Daemone, Thomas Day

daemoneTitre : Daemone

Auteur : Thomas Day

Editeur : Le Bélial

Année : 2011

214 pages

L’histoire : Daemone Eraser est un gladiateur aux multiples victoires. Un jour, un Aleph, sorte d’insecte géant, lui propose un marché. Si il élimine cinq personnes qui par leur comportement rompent l’Equilibre; l’Aleph lui permettra de revivre auprès de sa femme qui est plongée dans le coma depuis de nombreuses années.

Ce que j’en pense : Daemone est un court roman de SF qui s’inspire de la Geste des Princes-Démons de Jack Vance, mais ça donne quelque chose de plus viril, avec plus d’action et d’érotisme.

C’est un roman qui passerait très bien en film. Le rythme est assez soutenu, en moins de deux cents pages il faut éliminer cinq personnes qui ne vont pas forcément se laisser faire.

Le personnage de Daemone est un gros bras habitué avec un gros fusil. Mais le fait qu’il ait une « double personnalité » lui permet d’avoir plus de complexité qu’un simple mercenaire bas de plafond. Kumiko, l’un des deux gardes du corps de Daemone, au physique plus qu’avantageux, mi-bête de combat mi bête de sexe, introduit une petite dose d’érotisme et d’humour. Car les relations entre Daemone et Kumiko ne sont jamais très claires et l’ambiguité permet quelques réparties cinglantes.

Par contre, la motivation de l’Aleph, une fois qu’elle est révélée, m’a semblé être tellement en décalage avec l’ensemble du roman, presque trop fleur bleue.

En fin de compte, Daemone est un roman qui cumule les clichés pour ses personnages, qui regroupe les stéréotypes relatifs à la SF, un roman de série B qui s’assume. Mais une fois que l’on sait cela, on passe un moment sympa de lecture.

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Maliki, tome 4 : Rose Blanche

maliki 4Titre : Maliki, tome 4 : Rose Blanche

Auteur : Maliki

Editeur Ankama

Année : 2010

Ce que j’en pense : Avec cette BD, je crois que je pourrais dire les mêmes choses que j’ai déjà pu dire pour le tome 3.

J’ai trouvé que les strips étaient de qualité inégale, beaucoup m’ont laissé de marbre. J’ai eu l’impression de lire les mêmes choses : les chats avec leur comportement un peu débile ça peut faire des trips amusants mais à force ça devient lassant.

En finissant ce recueil je me suis dit que j’arrêtais là avec Maliki, je n’ai pas envie d’être plus déçu si je continue.

Le Trône de Fer 2 : Le Donjon Rouge – George R.R. Martin

le trone de ferTitre : Le Trône de Fer 2 : Le Donjon Rouge

Auteur : George R.R. Martin

Editeur : J’ai Lu

Année : [1996] 2001

540 pages

L’histoire : Ned Stark est devenu la Main du Roi Robert. Stark s’efforce de faire régner l’ocre alors que les intrigues à la Cour se déchainent. Lorsque le roi Robert meurt, Joffrey Baratheon son fils prend tout de suite place sur le trône et n’hésite pas à emprisonner Stark pour trahison.

Ce que j’en pense : Me voilà revenu dans le Royaume des Sept Couronnes. Je n’aurai pas dû laisser tant de temps entre le premier et le deuxième volume. Pendant les cent premières pages j’ai été largué. Il y avait des choses dont je ne me souvenais plus. Il faut dire que dans ces romans ça foisonne de personnages et d’intrigues. Une fois remis dans le bain j’ai retrouvé cette atmosphère de violence, de cruauté  qui place le Trône de Fer sur un autre plan que d’autres sagas de fantasy que j’ai pu lire.

Car George R.R. Martin est aussi cruel avec ses personnages. La famille Stark, qui à mes yeux incarne le bien, en prend plein la figure. Heureusement qu’il y a Robb pour reprendre le flambeau après son père ( quelle fin terrible pour Ned quand même, j’en suis toujours pas revenu). Les Lannister sont toujours aussi odieux, détestables . Vivement que certains se prennent un coup de surin pour les ramener à un peu plus d’humilité. Dans ce roman, la magie apparait un peu plus mais son utilisation induit un pacte faustien. Et quand il faut passer à la caisse, ses utilisateurs ont beaucoup de regrets.

G.R.R. Martin a une façon de finir le roman qui donne furieusement envie de lire la suite. Sa fin de roman ouvre des perspectives qui remettent beaucoup de choses en cause. Alors vivement la suite.

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Spiderman – Intégrale 1962 – 1963

Spiderman1962Titre : Spiderman – Intégrale 1962 – 1963

Auteurs : Stan Lee – Steve Ditko

Editeur : Marvel France

Année : 2002

L’histoire : Peter Parker, lycéen américain, se fait piquer par une araignée qui a subi des radiations lors d’une expérience scientifique. Il va alors développer des pouvoirs faisant de lui un super – héros. A la suite de la mort de son oncle, il va commencer à lutter contre le crime.

Ce que j’en pense : Après les nombreux films mettant en scène Spider-Man, je pense qu’il n’est plus nécessaire de présenter Peter Parker a.k.a. l’Homme-Araignée.

C’est sûrement le super-héros dont la double identité crée le plus de difficulté. Ses copains de lycée le chambrent sur son peu de force physique et mentale. Jonah Jameson, le directeur du Bugle, est celui qui mène la pire campagne possible contre Spider-Man en le mettant au même niveau que la pire racaille. Même j’ai trouvé étonnant qu’il se retrouve à être en confrontation avec une autre création de Stan Lee : les 4 Fantastiques.

Comme c’est la première intégrale on apprend comment certains méchants sont devenus ce qu’ils sont. Mais bon comme l’autre intégrale que j’avais pu lire il y a toujours de l’action, un peu d’humour, mais sur 250 pages ça devient assez vite répétitif. Dans l’ensemble c’est distrayant même si ça reste gentiment naïf avec son manichéisme vieillot.

Paulina 1880, Pierre Jean Jouve

paulina 1880Titre : Paulina 1880

Auteur : Pierre Jean Jouve

Editeur : Le Livre de poche

Année : [1925] 1964

253 pages

L’histoire : Paulina est une héritière d’une famille de notables italiens. Sous l’influence de sa mère, elle voue une dévotion frôlant la monomanie à Dieu. Un jour elle tombe amoureuse d’un comte déjà marié. Ils vont devenir amants mais Paulina va avoir du mal à concilier sa passion amoureuse et sa dévotion. Elle ne trouvera un équilibre qu’avec la réalisation d’un drame.

Ce que j’en pense : Le roman commence avec une description très précise de la chambre bleue, chambre de Paulina, description tellement précise qu’on serait cru dans une pièce de théâtre. Entrée en matière qui va vite contraster avec le reste du roman.

L’évolution de l’esprit, un peu malade, de Paulina va aller de paire avec le développement de chapitres souvent très courts, composés de phrases au sens décousu. Par le style utilisé, Jouve rend bien le comportement de Paulina qui se dirige vers la folie.

Cependant je dois avouer que le destin tragique de Paulina ne m’a pas beaucoup intéressé. J’ai du mal à trouver intéressant un personnage qui se tourne autant vers la religion, au point que ça dirige (mal) sa vie. Enfermée dans sa foi quasi-maladive, elle ne trouvera qu’un certain bonheur qu’en ayant gâché sa vie, qu’en ayant détruit ce qui pouvait la rendre heureuse.

C’est un roman qui ne m’a pas pris beaucoup de temps à lire mais heureusement qu’il n’était pas plus long parce que je m’y serais embêté.

Merlin, tome 2 : L’éveil du pouvoir

merlin 2Titre : Merlin, tome 2 : L’éveil du pouvoir

Scénario : Eric Lambert

Dessin : Jean – Luc Istin

Éditeur : Soleil

Année : 2003

L’histoire : Merlin a été révélé aux druides. Il sait enfin que son destin sera exceptionnel. Mais avec le père Blaise il sillonne la contrée où des villes sont mystérieusement ravagés. Au cours d’une séance de soins aux villageois, le pouvoir de Merlin se réveille.

Ce que j’en pense : Vu la fin du précédent épisode, je m’attendais à ce que celui-ci commence sur les chapeaux de roue. On retrouve Merlin et son père spirituel en train de faire les guérisseurs. Alors il est un peu difficile de voir Merlin comme un opposant sérieux au Christ car il joue un peu au même jeu en pratiquant les mêmes miracles.

Il faut attendre la toute fin et la rencontre de Merlin et Ahès, la déesse qui a eu l’idée de sa création, pour qu’il apparaisse comme un guerrier à la tête de son armée. Même si ça reste un volume empreint de magie, de légendes obscures, j’espère que le troisième tome commencera comme je le souhaite c’est-à-dire où il y aura un affrontement avec les forces du christianisme.

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IF 837, Jean-Michel Calvez

IF 837Titre : IF 837

Auteur : Jean-Michel Calvez

Editeur : Editions Atria

Année : 2012

329 pages

L’histoire : Le Comité d’Attribution Légale d’Humanité aux Andromorphes (KOALA) répertorie et protège les espèces intelligentes. Une équipe de reconnaissance est envoyée sur la planète IF 837 où vit une espèce humanoïde. Mais cette équpe est attaquée par des « lémuriens » agressifs. Les humanoïdes semblent indifférents aux attaques.

Ce que j’en pense : Jusqu’à maintenant j’étais plutôt habitué à une SF entertainement (à très grande majorité anglo-saxonne). Ici avec IF 837, je suis passé dans un autre registre et aussi vers un autre niveau de difficulté.

Le récit, plutôt qu’être une suite de découvertes pour le divertissement, fait le choix de poser de multiples questionnements au travers des découvertes faites par les personnages. Ils vont se trouver au contact des andromorphes auxquels ils vont essayer d’appliquer des critères afin de déterminer leur niveau d’intelligence et donc leur humanité . La barrière du langage va être une première dificulté, l’intelligence limité des andromorphes en sera une seconde.

Les scientifiques vont beaucoup s’interroger sur le comment reconnaitre l’intelligence d’une espèce car sur IF 837 rien ne va se passer comme prévu. Un autre acteur dont l’intelligence restera longtemps sous-estimée va apparaitre.

Bien sûr pour poser toutes ces questions, Jean-Michel Calvez utilise un vocabulaire très technique. Mais pour ma part je n’ai pas trouvé que cela représentait un gros frein lors de la lecture.

Je regrette tout de même que le questionnement philosophique prenne plus de place que le développement de la personnalité des personnages. Parce que quand arrive la fin je n’ai presque pas eu de regret de voir le « lémurien » gagner. Je regrette juste ne pas avoir saisi plus tôt la capacité de son intellect.

IF 837 se situe dans un cadre spatial mais beaucoup de questions pourraient se poser sur notre Terre. Comme quoi il ne suffit pas ressembler à un humain pour en avoir l’intelligence. Certaines fois  le récit faisait écho aux Animaux Dénaturés de Jean Vercors.

Dans le texte : « Le symbole le plus explicite en était l’appellation même d’andromorphes, qui semblaient restreindre la notion d’humanité à des êtres qui nous seraient superposables; à a savoir, qui soient comparables du strict point de vue « externe », c’est-à-dire morphologique et physiologique, dans une acception élargie. Ce concept, anthropocentrique à l’extrême, était aussi réducteur qu’il était restrictif.« 

D’autres avis chez Ly, Vepug et Petite Fleur.

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Le Palais de l’amour, Jack Vance

le palais de l'amourTitre : Le palais de l’amour (The palace of love)

Auteur : Jack Vance 

Editeur : Pocket

Année : [1967] 1980

221 pages

L’histoire : Kirth Gersen, dernier survivant du massacre de Mount Pleasant, traque les Princes-Démons responsables de l’horreur. Il est sur la trace de Viole Falushe connu pour sa débauche et ses crimes horribles.

Ce que j’en pense : Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas lu de roman de Jack Vance. Là j’ai retrouvé une bibliothèque qui avait la suite de la Geste des Princes-Démons, autant continuer cette série commencée il y a quelques années.

J’ai retrouvé un Kirth Gersen en petite forme. Formé pour être une machine à tuer destinée à la vengeance, je l’ai trouvé bringuebalé par les évènements plutôt que maitre d’eux. On pourrait presque dire que Gersen s’est avachi.

La place la plus importante est faite à Navarth, ancienne connaissance de Falushe, poète fou, personnage horripilant et exaspérant. Il est celui qui va permettre à Gersen d’atteindre Falushe, mais ce rôle le rend quasi-omniprésent au détriment de Gersen.

J’ai été déçu par tout ce qui pouvait entourer Falushe. Il est une espèce de criminel à mi-chemin entre Sade et Henry Lee Lucas. Sa légende est distillée tout le long du récit. Quand Gersen arrive au sein du Palais de l’Amour, le lieu de débauches de Gersen, il ne se passe presque rien. Il y a un petit délire mystique avec des druides un peu coincés du cul.

Comme dans les deux précédents épisodes, Gersen démasque le Prince-Démon dans les toutes dernières pages. C’est un ressort scénaristique qui devient lassant au bout de la troisième fois.

D’un autre côté je ne peux pas enlever à Jack Vance qu’il fait tout pour nous immerger dans les mondes qu’il crée. Mais c’est dommage d’avoir un personnage principal (que j’ai apprécié les deux premières fois) un peu trop transparent.

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Les fils de la nuit (Intégrale)

les fils de la nuitTitre : Les fils de la nuit

Scénario : Séline

Dessin : Patrice Garcia

Editeur : Soleil

Année : [1992-1993] 1999

L’histoire : Dans une société très contrôlée, deux amants se retrouvent secrètement pour vivre leur amour. Attaqués par un vaisseau de la milice, l’homme se retrouve propulsé dans un monde peuplé de créatures immondes qui ne voient dans l’humain qu’un moyen pour accéder au monde des hommes.

Ce que j’en pense : Autant le dire dès le début, c’est une BD que je n’ai pas pris de plaisir à lire.

D’abord le dessin très sombre n’est pas assez précis pour mon goût. Les personnages étaient peu distincts ce qui rendait difficile la compréhension du récit. Au cours de la lecture, il m’a fallu revenir plusieurs fois en arrière. Parce qu’on a un mélange de dystopie et de fantastique qui se mêle plutôt mal : des créatures qui ressemblent vaguement à celles d’ Alien, des humains aux contours indistincts à cause de ce trait de dessin que je n’ ai pas aimé. Le personnage « principal » a une personnalité plutôt étriqué et donc peu intéressante.

Voilà c’est une BD dont le dessin m’a rebuté, ce qui ne m’a pas permis d’accrocher l’histoire.

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La chair et l’ambre, Audrey Françaix

la chair et l'ambreTitre : La chair et l’ambre ( Le cycle de la chair tome 2)

Auteur : Audrey Françaix

Éditeur : Octobre

Année : 2005

257 pages

L’histoire : Mantii et Ydelle ont été confiées chacune à un noble et à une famille sur le déclin. De son côté Krel doit faire face à une peuplade de barbares vexée du fait qu’il soit allé chercher des esclaves sur son territoire.

Ce que j’en pense : Deuxième volet de ce cycle qui mélange fantasy et érotisme, je l’ai plus apprécié que le précédent, même s’il y a quelque défauts.

Le caractère érotique du récit est moins marqué. On passe d’un érotisme à la Fifty Shades of Grey à des délires sadiques que Sade n’aurait pas reniés. Mais ces délires se limitent qu’aux habitants de la cité dirigée par le noble à qui Mantii a été confié.

Le problème de cet épisode est que les personnages sont dispersés, on suit ce qui leur arrive sur un petit nombre de pages. A chaque fois que l’on revient à un autre personnage, on a droit à un résumé avant de se remettre dans l’action. Ça donne l’impression qu’il ne se passe pas grand chose pour les personnages, qu’il n’y a pas beaucoup d’évènements dans cette histoire. Et puis rester aussi peu de temps avec chaque personnage ne donne pas le sentiment de mieux les connaitre.

Alors c’est un roman qui se lit facilement mais au cours du récit on se rend compte que les personnages restent plutôt superficiels.

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