Il y a un robot dans le jardin, Deborah Install

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L’histoire : Ben, depuis le décès de ses parents, attend que le temps passe. Il n’a pas de travail et n’en cherche pas, il ne s’investit pas dans l’entretien de la maison au grand désespoir de sa femme.

Un jour il découvre un robot dans le jardin. Celui-ci est en mauvais état et semble abandonné. Ben va avoir un déclic, il va tout laisser en plan pour retaper le robot et l’aider à retrouver son propriétaire.

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce roman dans le cadre d’une Masse Critique privilégiée. C’est la présence d’un robot (SF oblige) qui m’a motivé et j’ai été agréablement surpris.

La trame en soi est hyper classique : un gars qui n’a aucun but, aucune envie se retrouve confronté à un « être » qui va lui permettre de redonner un sens à sa vie.

C’est la manière de le raconter qui change. On sent bien la touche du romancier anglais. La rencontre entre Ben et Tang donne de jolis moments cocasses. Tang, le robot, a le comportement, les attitudes, les répliques d’un enfant de quatre ans.Devoir s’en occuper va être une première façon d’appréhender la manière de s’occuper d’un enfant : en prendre soin alors qu’il se fiche de sa propre personne, essayer de lui faire plaisir et voir la joie qu’il retire de la situation.

Le périple permet à Ben de prendre en compte l’individualité de Tang mais aussi d’être confronté au comportement des humains avec les androïdes comme en témoigne leur passage dans un hôtel miteux servant de maison de passe pour des relations « inter-espèces ».

Le roman ne présente aucune difficulté, il combine moments d’humour et moments plus sérieux, amène une ébauche de réflexion sur les relations homme-machine. Pas besoin de ressembler à un homme pour pouvoir être attachant; Tang, sous le format vieille boite de conserve, est un robot cool, qui ferait du bien à certaines personnes.

Alone – L’intégrale, Thomas Geha

L’histoire : L’Europe a été dévastée par l’Apocalypse. L’humanité survivante s’est divisée en deux catégories : les Rasses ou Rassemblés qui essaient de vivre en groupes sous la direction d’un chef religieux ou militaire; et les Alones qui survivent seuls, qui ont développé de nombreuses capacités pour survivre dans un monde plus qu’hostile.

Pépé est un Alone. Un jour il va rencontrer Argento, un chef de Rasses qui a kidnappé la belle de Pépé. Celui-ci va lui faire comprendre qu’il ne fallait pas le chercher. Mais il va se retrouver embringué dans un combat qui va faire de lui le champion de l’Humanité.

Ce que j’en pense : Presque deux ans que cette intégrale attendait dans la bibliothèque. Dès le début on sait que les deux romans sont un hommage à Julia Verlanger et à son Autoroute Sauvage. Alors on sait que l’on va lire quelque chose qui peut être intéressant. Les éditions Critic mettent en avant des auteurs qui oeuvrent pour une littérature de l’imaginaire populaire. Thomas Geha fait partie de ceux-là.

Il n’y aura pas d’explication quant à la survenue de l’Apocalypse. On se retrouve dans une France post-apocalyptique avec ses paysages dévastés et pollus, avec sa population survivante violente ou moutonneuse. Au sein de cette population il y a Pépé (Peter-Perceval, que ce soit l’un ou l’autre il faut savoir le porter) un expert du couteau de lancer. Il est bon dans ce qu’il fait, se battre, se battre il sait faire mais il a une grande gueule ce qui a parfois des répercussions sur son intelligence. Plusieurs fois il se fait avoir par exès de confiance. Comme il est doué ou bien entouré, il finit par s’en sortir. Qui dit post-apo peut supposer mutations. Et des mutants il y en aura et de toutes les sortes : voitortues, jumeaux verts dispensateurs de drogue, vieille femme télépathe, arbre doté de conscience lancé dans une conquête du monde.

Les aventures de Pépé sont très distrayantes, il y a de l’action régulièrement avec des combats singuliers sanglants et des batailles pour l’avenir de l’humanité épiques, des méchants diversifiés et plutôt coriaces? Un bon divertissement qui mériterait à être un peu plus connu.

Le dresseur d’insectes, Arni Thorarinsson

L’histoire : Chaque année, à Akureyri, il y a la fête des commerçants qui est synonyme de bitures, de dégradations de biens et de violences sexuelles. Mais Einar, journaliste pour un journal local, l’événement à couvrir ,’est pas celui qu’on croit. Grâce à des informations d’une source obscure, il retrouve une jeune fille morte dans une baignoire d’une maison abandonnée, jeune fille que personne ne connait.

Ce que j’en pense : Il y a plusieurs années j’avais lu le Temps de la sorcière, roman qui était une nouveauté à l’époque. Un journaliste désabusé ça changeait des policiers désabusés. Aujourd’hui je ne me souviens pas des masses de l’intrigue, juste d’un journaliste de presse locale (voire à scandales) qui tombe sur des faits pas très reluisants.

Avec Le Dresseur d’insectes qui reprend directement après Le Temps de la sorcière, on est largué dès le début. Thorarinsson reprend tous les personnages secondaires qui gravitaient autour d’Einar et les passe en revue sans que cela apporte quoi que ce soit à l’intrigue. On se retrouve pendant cinquante pages avec une pléthore de personnages avec des noms difficilement mémorisables.

L’intrigue du roman manque sérieusement de dynamisme. Le rythme est lent et manque de révélations qui auraient relancées mon intérêt pour le roman. Les personnages m’ont semblé peu intéressants : une prostituée alcoolique, des stars de ciné hollywoodienne qui viennent en Islande parce que c’est plus facile pour faire la fête. Alors à un moment j’ai mis en route la lecture rapide parce que je n’avais plus envie de rester avec ce roman dans les mains tant je l’ai trouvé inintéressant.

Les Salauds gentilshommes 2 – Des horizons rouge sang, Scott Lynch

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L’histoire : Locke Lamora est son ami Jean Tannen ont quitté Camorr. Ils débarquent à Tal Verra, une cité où les tentations de dépouiller les riches sont nombreuses.

Ils envisagent de braquer un casino le plus sécurisé au monde. Mais ils vont attirer l’attention de l’Archon, sorte de maitre-espion assisté d’une milice d’élite qui cherche à réasseoir son autorité et son prestige. Les deux compères vont se retrouver dans une machination qui va leur permettre de mettre en place une machination plus tordue.

Ce que j’en pense : Faire une suite aux Mensonges de Locke Lamora c’était ambitieux, car ce roman plaçait déjà la barre très haut. Alors on peut s(attendre à aussi bien mais on peut se retrouver face à moins bien. C’est ce qui est arrivé ici.

L’idée du braquage du casino est une bonne idée, il y a plein de trouvailles dans la tricherie, dans les jeux décrits, dans les subterfuges mis en place. Mais quand il y a l’introduction de l’Archon et de sa machination politique, le récit a pris un coup dans l’aile. Voilà les deux compères obligés de se transformer en marins et on a droit à une longue description de leurs tentatives d’efforts pour apprendre. Et on se retrouve avec un récit dans le récit. Le braquage du casino est complètement mis de côté et les voilà lancés dans la piraterie. On a droit à la classique mutinerie, aux traditionnels abordages. Ça donne des situations parfois cocasses mais Locke Lamora est bien loin de son terrain de jeu.

Si on n’a pas lu le premier on peut être bluffé par la complexité de l’intrigue, par l’humour caustique des personnages. Mais ce n’était pas le cas pour moi alors il y a eu une petite déception à la fin de la lecture.

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

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L’histoire : Alors que Harry Porter va retourner pour une troisième année à Poudlard, Sirius Black un dangereux magicien s’est évadé d’ Azkaban. La rentrée va se faire sous étroite surveillance.D’autant que les forces du mal soient à l’oeuvre pour détruire Harry Potter.

Ce que j’en pense : Voilà le troisième épisode de Harry  Potter lu. A la fin de la lecture, je me suis dit que je n’avais pas laissé assez de temps entre deux épisodes. Je me suis rendu compte que la trame était similaire. Ca commence chez les Dursley, heureusement il y a la rentrée à Poudlard qui permet de désamorcer la situation. On retrouve le danger qui rôde et qui menace Harry Potter en la personne de Sirius Black.

Le roman comporte de nombreux rebondissements, il y a plusieurs histoires en une : le mystère du suivi des cours d’Hermione ; le procès de l’hippogrife; l’inévitable tournoi de qidditch et l’évasion de Sirius Black. C’est sûr que ça densifie le récit mais j’ai eu la sensation que ça se dispersait.

La tonalité du récit se noircit aussi. Harry Potter découvre que les adultes peuvent être hypocrites, prêts à déguiser la vérité pour arriver à leurs fins. Il y a aussi les premiers accrochages dans l’amitié des compères.

C’est un roman qui m’a un peu moins plu que les précédents.

Bilan de février 

Février  est le mois le plus court de l’année et pour l’instant il aura été le plus productif. Sept romans au compteur et un abandon sans regret. Le problème à trois corps, tout le monde en parle mais au bout de 250 pages je me demande encore bien pourquoi. Je ne sais pas bien où l’auteur voulait en venir. Ça commençait bien avec l’aspect historique de la Révolution Culturelle. Mais quand l’action s’est resituée à notre époque avec un jeu en réalité virtuelle où le personnage rencontre les grandes figures des mathématiques et de la physique, c’est devenu éminemment théorique et barbant. Il veut nous prouver qu’il a  une grande connaissance scientifique ? Il a réussi et il m’a dégoûté.

dsc02399Trois romans sont entrés dans ma PAL. Je me suis réabonné à Bifrost donc voilà le cadeau pour rempiler pour une année supplémentaire. J’avais lu la nouvelle titre il y a quelques années et cela m’avait plu, alors le choix aléatoire du recueil a été bien accueilli.

Un passage au Salon du livre jeunesse de Douai m’a encore fait dépensé des sous pour remplir ma PAL. Je me suis tourné vers du Johan Héliot (qui ne fait plus que de la littérature ado) parce que le premier volet de la Trilogie de la Lune restera le choc steampunk. Le seigneur d’opium de Nancy Farmer me paraissait aussi plutôt adulte dans sa présentation et dans son contenu, alors let’s go. Avec ça la PAL est restée stable. Elle n’est pas beaucoup descendu à cause des achats et surtout à cause d’un retour à la bibliothèque.

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Dragon déchu, Peter F. Hamilton

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L’histoire : Le rêve d’enfance de Lawrence Newton est de devenir pilote de vaisseau spatial. Mais à son époque le voyage spatial touche à sa fin. Il se retrouve engagé dans les forces de sécurité d’une mégafirme qui lance des programmes de colonisation de planètes et vient piller des années plus tard ces planètes pour récupérer son investissement.

Un jour lors d’une expédition il apprend que dans un temple perdu se trouveraient de nombreuses richesses. Il se décide à mener une expédition pour se rembourser de la vie qu’il n’a pu avoir.

Ce que j’en pense : Cela fait bien deux-trois ans que je n’avais pas lu de romans de Peter F. Hamilton (je préfère Edmond). Je m’étais un peu forcé pour avance l’Etoile de Pandore avant d’abandonner au quatrième.

Avec un volume unique, je me suis dit qu’Hamilton irait à l’essentiel. Bien sûr on retrouve la patte d’Hamilton, avec force de détails dans la description de l’histoire de ses personnages. Lawrence Newton est peut-être un gros bras d’une firme ultralibérale. Mais avec les flashbacks on découvre sa jeunesse et on se rend compte qu’il n’est qu’un petit garçon à qui on a volé son rêve.

Hamilton insère l’histoire de Newton dans le récit d’une expédition spatiale de pillage. Deux blocs se font face : d’un côté il y a une firme qui a besoin de fonds et qui possède une armée privée, de l’autre il y a une population qui va entre tout doucement en résistance. Car les habitants n’entrent pas en résistance contre une armée d’occupation suréquipée mais contre un libéralisme forcené, qui implique d’exploiter les êtres et les ressources. Les actes commis par les deux parties seront horribles car on se retrouve en pleine guérilla. Il faut réussir à intimider son adversaire, à le faire plier.

Ce qui est dommage c’est la facilité de la fin lorsque Newton découvre la réalité des richesses. Il change de camp presque sans réfléchir. Et la révélation concernant le trésor m’est apparue un peu basique : une entité extraterrestre ancienne de plusieurs milliards d’années, qui a accumulé pléthore de connaissances, connaissances qui seront partagées avec les les humains les plus ouverts.

Dragon déchu m’a réconcilié avec Peter F. Hamilton. Il y a bien sûr quelques passages un peu moins intéressants mais l’ensemble reste un bon divertissement. Je pense que ce roman peut-être une bonne porte d’entrée dans l’oeuvre de Peter F. Hamilton.

Harry Potter et la chambre des secrets, J. K. Rowling

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L’histoire : Harry  Potter est revenu chez les Dursley pour les vacances mais cela passe très mal. Sauvé par Ron et ses frères, il va passer quelque temps chez son ami.

A Poudlard, les élèves se font agresser et se retrouvent pétrifiés. Harry va se mettre en quête de la créature qui sème la pagaille dans l’école des sorciers.

Ce que j’en pense : Lire un Harry Potter c’est rentrer dans un monde plutôt sympa. On retient facilement les personnages, il y a ceux qu’on aime, ceux qu’on déteste, ceux pour lesquels on est indécis. Je ne peux pas croire que le Professeur Rogue est fondamentalement mauvais. Il doit y avoir encore du bon en lui. Par contre les Dursley sont irrémédiablement irrécupérables.

On retrouve cet humour un petit peu décalé et cette grande inventivité. J.K. Rowling a laissé courir son imagination. Ça donne un monde avec pleins de trouvailles, que ça soit l’elfe de maison ou la culture des mandragores.

Avec cet épisode, on se rend compte que le personnage d’Harry Potter n’est pas celui du sorcier blanc. Il choisit la lumière mais au fond de lui il pourrait avoir plus de points communs avec Voldemort que l’on ne pense. Avoir avec le roman suivant.

La maison près du marais, Herbert Lieberman

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L’histoire : Les Graves sont un couple de retraités vivant dans une maison isolée dans un commune rurale des Etats-Unis. Un jour, un jeune homme s’installe dans leur sous-sol. Tout doucement il va finir par se rendre indispensable. Mais sa présence va finir par déplaire aux autochtones. Les graves vont défendre le jeune homme envers et contre tous.

Ce que j’en pense : C’est un roman que ma mère m’avait refilé et que je gardais pour lire dans le train. Je n’avais pas trop d’attente le concernant, je l’avais avec moi car je ne voulais pas avoir quelque chose de trop compliqué à lire avant et après le boulot.

 Dès le début le récit met mal à l’aise le lecteur. Deux petits vieux qui ne sont plus très vaillants qui se retrouvent au contact d’un sauvage ça crée une certaine angoisse chez le lecteur. Ils réussissent à apprivoiser la bête mais ils seront bien les seuls. Richard, le jeune homme, va faire l’objet d’une certaine hostilité de la part des habitants de la ville. Ils n’acceptent pas la différence et vont faire payer cette différence à celui qui l’est et ceux qui veulent l’accepter. L’histoire aurait pu être simple, les deux vieux qui acceptent un vagabond mais les autres ne veulent pas d’un être différent chez eux, tout cela à l’encontre des préceptes religieux dont cette société est fortement imprégnée.

Le récit combine moments d’angoisse et moment de violences physique et psychologique jusqu’à un point culminant d’injustice. Le roman aurait pu s’arrêter sur ce climax mais l’auteur a voulu faire un épilogue explicatif, qui démythifie le personnage de Richard. A vouloir expliquer à tout prix, cela casse l’ambiance d’ensemble du roman.

Epées et démons, Fritz Leiber

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L’histoire : Souricier est un mage dont le maitre a été massacré par les hommes d’un noble hostile aux magiciens. Fafhrd vit dans une région froide où les femmes pratiquent la magie pour contrôler le comportement de leurs hommes. Agacé par l’étroitesse d’esprit de ses compatriotes, il s’enfuit pour rejoindre Lankhmar.

Lors du braquage d’un membre de la Guilde des Voleurs, les deux hommes vont se rencontrer et s’entraider afin d’échapper.

Ce que j’en pense : Avec Lankhmar, j’ai plutôt mal commencé la deuxième intégrale éditée par Bragelonne alors que la première n’était plus du tout disponible.

Heureusement que les livres existaient en format numérique. Alors avec quelques promos, j’ai pu acquérir ceux qui manquaient pour pouvoir compléter l’intégrale. Le roman comporte deux parties dans lesquelles on présente l’un puis l’autre des personnages principaux. Pour Fafhrd j’ai trouvé cette présentation plutôt longue, par contre pour Souricier c’était plus court mais plus violent. Une fois que leur rencontre a eu lieu, on se retrouve avec deux personnages qui fonctionnent bien ensemble. Je ne vais pas dire qu’ils sont complémentaires mais leur relation fonctionne bien. Ils ont de l’humour, ils sont grande gueule mais ils ont aussi de l’honneur, de l’inventivité. Parfois j’ai eu l’impression que Souricier et Fafhrd sont les lointains ascendants des Salauds Gentilshommes de Scott Lynch.

Souricier et Fafhrd sont deux personnages que j’aime bien. Même si Epées et démons est un roman de présentation, il laisse augurer de bonnes choses pour la suite du cycle.