Le Seigneur des Anneaux 1, J.R.R. Tolkien

la communauté de l'anneauTitre : Le Seigneur des Anneaux 1 – La Communauté de l’Anneau

Auteur : J.R.R. Tolkien

Edition : Pocket

Année :  2010

L’histoire : Bilbon, après une vie riche au sein de la Comté, décide de s’en aller. Il lègue ses biens à son neveu Frodon. Celui-ci récupère l’anneau que son oncle avait subtilisé à Gollum. Intrigué Gandalf le Gris va faire des recherches sur cet anneau. Il va découvrir qu’il s’agit d’un anneau magique forgé par le maléfique Sauron.

Sauron que l’on croyait disparu fait son retour et est prêt à tout pour récupérer son anneau pour pouvoir asservir la Terre du Milieu.

Ce que j’en pense : Que dire de plus sur ce premier volet de la trilogie de Tolkien?

Lorsque j’ai entamé la lecture de ce volume, j’avais tout de suite à l’esprit les images du film de Peter Jackson. Mais c’est une erreur car je me suis vite rendu compte combien les deux étaient divergents. A la rigueur le film peut servir de base pour mettre un visage sur les personnages pour ne pas être trop perdu.

Quand on s’est détaché du film, on rentre vraiment dans le monde de la Terre du Milieu. Ici suivre les pérégrinations d’un Hobbit est le moyen pour découvrir ce monde. Pérégrination est le bon mot car pour suivre le voyage de la Communauté de l’Anneau sans se perdre il faudrait lire le roman avec une carte sous la main. C’est même une chose que je pourrais reprocher à Tolkien : le fait de se focaliser sur la description du monde dans lequel évoluent les personnages au détriment de leur psychologie.

Cela mis de côté, j’ai apprécié me replonger pour une troisième lecture dans ce monde. Les phases de combat sont presque inexistantes, par contre les chansons autour d’un feu pour célébrer des héros ou des ancêtres glorieux sont nombreuses. Par cela Tolkien fait de La Communauté de l’Anneau bien plus qu’une œuvre de fantasy cela devient presque une œuvre poétique

Le roman se finit sur la dissolution de la Communauté, peu de chemin semble avoir été fait, tout reste à faire.

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Un tango du Diable, Hervé Jubert

un tango du diableTitre : un Tango du Diable ( Trilogie Morgenstern 2)

Auteur : Hervé Jubert

Edition : Points Fantasy

Année : 2008

342 pages

L’histoire : Deux ans après l’affaire du « Quadrille des Assassins », Roberta Morgenstern vit le parfait amour avec le professeur Rosemonde. De son côté Clément Martineau continue ses études de sorcier de l’air. Mais un tueur en série particulièrement sanglant met en émoi Bâle. Morgenstern et Martineau vont devoir reprendre du service.

Ce que j’en pense : Que dire de ce livre? Ça part dans tous les sens. Jubert fait référence à plein d’éléments de la littérature fantastique, de science-fiction ce qui donne un univers très particulier.

J’ai apprécié bien plus ce volume que le précédent, peut-être le fait qu’on ne débarque plus dans un monde totalement inconnu. J’ai bien aimé retrouver Roberta, tornade rousse, grande amatrice de gaines (surtout quand elle est électrique et qu’elle peut servir d’arme), mais aussi attristée par la disparition d’Hans-Friederich, son hérisson télépathe grand amateur des Beatles.

Par contre pour Martineau je suis plus mitigé par son évolution. Il me semblait être parti du bon côté avec la découverte de ses pouvoirs magiques. Bien sûr il est toujours un peu benêt, amoureux en secret de sa prof de droit satanique. Mais sa proximité avec le ministre de la Sécurité fait un peu de lui un con et je suis déçu par cela car il pouvait être sympathique. En fait il forme difficilement un couple d’enquêteurs efficaces avec Roberta tant il peut sembler pédant par moment.

Malgré un Martineau qui m’a semblé mal tourner, une fin de roman qui n’en est pas une, je me suis bien amusé avec ce roman au rythme soutenu et au contenu délirant tant Jubert mélange les genres.

D’autres avis chez Rongeuse de livres, chez Loula et le Dévore Tant.

L’histoire des 3 Adolf, Osamu Tezuka

l'histoire des 3 adolfL’histoire : En 1936, Sohei Toge, correspondant japonais, est chargé de faire un reportage sur les Jeux Olympiques de Berlin. Son frère, étudiant communiste, veut prendre contact avec lui. Toge va le retrouver mort.

Lorsqu’il va enquêter sur sa mort, il va découvrir qu’il était en possession d’un document concernant Adolf Hitler et qui pourrait être fatal au Troisième Reich.

Wolfgang Kaufman, un nazi habitant au Japon, reçoit l’ordre de récupérer le document. Il souhaite que son fils, Adolf Kaufmann, entre dans les Jeunesses hitlériennes. Mais Adolf, qui s’est lié d’amitié avec un garçon juif, Adolf Kamil, refuse d’y entrer.

Ce que j’en pense : Que dire de ce manga si ce n’est qu’il est incontournable tout comme son auteur. Osamu Tezuka est le créateur d’Astroboy (personnage qu’il va me falloir découvrir).

Ici Tezuka aborde les relations entre l’Allemagne et le Japon durant la Seconde guerre mondiale, sur fond de chasse aux Juifs. La réédition de ce manga comporte quelques pages qui permettent d’apprendre des faits historiques.

Le dessin de Tezuka peut paraître simple au premier abord mais il est très expressif et très dynamique. Il se permet quelques pointes d’humour, cela donne une légèreté au récit lorsqu’il y a des scènes où l’atmosphère est très pesante.

L’Histoire des 3 Adolf, grande fresque historique, est une réflexion (toujours d’actualité) sur les préjugés et sur les engagements idéologiques.

Rêve de fer, Norman Spinrad

reve de ferTitre : Rêve de fer ( The Iron Dream)

Auteur : Norman Spinrad

Edition : Folio SF

Année : [1972] 1992

382 pages

L’histoire : Après la défaite allemande de 1918, Adolf Hilter a émigré aux États-Unis. Il s’y est découvert une vocation d’écrivain de science-fiction. Il va écrire Le Seigneur du Svastika où seront résumés ses désirs belliqueux et de pureté raciale et qui sera récompensé par de nombreux prix littéraires. Alors voici Le Seigneur du Svastika.

Ce que j’en pense : Il fallait oser faire un tel roman, Spinrad l’a fait. La prétendue œuvre d’Adolf Hitler s’il s’était reconverti en écrivain plutôt qu’en prétendant à la dictature. C’est bien sûr une œuvre qu’il faut lire au second degré voire plus. A la fois parodie de fantasy et critique de l’idéologie national-socialiste, Rêve de fer peut faire jaser.

Spinrad en choisissant un héros grand, fort, d’une pureté génétique irréprochable, se moque des auteurs de fantasy qui ont l’habitude d’utiliser des héros présentant de tels stéréotypes. L’œuvre d’Hitler présente de nombreux défauts techniques, comme pour montrer que c’est l’œuvre d’un homme peu équilibré . Le héros arrive en ville réussit à monter une armée, à conquérir le pouvoir et à partir en guerre contre l’ennemi viscéral de l ‘humanité pure. En un temps très réduit on passe d’une civilisation qui maîtrise à peine la vapeur à une qui sait créer des armes puissamment meurtrières et qui se lance dans la conquête spatiale.

On retrouve tous les éléments qui ont fait le nazisme : les SS, les croix gammées, la volonté de mettre en place le règne d’une humanité génétiquement pure, l’exaltation de la puissance physique par le biais de la violence. Mais ces éléments sont réutilisés tellement de fois dans le roman que l’écœurement arrive assez vite, ensuite c’est l’ennui car à part parler de pureté génétique et de jouer au grand chef de guerre, le héros ne fait pas grand chose d’autre. Le schéma narratif est assez répétitif, effet voulu pour montrer que Hitler écrivain n’aurait pas été forcément un bon écrivain.

Ce n’est peut-être pas forcément un grand roman de Norman Spinrad mais il a le mérite de susciter un étonnement et une réflexion.

De tout et de rien

Aujourd’hui voici ce qu’il y avait dans la boîte aux lettres :

balzac

Troisième participation à Masse Critique de Babelio et troisième livre reçu. Recevoir une enveloppe avec Le Livre de Poche en grand dessus, je trouve que ça fait classe.

Zweig, un de mes auteurs fétiche, depuis que je l’ai découvert l’année où j’ai passé le bac. Jusqu’à présent j’ai toujours apprécié ce que j’ai pu lire de lui, notamment Le Monde d’hier.

Pour finir petite anecdote pour illustrer le grand adage, « la culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale ».

C’est une collègue du collège qui parlait de films puis ça a dévié sur les livres, qu’elle avait eu une période Platon (hein?), que Kant c’était dur (la personne intelligente ne lit pas Kant, elle cherche une synthèse). Et puis toi tu lis quoi ? – En ce moment je suis plus SF et fantasy. – SF?

J’ai dû expliquer ce qu’était la SF, la fantasy.

La fantasy c’est un peu ce qui suit ce qui a été écrit par Tolkien. – Qui ça? – Celui qui a écrit le Seigneur des Anneaux. – Oui j’aime bien les films.

Vous allez dire que je fais mon lourdingue, je crois  qu’aujourd’hui il est impossible de ne pas savoir qui est Tolkien. Vous allez dire que je force le trait mais c’est quand même cette personne qui se demande si elle a un clitoris, qui croyait qu’en installant une Box avec le wifi elle n’aurait pas besoin de câble jusqu’à sa télé (bon elle n’a pas précisé si elle avait une TV connectée, mais ça m’étonnerait) ou son ordinateur de bureau, je ne l’invente pas.

Vert-de-gris, Philip Kerr

vert de grisTitre : Vert-de-gris (Field Grey)

Auteur : Philip Kerr

Edition : Editions du Masque

Année : [2010] 2012

460 pages

 

L’histoire : 1954. Alors qu’il tente de quitter Cuba, Bernie Gunther est arrêté par la CIA et emprisonné à New York puis à Berlin. On lui propose de donner des informations sur une de ses connaissances, ancien SS et nouveau directeur de la Stasi, contre sa liberté.

Ce que j’en pense : Philip Kerr, je l’ai connu par le biais de la Trilogie berlinoise (que je n’ai toujours pas lu et qui est dans ma PAL). Alors je ne sais pas si c’est forcément une bonne idée de commencer la série Gunther à partir du septième épisode mais je l’ai fait.

Dans ce roman il n’y a pas d’intrigues policière, c’est juste un dialogue où Gunther relate une grande partie de sa vie : l’entrée dans la SS, la traque des communistes allemands en France, ses années comme prisonniers dans des camps russes.

Le problème du dialogue entre Gunther et les services secrets c’est que cela entraine de perpétuels flashbacks qui à la longue font perdre le fil.

Mais à côté on se retrouve quand même dans un roman où il y a une grande recherche historique. Avec Gunther on se retrouve en plein dans l’Histoire.

A chaque fois Gunther se retrouve dans une situation où un plus fort que lui fait pression sur lui. Mais il va s’en sortir par une entourloupe  qui à chaque fois va le refaire tomber dans un mauvais pas.

De plus j’avais pu lire que le personnage de Gunther  était un homme qui se tenait droit malgré tout, fidèle  à ses principes. C’est sûr il n’a été ni partisan des nazis ni des communistes mais il a une façon de se sortir de certaines situations un peu limite, presque un habitué des combines retorses.

Le nom de la bête, Daniel Easterman

le nom de la beteTitre : Le nom de la Bête (Name of the Beast)

Auteur : Daniel Easterman

Edition : Pocket

Année [1992] 1994

L’histoire : Une vague d’actions terroristes submerge l’Europe. Elle précède la chute du gouvernement égyptien qui va être remplacé par une dictature religieuse. Les services secrets britanniques vont faire appel à un de leurs anciens agents pour découvrir jusque où iront les islamistes.

Ce que j’en pense : A la relecture de ce thriller (je l’avais lu il y a presque treize ans) je suis partagé.

D’un côté il y a un aspect réaliste qui fait froid dans le dos. Les descriptions des exactions des islamistes font écho à celles que l’on peut voir dans les médias. Il y avait comme une prémonition de ce qui allait arriver avec le terrorisme islamiste.

D’un autre côté Easterman introduit des éléments qui font que le roman prend à certains moments un tournant ésotérique voire un peu mystique. L’utilisation d’éléments de l’Apocalypse rend des fois le roman un peu délirant. Le dirigeant islamiste est un intégriste pur et dur mais n’hésite pas à se présenter comme l’Antéchrist. C’est un mélange des genres que je trouve un peu gros.

Le personnage de Michael Hunt, héros du roman, est trop ambigu. Catholique, il refuse le divorce à sa femme alors qu’ils ne vivent plus ensemble et on ne sait pas bien pourquoi. Mais lorsqu’il rencontre une jeune archéologue, il n’hésite pas à coucher avec et pratiquer sans remords l’adultère. Au fil du roman, il donne l’impression de toujours être hésitant, de ne pas savoir sur quel pied danser, de subir les évènements. Cela est particulièrement vrai au moment du dénouement final.

Donc Le Nom de la Bête est un thriller qui vaut le coup pour les aspects géopolitiques, toujours actuels, mais qui est peu fouillé en ce qui concerne la psychologie des personnages.

Alpha T6/T7 – Mythic/Jigounov

l'emissaireTitre : L’émissaire (tome 6) / Snow White, 30 secondes ! (tome 7)

Scénariste : Mythic

Dessinateur : Youri Jigounov

Edition : Lombard – Troisième Vague

Année : avril 2002 – octobre 2003

L’histoire : Au début des année 90, deux soldats britanniques sont tués dans un attentat en Irlande. Le Président des Etats-Unis décide d’envoyer un émissaire pour négocier une trêve dans le conflit. Comme il agit sans concertation avec les autorités britanniques, le responsable des services secrets et le ministre de la défense  décident de l’éliminer.  Une équipe de la CIA est envoyée pour le secourir mais cela tourne au drame et la responsabilité est reportée sur l’agent Alpha. Comme il sent qu’il y a quelque chose de louche, il va mettre à profit ses congés forcés.

snow whiteCe que j’en pense : Il y avait longtemps que j’avais pu voir la série Alpha dans les rayonnages BD de certaines librairies. Je n’ai trouvé que ces deux volumes à la bibliothèque, enfin deux qui se suivaient.

C’est toujours un peu dur de prendre une série en cours de route. Il faut entrer dans le bain sans trop savoir qui est qui ou qui fait quoi. Par la même occasion on révise un peu de géopolitique, ici ce sont les relations entre l’Angleterre et l’Irlande avec le conflit entre catholiques et protestants.

Avec Alpha on se retrouve dans une série d’espionnage réaliste qui des fois peut perdre le lecteur par la multiplicité des personnages. Il est un peu dur de connaître le personnage de l’agent Alpha en si peu de pages : grande gueule, peut-être un peu égocentrique, mais qui peut avoir une conception très personnelle de la justice.

Bien sûr il y a l’histoire d’amour avec son adjointe bien classique pour essayer de le rendre attachant : le classique « on est attiré l’un par l’autre mais on ne s’avoue pas notre amour ».

Mais en soi c’est un personnage que j’aurais du mal à suivre pendant toute une série.