Gueule de Truie, Justine Niogret

gueule de truieTitre : Gueule de Truie

Auteur : Justine Niogret

Editeur : Critic

Année : 2013

253 pages

L’histoire : L’Apocalypse s’est produite. Pour les leaders religieux qui survivent, c’est Dieu qui l’a voulu. Alors ils ont décidé de continuer son œuvre : détruire ce qui reste de l’humanité. Pour cela, ils ont créé un groupe d’inquisiteurs chargés d’éliminer les derniers survivants. Parmi eux, Gueule de Truie, formé à tuer de puis son plus jeune âge, croise un jour le chemin d’une jeune fille qui porte une boite étrange. Gueule de Truie va se mettre à la protéger même si cela semble remettre en question les dogmes qu’on lui a inculqués.

Ce que j’en pense : Avec Justine Niogret, on retrouve des personnages qui ne sont ni bons ni mauvais mais qui sont ce que leur milieu merdique fait d’eux. Avec le diptyque sur Chien du Heaume, c’était le cas dans le cadre d’une fantasy sombre et bien peu éloignée de la réalité. Avec Gueule de Truie, on se retrouve dans un monde post-apocalyptique. On retrouve aussi un personnage qui porte le nom qui le fait. Gueule de Truie est son nom. Il se réfère au masque qu’il porte depuis tout petit. A force de le porter, il est devenu ce nom aux yeux du monde extérieur. Et quand un élément imprévu arrive, remettant en question ce qu’il est, on va avoir droit à de nombreuses interrogations et d’actes de violence. Car la violence est le seul moyen pour Gueule de Truie de s’exprimer ou de se rassurer.

Gueule de Truie évolue dans un monde où la désespérance suinte de partout. L’humanité est divisée en deux : une partie attend de mourir sous les coups de l’autre partie. L’absence d’espoir est renforcée par la présence d’une autorité morale qui prône la destruction.

Gueule de Truie est un roman qui laisse un goût de poussière voire de cendres dans la bouche. Justine Niogret va beaucoup plus loin dans la noirceur d’un monde apocalyptique que ce qui avait pu être décrit dans des œuvres comme Mad Max.

Dans le texte :

« Quand je te sens j’ai envie de te rentrer le visage dans la face à coups de poing. C’est parce que tu es si normale. Même ton nom est normal et ridicule, j’en suis tout à fait certain. Pauvre petite conne que sa mère berçait en chuchotant un nom déjà usé par d’autres. Gueule de Truie, voilà un nom qu’on gagne. Qu’on paye, aussi, mais qu’importe, au bout des souffrances, quand on sait garder ce qu’on a remporté. »

« Vous me donnez la haine, voilà; la haine, la haine d’être né dans la même espèce, presque la même, et vous me jugez, vous me dites fou, et violent, alors que n’avez simplement pas la force de vivre droits et debout. »

Mordre le bouclier, Justine Niogret

mordre le bouclierTitre : Mordre le bouclier

Auteur : Justine Niogret

Editeur : Mnémos

Année : 2011

221 pages

L’histoire : Alors que Chien se remet de la perte des ses doigts, Bréhyr a décidé de retrouver le dernier homme encore en vie qui est à l’origine de son destin actuel. Ensemble elles vont se placer sur la route du retour des croisades.

Ce que j’en pense : A la différence de Chien du Heaume, on retrouve plus souvent des éléments pouvant situer l’action. J’appréciais le premier car l’histoire pouvait se passer n’importe où et n’importe quand. Cela donnait au récit un caractère intemporel. Ici le récit est plus tourné vers les personnages, sur ce qui les pousse à agir, sur les fait qui font qu’ils sont ainsi.

Mordre le bouclier est la réunion de personnages cabossés, usés par la vie. Chien, il lui manque une grande partie de ses doigts, remplacés par des griffes d’acier.; Saint Roses, il lui manque une jambe sectionnée lors d’une chute de cheval; Bréhyr a le bras brisé maintenu par une armature métallique. La souffrance n’est pas seulement physique. Elle est très souvent dans la tête, il est difficile à trouver un équilibre. La lecture peut être éprouvante car l’atmosphère est très sombre et pessimiste.

Heureusement la fin donne une touche d’optimisme bien minime par rapport à l’ensemble assez sombre du roman.

Chien du Heaume, Justine Niogret

chien du heaumeTitre : Chien du Heaume

Auteur : Justine Niogret

Editeur : Mnémos

Année : 2010

222 pages

L’histoire : Chien du Heaume vend ses talents de guerrière au plus offrant. Mais autre chose la motive : la recherche de son véritable nom. Elle n’a qu’un seul indice : la hache à motifs de serpents que son père lui a laissé.

Ce que j’en pense : Que ce soit avec Gueule de truie ou Mordred, j’ai régulièrement entendu parler (en bien) de Justine Niogret.

Je me suis lancée dans la lecture de son premier roman. Chine du Heaume est l’histoire d’une quête importante pour le personnage principal mais qui m’est vite apparue comme vaine.

Dans un univers médiéval, on suit l’évolution de Chien. C’est un univers où la violence est toujours présente mais elle côtoie aussi la superstition et la bêtise. Les personnages masculins qui entourent Chien ont tous un lourd secret à garder et même si ce sont de grands et forts guerriers, ils apparaissent comme assez fragiles. Quant aux femmes elles sont soit effacée ou bien vicieuses et retorses.

Le personnage de la Salamandre est celui qui m’a le plus impressionné. Cette sorte de chevalier qui semble être né avec son armure a amené une part d’étrangeté, de mystère dans le récit. Sa motivation qui est de faire appliquer le dogme d’une nouvelle religion en détruisant les partisans des anciens rites en fait un ennemi de taille car ceux qui ont une telle motivation sont toujours ceux qui sont les plus difficiles à abattre.

Chien du Heaume offre un récit condensé avec de beaux moments de bravoure mais aussi d’indignation car je me suis assez rapidement attaché à ces guerriers.

Sans titre