L’oeil des dobermans, tome 2 : L’ombre des chiens

l'oeil des doberman 2Titre : L’oeil des dobermans, tome 2 : L’ombre des chiens

Scénario : Patrick Cothias, Patrice Ordas

Dessin : Beb Zanat

Edition : Bamboo Edition

Année : 2013

L’histoire : Ixcks s’envole vers le Tibet pur rejoindre le lieu de sa mission. En chemin il récupère des artefacts qui vont lui être utiles pour la réalisation de sa mission mais les ennemis de l’Allemagne nazie ne sont pas prêts à le laisser faire.

Ce que j’en pense : Alors qu’il quitte le giron de l’Allemagne, le personnage de Ixcks lorgne beaucoup vers Indiana Jones : artefacts aux pouvoirs surnaturels, découverte de créatures mythologiques.

Il faut ajouter à cela un un soupçon d’uchronie avec la réussite d’un attentat contre Hitler qui se solde par sa mort. Cet aspect uchronique m’a semblé un peu déplacé, comme s’il fallait ça pour redonner du peps au récit, qui ralentit et qui enchaine un peu les situations déjà-vues.

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Le Trône de fer, intégrale 2, G.R.R Martin

le trone de fer2Titre : Le Trône de fer Intégrale 2

Auteur : G.R.R. Martin

Editeur : J’ai lu

Année : [1998] 2010

954 pages

L’histoire : Depuis que Robert Baratheon est mort, les puissantes familles des Sept Royaumes se font la guerre pour asseoir leur favori sur le Trône de fer. A la guerre civile il faut ajouter une menace grandissante venant du Nord.

Ce que j’en pense : Avec le format de cette intégrale, c’est le genre d’ouvrages que l’on emmène en vacances, quand on a du temps et que ça à faire.

Un peu comme d’habitude il faut un temps pour resituer les personnages : qui est encore en vie, qui fait alliance avec qui pour le moment.

Ce qui m’a embêté c’est que j’ai l’impression que certains personnages étaient beaucoup mis de côté, comme Robb Stark.

Comme pour les épisodes précédents j’ai trouvé la traduction par moments difficile, avec toujours ces constructions de phrases alambiquées. Si on est un peu fatigué, il ne faut pas s’étonner si on ne comprend pas le sens de la phrase à la première lecture.

Voila un deuxième volume qui n’offre pas de grandes révélations mais qui rebat les cartes des alliances.

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Les armureries d’Isher, A.E. Van Vogt

les armureries d'isherTitre : Les armureries d’Isher

Auteur : A.E. Van Vogt

Editeur : J’ai lu

Année : [1951] 1972

311 pages

L’histoire : Une boutique d’armes apparait en plein milieu d’une rue en 1973. Mcallister, un journaliste, va y pénétrer. Il va faire un bond dans le temps de sept mille ans. Il sera alors l’enjeu de la lutte de la Guilde des Armuriers contre l’Impératrice Innelda.

Ce que j’en pense : Avec ce roman lu dans le cadre du challenge RVLF, j’ai eu l’impression que Van Vogt avait une idée puis une autre et qu’il n’avait pas su les articuler. McAllister fait un saut de 7000 ans dans le futur et se retrouve très largement mis de côté. Il revient dans l’épilogue qui amène à une fin qui fait réfléchir mais qui parait tellement éloignée du contenu du roman.

Le roman aborde principalement le thème de l’opposition à un pouvoir autocratique : le pouvoir est corrompu, la société est mensongère et peu respectueuse des droits des gens (la Maison d’Illusion est utilisée pour les hommes dont on veut se débarrasser et qui deviennent des esclaves sexuels pour les femmes). Les armureries règlent leurs problèmes en sous-main car la justice est inefficace et corrompue. Mais ce qui est gênant est leur slogan « Avoir une arme pour être libre », ça sent trop le conservatisme US et la NRA. J’ai une arme puissante et personne n’osera m’ennuyer car je peux l’utiliser.

Le thème du voyage dans le temps revient une fois pendant le récit et on se retrouve dans la roublardise. Le personnage concerné fait e la spéculation en ayant les informations venant du futur et donc il augmente sa fortune. Trait scénaristique somme toute très classique pour un roman ayant pour thème le voyage dans le temps.

ChallengeRVLF-Retourverslefutur

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Jour J, tome 17 : Napoléon Washington

jour j 17Titre : Jour J, tome 17 : Napoléon Washington

Scénario : Fred Blanchard, Fred Duval, Jean-Pierre Pécau

Dessin :  Mr Fab

Editeur : Delcourt

Année : 2014

L’histoire : Le père de Napoléon Bonaparte, victime des vendettas corses, émigre dans les colonies anglaises en Amérique. il s’engage aux côtés des rebelles  américains et devient l’ami de George Washington. Sur son lit de mort il fait promettre à son ami d’adopter son fils Napoléon. Le jeune Napoléon va devenir un grand et ambitieux général.

Ce que j’en pense : Pour ce dix-septième de la série uchronique, l’idée de départ me paraissait assez farfelue : Napoléon adopté par George Washington. Mais les auteurs ne changent pas son caractère de conquérant. Dans le récit il commence comme une sorte d’Alexandre le Grand: il a la volonté de conquérir l’ensemble du continent américain.

Mais quand apparait la possibilité de découvrir l’El Dorado, le corps expéditionnaire se délite dans la jungle, massacré par les Espagnols, par les conditions de survie difficiles dans la jungle. Et d’un coup je me suis retrouvé dans Aguirre. La perspective de l’or à découvrir aveugle complètement un homme qui avait réussi à mener des batailles et à les remporter avec succès.

autour du personnage de Napoléon gravitent peut-être trop un peu trop de personnages. Leur présence ne permet que de rapporter les évènements qui ont divergé par rapport à l’Histoire.

M^me s’il y a des éléments uchroniques, le récit n’est pas si extraordinaire que ça car il introduit le mythe de l’El Dorado, mythe qui ne m’intrigue pas des masses.

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Mission en mémoire morte, Christian Grenier

mission en memoire morteTitre : Mission en mémoire morte

Auteur : Christian Grenier

Editeur : Hachette Jeunesse

Année : 1997

221 pages

L’histoire : Une « chose » apparait en plein milieu d’un village du fin fond de la France. Trois jeunes vont essayer d’y entrer. Ils vont se retrouver dans un monde virtuel issu de la mémoire de l’oncle de l’un d’entre eux qu est décédé depuis une semaine.

Ce que j’en pense : Ce roman jeunesse fait partie d’une série. Le problème c’est que c’est le dernier de la série et il est presque impossible de le savoir avant d’avoir entamé le roman. Donc je me suis retrouvé largué dans un monde bien installé. Les références aux autres romans sont légions, il est un peu difficile d’y enter.

Une fois qu’on a compris comment ça se passe, on prend en pleine figure la légèreté du roman. Les personnages sont inintéressants, il y a une multiplication des personnages secondaires qui étaient dans les romans précédents. Leurs péripéties sont plates et l’objet de leur quête ne m’a pas du tout convaincu.

Alors je ne sais pas trop quoi penser des romans SF pour la jeunesse. Suis-je trop exigeant, trop vieux pour me mettre à ce niveau-là ? Mais je trouve que c’est peut-être pas sympa de laisser cela dans les mains d’un jeune.

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Les Sentinelles, tome 2 : Septembre 1914 La Marne

les sentinelles 2Titre : Les Sentinelles, tome 2 : Septembre 1914 La Marne

Scénario : Xavier Dorison

Dessin : Enrique Breccia

Editeur : Delcourt

Année : 2009

L’histoire : Septembre 1914, la victoire des armées allemandes est inéluctable. Le général Gallieni en croit en un possible sursaut. Mais la preuve de cette possibilité est une photo aérienne qui se trouve en zone ennemie. Les Sentinelles sont alors chargées de retrouver cette photo.

Ce que j’en pense : Deuxième chapitre de cette série qui introduit en pleine Grande Guerre des éléments de science-fiction et de steampunk.

On suit l’évolution, presque involontaire de Gabriel Ferraud, homme transformé en quasi-machine pour survivre et pour servir la France. Antimilitariste, opposé au bourrage de crâne des soldats, il devient malgré lui un héros. La technologie lui permet de transformer le destin d’un combat. Bien sûr les Sentinelles et les simples troufions ne sont que de la chair à canon manipulée par des hauts-gradés qui ne voient que leur intérêt.

Les dessins de Breccia sont crus et représentent de manière saisissante la violence et l’acharnement dans les combats. Un deuxième volet qui permet de voir comment évolue Ferraud devenu héros malgré lui mais qui malgré tout n’offre pas de grandes surprises.

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Waylander, David Gemmell

waylanderTitre : Waylander

Auteur : David Gemell

Editeur : Bragelonne

Année : 2001

350 pages

L’histoire : Les armées vagrianes ont envahi le royaume drenaï. Waylander, un assassin, se voit confier la mission de retrouver une armure mythique qui permettrait de réunifier les drenaïs et de les mener vers la victoire.

Ce que j’en pense : Ayant déjà lu Légende du même auteur, je me suis dit qu’il serait judicieux de lire le cycle de Drenaï en respectant l’ordre des livres.

Waylander est un solitaire dans un monde en guerre. Il me fait penser à certains personnages de western : une moralité quasi-absente, un passé qui a brisé le bonhomme, l’existence par moment de remords ce qui fait qu’il a du mal à se positionner entre le bien et le mal.

Autour de la quête de Waylander gravitent beaucoup de personnages, peut être un peu trop à mon goût. . Ce qui fait que par moment je ne voyais pas trop  pourquoi Waylander était le titre du roman. Alors on se retrouve avec des batailles héroïques pour la prise d’une forteresse, il y a des traitrises, des morts de héros, de la résistance désespérée.

Ce roman permet de poser les bases d’éléments que l’on va retrouver dans les romans du cycle, comme la création des Trente. Les Trente sont un ordre de prêtres-guerriers qui livrent leur combat dans le monde des rêves. Mais les conditions de la création de l’ordre m’ont laissé un peu perplexe. J’ai trouvé un peu trop simple l’évolution de Dardalion qui passe du statut de prêtre innocent et naïf à celui d’un homme prêt à tuer son prochain et à recruter des sbires pour mener son combat.

Mais je ne vais pas être trop négatif, j’ai apprécié le roman car il y a là de la vraie Heroic fantasy distrayante. Gemmell réussit à nous immerger dans son monde sans faire trop de descriptions, il laisse une part plus importante à l’action.

litt ima 3ed52 semaines

Idée 34 : une arbalète

Les masques du temps, Robert Silverberg

les masques du tempsTitre : Les masques du temps

Auteur : Robert Silverberg

Editeur : Le livre de poche

Année : [1969] 1977

399 pages

L’histoire : Un an avant l’arrivée de l’an 2000, un homme qui prétend venir du futur apparait à Rome. L’humanité va alors être divisée en deux : l’une va tenir un nouveau prophète; l’autre veut profiter connaissances de ce voyageur qui vient de 2999 . Mais Vornan-19 n’a voyagé dans le passé que pour faire du tourisme et passer du bon temps.

Ce que j’en pense : Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman de Silverberg. Celui-ci tombait juste dans le cadre du challenge RVLF. Le voyage dans le temps est un moyen pour avoir une confrontation entre les habitants de la fin du XX° siècle et le voyageur de 2999.

L’apparition de Vornan-19 entraîne un culte de la personnalité de la part d’une humanité qui cherche à être rassurée sur son avenir. Le pouvoir politique et scientifique va essayer de récupérer le maximum d’informations de Vornan. Le problème est que Vornan ne va pas répondre aux attentes des gens. Car il ne sait pratiquement rien. Il ne sait rien de ce qu’il s’est passé entre 2000 et 2999. Il ne sait pas sur quels principes est fondé son voyage dans le temps. Lui il vient dans le passé pour découvrir la vie de la fin du XX° siècle sans véritable objectif scientifique. Il passe la plupart de son temps à visiter et à coucher avec tout ce qui bouge en profitant de son statut de voyageur du futur.

Le roman met un certain temps à se mettre en route. Le narrateur, qui fera partie du comité d’encadrement de Vornan, nous parle de ses amis qui n’auront pas forcément une très grande importance dans le reste du récit. Et puis le récit est grandement empreint de sexualité. Dès qu’une fille apparaît, elle est détaillée comme un morceau de viande. Le mouvement apocalypsiste ne fait que s’envoyer en l’air en attendant la fin du monde. Phénomène qui est accentué lorsque l’on se rend compte de ce pourquoi Vornan est venu.

Les masques du temps est un roman qui met un certain temps à démarrer. Une fois qu’il est lancé, il aborde le thème du messianisme avec beaucoup de sexualité, ce qui d’une certaine façon peut-être dérangeant car ce n’est pas forcément ce à quoi je m’attendais.

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L’architecte du sultan, Elif Shafak

l'architecte du sultanTitre : L’architecte du sultan

Auteur : Elif Shafak

Editeur : Flammarion

Année : 2015

461 pages

L’histoire : Jahan, qui a quitté précipitamment sa famille après le décès de sa mère. Il se retrouve sur un navire qui se dirige vers Istanbul. A son bord il y a un éléphant blanc qui est un cadeau pour le sultan. Jahan va devenir son cornac. Une fois à Istanbul, l’architecte du sultan va le prendre comme apprenti. Alors Jahan av être confronté aux pièges de la cour.

Ce que j’en pense : Avec L’architecte du sultan, on suit la vie de Jahan à Istanbul au XVI° siècle. Il commence comme cornac improvisé avant de devenir l’apprenti de l’architecte officiel du sultan. Au contact de son maitre  il va découvrir un monde où l’érudition et l’ouverture sur le monde sont importantes. Mais il va aussi découvrir les coulisses du pouvoir où les hommes qui ont le pouvoir n’hésitent pas à emprisonner pour des motifs très futiles.

Le roman permet d’avoir un point de vue oriental sur la période de la Renaissance. Les mêmes forces modernisatrices étaient à l’oeuvre en Orient mais elles devaient faire face aux superstitions et à l’emprise religieuse sur la société.

Par contre ce qui m’a gêné dans le roman c’est le personnage de Jahan. On le suit pendant toute sa vie mais il n’y a pas beaucoup de repères chronologiques. Il faut deviner que l’on a fait un bond dans le temps mais on ne sait jamais de combien. Jahan, au cours de sa vie, n’évolue pas beaucoup au niveau psychologique. Il restera toujours avec une grande dose d’innocence. C’est presque effrayant qu’après certains épreuves, il ne soit pas capable de penser autrement. Bien heureusement autour de lui il y a des femmes et des homme manipulateurs intéressants ou des personnages qui l’assistent comme les gitans dont la présence apporte du cocasse au récit.

Snowblind, Christopher Golden

snowblindTitre : Snowblind

Auteur : Christopher Golden

Editeur : Bragelonne

Année : [2014] 2014

352 pages

L’histoire : Au cours d’une nuit d’hiver, une tempête de neige d’une rare violence s’abat sur la ville de Coventry. Plusieurs dizaines d’habitants meurent ou disparaissent. Les survivants des familles brisées ne s’en remettent que très difficilement.

Douze ans plus tard, une nouvelle tempête de neige est annoncée. Une angoisse commence à habiter les survivants. Certaines personnes commencent à avoir un comportement extrêmement étrange qui n’est pas sans rapport avec la tempête de neige.

Ce que j’en pense : Un roman de terreur, ça faisait extrêmement longtemps que je n’en avais pas lu un. Je me suis aventuré avec Snowblind un peu à l’aveuglette. Bah oui à la bibliothèque c’est un peu dur de savoir ce que les lecteurs en pensent.

Je dois reconnaitre que Christopher Golden réussit à créer une ambiance angoissante. Même si c’est une petite ville, les habitants se retrouvent assez vite isolés face à à la tempête et ce qu’elle cache. Une fois qu’elle est passée, ils se retrouvent avec leur désespoir. En s’attardant sur cinq-six personnages, Christopher Golden réussit à décrire un quotidien pas très reluisant. Les personnages sont seuls avec ce qui les a brisé.

Par contre ce qui est dommage, c’est qu’à partir d’un moment le récit devient très vite prévisible. Le retour des personnes décédées par l’occupation des corps de personnes existantes n’est pas très subtil, surtout dans le cas de la petite Grace. Les survivants ne voient, ne comprennent rien. Comme si en plus d’être angoissés, ils étaient devenus bêtes ou aveugles. Il n’y a qu’eux qui ne voient rien. Le lecteur finit par s’agacer de cette situation.

C’est un roman qui se laisse facilement lire mais qui a quelques imperfections pour être tout à fait irréprochable.

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