Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

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L’histoire : Alors que Harry Porter va retourner pour une troisième année à Poudlard, Sirius Black un dangereux magicien s’est évadé d’ Azkaban. La rentrée va se faire sous étroite surveillance.D’autant que les forces du mal soient à l’oeuvre pour détruire Harry Potter.

Ce que j’en pense : Voilà le troisième épisode de Harry  Potter lu. A la fin de la lecture, je me suis dit que je n’avais pas laissé assez de temps entre deux épisodes. Je me suis rendu compte que la trame était similaire. Ca commence chez les Dursley, heureusement il y a la rentrée à Poudlard qui permet de désamorcer la situation. On retrouve le danger qui rôde et qui menace Harry Potter en la personne de Sirius Black.

Le roman comporte de nombreux rebondissements, il y a plusieurs histoires en une : le mystère du suivi des cours d’Hermione ; le procès de l’hippogrife; l’inévitable tournoi de qidditch et l’évasion de Sirius Black. C’est sûr que ça densifie le récit mais j’ai eu la sensation que ça se dispersait.

La tonalité du récit se noircit aussi. Harry Potter découvre que les adultes peuvent être hypocrites, prêts à déguiser la vérité pour arriver à leurs fins. Il y a aussi les premiers accrochages dans l’amitié des compères.

C’est un roman qui m’a un peu moins plu que les précédents.

Bilan de février 

Février  est le mois le plus court de l’année et pour l’instant il aura été le plus productif. Sept romans au compteur et un abandon sans regret. Le problème à trois corps, tout le monde en parle mais au bout de 250 pages je me demande encore bien pourquoi. Je ne sais pas bien où l’auteur voulait en venir. Ça commençait bien avec l’aspect historique de la Révolution Culturelle. Mais quand l’action s’est resituée à notre époque avec un jeu en réalité virtuelle où le personnage rencontre les grandes figures des mathématiques et de la physique, c’est devenu éminemment théorique et barbant. Il veut nous prouver qu’il a  une grande connaissance scientifique ? Il a réussi et il m’a dégoûté.

dsc02399Trois romans sont entrés dans ma PAL. Je me suis réabonné à Bifrost donc voilà le cadeau pour rempiler pour une année supplémentaire. J’avais lu la nouvelle titre il y a quelques années et cela m’avait plu, alors le choix aléatoire du recueil a été bien accueilli.

Un passage au Salon du livre jeunesse de Douai m’a encore fait dépensé des sous pour remplir ma PAL. Je me suis tourné vers du Johan Héliot (qui ne fait plus que de la littérature ado) parce que le premier volet de la Trilogie de la Lune restera le choc steampunk. Le seigneur d’opium de Nancy Farmer me paraissait aussi plutôt adulte dans sa présentation et dans son contenu, alors let’s go. Avec ça la PAL est restée stable. Elle n’est pas beaucoup descendu à cause des achats et surtout à cause d’un retour à la bibliothèque.

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Dragon déchu, Peter F. Hamilton

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L’histoire : Le rêve d’enfance de Lawrence Newton est de devenir pilote de vaisseau spatial. Mais à son époque le voyage spatial touche à sa fin. Il se retrouve engagé dans les forces de sécurité d’une mégafirme qui lance des programmes de colonisation de planètes et vient piller des années plus tard ces planètes pour récupérer son investissement.

Un jour lors d’une expédition il apprend que dans un temple perdu se trouveraient de nombreuses richesses. Il se décide à mener une expédition pour se rembourser de la vie qu’il n’a pu avoir.

Ce que j’en pense : Cela fait bien deux-trois ans que je n’avais pas lu de romans de Peter F. Hamilton (je préfère Edmond). Je m’étais un peu forcé pour avance l’Etoile de Pandore avant d’abandonner au quatrième.

Avec un volume unique, je me suis dit qu’Hamilton irait à l’essentiel. Bien sûr on retrouve la patte d’Hamilton, avec force de détails dans la description de l’histoire de ses personnages. Lawrence Newton est peut-être un gros bras d’une firme ultralibérale. Mais avec les flashbacks on découvre sa jeunesse et on se rend compte qu’il n’est qu’un petit garçon à qui on a volé son rêve.

Hamilton insère l’histoire de Newton dans le récit d’une expédition spatiale de pillage. Deux blocs se font face : d’un côté il y a une firme qui a besoin de fonds et qui possède une armée privée, de l’autre il y a une population qui va entre tout doucement en résistance. Car les habitants n’entrent pas en résistance contre une armée d’occupation suréquipée mais contre un libéralisme forcené, qui implique d’exploiter les êtres et les ressources. Les actes commis par les deux parties seront horribles car on se retrouve en pleine guérilla. Il faut réussir à intimider son adversaire, à le faire plier.

Ce qui est dommage c’est la facilité de la fin lorsque Newton découvre la réalité des richesses. Il change de camp presque sans réfléchir. Et la révélation concernant le trésor m’est apparue un peu basique : une entité extraterrestre ancienne de plusieurs milliards d’années, qui a accumulé pléthore de connaissances, connaissances qui seront partagées avec les les humains les plus ouverts.

Dragon déchu m’a réconcilié avec Peter F. Hamilton. Il y a bien sûr quelques passages un peu moins intéressants mais l’ensemble reste un bon divertissement. Je pense que ce roman peut-être une bonne porte d’entrée dans l’oeuvre de Peter F. Hamilton.

Harry Potter et la chambre des secrets, J. K. Rowling

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L’histoire : Harry  Potter est revenu chez les Dursley pour les vacances mais cela passe très mal. Sauvé par Ron et ses frères, il va passer quelque temps chez son ami.

A Poudlard, les élèves se font agresser et se retrouvent pétrifiés. Harry va se mettre en quête de la créature qui sème la pagaille dans l’école des sorciers.

Ce que j’en pense : Lire un Harry Potter c’est rentrer dans un monde plutôt sympa. On retient facilement les personnages, il y a ceux qu’on aime, ceux qu’on déteste, ceux pour lesquels on est indécis. Je ne peux pas croire que le Professeur Rogue est fondamentalement mauvais. Il doit y avoir encore du bon en lui. Par contre les Dursley sont irrémédiablement irrécupérables.

On retrouve cet humour un petit peu décalé et cette grande inventivité. J.K. Rowling a laissé courir son imagination. Ça donne un monde avec pleins de trouvailles, que ça soit l’elfe de maison ou la culture des mandragores.

Avec cet épisode, on se rend compte que le personnage d’Harry Potter n’est pas celui du sorcier blanc. Il choisit la lumière mais au fond de lui il pourrait avoir plus de points communs avec Voldemort que l’on ne pense. Avoir avec le roman suivant.

La maison près du marais, Herbert Lieberman

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L’histoire : Les Graves sont un couple de retraités vivant dans une maison isolée dans un commune rurale des Etats-Unis. Un jour, un jeune homme s’installe dans leur sous-sol. Tout doucement il va finir par se rendre indispensable. Mais sa présence va finir par déplaire aux autochtones. Les graves vont défendre le jeune homme envers et contre tous.

Ce que j’en pense : C’est un roman que ma mère m’avait refilé et que je gardais pour lire dans le train. Je n’avais pas trop d’attente le concernant, je l’avais avec moi car je ne voulais pas avoir quelque chose de trop compliqué à lire avant et après le boulot.

 Dès le début le récit met mal à l’aise le lecteur. Deux petits vieux qui ne sont plus très vaillants qui se retrouvent au contact d’un sauvage ça crée une certaine angoisse chez le lecteur. Ils réussissent à apprivoiser la bête mais ils seront bien les seuls. Richard, le jeune homme, va faire l’objet d’une certaine hostilité de la part des habitants de la ville. Ils n’acceptent pas la différence et vont faire payer cette différence à celui qui l’est et ceux qui veulent l’accepter. L’histoire aurait pu être simple, les deux vieux qui acceptent un vagabond mais les autres ne veulent pas d’un être différent chez eux, tout cela à l’encontre des préceptes religieux dont cette société est fortement imprégnée.

Le récit combine moments d’angoisse et moment de violences physique et psychologique jusqu’à un point culminant d’injustice. Le roman aurait pu s’arrêter sur ce climax mais l’auteur a voulu faire un épilogue explicatif, qui démythifie le personnage de Richard. A vouloir expliquer à tout prix, cela casse l’ambiance d’ensemble du roman.

Epées et démons, Fritz Leiber

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L’histoire : Souricier est un mage dont le maitre a été massacré par les hommes d’un noble hostile aux magiciens. Fafhrd vit dans une région froide où les femmes pratiquent la magie pour contrôler le comportement de leurs hommes. Agacé par l’étroitesse d’esprit de ses compatriotes, il s’enfuit pour rejoindre Lankhmar.

Lors du braquage d’un membre de la Guilde des Voleurs, les deux hommes vont se rencontrer et s’entraider afin d’échapper.

Ce que j’en pense : Avec Lankhmar, j’ai plutôt mal commencé la deuxième intégrale éditée par Bragelonne alors que la première n’était plus du tout disponible.

Heureusement que les livres existaient en format numérique. Alors avec quelques promos, j’ai pu acquérir ceux qui manquaient pour pouvoir compléter l’intégrale. Le roman comporte deux parties dans lesquelles on présente l’un puis l’autre des personnages principaux. Pour Fafhrd j’ai trouvé cette présentation plutôt longue, par contre pour Souricier c’était plus court mais plus violent. Une fois que leur rencontre a eu lieu, on se retrouve avec deux personnages qui fonctionnent bien ensemble. Je ne vais pas dire qu’ils sont complémentaires mais leur relation fonctionne bien. Ils ont de l’humour, ils sont grande gueule mais ils ont aussi de l’honneur, de l’inventivité. Parfois j’ai eu l’impression que Souricier et Fafhrd sont les lointains ascendants des Salauds Gentilshommes de Scott Lynch.

Souricier et Fafhrd sont deux personnages que j’aime bien. Même si Epées et démons est un roman de présentation, il laisse augurer de bonnes choses pour la suite du cycle.

Bilan de janvier

Ce mois-ci je suis plutôt satisfait de mes lectures. J’ai entamé le cycle des Epées de Fritz Leiber, ça donne une lecture sympa qui à mon avis aura servi de base à des romans comme Les salauds gentilshommes. J’ai lu un thriller de Herbert Lieberman, qui se passe dans la cambrousse américaine avec des gens pour qui le repli sur soi n’est pas un vain mot. Ensuite il y a eu deux épisodes de la série Harry Potter, je ne pense pas que c’était judicieux de les lire de manière aussi rapprochée. Et pour finir le pavé du mois, Dragon déchu qui m’a agréablement surpris.

Jusqu’au week-end dernier, je pensais que janvier serait un mois sans achat, mais non. Il a fallu la lecture de la critique dans Bifrost de Miss Peregrine et les enfants particuliers pour qu’il y ait une petite lumière dans ma tête quand on est allé chez Cultura. J’ai beaucoup tergiversé pour savoir si je ne prenais que le premier volume ou les trois d’un coup. Avec ce qui suit je pense que vous avez la réponse. Faire ce choix est un peu risqué car il ne faut pas être déçu lors de la lecture.

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Pour février il y aura le deuxième épisode des aventures de Locke Lamora, un roman policier scandinave (Thorarinsson), la suite de Harry Potter. Comme vous le voyez je travaille mes cycles en cours pour ne pas trop les laisser en suspens. Mais un qui me laisse sur la touche c’est le Trône de fer, ses volumes massifs me donnent l’impression que je vais y passer des semaines. Allez pour le printemps je me remettrai dedans.

Magies secrètes, Hervé Jubert

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L’histoire : Sequana est une ville dont les dirigeants veulent faire disparaitre les êtres féériques. Goerge Beauregard, agent du pouvoir en place recueille ces créatures dans son hôtel particulier.

Chargé d’enquêter sur la disparition du neveu de l’empereur, il va être aidé par une jeune fille aux étranges pouvoirs. En un temps très réduit, il va devoir découvrir ce qui risque de déstabiliser les relations entres les humains et les féeriques.

Ce que j’en pense : Après la Trilogie Morgenstern, voici une autre trilogie reprenant les mêmes ingrédients. On suit un enquêteur un peu particulier, on se doute qu’il n’est ni tout à fait humain ni tout à fait féerique. Ce qui le rend plus sensible à certaines questions.

Mais ce qui vaut le coup ce sont les personnages qui l’entourent ou qu’il va rencontrer au cours de son enquête.

Je reconnais qu’il est un peu difficile d’y entrer car on se retrouve dans un monde dense, avec presque un trop plein d’informations : je pense aux notes de bas de pages très fréquentes et assez conséquentes.

J’ai apprécié de me retrouver dans un roman au rythme enlevé, avec de nombreux clins d’oeil historiques.

Harry Potter à l’école des sorciers, J.K. Rowling

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L’histoire : Harry Potter est un orphelin élevé par ses oncle et tante qui le détestent. Un jour il reçoit une lettre l’invitant à rejoindre l’école de Poudlard, une école de magiciens dont il ignorait tout.

Ce que j’en pense : Ça fait bien douze ans que j’avais entamé la lecture de la série en piquant les livres à mon petit frère et tous n’étaient pas sortis. Aujourd’hui je les ai tous, tous trouvés occasion pour moins de dix euros, ça c’est ma grande fierté.

J’en avais assez de voir la série trainer dans la bibliothèque, je m’y suis remis. Bien sûr je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus que ce qui a déjà été dit.

Lire Harry Potter, c’est faire partie des lecteurs qui sauront distinguer les moldus. Car rentrer dans un Harry Potter c’est commencer à faire partie d’une communauté avec qui on partagera une connaissance des personnages et des événements.

Même si le roman est écrit pour les enfants, les adultes peuvent y trouver leur compte. Il y a de l’inventivité et de l’humour dans les situations et dans l’utilisation de la langue. Et ce qui est appréciable c’est que les personnages ne sont pas gnangnan. Je n’ai pas eu l’impression de tomber sur un roman trop enfantin.

Comme c’est le premier roman de la série, c’est un roman de présentation. On découvre les futurs compères de Harry Potter, ses ennemis directs, son ennemi dont il faut taire le nom et dont l’ombre planera sur les romans et se fera de plus en plus oppressante.

Je l’ai relu avec beaucoup de plaisir, ce qui est de bonne augure pour le reste de la série.

La vérité avant-dernière, Philip K. Dick

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L’histoire : Depuis quinze ans une guerre ravage la surface de la Terre. Les gens attendent la fin de la guerre dans des abris souterrains où ils réparent les solplombs qui se battent à la surface.

Un jour l’un d’eux décide de remonter à la surface pour y trouver un organe pour une transplantation. Là-haut il risque d’y trouver la mort ou bien il découvrira une réalité différente de celles des communiqués officiels.

Ce que j’en pense : Je continue ma découverte de l’œuvre de Dick. Jusqu’à présent j’ai eu de la difficulté à trouver parmi les romans lus quelque chose qui m’aurait expliqué l’enthousiasme pour cet auteur.

A mes yeux ce qui caractérise un roman de Dick c’est plein de bonnes idées et un récit brouillon.

L’idée première c’est une guerre apocalyptique à la surface et une humanité qui attend la fin dans des abris souterrains. Bien sûr la vérité servie  aux abris n’est pas celle que l’on croit. Ce qui existe alors à la surface pourrait être tout à fait crédible : les riches, les puissants  profitent d’un monde redevenu naturel, sans surpopulation; ils font construire leurs robots serviteurs par les habitants des abris qui eux croient fabriquer des soldats.

Mais le problème c’est qu’on se retrouve avec une lutte parmi les puissants, avec la mise en place d’un complot plutôt tiré par les cheveux. Et on entre dans le n’importe quoi avec l’apparition d’un personnage qui en fait a plusieurs siècles et non vingt ans mais dont l’âge n’est pas fixé car il a été exposé à un oscillateur temporel.

Tous les personnages (masculins) sont paranoïaques , sauf peut-être celui qui joue à Highlander, qui détient le sort de l’Humanité entre les mains. Les personnages féminins sont inexistants, ah! tines ça existe une femme ?

Aujourd’hui je me demande si je ne devrais pas lire un ouvrage expliquant l’œuvre de Dick parce que là ce que j’ai pu lire, à part un ou deux romans, je n’y ai pas trouvé un intérêt particulier.