Enfin 2015!

Enfin 2015 ! Oui parce que j’ai eu l’impression que le sort s’acharnait contre moi en 2014, surtout dans la première partie de l’année. Malgré plein de choses négatives, quelques éléments positifs ont réussi à sortir du lot : ma PAL a perdu 53 livres mais j’ai introduit 25 livres ce qui nous donne un solde de 28 livres, donc me voilà avec une PAL à 139 livres (167 au 1er janvier dernier); j’ai reçu les trois livres gagnés dans le cadre du challenge Star Wars.

En 2014 j’ai lu 83 livres, ce qui fait 28 623 pages.

Comme il est de tradition dans un bilan de l’année, il est temps d’aborder la question des tops et des flops. J’en mets cinq de chaque car malheureusement j’ai plus facilement trouvé cinq ratés que cinq bonnes lectures. Oui j’ai dû me creuser pour départager certaine lectures.

En premier les meilleures lectures de l’année :

La trilogie Gurvan – P.J. Hérault

Fissures – Jess Kaan

La Trilogie de Wieldstadt – Pierre Pevel

Stefan Wul – Oms en série

Le monde de Rocannon – Ursula Le Guin

Ensuite mes pires lectures de l’année :

La Promise des monarchies de l’ombre – Olivier Lusetti

Labyrinthe – Kate Mosse

Les jours étranges de Nostradamus – Jean-Philippe Depotte

Pas pleurer – Lydie Salvayre

Perdido Street Station – China Miéville

Pour finir WordPress fait un bilan d’activité  animé et plein de féérie. Je ne sais pas bien comment l’intégrer alors voici le lien : https://lecturesdechiwi.wordpress.com/2014/annual-report/

Et puis bonne année à vous !

Publicités

Souffre-jour, Mathieu Gaborit

crépusculaires1Titre : Les Crépusculaires 1 – Souffre-jour

Auteur : Mathieu Gaborit

Editeur : Mnémos

Année : 1995

185 pages

L’histoire : Agone a choisi l’école qui va régir sa vie. Mais la mort de son père va remettre en cause ce choix. Le testament de son père l’oblige à séjourner une semaine dans l’école de Souffre-jour, une école qui forme des éminences grises destinées à agir dans le secret du pouvoir. Mais le séjour va se passer difficilement et Agone va se rendre compte que sa présence est liée à d’autres enjeux qui le dépasse.

Ce que j’en pense : J’avais trouvé cette trilogie lors d’une braderie de bibliothèque municipale. J’ai ressorti le premier tome à un moment où je saturais de la SF et que j’avais envie de relire de la fantasy.

Ce premier tome est plutôt court et est un volume de présentation. On découvre Agone, héritier d’un baron, qui avait choisi une vie de troubadour. Étrangement sans grande difficulté, il accepte de suivre l’enseignement de Souffre-jour. De plus sa scolarité fait ressortir des éléments sombre de son passé et de sa psychologie. Agone n’est donc pas le bon fils à papa qu’il laissait apparaitre au début du récit. Ça donne un personnage difficile à situer mais aux changements d’états d’âme assez faciles.

Au niveau de l’intrigue, cela se résume à la formation d’Agone et ne donne pas beaucoup d’indices pour la suite. Dans les trente dernières pages, on a droit aux véritables raisons de la présence d’Agone à Souffre-jour.

Ce premier roman est une introduction au monde d’Agone. Des pistes sont esquissées mais il faut attendre le second volet pour que le récit prenne de l’ampleur.

Dark-fantasy-challengelitt ima 3ed

Pas pleurer, Lydie Salvayre

pas pleurerTitre : Pas pleurer

Auteur : Lydie Salvayre

Editeur : Seuil

Année : 2014

278 pages

L’histoire : L’auteure profite du roman pour rapporter le récit de sa grand-mère au sujet de la guerre d’Espagne qu’elle a vécue.

Ce que j’en pense : La curiosité est un vilain défaut, dit-on régulièrement. Avant d’entamer la lecture de Pas pleurer j’aurais dû y repenser. Oui j’ai été curieux de voir ce que donnait ce roman. J’avais quand même pu lire que Pas pleurer avait été le choix du moins pire parmi la sélection des romans pour le Goncourt.

Le sujet, la guerre d’Espagne, est intéressant. Ce n’est pas un sujet que j’ai l’habitude de rencontrer en littérature. Par contre c’est sur le style et la structure du roman que j’ai buté. C’est simple , la première partie c’est un tiers d’espagnol, un tiers de français martyrisé et un tiers de français littéraire. Bien sûr cela est nécessaire pour faire vivre le personnage de Montse (la grand-mère). Ça donne quelque chose de vivant, de très oral, mais bon quand il y a trois ou quatre lignes en espagnol non traduites, merci pour ceux qui ont fait allemand LV2. Même si j’ai fait de l’espagnol c’était assez difficile question vocabulaire.

De plus Bernanos est invoqué assez régulièrement, notamment par le biais de citations où il dénonce l’horreur des exactions commises par les troupes de Franco. C’est un procédé répétitif et qui décrédibilise le récit. Comme s’il fallait l’appui de Bernanos aux dires de la grand-mère. Moi la grand-mère je ne demande qu’à la croire. Mais ajouter à ses propos des citations confirmatrices, ça crée le doute.

Au final, bien qu’abordant un thème douloureux, le récit, avec son style confus, a entrainé une lecture rébarbative et très forcée.

En attendant l’année dernière, Philip K. Dick

en attendant l'année dernièreTitre : En attendant l’année dernière

Auteur : Philip K. Dick

Editeur : Le livre de poche

Année : [1966] 1977

340 pages

L’histoire : 2055, la Terre s’est alliée aux Lilistariens pour lutter contre les Reegs, des créatures insectoïdes. La Terre est dirigée par le secrétaire des Nations-Unies, Molinari. Celui-ci épouse les maladies de ses proches et est perpétuellement malade. Le docteur Sweetscent est réquisitionné pour entrer au service de Molinari. Sweetscent va découvrir le JJ-180, une drogue introduite par les Lilistariens et qui permet de voyager dans le temps. Sweetscent va se déplacer dans l’avenir et découvrir des éléments qui vont lui permettre de comprendre la réalité dans laquelle il vit.

Ce que j’en pense : Le challenge RVLF me permet de continuer à sorti de ma PAL des livres et de découvrir l’œuvre de Philip K. Dick. En attendant l’année dernière préfigure certaines oeuvres connues de Dick, comme le Maitre du Haut-Château ou Substance Mort.

On y retrouve bien sûr le voyage dans le temps. Ici il se fait grâce à une drogue. Il faut du temps avant de savoir si la drogue permet réellement le voyage ou ne crée juste que des hallucinations. La présence de la drogue, son utilisation et ses conséquences, c’est un thème récurrent chez Dick.

Pour corser le récit, on peut ajouter l’existence de réalités parallèles. De plus le voyage dans le temps ne se fait pas obligatoirement au sein d’une même réalité.

Ici les personnages sont accessoires et classiques par rapport à ce que Dick a déjà pu faire. Sweetscent, dès le début, n’apparait pas très courageux, dominé par se femme autoritaire. C’est en voulant sortir de se on emprise qu’il va prendre de l’assurance et des risques. Molinari est l’exception, il sort du lot. Il est difficile à cerner. Sa capacité à épouser les maladies des gens qui l’entourent lui donne un caractère quasi-religieux.

litt ima 3ed ChallengeRVLF-Retourverslefutur

L’éducation de Stony Mayhall, Daryl Gregory

stony mayhallTitre : L’éducation de Stony Mayhall

Auteur : Daryl Gregory

Editeur : Le Bélial’

Année : [2011] 2014

431 pages

L’histoire : Wanda Mayhall, en pleine tempête de neige, recueille un nourrisson qui ne donne aucun signe de vie. Revenu à la maison, il va s’éveiller mais ne va pas respirer, pas manger, pas dormir. C’est un bébé zombie. Wanda va l’élever en cachette comme son fils. Car le gouvernement traque les zombies pour les détruire.

Ce que j’en pense : Voilà un roman qui lors de sa sortie a fait beaucoup de buzz. C’est sûr que Daryl Gregory adopte un point de vue particulier et original pour une histoire de zombies. On va suivre la vie de Stony de sa naissance jusqu’à sa mort (enfin au sens matériel).

Les zombies ne sont pas des monstres grognant, se déplaçant en ba,de avec le seul but de se jeter sur un être vivant. Non ils sont plus habiles, savent réfléchir, se sont constitués en société et on soif d’être reconnus comme des êtres (non vivants) à part entière.

Je reconnais que c’est plaisant de suivre Stony, par moments on oublierait presque c’est un zombie tant il a un comportement normal. Mais à partir d’un moment le rythme ralentit (lors de l’emprisonnement à Deadtown), j’ai moins accroché au récit. La tonalité blagueuse avait disparu. Étrangement la fin s’est rapprochée d’un récit classique de zombies, avec vague zombiesque et atmosphère de fin du monde.

Après le roman permet aux zombies de s’interroger sur ce qu’ils sont. Ça leur donne de la consistance plutôt que d’être des têtes à exploser à la batte. Mais d’un autre côté j’ai trouvé ces interrogations un peu vaines.

litt ima 3edmasse_critique

Challenge Littérature de l’Imaginaire – 3ème édition

La deuxième édition du Challenge Littérature de l’Imaginaire se finit à peine que la troisième édition débute. Ca fait un petit mois que le challenge a débuté et j’ai bien failli rater ça. Le but comme les années précédentes est de lire romans, BDs, mangas, nouvelles appartenant la littérature de l’imaginaire.

litt ima 3ed

Le challenge va se poursuivre jusqu’au 15 décembre 2015. Je vais commencer à l’échelon 4 qui suppose que je lise 48 livres. Cela est tout à fait faisable, pour la deuxième édition je visais 36 livres et j’ai dépassé les 72.

Cet article servira aussi de récapitulatif des chroniques faites dans le cadre de ce challenge.

 1 – L’éducation de Stony Mayhall – Daryl Gregory

2 – En attendant l’année dernière, Philip K. Dick

3 – Souffre-jour – Mathieu Gaborit

4 – Les Chroniques de Nightshade – Stan Nicholls

5 – Histoires de voyages dans le temps

6 – Le dernier voeu, Andrzej Sapkowski

7 – Les danseurs de Lorgol, Mathieu Gaborit

8 – Venezzia, tome 1 : Wardelia

9 – Silo, Hugh Howey

10 – Agone, Mathieu Gaborit

11 – Nova, tome 1 : Le châtiment de l’aurore

12 – Un éclat de givre, Estelle Faye

13 – Une porte sur l’été, Robert Heinlein

14 – Nova, tome 2 : Le messager des dieux

15 – Jack Glass, Adam Roberts

16 – Etoile Rouge

17 – Malevil, Robert Merle

18 – Le Bâtard de Kosigan, Fabien Cerutti

19 – Le voyageur imprudent, Barjavel

20 – Conan, Robert E. Howard

21 – Death Dealer

22 – Le jardin des silences, Mélanie Fazi

23 – Le rêve Oméga, tome 1 : Souvenirs mortels, Jeff Balek

24 – Au carrefour des étoiles, Clifford D. Simak

25 – Moxyland, Lauren Beukes

26 – Le Bâtard de Kosigan – Le Fou prend la reine, Fabien Cerutti

27 – Elric, tome 7 – L’épée noire, Michale Moorcock

28 – Martiens, go home !, Fredric Brown

29 – D’autres royaumes, Richard Matheson

30 – Les sentinelles, tome 1

31 – L’intégrale 1, Stefan Wul

32 – Breizh of the dead, Julien Morgan

33 – Snowblind, Christopher Golden

34 – Les masques du temps, Robert Silverberg

35 – Waylander – David Gemmell

36 – Les sentinelles, tome 2

37 – Mission en mémoire morte, Christian Grenier

38 – Jour J, tome 17 : Napoléon Washington

39 – Les armureries d’Isher, A.E. Van Vogt

40 – Le trône de fer Intégale 2, G.R.R. Martin

41 – L’oeil des dobermans, tome 2

42 – Les Chasse-Marée, Alain Grousset

43 – Terremer, Ursula K. Le Guin

44 – Contrepoint (collectif)

45 – Le frère des dragons, Charles Sheffield

46 – La voix de l’empereur – Le corbeau et la torche, Nabil Ouali

47 – L’opéra de Shaya, Sylvie Lainé

48 – Acriboréa (cycle complet)

49 – Le cerveau de Silstar, M.A. Rayjean

50 – Les machines de Dieu, Jack McDevitt

51 – Chants de l’espace, Samuel R. Delany

52 – Succession, Scott Westerfeld

53 – Les naufragés d’Ythaq, tome 1, Arleston et Floch

54 – Tyrann, Isaac Asimov

55 – Deathworld, Harry Harrison

56 – Les naufragés d’Ythaq, tome 2, Arleston et Floch

57 – La saga de Oap Tao, Jean-Marc Ligny

58 – Un monde d’azur, Jack Vance

Les Reîtres, Thierry Simon

les reitresTitre : Les Reîtres

Auteur : Thierry Simon

Editeur : Le livre de poche jeunesse

Année : 1994

253 pages

L’histoire : Début des années 90, deux jeunes explorent des grottes de la côte bretonne. Mais leur exploration va réveiller des mercenaires endormis depuis la fin du XVI° siècle. Une fois réveillés les mercenaires ont pour mission de tuer le descendant de l’ennemi de leur commanditaire.

Ce que j’en pense : Voilà un roman qui par certains aspects m’a rappelé Les Visiteurs. Des hommes du XVI° siècle se retrouvent plongés en plein XX° siècle. Étrangement l’adaptation est à géométrie variable. Les gentils ont du mal à se faire à la langue, aux mœurs. Par contre les méchants s’adaptent sans problème, comme si la mauvaise herbe pouvait pousser n’importe où.

Comme c’est un roman jeunesse, les personnages manquent de consistance, le choix est mis sur l’action. Les personnages du XX° siècle n’ont pas grand chose dans le ventre. Par contre les voyageurs sont un peu plus intéressants car se retrouver dans un siècle aussi éloigné que celui qui était prévu fait travailler leur esprit et leur conscience.

C’est rapide à lire, ça n’évite pas forcément les clichés mais c’est distrayant.

ChallengeRVLF-Retourverslefutur

Le Grand Jeu

le grand jeu 1Titre : Le Grand Jeu (5 tomes)

Scénario : Jean-Pierre Pécau

Dessin : Léo Pilopovic

Editeur : Delcourt

Année : 2007- 2011

L’histoire : Le dirigeable Charles de Gaulle qui reliait Paris à Tokyo par le Pôle Nord s’écrase sur la banquise sans faire de survivant. Les services secrets français décident d’envoyer Nestor Serge, journaliste à France Soir, avec l’équipe de sauvetage pour découvrir ce qu’il s’est passé.

Ce que j’en pense : Le scénariste Pécau, je l’ai connu par le biais de la série uchronique Jour J. Ici on a droit à une uchronie qui  se prolonge sur au moins cinq tomes.

Le contexte de l’époque fait une grande part à la géopolitique. Les Français et les Anglais ont obtenu l’armistice de l’Allemagne dès 1941 mais le conflit se poursuit entre l’Allemagne et l’URSS.

On retrouve certains effets qui pouvaient être présents dans Jour J : les personnages secondaires ressemblant à des acteurs célèbres, l’utilisation de phrases qui sont rentrées dans le patrimoine culturel.le grand jeu 4

On a droit à un personnage principal très sceptique face à toutes les informations et il y a de quoi : voilà que tous les secrets nazis relatifs au mysticisme et autres délires surnaturels seraient avérés. Pour le lecteur ça fait aussi beaucoup, toutes les deux pages on a droit à une révélation dans les deux premiers tomes. Par contre l’action migre vers l’Extrême-Orient, les révélations sont moins nombreuses. Le rythme ralentit aussi, j’ai trouvé les deux derniers épisodes moins prenants, moins intéressants.

Mordre le bouclier, Justine Niogret

mordre le bouclierTitre : Mordre le bouclier

Auteur : Justine Niogret

Editeur : Mnémos

Année : 2011

221 pages

L’histoire : Alors que Chien se remet de la perte des ses doigts, Bréhyr a décidé de retrouver le dernier homme encore en vie qui est à l’origine de son destin actuel. Ensemble elles vont se placer sur la route du retour des croisades.

Ce que j’en pense : A la différence de Chien du Heaume, on retrouve plus souvent des éléments pouvant situer l’action. J’appréciais le premier car l’histoire pouvait se passer n’importe où et n’importe quand. Cela donnait au récit un caractère intemporel. Ici le récit est plus tourné vers les personnages, sur ce qui les pousse à agir, sur les fait qui font qu’ils sont ainsi.

Mordre le bouclier est la réunion de personnages cabossés, usés par la vie. Chien, il lui manque une grande partie de ses doigts, remplacés par des griffes d’acier.; Saint Roses, il lui manque une jambe sectionnée lors d’une chute de cheval; Bréhyr a le bras brisé maintenu par une armature métallique. La souffrance n’est pas seulement physique. Elle est très souvent dans la tête, il est difficile à trouver un équilibre. La lecture peut être éprouvante car l’atmosphère est très sombre et pessimiste.

Heureusement la fin donne une touche d’optimisme bien minime par rapport à l’ensemble assez sombre du roman.

L’étoile du désert

l'etoile du désert 1Titre : L’étoile du désert (2 tomes)

Scénario : Stephen Desberg

Dessin : Enrico Marini

Editeur : Dargaud

Année : 1996

L’histoire : 1870, Matt Montgomery occupe un poste important au ministère de l’Intérieur à Washington. Sa vie est monotone et sans éclat. Un soir alors qu’il rentre chez lui, il va retrouver sa femme et sa fille violées et poignardées. Montgomery va alors partir dans l’Ouest pour découvrir qui les a tuées et pour quelle raison.

Ce que j’en pense : DesbergMarini, voilà un duo efficace de la BD (Le Scorpion, Empire USA). L’étoile du désert est leur première collaboration. On suit un personnage avec le visage de Sean Connery dans sa quête de vérité. L’histoire envoie un homme de la capitale, qui a de belles conceptions sur la confrontation entre la civilisation et la sauvagerie, en plein Far-West où règne la loi du plus fort.

l'etoile du désert 2L’histoire reste assez classique mais est pleine d’ambiguïtés. La fin est plutôt surprenante, comme quoi les salauds peuvent avoir des sentiments. L’ensemble permet de réfléchir sur la notion de civilisation.

Le dessin de Marini nous donne des hommes taillés comme des brutes et des femmes au corps de bimbos, un dessin qui ne changera des séries qui vont suivre comme Gipsy, Les Rapaces ou le Scorpion.