Le retour aux étoiles, Edmond Hamilton

le retour aux etoilesTitre : Le retour aux étoiles       ( Return to the stars)

Auteur : Edmond Hamilton

Editeur : J’ai Lu

Année : [1967] 1986

310 pages

L’histoire : Après son retour sur Terre, John Gordon a du mal à s’habituer à son quotidien assez morne. Il ne pense qu’à une chose : voyager dans des vaisseaux spatiaux et retrouver la princesse Lianna. C’est alors que Zarth Ann réussit à le faire voyager dans l’immensité de temps et d’espace qui les séparent.

Ce que j’en pense : Le retour aux étoiles est la suite directe des Princes des étoiles. Alors comme pour le premier volume on a droit à un space opera en Technicolor et en THX (anachronismes que tout cela, je le sais).

On retrouve John Gordon, humain très classique mais qui ne se remet pas de ne plus vivre une vie d’aventures spatiales. Mais son vœu va être exaucé par le biais d’une technique dont on ne saura pas grand chose et en fin de compte ce n’est pas grave. Il va se retrouver aux prises avec un prince qui veut envahir le royaume de Lianna sa bien-aimée. Celui-ci s’est constitué une armée d’extraterrestres non-humains abreuvés d’un racisme anti-humain. Gordon aura des difficultés contre cet ennemi, d’autant que les supposés alliés de Lianna s’entredéchirent. Ça va être un homme seul, ou presque, contre une multitude. Gordon va se retrouver à faire alliance avec le bad guy du premier épisode. Cette union contre nature va  donner de bons passages de suspicion au sujet de la loyauté de Shorr Kan. Au final Kan est peut être même plus intéressant que Gordon : plus d’humour, plus de cynisme.

Alors voilà un roman que j’ai été content d’ouvrir, je l’ai lu en deux jours tant il était difficile à lâcher. C’est un roman de SF qui ne cherche pas pas à faire passer un message , il veut distraire et il réussit bien sa mission.

SSW ep 2

Sans titre

La cité et les astres, Arthur C. Clarke

la cité et les astresTitre : La cité et les astres ( The city and the stars)

Auteur : Arthur C. Clarke

Editeur : Folio

Année : [1956] 2008

348 pages

L’histoire : La légende dit que les hommes auraient conquis les étoiles. Mais un jour, les Envahisseurs sont arrivés et ont mis l’humanité à genoux. Les rescapés sont confinés à la Terre et se sont réfugiés dans la cité de Diaspar. Les habitants y naissent et y renaissent sans jamais y mourir. Un jour un être unique, Alvin apparait. Il refuse la vie sans surprise et trop lisse au sein de Diaspar.

Ce que j’en pense : Arthur C. Clarke, je l’ai découvert en entamant Odyssées, le recueil de l’intégrale de ses nouvelles. Je me suis lancé dans un de ses romans afin de voir ce qu’il pouvait y avoir de différents des nouvelles.

Je n’ai pas eu de surprise lors de la lecture de ce roman. J’y ai retrouvé ce style empreint de poésie au j’avais pu trouver dans les nouvelles.

Après du côté de l’histoire il n’ y a rien eu de surprenant. L’histoire d’Alvin suit tranquillement son cours. Il s’oppose à une société sclérosée qui ne va pas faire grand chose pour l’empêcher de faire ce qu’il veut. Il va partir chercher ses réponses dans une autre cité où les humains ont évolué différemment, puis sur une planète très éloignée de la Terre. On va le suivre dans ses recherches mais on va toujours rester peu concerné par ce qu’il va faire ou ce qu’il va découvrir. Bien sûr certaines situations peuvent amener certaines interrogations : qu’est ce qu’être adulte ? Toujours se poser des questions, ne pas se contenter de ce qui est acquis est ce que c’est infantile ?

Dans le texte :  » Alvin ne grandirait jamais; l’univers tout entier était pour lui un jeu, un puzzle à reconstituer pour son seul amusement. Dans ce jeu, il venait de trouver le jouet ultime, mortel, capable de détruire tout ce qui restait de la civilisation humaine. Mais quel que soit le dénouement, il s’agirait encore et toujours d’un jeu pour Alvin.« 

SSW ep 2

Sans titre

Star Wars Episode 1 : La Menace Fantôme

la menace fantomeL’histoire : La Fédération du Commerce mène un blocus contre la planète Naboo. La Fédération semble même être être à y débarquer ses armées.

Deux Jedi sont envoyés auprès de la Fédération afin de servir de conciliateurs. Mais ils sont attaqués au sein d’un vaisseau de la Fédération. Ils vont alors chercher qui a intérêt à ce que la guerre soit déclarée entre Naboo et la Fédération.

Ce que j’en pense : 16 ans après la sortie de l’épisode VI, cet épisode qui démarre l’histoire du space opera le plus connu du cinéma était très attendu.

Mais le problème à être tant attendu c’est que l’on peut vite décevoir. Ce qui a été le cas avec ce film. On est bien loin de l’esprit des premiers épisodes. Je trouve que Lucas fait un peu trop dans le film à destination des enfants. L’exemple le plus marquant est la présence de Jar Jar Binks, personnage gaffeur qui fait tomber toute maturité que le film aurait pu avoir.

Après je ne critique pas trop, on a droit à un spectacle bien calibré : la course de modules, la bataille entre Gungans et droïdes, combat au sabre entre Jedi et Sith, combats spatiaux.

Mais le problème c’est que le numérique est trop présent. Lucas l’exploite à fond les ballons pour laisser courir son imagination mais cela se fait au détriment de la consistance des personnages.

SSW ep 2

Blankets, Craig Thompson

blanketsTitre : Blankets

Auteur : Craig Thompson

Editeur : Casterman

Année : [2003] 2004

L’histoire : Craig vit dans une famille très religieuse du Midwest. Lors d’un séjour dans un centre de vacances il rencontre Raina. ils vont vite se trouver des points communs puis Craig va passer deux semaines chez Raina où leur amour va prendre doucement de l’ampleur.

Ce que j’en pense : Il y a quelques mois j’avais commencé Habibi du même auteur et je ne l’avais pas fini. Cette fois-ci avec Blankets je me suis forcé à aller jusqu’au bout.

C’est un récit autobiographique, un récit d’initiation aussi. Ça parle de la religion, du choix de son destin, du première amour et de sa violence.

Ce qui m’a beaucoup gêné (comme dans Habibi) c’est l’omniprésence du religieux, ce dogmatisme imposé par la famille. Je peux comprendre que la religion peut avoir une grande importance pour Craig Thompson en ce qu’elle a façonné sa manière de voir le monde, d’être en rapport avec lui. Mais quand je vois où ça mène au cours du récit je suis étonné qu’il n’y ait pas une remise en cause plus forte.

Le monde de Rocannon, Ursula Le Guin

le monde de rocannonTitre : Le monde de Rocannon (Rocannon’s World)

Auteur : Ursula Le Guin

Éditeur : Le livre de poche

Année : [1966] 2003

190 pages

L’histoire : Une planète sans nom est la source d »un conflit entre la Ligue de tous les mondes et un ennemi inconnu. Rocannon, à la tête d’une mission ethnologique, y est envoyé pour observer les peuples qui y habitent. Sa venue doit précéder une mission technologique devant assurer le développement des autochtones. Mais l’ennemi attaque. Rocannon avec quelques amis va lutter contre l’ennemi.

Ce que j’en pense : Voici ma première incursion dans l’oeuvre d’Ursula Le Guin et ça a été une surprise. Ce roman se situe entre deux genres, à la fois entre la science-fiction et la fantasy. Donc il est surprenant de trouver des vaisseaux spatiaux à côté d’hippogriffes.

Ce roman est le récit d’une lutte contre un envahisseur inconnu avec des moyens plutôt limités. Mais c’est surtout le récit de la création d’un mythe autour d’un homme étranger à la planète qui fait le choix de défendre ce monde et ses habitants.

L’auteur pose aussi une question importante, de la difficulté d’introduire une technologie développée dans une société archaïque. Comment la société archaïque va-t-elle voir cette science nouvelle ? Ici ça serait plus de la magie que de la science.

C’est un premier roman plutôt court (qui m’a laissé un peu sur ma faim) mais qui donne tout de même envie d’en lire d’autres.

SSW ep 2

Sans titre

logo-challenge-lieux-imaginaires

Les Foulards Rouges, tome 1 : Lady Bang and the Jack, Cécile Duquenne

les foulards rouges 1Titre : Les Foulards Rouges, tome 1 : Lady Bang and the Jack

Auteur : Cécile Duquenne

Editeur : Bragelonne

Année : 2014

74 pages

L’histoire : Lara est un Foulard Rouge sur Bagne, planète qui sert de prison à la Terre. Elle est un mercenaire au service du Capitan, un homme qui règne en maitre sur Bagne. Lors d’une mission elle se voit proposer par un de ses collègues un marché.

Ce que j’en pense : Au sujet de cet épisode de feuilleton diffusé exclusivement en numérique, j’ai lu des critiques élogieuses mais aussi des critiques un peu plus réservées. Moi je vais me classer dans la seconde catégorie.

Ce feuilleton est difficilement classable dans un genre : planet opera, western, steampunk. La description du lieu est plutôt bien menée, on ressent aisément l’aridité  de la planète avec sa chaleur et ce sable qui s’infiltre partout.

Par contre ça se gâte lorsque l’on se penche sur les personnages. On a droit aux points de vue de Lara et de Renaud son collègue. Il y a beaucoup d’incohérences quand on y réfléchit bien ou bien il ne faut pas faire la fine bouche. Lara, surnommée Lady Bang, apparait comme un personnage se situant entre Rambo et Clint Eastwood dans sa période Sergio Leone. C’est la femme qui porte de la dentelle mais qui ne fait pas dedans. Sauf que lorsqu’on la voit faire une arrestation, on se croit arriver chez les Bisounours. Elle hésite à faire du mal à trois rascals qui eux n’hésiteront pas à la tuer.

Même chose avec Renaud. Il gère les femmes qui seront offertes aux hommes sur Bagne. Ah ce discours où il légitime cette situation par la nature même des femmes, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu quelque chose d’aussi macho. Mais quelques pages plus loin il a un discours qui va complètement dans l’autre sens lorsque l’on agresse verbalement la pute qui est devenue sa protégée.

J’ai lu ce premier épisode parce qu’il permettait de découvrir gratuitement cette série mais je suis tout à fait certain que je n’en continuerai pas la lecture. Car en plus il y a des personnages qui se rapprochent de la romance bit-lit, non je ne dois pas faire partie du lectorat visé.

Sans titre

SSW ep 2

logo-challenge-lieux-imaginaires

Heris Serrano, Elizabeth Moon

heris serranoTitre : Heris Serrano

Auteur : Elizabeth Moon

Editeur : Bragelonne

Année : [1993; 1994] 2013

586 pages

L’histoire : Heris Serrano faisait partie des Forces Spatiales de Métier et était issue d’une lignée d’officiers prestigieux. A la suite d’une désobéissance, elle se retrouve obligée de quitter l’armée. A la recherche d’un emploi, elle accepte le commandement d’un yacht de luxe en apparence sans problème.

Ce que j’en pense : Tout d’abord une incompréhension à l’égard des éditions Bragelonne qui rééditent les deux premiers romans de la trilogie Heris Serrano dans ce volume en disant que c’était matériellement impossible de faire les trois. Mais ils le font bien avec l’intégrale de Vif-Argent de Stan Nicholls cette année.

Cela mis de côté, avec Heris Serrano, j’ai eu droit à un space opera plutôt pas mal. Il y a pas mal de rebondissements. Le premier roman met un certain temps à se mettre en route mais quand on se retrouve dans une version interstellaire des Chasses du comte Zaroff, cela commence à devenir intéressant. Le deuxième roman est un peu plus complexe : on a droit à une machination politique couplée à une histoire de contrebande orchestrée par une mafia cosmique.

Autour du capitaine Serrano, figure de l’officier loyal et inflexible mais pouvant être susceptible de commettre des erreurs, gravitent plusieurs personnages plus ou moins détaillés mais qui ont tous une certaine consistance. La plus importante d’entre eux est Lady Cecelia : octogénaire, richissime et fada de chevaux. Double Jeu (le deuxième roman) lui donne une place très importante avec son empoisonnement qui la transforme en légume conscient. Il y a aussi les jeunes riches, pédants, qui fatalement se fritent avec Heris Serrano dès qu’ils la rencontrent. Mais avec les événements ils vont évoluer, les rendre plus débrouillards, moins arrogants.

Bien que Serrano ait quitté l’armée, le récit lorgne tout de même du côté de la SF militaire avec vaisseaux, armements destructeurs et aspects tactiques.

Ce volume m’a retenu longtemps (600 pages dans une police où il faudrait presque un œil de faucon pour la lire) mais je ne regrette pas de m’y être frotté. J’y ai trouvé des récits avec de l’action et des personnages qui m’ont agréablement surpris dans leur évolution.

SSW ep 2

Sans titre

logo-challenge-lieux-imaginaires

Zeppelin’s War, tome 1 : Les Raiders de la nuit

zeppelin's war 1Titre : Zeppelin’s War, tome 1 : Les Raiders de la nuit

Scénario : Richard Nolane

Dessin : Vicenç Villagrasa

Editeur : Soleil

Année : 2014

L’histoire : Fin 1916, l’Allemagne occupe le Nord de la France. Paris est bombardée chaque nuit par des escadres de Zeppelins. A la tête de l’un d’entre eux il y a Hitler déjà obsédé par la supériorité de la race aryenne. Son chef d’escadrille de protection, Goering, veut à tout prix en découdre avec Guynemer, l’as de la chasse française. Dans une Russie en décomposition, Raspoutine qui a acquis le pouvoir du Vril pourrait faire basculer l’histoire de l’Europe.

Ce que j’en pense : J’ai reçu cette BD dans le cadre d’un Masse Critique organisé par Babelio et c’est une nouvelle série qui commence et qui se tourne encore vers une uchronie teintée de steampunk.

On retrouve quatre personnages (Hitler, Goering, Guynemer, Raspoutine) dans des rôles qui s’écartent de ceux qu’ils ont pu avoir réellement. Hitler est commandant de dirigeable déjà bien influencé par des thèses racistes vantant la supériorité  des aryen notamment.

Le récit est riche en combats aériens mais il y a comme un sentiment de déjà lu. Cela est peut être dû à la présence de Raspoutine qui apparait comme une sorte de magicien  avec l’acquisition d’un mystérieux pouvoir. Comme s’il était habitué à ce genre de rôle.

Pour un volume de présentation il y a de l’action mais en ce qui concerne les enjeux ça reste dans le très vague.

Sans titre

logo-challenge-lieux-imaginaires

La loi de Mandralor, Peter Randa

la loi de mandralorTitre : La loi de Mandralor

Auteur : Peter Randa

Editeur : Fleuve Noir

Année: 1964

177 pages

L’histoire : Helver a quitté la planète abandonné à la poursuite de la Masse. Son sommeil est interrompu lorsque son ennemi se pose sur une planète dont les habitants peuvent être facilement des cibles pour la Masse. Cette planète c’est la Terre et Helver va alors se retrouver à appliquer la loi de sa planète natale comme il se retrouve au contact d’une civilisation étrangère.

Ce que j’en pense : La loi de Mandralor est la suite de Fugitif de l’espace. Alors comme pour le premier épisode, je vais redire les mêmes chose ou presque.

Les personnages sont toujours aussi peu développés. Les deux femmes qui entourent Helver sont considérées d’un point de vue paternaliste. Helver, qui faisait figure de rebelle dans Fugitif de l’espace, est bien rentré dans le rang en appliquant les règles posées par Mandralor. Lois qu’il refusait absolument. Ce changement m’est apparu comme inopportun et pas assez justifié.

La Masse, une fois qu’elle est arrivée sur Terre, est devenue une métaphore de la pensée unique et totalisante représentée à l’époque par l’URSS. C’est une masse qui absorbe les être humains et qui les domine psychologiquement, les êtres absorbés n’ont plus d’individualité et la Masse ambitionne de dominer le monde.

Puis le roman finit presque trop facilement en assurant un happy end convenu. Alors, autant j’avais trouvé La Solitude des Dieux plutôt intéressant, ici j’ai trouvé ce diptyque répétitif et prévisible.

Sans titre

Kookaburra K, tome 1 : Big Bang Baby

kookaburrak01Titre : Kookaburra K, tome 1 : Big Bang Baby

Scénario : Crisse

Dessin : Humberto Ramos

Editeur : Soleil

Année : 2006

L’histoire : Une masse d’énergie traverse l’espace en détruisant tout sur son passage. Des vaisseaux spatiaux qui quittaient la Terre voient celle-ci détruite et certains d’entre eux tentent tant bien que mal d’échapper à la destruction.

Ce que j’en pense : Kookaburra est une série que j’avais commencé à lire il y a quelques années. Mais j’avais cessé la lecture car je n’avais accroché ni à l’histoire et aux personnages ni au dessin.

Avec cette série qui semble être une suite, on retrouve  les personnages du premier cycle. Ce premier épisode est un épisode de présentation : on met en place la situation et les personnages. Le problème c’est que ça fait une pléthore de personnages dont on est censé se souvenir ce qui n’est pas le cas.

Puis le destin de ces enfants mutants aux dessins que je n’apprécie pas pas trop (trop tourné vers le manga, trop sombre) m’intéresse moyennement. C’est dommage parce que je trouvais l’idée de départ plutôt pas mal : la destruction de la planète mère, les conséquences que cela va va engendrer pour la continuité de l’humanité.

SSW ep 2

Sans titre