Alone – L’intégrale, Thomas Geha

L’histoire : L’Europe a été dévastée par l’Apocalypse. L’humanité survivante s’est divisée en deux catégories : les Rasses ou Rassemblés qui essaient de vivre en groupes sous la direction d’un chef religieux ou militaire; et les Alones qui survivent seuls, qui ont développé de nombreuses capacités pour survivre dans un monde plus qu’hostile.

Pépé est un Alone. Un jour il va rencontrer Argento, un chef de Rasses qui a kidnappé la belle de Pépé. Celui-ci va lui faire comprendre qu’il ne fallait pas le chercher. Mais il va se retrouver embringué dans un combat qui va faire de lui le champion de l’Humanité.

Ce que j’en pense : Presque deux ans que cette intégrale attendait dans la bibliothèque. Dès le début on sait que les deux romans sont un hommage à Julia Verlanger et à son Autoroute Sauvage. Alors on sait que l’on va lire quelque chose qui peut être intéressant. Les éditions Critic mettent en avant des auteurs qui oeuvrent pour une littérature de l’imaginaire populaire. Thomas Geha fait partie de ceux-là.

Il n’y aura pas d’explication quant à la survenue de l’Apocalypse. On se retrouve dans une France post-apocalyptique avec ses paysages dévastés et pollus, avec sa population survivante violente ou moutonneuse. Au sein de cette population il y a Pépé (Peter-Perceval, que ce soit l’un ou l’autre il faut savoir le porter) un expert du couteau de lancer. Il est bon dans ce qu’il fait, se battre, se battre il sait faire mais il a une grande gueule ce qui a parfois des répercussions sur son intelligence. Plusieurs fois il se fait avoir par exès de confiance. Comme il est doué ou bien entouré, il finit par s’en sortir. Qui dit post-apo peut supposer mutations. Et des mutants il y en aura et de toutes les sortes : voitortues, jumeaux verts dispensateurs de drogue, vieille femme télépathe, arbre doté de conscience lancé dans une conquête du monde.

Les aventures de Pépé sont très distrayantes, il y a de l’action régulièrement avec des combats singuliers sanglants et des batailles pour l’avenir de l’humanité épiques, des méchants diversifiés et plutôt coriaces? Un bon divertissement qui mériterait à être un peu plus connu.

La vérité avant-dernière, Philip K. Dick

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L’histoire : Depuis quinze ans une guerre ravage la surface de la Terre. Les gens attendent la fin de la guerre dans des abris souterrains où ils réparent les solplombs qui se battent à la surface.

Un jour l’un d’eux décide de remonter à la surface pour y trouver un organe pour une transplantation. Là-haut il risque d’y trouver la mort ou bien il découvrira une réalité différente de celles des communiqués officiels.

Ce que j’en pense : Je continue ma découverte de l’œuvre de Dick. Jusqu’à présent j’ai eu de la difficulté à trouver parmi les romans lus quelque chose qui m’aurait expliqué l’enthousiasme pour cet auteur.

A mes yeux ce qui caractérise un roman de Dick c’est plein de bonnes idées et un récit brouillon.

L’idée première c’est une guerre apocalyptique à la surface et une humanité qui attend la fin dans des abris souterrains. Bien sûr la vérité servie  aux abris n’est pas celle que l’on croit. Ce qui existe alors à la surface pourrait être tout à fait crédible : les riches, les puissants  profitent d’un monde redevenu naturel, sans surpopulation; ils font construire leurs robots serviteurs par les habitants des abris qui eux croient fabriquer des soldats.

Mais le problème c’est qu’on se retrouve avec une lutte parmi les puissants, avec la mise en place d’un complot plutôt tiré par les cheveux. Et on entre dans le n’importe quoi avec l’apparition d’un personnage qui en fait a plusieurs siècles et non vingt ans mais dont l’âge n’est pas fixé car il a été exposé à un oscillateur temporel.

Tous les personnages (masculins) sont paranoïaques , sauf peut-être celui qui joue à Highlander, qui détient le sort de l’Humanité entre les mains. Les personnages féminins sont inexistants, ah! tines ça existe une femme ?

Aujourd’hui je me demande si je ne devrais pas lire un ouvrage expliquant l’œuvre de Dick parce que là ce que j’ai pu lire, à part un ou deux romans, je n’y ai pas trouvé un intérêt particulier.

Les derniers hommes, Pierre Bordage

les derniers hommesTitre : Les derniers hommes

Auteur : Pierre Bordage

Editeur : Au diable vauvert

Année : [2000] 2010

687 pages

L’histoire : Dans une Europe dévastée par des explosions nucléaires et des animaux génétiquement modifiés utilisés lors de guerres mondiales, des nomades tentent de survivre. Leurs sourciers leur permettent de trouver les rares eaux épargnées par la contamination.

Mais une force inconnue menace l’avenir des derniers hommes. Avec bien peu d’espoir, ils vont devoir faire face à cette menace décidée à éliminer les derniers survivants et le monde qu’ils représentent.

Ce que j’en pense : La lecture des Derniers hommes est malheureusement intervenue à un mauvais moment  changement de rythme de vie, enfant malade. Alors la lecture s’est étirée sur plus de deux semaines. Par moments la lecture a été plus une contrainte qu’un plaisir. Mais je vais essayer de ne conserver en tête que ce qui m’a plu dans le roman.

Pierre Bordage nous décrit une Europe dévastée, les derniers hommes sont quasiment retournés à la préhistoire. Leurs moyens matériels sont faits de récupération et réparés jusqu’à l’usure. Ils se sont constitués en tribus ayant chacune une spécialité. Leur organisation est très hiérarchisé et fait une grande place aux croyances.

Les personnages mis en scène permettent de découvrir différents aspects de la vie de ces  survivants. Par contre mon intérêt a baissé lorsqu’est apparue Kadija, cette créature devant avec ses congénères, remplacer l’humanité. Pendant un moment, on peut croire qu’elle est un alien, là je me suis dit que ça allait partir dans une voie improbable. Bien sûr on obtient des explications par la suite, ça justifie l’ensemble de la fuite des derniers hommes. Mais ça m’a paru de trop, trop mystique, trop « space ». Peut être que je me suis habitué à un post-apo bien plus âpre, plus dur, sans « deus ex machina » pour justifier l’ensemble de la situation.

Même s’il m’a fallu deux semaines pour le lire, il faut reconnaitre qu’on se retrouve dans un monde post-apo saisissant, où l’aspect environnemental (très dégradé) est très présent. Mais j’ai moins adhéré lorsqu’était abordé tout ce qui touchait au philosophique d’une humanité rénovée, exempte de tout défaut.

ABC imaginaire 2016

Gueule de Truie, Justine Niogret

gueule de truieTitre : Gueule de Truie

Auteur : Justine Niogret

Editeur : Critic

Année : 2013

253 pages

L’histoire : L’Apocalypse s’est produite. Pour les leaders religieux qui survivent, c’est Dieu qui l’a voulu. Alors ils ont décidé de continuer son œuvre : détruire ce qui reste de l’humanité. Pour cela, ils ont créé un groupe d’inquisiteurs chargés d’éliminer les derniers survivants. Parmi eux, Gueule de Truie, formé à tuer de puis son plus jeune âge, croise un jour le chemin d’une jeune fille qui porte une boite étrange. Gueule de Truie va se mettre à la protéger même si cela semble remettre en question les dogmes qu’on lui a inculqués.

Ce que j’en pense : Avec Justine Niogret, on retrouve des personnages qui ne sont ni bons ni mauvais mais qui sont ce que leur milieu merdique fait d’eux. Avec le diptyque sur Chien du Heaume, c’était le cas dans le cadre d’une fantasy sombre et bien peu éloignée de la réalité. Avec Gueule de Truie, on se retrouve dans un monde post-apocalyptique. On retrouve aussi un personnage qui porte le nom qui le fait. Gueule de Truie est son nom. Il se réfère au masque qu’il porte depuis tout petit. A force de le porter, il est devenu ce nom aux yeux du monde extérieur. Et quand un élément imprévu arrive, remettant en question ce qu’il est, on va avoir droit à de nombreuses interrogations et d’actes de violence. Car la violence est le seul moyen pour Gueule de Truie de s’exprimer ou de se rassurer.

Gueule de Truie évolue dans un monde où la désespérance suinte de partout. L’humanité est divisée en deux : une partie attend de mourir sous les coups de l’autre partie. L’absence d’espoir est renforcée par la présence d’une autorité morale qui prône la destruction.

Gueule de Truie est un roman qui laisse un goût de poussière voire de cendres dans la bouche. Justine Niogret va beaucoup plus loin dans la noirceur d’un monde apocalyptique que ce qui avait pu être décrit dans des œuvres comme Mad Max.

Dans le texte :

« Quand je te sens j’ai envie de te rentrer le visage dans la face à coups de poing. C’est parce que tu es si normale. Même ton nom est normal et ridicule, j’en suis tout à fait certain. Pauvre petite conne que sa mère berçait en chuchotant un nom déjà usé par d’autres. Gueule de Truie, voilà un nom qu’on gagne. Qu’on paye, aussi, mais qu’importe, au bout des souffrances, quand on sait garder ce qu’on a remporté. »

« Vous me donnez la haine, voilà; la haine, la haine d’être né dans la même espèce, presque la même, et vous me jugez, vous me dites fou, et violent, alors que n’avez simplement pas la force de vivre droits et debout. »

Arkeod (2 tomes)

arkeod 1Titre : Arkeod

Scénario : Virginie Cady et Nicolas Mitric

Dessin : Nicolas Mitric

Editeur : Soleil Productions

Année : 1999-2001

L’histoire : Vers 2070 des météores tombent sur la Terre faisant régresser l’humanité. Un tyran, Tristan fait régner un régime oppressif au peu de survivants restants sur Terre. Un vieillard recherche un artefact qui pourrait mettre fin à la dictature. Lors de ses recherches il tombe sur un sosie de Tristan, fils d’un vieil ami. Ensemble ils vont essayer de renverser le tyran.

Ce que j’en pense : Que dire de ces deux volumes ? Ça commence comme un récitarkeod 2 post-apo, avec des météores qui dévastent la Terre. L’humanité fait un grand bond en arrière et qui tente de survivre en formant des clans. Mais rapidement le récit vire à la fantasy.

Mais attention c’est de la fantasy trop prévisible. Une prophétie, un artefact qui peut changer la destinée du monde, un héros qui se retrouve avec un double maléfique voilà les principaux éléments qui ressortent. Il y a une multiplication des personnages secondaires qui apportent de l’humour mais on dirait qu’ils sont là que pour la touche humoristique. Les personnages principaux et secondaires ont un physique tellement irréalistes : les mecs sont bodybuildés (ils savent bien s’entretenir malgré la pénurie) et les filles sont taillées comme des voitures de course.

C’est une lecture plutôt décevante car elle enchaine les clichés et n’apporte pas grand chose au genre.

Malevil, Robert Merle

malevilTitre : Malevil

Auteur : Robert Merle

Editeur : Folio

Année : [1972] 1987

635 pages

L’histoire : Emmanuel Comte est propriétaire du château de Malevil dans le sud de la France. Un jour où il reçoit ses amis, un évènement apocalyptique embrase la région. Après l’incendie, Comte et ses compagnons vont découvrir un monde dévasté où il va être difficile de trouver des ressources pour subsister. Comte va devoir mobiliser les compétences de chacun pour pouvoir faire face à la pénurie et aux bandes de pillards.

Ce que j’en pense : Malevil est un roman que j’avais prévu de lire plusieurs fois mais dont j’ai toujours reporté la lecture, peut-être en raison de son épaisseur. Mais je ne comprends plus cette réticence quand à la lecture je redécouvre le talent de conteur de Robert Merle.

C’est sûr que le début est fastidieux car Merle nous raconte de long en large l’histoire de Malevil et d’Emmanuel Comte. Mais ça se décoince lorsqu’arrive l’évènement. A partir de là le récit est fluide, les rebondissements arrivent régulièrement pour accrocher le lecteur.

Robert Merle ne s’intéresse pas vraiment à comment ses personnages vont s’en sortir car ils sont assez vite dotés d’un capital qui leur permet d’envisager l’avenir avec une certaine confiance. Non ce qui l’intéresse le plus ce sont les relations entre ses personnages. Voir comment vont interagir des personnes de conditions différentes, de voir comment vont évoluer les personnes ayant une idéologie contraignante (qui ne serait plus adaptée aux nouvelles circonstances).

Il n’y a qu’une seule chose qui m’a choqué, c’est la représentation de la femme dans le roman. Il y a trois types de femmes : la vieille paysanne patoisante et usée par le travail; l’homasse (c’est Merle qui utilise le mot) certes cultivée mais trop virile; la dévergondée qui couche avec tout ce qui bouge et qui par son manque d’esprit met tout le monde en danger. Celle qui semble à peu près normale, le narrateur regrette de ne pas l’avoir épousée car elle lui aurait fait « bon usage ».

Malevil est un bon roman post-apo d’un auteur pourtant pas versé dans la littérature de l’imaginaire. A part des réflexions sur les rapports entre les sexes qui sont plutôt datées, c’est un roman qui se laisse très facilement lire.

litt ima 3ed52 semaines

Idée 16 : un château

Un éclat de givre, Estelle Faye

un eclat de givreTitre : Un éclat de givre

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Les Moutons Electriques

Année : 2014

245 pages

L’histoire : Après un événement apocalyptique, la Terre est devenue stérile. L’humanité survivante s’est réfugiée dans quelques capitales dont Paris.

A Paris, ville surpeuplée dont les conditions de vie de la population sont proches de celle du Moyen-Âge, vit Chet, un jeune homme qui chante du jazz déguisé en femme. Un jour il se voit proposer une mission plutôt bien payée mais il ne sait pas jusqu’où celle-ci va l’entrainer.

Ce que j’en pense : J’ai choisi ce roman à la bibliothèque en reconnaissant le format particulier des Moutons électriques. Plusieurs fois j’avais pu entendre du bien de leurs choix éditoriaux.

Estelle Faye nous plonge dans un Paris surpeuplé divisé en secteurs gérés par des communautés. Chaque communauté a sa particularité et Chet, personnage caméléon, va se balader (avec plus ou moins de réussite) dans ces communautés.

L’auteure ne s’intéresse pas plus que ça à la géopolitique conséquence du cataclysme. On apprend tardivement ce qui est arrivé à la Terre.

Son attention est portée sur Chet, jeune gars qui craque sur les garçons comme sur les filles, qui a les connexions nécessaires dans chaque communauté pour pouvoir réaliser sa mission. Le lecteur va le suivre dans Paris et ainsi découvrir cette ville transformée. La mission va aussi permettre à Chet de redécouvrir la ville et d’apprendre qui sont ses vrais amis.

En soi l’histoire que nous raconte Estelle Faye n’est pas si originale que ça. Ce qui marque c’est la description de ce monde post-apocalyptique et de ses survivants. Malgré la gravité de la situation j’ai eu la sensation que l’ambiance était indolente, comme si tout cela n’était pas si grave.

litt ima 3ed52 semaines

Idée 75 : Un dôme

Silo, Hugh Howey

siloTitre : Silo (Wool)

Auteur : Hugh Howey

Editeur : Actes Sud

Année : [2012] 2013

557 pages

L’histoire : Dans un futur post-apocalyptique, les survivants se sont réfugiés dans un silo. Mais parmi eux certains ont tendance à remettre en cause le discours dominant. Ils peuvent alors sortir du silo pour découvrir une vérité blessante. D’autres essaient d’entamer une réforme de l’intérieur.

Ce que j’en pense : Voici un livre que les éditeurs et certains bien-pensants veulent nous présenter comme une réussite. Mais si vous connaissez Fallout 3, vous saurez dès le début que l’on ment aux habitants du silo.

C’est dur mais ça faisait longtemps que je n’avais pas eu à lire un roman aussi prévisible. En plus d’être prévisible, il est aussi bancal. Howey aurait écrit une nouvelle et sous l’influence de lecteurs enthousiastes il aurait construit un roman à partir de la nouvelle. La structure s’en ressent. On suit un personnage pendant x pages et il meurt. On en suit un autre pendant x pages et il meurt aussi. Quand le troisième personnage dépasse le nombre de pages des deux précédents je me suis dit qu’il allait survivre. Et ça était le cas. Howey a utilisé des procédés narratifs pas très subtils qui laissent facilement deviner la suite des évènements.

A cela il faut ajouter des personnages peu attachants ou stéréotypés (ah! Bernard ce méchant que l’on ne devinerait pas). A aucun moment je n’ai partagé les préoccupations de cette humanité aveugle, qui vit enfermée sans avenir.

C’est dommage d’avoir avec un sujet intéressant qui réussit aussi peu à accrocher le lecteur.

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Venezzia, tome 1 : Wardelia

venezziaTitre : Venezzia, tome 1 : Wardelia

Scénario : Laurent Koffel

Dessin Noé Monin

Editeur : Carabas

Année : 2006

L’histoire : Après un catclysme, les terres ont été submergées et l’humanité s’est réfugiée dans une cité-monde perdue au milieu des océans. Un aristocrate est convaincu qu’il existe un Eden préservé et n’hésite pas à enlever une enfant pour qu’elle lui révèle la localisation de cet endroit.

Ce que j’en pense : Ce tome est un volume d’introduction. La trame est assez classique pour ne pas dire déjà vu : une Terre dévastée, la recherche d’un Eden non pollué qui serait la clé pour y accéder. Les auteurs ont fait le choix de l’action et la resucée de nombreux mythes mais ils ne touchent pas à l’environnementalisme.

C’est aussi un volume où il y a un melting pot des influences : steampunk, culture japonaise (samourai et robot méca), futurisme. Trop peut-être.

Il y a aussi un problème du côté des personnages. Il y en a une multiplication ce qui ne permet pas de bien savoir lequel va être le plus important et ils ne sont pas très intéressants.  A la rigueur le personnage le plus réussi est celui du méchant.

litt ima 3ed

Le Transperceneige

le transperceneigeTitre : Le Transperceneige

Scénario : Jacques Lob

Dessin : Jean-Marc Rochette

Editeur : Casterman

Année : 1984

L’histoire : Lors d’une guerre mondiale, une bombe climatique explose et une vague de froid s’abat sur la planète. Les survivants se réfugient dans un train qui va sillonner la Terre sans jamais s’arrêter.

Ce que j’en pense : Avant de voir l’adaptation faite au cinéma sous le titre Snowpiercer, je m’étais dit que découvrir l’oeuvre originale pouvait être un bon plan. J’ai été étonné de trouver à la bibliothèque une édition qui avait mon âge.

On suit l’évolution de Proloff à travers les wagons du train. Il passe d’un ghetto aux wagons doré de l’aristocratie. Les auteurs utilisent le cadre post-apo pour faire une critique de la société car l’organisation horizontale du train où on distingue ceux qui sont à l’avant de ceux qui sont à l’arrière n’est qu’une autre façon de voir la société avec ceux d’en haut et ceux d’en bas. Le récit est un peu long à se mettre en route, ça bavarde beaucoup alors que moi j’attends de découvrir ce qu’il se passe dans ce train.

L’avancée de Proloff se traduit par une avancée sociale. Il passe des wagons de queue à la gestion de la locomotive. Mais sa réussite est à relativiser car un virus décime l’ensemble du convoi sauf lui . La fin m’est apparu comme très pessimiste : un homme qui voulait s’en sortir, remettre en cause l’ordre établi se retrouve dans un état d’extrême solitude aux commandes d’un train rempli de cadres et au sein d’une nature rongée par la glace. Le dessin en noir et blanc retranscrit bien l’atmosphère froide et bien peu réjouissante de ce train.