L’oeil des dobermans, tome 1 : Pour la gloire du diable

oeil des dobermans 1Titre : L’oeil des dobermans, tome 1 : Pour la gloire du diable

Scénario : Patrick Cothias et Patrice Ordat

Dessin : Zanat Beb

Editeur : Bamboo Edition

Année : 2011

L’histoire : Arno Ixks est enrôlé de force en 1914. A Ypres il sauve la vie du caporal Hitler. 20 ans plus tard Hitler est au pouvoir et charge Arno d’une mission qui a pour objectif de rechercher les Aryens qui vivaient dans la Terre creuse et cela pour asseoir la base de mythologie nazie.

Ce que j’en pense : L’idée selon laquelle Hitler est un féru de sciences occultes mène l’ensemble du récit. Selon la croyance nazie, les Allemands sont les descendants des Aryens qui seraient venu d’une autre planète  pour vivre sur Terre. Alors on retrouve des éléments de mysticisme, d’occultisme qui permettent de se dire que le régime nazi n’avait rien de très équilibré.

A côté des éléments de surnaturel, il y a des éléments tristement vrais : couvre-feu, déportations, exécutions sommaires. Le personnage d’Arno est celui d’un libre penseur pacifiste et grande gueule. J’ai toujours eu peur qu’ile n dise trop face aux nazis et que cela pourrait lui coûter des plumes.

C’est un premier volume très accrocheur tant par le thème que par son personnage principal.

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Le Bâtard de Kosigan – Le fou prend le roi, Fabien Cerutti

le batard de kosigan 2Titre : Le Bâtard de Kosigan – Le fou prend le roi

Auteur : Fabien Cerutti

Editeur : Mnémos

Année : 2015

421 pages

L’histoire : 1340, les premières escarmouches de la guerre de Cent Ans ont lieu. Kosigan et sa compagnie de mercenaires se voient confier par le sénéchal d’Angleterre la mission de démanteler un complot contre le roi de France.

Ce que j’en pense : Entre les deux volumes composant, pour l’instant, les aventures du Bâtard de Kosigan je n’ai pas trop eu à attendre. Ce qui permet de mieux percevoir l’évolution de l’atmosphère de l’époque dans laquelle vit le Bâtard.

Alors fini l’humour dans chaque  situation un peu délicate, finies les joutes où l’on prenait des coups presque pour rire, finies les parties de jambes en l’air avec les espionnes du camp adverse ou la commanditaire. Maintenant c’est la guerre. Les Loups de Kosigan se font décimer, le Bâtard se retrouve face à un ennemi qui fait appel aux puissances anciennes et entre deux monarques qui vont lancer une guerre sans merci entre deux royaumes. Plusieurs fois Kosigan se retrouve en très fâcheuse posture et il ne tient qu’à un fil pour que la situation se retourne.

Dans ce volume j’ai eu la sensation que l’aspect historique prenait plus de place que l’aspect fantasy. Par moment j’étais un peu perdu dans les personnalités des factions en présence. Et comme le Bâtard jongle entre les parties en présence, il faut s’accrocher pour intégrer qui est de son côté on ne l’est pas. A la fin on se rend compte que peu de monde tient avec Kosigan. L’aspect fantasy saute moins aux yeux que dans le premier épisode. Comme si les races anciennes commençaient à disparaitre sous les coups d’épées des armées catholiques.

Le style de Fabien Cerutti est toujours aussi efficace avec des chapitres courts laissant l’action en suspens. Il alterne les deux époques, le Moyen-Âge et la fin du XIX° siècle, pour construire l’histoire de la famille Kosigan à la manière d’une enquête criminelle.

Maintenant il va falloir attendre, je pense, plus d’une année pour avoir la suite d’un roman qui s’est lu trop rapidement.

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Moxyland, Lauren Beukes

moxylandTitre : Moxyland

Auteur : Lauren Beukes

Editeur : Presses de la cité

Année : 2007 [2008] 2014

311 pages

L’histoire : Au Cap, en Afrique du Sud, une société ultra-technologique s’est développée. Le virtuel a pris le pas sur le réel. La ségrégation ne se fait plus en fonction de la couleur de la peau mais en fonction de la connexion aux réseaux et aux technologies. Quelques jeunes vont s’insurger contre l’ordre établi et vont entrer dans une lutte violente et sans merci contre l’Etat policier.

Ce que j’en pense : De temps en temps, il nous parvient des acteurs culturels d’Afrique du Sud dont les créations ont un certain retentissement. Au cinéma, il y a Neill Bloomkamp (District 9, Elysium), en littérature de l’imaginaire il y a Lauren Beukes. Je n’ai pas encore lu ses autres romans qui on reçu un un accueil favorable. Je suis tombé sur Moxyland par hasard alors j’en ai profité pour découvrir.

Après cette lecture mon avis est plutôt mitigé. Je vais tout de suite parler du négatif. Je n’ai pas aimé les personnages. Ils sont trop vides, trop représentatifs de la société dans laquelle ils vivent ou bine ceux qui veulent s’opposer ne pensent même qu’ils peuvent être manipulés dans leurs actions.

D’un autre côté on ne peut pas enlever l’efficacité avec la quelle Lauren Beukes décrit une société où la technologie est omniprésente, où les sociétés régissent d’une manière dictatoriale la vie des gens, où les gouvernements n’ont plus grand chose de politique, où le téléphone est l’accessoire ultime dans la vie des gens. Écrit il y a sept ans et juste traduit en France, il y a des choses qui apparaissent comme plausibles et qui sont aujourd’hui tout à fait réelles.

Je pense que quand on se retrouve face à un roman d’anticipation, on s’attend à ce que les personnages vaillent le coup et que la société décrite soit crédible. Ici avec Moxyland, l’un est plus réussi que l’autre.

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Salon du livre de Paris 2015

Ce samedi, comme de nombreux lecteurs et sûrement bloggeurs, je me suis retrouvé au Salon du livre de Paris. Direction les stands des Indés de l’imaginaire et de Critic. Cette année les stands étaient proches les uns des autres. Ce qui permet de ne pas à avoir à faire trop de déambulations dans les allées chargées du salon. Par contre se retrouver au milieu des stands des éditeurs de mangas avec pleins de jeunes accros ça pouvait être effrayant par moment.

Alors question livres je me suis lâché, conséquence de deux mois sans achat de livre.

sdl20152Deux achats chez Mnémos. Le deuxième volume du Bâtard de Kosigan tant attendu. Je me le suis fait dédicacer, j’étais le premier dans la file mais j’ai bien cru que je ne l’aurais jamais car Fabien Cerutti est arrivé en retard et que j’avais un train à prendre.

Avec Yellowstone, je vais essayer le versant thriller des éditions Mnémos. Bon Ludovic Albar a reconnu que le roman était à cheval sur le thriller et la SF.

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J’envisageais depuis quelque temps d’acheter l’intégrale d’Alone, avec une petite dédicace et un échange sur le rayon SF d’une chaine de librairies de ma région ça fait plaisir.

Avec la lecture des Damnés de l’asphalte, j’étais entré dans un monde post-apo qui m’avait laissé avec des questions. Je vais enfin pouvoir avoir mes réponses.

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Deux livres chez ActuSF : Le guide de l’uchronie et La danse des étoiles.

LA grosse déception du salon vient de chez l’Atalante. Ils avaient prévu des dédicaces de Pierre Bordage pour l’édition anniversaire des Guerriers du Silence. Mais j’ai attendu comme un malheureux (bon j’étais pas le seul) et il n’est jamais arrivé. Ce n’est que vers 13h45 que quelqu’un s’est inquiété, a cherché à se renseigner mais l’éditeur était injoignable. Je trouve que ça ne fait pas très sérieux tout de même.

Bilan du salon : (un trou dans le porte-feuille), six livres, quatre dédicaces.

Dans deux semaines je remets ça avec Trolls et Légendes de Mons où il y aura plein d’auteurs et plein d’autres choses à découvrir.

Au carrefour des étoiles, Clifford D. Simak

au carrefour des etoilesTitre : Au carrefour des étoiles (Way Station)

Auteur : Cifford D. Simak

Editeur : J’ai lu

Année : [1963] 1994

222 pages

L’histoire : Enoch Wallace vit dans la ferme familiale depuis plusieurs années. Mais ce qui apparait comme étrange aux yeux de ses voisins c’est que ni lui ni la maison ne semblent vieillir, comme sis tous deux vivaient hors du temps.

Claude Lewis, agent des renseignements, déguisé en cueilleur de ginseng, enquête sur Enoch Wallace et sa ferme. Mais ce que va découvrir Lewis va remettre en cause beaucoup de certitudes.

Ce que j’en pense : J’avais déjà pu lire Demain, les chiens de Simak et que beaucoup considèrent comme un chef d’oeuvre. Mais je l’avais moyennement apprécié. Ici avec Au carrefour des étoiles, j’ai été plus convaincu. Enoch Wallace est un personnage plutôt étonnant. Soldat pendant la guerre de Sécession, il se retrouve gardien d’une station où transitent les voyageurs de l’espace. Il est alors au contact d’extra-terrestres, de leur culture, de leurs objets. Il va assimiler de nombreux éléments de ces cultures étrangères et devenir une sorte de citoyen de l’Espace. Il se retrouve ainsi complètement coupé des habitants de la Terre. Ceux-ci apparaissent comme superstitieux et violents à l’image de la famille de voisins menée par la matriarche qui fait partie d’une secte. Enoch a plus d’affinités avec les extraterrestres qui circulent par sa station.

Le style de Simak est tout à fait abordable, en tout cas ce roman m’est apparu plus digeste que Demain, les chiens. Tout doucement on se retrouve avec un roman qui fait l’éloge de la tolérance et de l’ouverture aux autres. Caractères que l’on retrouve plus facilement chez les extraterrestres que chez les humains.

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Le rêve Oméga, tome 1 : Souvenirs mortels, Jeff Balek

le reve omégaTitre : Le rêve Oméga, tome 1 : Souvenirs mortels

Auteur : Jeff Balek

Editeur :  Bragelonne

Année : 2014

130 pages

L’histoire : Gabor Coonts est légiste dans une morgue de Yumington. Mais il a l’habitude de récupérer les mémoires des personnes décédées pour les reconstruire pour sa collection personnelle. Un jour il est engagé par une organisation secrète pour enquêter sur une épidémie de morts suspectes et dont les souvenirs ont été modifiés.

Ce que j’en pense : Ce premier épisode du feuilleton numérique trainait depuis longtemps sur ma liseuse.

On se retrouve dans un futur cyperpunk , où les gens ont l’habitude de se faire greffer de la mémoire supplémentaire ou font modifier leurs souvenirs. Celan’est pas très nouveau.

Ensuite je trouve que ce qui nous est donné là est bien calibré pour être vendeur. Il y a des pointes d’humour, les chapitres sont courts et page-turners. C’est sûr que je ne me suis pas ennuyé mais j’ai trouvé cela trop commercial.

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Le jardin des silences, Mélanie Fazi

le jardin des silencesTitre : Le jardin des silences

Auteur : Mélanie Fazi

Editeur : Bragelonne

Année : 2014

249 pages

Ce que j’en pense : Après avoir lu le Bifrost qui lui était consacré, j’ai eu l’occasion de lire Le jardin des silences, le dernier des recueils de nouvelles de Mélanie Fazi.

Je ne vais pas reprendre les nouvelles une par une, je vais juste donner mon impression d’ensemble.

Les nouvelles de Mélanie Fazi ne se lisent pas d’un seul trait. Il faut du temps entre chaque lecture pour absorber les richesses et les subtilités des récits de Fazi. Ce qui est commun à l’ensemble c’est cette atmosphère sombre, parfois oppressante. Chaque nouvelle démarre d’une faille d’un personnage et cette faille va permettre l’introduction du fantastique.

Je dois reconnaitre que certaines nouvelles m’ont plus touché que d’autres, des fois juste parce que le personnage m’est proche et que l’on ne peut pas rester indifférent à ce qui lui arrive.

Après cette lecture je me sens nettement plus intéressé par l’oeuvre de Fazi. Ayant Arlis des forains en ebook, je vais essayer de ne pas trop en retarder la lecture.

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Death Dealer

death dealerTitre : Death Dealer

Scénario : Joshua Ortega

Dessin : Nat Jones

Editeur : Milady Graphics

Année : 2009

L’histoire : Pendant longtemps les royaumes d’Oro et d’Edani se sont faits la guerre. Alors que les combats étaient toujours de plus en plus violents, est apparu le Death Dealer, un cavalier noir qui décimait les combattants des deux camps. Avec les années, l’histoire est devenue une légende. Aujourd’hui une horde de démons ravage le royaume. Deux jeunes poursuivis par les démons se réfugient dans la forêt et tombent face à l’arbre-mère. Le garçon essaie de défendre son amie mais il est tué. Le Death Dealer va alors sortir de l’arbre-mère.

Ce que j’en pense : Frank Frazetta a peint en 1973 quatre peintures d’un cavalier avec casque à cornes, yeux rouges et visage caché dans l’ombre. Ainsi est né le Death Dealer. Il a inspiré de nombreux artistes.

Le récit permet d’avoir des informations sur ce personnage : pourquoi revient-il après tant d’années, va-t- il aider les humains jusqu’au bout, pourquoi les aide-t-il ?

Ici dans un récit très sombre, on suit une guerre des démons contre les humains. L’apparition du Death Dealer presque miraculeuse. Le récit en soi n’est pas très original mais il est mené tambour battant, le rythme des combat est très important.

litt ima 3edDark-fantasy-challenge52 semaines

Idée 78 : un bouclier

Conan, Robert E. Howard

conanTitre : Conan

Auteur : Robert E. Howard

Editeur J’ai lu

Année : [1967] 1992

253 pages

L’histoire : Conan est un Cimmérien qui n’a qu’une quinzaine d’années et qui a été réduit en esclavage. Il réussit à s’évader et va commencer à exercer le métier de voleur pour pouvoir survivre.

Ce que j’en pense : Ce recueil de nouvelles de Conan chez J’ai lu est le premier de l’intégrale voulue par de Camp. Depuis il y a eu une réédition bien plus raisonnée chez Bragelonne. Car il est un peu mensonger de voir Robert E. Howard sur la couverture et découvrir que sur les huit nouvelles seulement trois sont de lui. Les autres ont été remaniées, réécrites par de Camp, voire créées de toutes pièces par de Camp et Carter. un tel procédé m’interroge sur le respect de l’oeuvre créée par Howard.

D’un autre côté cela permet de distinguer les différences de style entre les auteurs. Howard a son style, qui une fois qu’il est repéré, fait plaisir à lire. Par contre quand de Camp et Carter essayent de copier Howard ça donne quelque chose de plutôt pitoyable. Ils introduisent des élément « raciaux » qui finissent par mettre mal à l’aise car cela s’éloigne trop de ce que pouvait faire Howard.

Après il est toujours plaisant de relire des aventures de ce barbare taillé comme un bûcheron et souple comme un félin. Même si les nouvelles ont à peu près la même structure, je suis content de voir Conan déjouer des pièges mortels, taillader des monstres inimaginables, tenir la dragée haute à des sorciers trop imbus de leurs pouvoirs.

litt ima 3ed

Dark-fantasy-challenge52 semaines

Idée 14 : une épée

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Le voyageur imprudent, Barjavel

le voyageur imprudentTitre : Le voyageur imprudent

Auteur : Barjavel

Editeur : Le livre de poche

Année : [1958] 1970

318 pages

L’histoire : Lors de la débâcle de 1940, Pierre Saint-Menoux rencontre le physicien et chimiste Noël Essaillon. Celui-ci propose à Saint-Menoux des pilules qui permettent d’échapper à l’emprise du temps. Saint-Menoux est tout d’abord perplexe mais les ayant expérimenté il finit par être convaincu. La noëlite, la substance permettant d’échapper au temps, va recouvrir un scaphandre avec lequel Saint-Menoux va explorer les futur et le passé. Mais sous l’euphorie des possibilités offertes par les voyages, Saint-Menoux va commencer à être imprudent.

Ce que j’en pense : Barjavel est une sorte de précurseur dans la SF française. Avec Ravage, il explore une société détruite après la disparition de l’électricité. Ici avec le Voyageur imprudent, il s’attaque au voyage dans le temps. Il n’y a aucune base scientifique pour justifier la possibilité d’un voyage dans le temps. Au contraire j’ai eu l’impression que Barjavel nous servait un galimatias physico-ésotérique plutôt indigeste.

Les voyages dans l’avenir permettent à Saint-Menoux de découvrir une humanité modifiée à l’extrême. Chaque être humain possède une fonction et le corps s’est modifié pour exercer cette fonction. De plus il ne semble plus y avoir d’individualité. Les êtres humains ne fonctionnent que pour assurer la survie de l’humanité. Donc les humains n’ont pas un avenir franchement enthousiasmant. Avec ses voyages dans le passé, Saint-Menoux va avoir tendance à le modifier, ce qui aura des conséquences plus ou moins importantes dans le présent jusqu’à ce que l’on arrive au paradoxe temporel.

Les personnages de Barjavel m’ont moyennement emballé. Sain-Menoux et Essaillon sont des scientifiques qui ne voient le monde qu’à travers des expérimentations. Et par leur attitude ils ne font pas mentir « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme« . Le seul personnage féminin, Annette, fille d’Essaillon, est une potiche qui a le droit d’aller dans le passé chercher des victuailles car la pénurie sévit. Elle n’a qu’un bref moment de gloire quand elle va chercher Saint-Menoux bloqué dans le passé.

Barjavel, avec Le voyageur imprudent, offre un roman assez inégal. Il y a des idées qui peuvent amener à une réflexion mais il est tellement commun quand il décrit la société du futur, société qui a de lourds accents communistes.

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52 semaines

Idée 130 : un voyage dans le temps