Le Quadrille des Assassins, Hervé Jubert

Morgenstern 1Titre : Le Quadrille des Assassins (Trilogie Morgenstern 1)

Auteur : Hervé Jubert

Editeur : Points Fantasy

Année : 2008

368 pages

Note : 4/5

L’histoire : Dans la ville historique de Londres, un assassin éventre des jeunes filles. Roberta Morgenstern, enquêtrice ua bureau des affaires criminelles, est mise sur l’affaire. On lui adjoint un novice en la matière, Clément Martineau. Leurs soupçons vont assez rapidement se porter sur le comte Palladio.

Ce que j’en pense : Premier volet d’une trilogie mettant en scène Roberta Morgenstern, sorcière travaillant comme enquêtrice criminelle, le Quadrille… mélange tous les genres. Mais il peut facilement être inscrit dans le genre steam punk.

On se retrouve dans un monde où les nanotechnologies (banales) côtoient des technologies que l’on pourrait considérer comme obsolètes de nos jours : voiture de sport pétaradante et hydravion. A cela il faut ajouter un petit peu de magie, et voilà où Hervé Jubert nous envoie.

Maintenant avec qui il nous envoie : Roberta Morgenstern, magicienne quinquagénaire rondelette toujours en gaine; Martineau, riche héritier, suivant à la lettre son manuel d’apprenti enquêteur, qui se retrouve adjoint à Roberta, ce qui ne se fait pas sans heurts ni sans humour.

Et de l’humour il y en a, comme le sort viking pour punir les soiffards : si on fait mine de boire de l’alcool vaut mieux ne pas le faire à proximité de l’eau sinon les bras des divinités viendront vous saisir pour faire passer le goût de l’alcool.

Ce que je peux regretter c’est la segmentation du roman. Chaque fois c’est un assassin dans une ville puis on passe à la suivante. Ça donne une division en actes qui donne une impression de manque de linéarité.

Terreur, Dan Simmons

TerreurTitre : Terreur (The Terror)

Auteur : Dan Simmons

Editeur : Robert Laffont

Année : 2008

703 pages

Note : 3,5/5

L’histoire : 1847, une expédition britannique au Groenland est bloquée depuis deux ans dans les glaces. Les hommes sont affaiblis physiquement et démoralisés. Une étrange créature rôde autour des navires et décime violemment les équipages.

Ce que j’en pense :  Dan Simmons part d’un fait historique avéré et arrive à bâtir un récit où le fantastique a une grande présence.

La description détaillée de l’expédition et de ses déboires m’a fait penser à certains romans de Jules Verne. Bien sûr les personnages de Simmons sont des fois moins nobles et bien plus complexes.

Toutefois je regrette l’aspect répétitif de certaines énumérations : faire le compte de qui est vivant et de qui est mort plusieurs fois dans le roman m’a ralenti dans ma lecture.

Je suis un peu déçu, je m’attendais à avoir un récit qui pourrait se rapprocher de Thing (il y a quand même une certaine similitude des éléments. Cela a été le cas au début. Mais la fin choisie par Simmons m’a parue décalée, un peu trop fantastique, presque onirique.

Un autre point de vue chez Nicolinux

La Princesse des glaces, Camilla Lackberg

La princesse des glacesTitre : La princesse des glaces

Auteur : Camilla Lackberg

Editeur : Actes Sud

Année : 2008

381 pages

Note : 2,5/5

L’histoire : En plein hiver, une jeune femme est retrouvée, les veines ouvertes, dans sa baignoire gelée. L’autopsie révèle qu’elle a été droguée. La population se pose la question : suicide ou meurtre ? Erica Falck, amie d’enfance de la victime, va enquêter sur cette mort. Au cours de son enquête elle va retrouver Patrik, qui mène l’enquête pour la police, un amoureux de son enfance qui n’a jamais osé lui déclarer sa flamme.

Ce que j’en pense : J’avais déjà pu voir des romans de Camilla Lackberg dans les mains de collègues étudiants il y a quelques années, au début la vague des romans policiers scandinaves.

L’histoire en elle même n’est pas hyper originale : des familles qui ne peuvent pas se blairer, des secrets qui empoisonnent les relations, un amoureux qui va se révéler.

Il y a une histoire de femme battue, de mari tyrannique, de violence à l’égard des femmes. Thème qui fait un peu écho à l’ensemble de la trilogie Millénium.

Il y a autour de Patrik un groupe de policiers qui peuvent être attachants mais détestables, des fois j’ai eu l’impression que les traits de caractère étaient très forcés. Franchement être aussi con que Bertil ce n’est presque pas imaginable.

Dans l’ensemble ça se lit facilement, ça donne de bons moments mais ce n’est pas très transcendant.

Le ravissement de Britney Spears, Jean Rolin

le ravissement de britney spearsTitre : Le ravissement de Britney Spears

Auteur : Jean Rolin

Editeur : P.O.L.

Année : 2011

284 pages

Note : 3,5/5

L’histoire : Les services secrets français ont vent d’une tentative d’enlèvement contre la personne de Britney Spears. Ils envoient alors un de leurs agents à Los Angeles pour suivre l’affaire. Mais celui-ci n’est pas le meilleur qu’ils aient pu choisir.

Ce que j’en pense : Alors jeunes gens ne vous attendez pas à un thriller qui mettrait en scène une tentative d’enlèvement de Britney.

C’est plutôt le testament ant-mortem d’un agent secret un peu à la ramasse. J’ai l’impression que si on mettait le Grand Blond à Los Angeles, dans le milieu des stars ça donnerait ce genre de récit.

Plutôt qu’un thriller, c’est une sorte d’étude des frasques des stars comme Britney ou Lindsay Lohan, de la sensation qu’elles sont en concurrence entre elles pour avoir la possibilité d’une course poursuite avec les paparazzis, pour pouvoir faire la une des tabloïds.

Le roman ne donne pas l’impression d’un travail d’écrivain, le récapitulatif des frasques rapproche l’auteur du journalisme à scandales.

C’est une interview de Jean Rolin dans l’émission Métropolis qui m’avait incité à lire ce roman. Alors d’accord les stars peuvent être une source d’inspiration pour les écrivains. Mais là il y a trop de contemporéanité, il n’ y a pas assez de recul. Cela me fait plus penser à du journalisme qu’à de la littérature.

Le Sang de la déchirure, Terry Goodkind

l'épée de vérité 3Titre : Le Sang de la Déchirure, L’Epée de Vérité 3

Auteur : Terry Goodkind

Editeur : Bragelonne

Année : 2004

544 pages

Note : 3,5/5

L’histoire : L’ordre impérial étend son emprise sur les contrées encore libres. Un nouvel ennemi apparaît pour Richard : l’empereur Jagang, « celui qui marche dans les rêves ».

A côté de cela, une  faction qui se fait appeler le Sang de la Déchirure traque toute personne qui serait détentrice de magie.

Richard va devoir utiliser des méthodes pas forcément morales pour fédérer les nations afin qu’elle luttent pour leur liberté.

Ce que j’en pense : C’est un troisième volet nettement plus rythmé que le précédent. Ce qui fait plaisir.

Mais il existe toute de même des défauts : je trouve un peu artificiel qu’à chaque épisode Goodkind sorte une nouvelle faction de bad guys. Ça me donne l’impression qu’il construit sa géopolitique au fur et à mesure de l’avancée de chaque tome. J’aurais préféré que dès le début il y ait une grande explication.

Aux descriptions sanguinolentes des combats et autres massacres de civils, on peut ajouter une atmosphère un peu plus « coquine » : Richard avec ses trois Mord-Siths (sa garde très rapprochée), trois bombasses qui le chambrent avec des remarques connotées sexuellement.

Après ce volume ça m’aurait plus de continuer avec le suivant, mais malheureusement il était emprunté à la bibliothèque. Il va falloir attendre pour connaitre la suite.

Vol de Nuit, Antoine de Saint-Exupéry

vol de nuitTitre : Vol de nuit

Auteur : Antoine de Saint Exupéry

Editeur : Le Livre de Poche (Gallimard)

Année : 1931

178 pages

Note : 5/5

L’histoire : Début des années 30, en Amérique du Sud, les pilotes de l’Aéropostale traversent la Cordillère des Andes pour acheminer le courrier à Rio de Janeiro pour qu’il puisse partir vers l’Europe.

Ce que j’en pense : Vol de nuit est un roman que j’avais pu lire quand j’étais nettement plus jeune. C’est retombant dessus chez Emmaüs que je m’y suis remis.

Vol de nuit c’est la description de la vie des pilotes de l’Aéropostale, qui mettaient en jeu leur vie pour acheminer du courrier. Leurs avions n’étaient que de la toile et de l’acier, ils n’avaient comme instruments qu’un gyroscope et une boussole.

Jusqu’au bout j’ai espéré que le pilote Fabien arrive à destination, qu’il réussisse à se sortir de la tempête.

C’est aussi le récit d’une soumission de l’humain à une gigantesque machine. Le pilote n’est qu’un rouage d’une grande machine. Il n’ a pas le droit d’être en retard, il n’ a pas le droit à l’erreur.

Bien sûr, si un avion n’arrive jamais à destination, la machine continue à tourner, à avancer mais c’est « une lourde victoire » qui est acquise.

Dans le texte : « C’est pour nous une question de vie ou de mort, puisque nous perdons, chaque nuit, l’avance gagnée, pendant le jour, sur les chemins de fer et les navires ».