde connaît Millénium, son succès d’édition, ses adaptations suédoise et américaine (ils n’ont pas pu s’en empêcher) au cinéma, les dissensions autour de la succession de Stieg Larsson. Je sais que je m’y suis mis sur le tard, mais autant laisser passer tout le buzz qu’il y a pu y avoir autour.

Ce premier volume mélange intrigue policière et intrigue financière. A la lecture je me suis rendu compte que l’aspect policier n’avait qu’un caractère secondaire, c’est tout ce qui tourne du journal Millénium qui est le plus important, certains éléments vont sûrement entraîner des ramifications dans les deux autres volumes.

Blomqvist est le personnage principal, à première vue, mais Lisbeth a plus de richesse, de complexité. Purement asociale, elle est insaisissable. Mais comme j’ai pu m’en rendre compte à la lecture des deux autres volumes, Salander représente par son histoire les violences qui peuvent être faites aux femmes.

Tokyo Année Zéro, David Peace

tokyo année zéroTitre : Tokyo Année Zéro
Auteur : David Peace
Editeur : Rivages
Année : 2008
350 pages
Note : 2/5

L’histoire : Le Japon vient à peine de capituler face aux Américains. Des corps de jeunes filles violées sont retrouvés. Des policiers vont tenter de retrouver le meurtrier. L’un d’entre eux, Minamura, fait de cette recherche une sorte de quête de soi-même.

Ce que j’en pense : En allant à la bibliothèque je pensais prendre Tokyo Ville Occupée du même auteur mais voyant qu’il y avait le premier volume de la trilogie consacrée à cette ville, je me suis lancé dans le premier.

Ce fut le livre que je n’ai pas aimé lire. En tous cas sa lecture ne m’a pas mis de bonne humeur. Le style d’écriture m’a aussi déplu : les phrases courtes, répétitives. C’est un style qui ne facilite pas la lecture. Ce genre de style je l’avais déjà rencontre James Ellroy mais ça m’avait plutôt plu.

Le personnage du narrateur m’a dégouté. Il est lâche avec les gangsters et fait le dur avec ses subordonnés. Tout le long du roman je n’ai pas réussi à le cerner. Et la fin permet de comprendre l’impression que j’ai eu pendant la lecture du roman.

Je peux quand même dire que le roman permet la description d’un Japon ravagé par la guerre, avec son lot de pénuries, de maladies, de profiteurs, d’instabilité.