Solaris, Stanislas Lem

solarisTitre : Solaris

Auteur : Stanislas Lem

Edition : Denoël

Année : [1961] 1985

250 pages

L’histoire : Solaris est une planète qui tourne autour de deux soleils. C’est aussi une planète recouverte d’un océan-cerveau protoplasmique qui fait l’objet de nombreuses études depuis plusieurs années. Quand Kelvin arrive sur la station qui orbite autour de Solaris, il est intrigué par le comportement des deux scientifiques présents qui semblent terrorisés par des êtres qui leur rendent visite. Kelvin va être aussi visité par une femme qu’il a aimé et qui s’est suicidé dix ans plutôt.

Ce que j’en pense : Voilà un roman que j’avais acheté d’occasion pour le lire dans le cadre du Challenge SFFF et qui était resté longtemps dans ma PAL.

Je me suis enfin lancé dans sa lecture. Il y règne une ambiance très particulière. En peu de temps Stanislas Lem réussit à créer une atmosphère angoissante. Il y a une menace qui pèse sur les occupants de la station et même s’ils réussissent à l’identifier ils sont bien incapables de l’expliquer.

A partir d’un moment le récit de Kelvin est devenu un inventaire des recherches sur Solaris et des possibles explications quant à la nature de l’océan-cerveau protoplasmique. Et là quand on n’a pas beaucoup de connaissances scientifiques (ce qui est mon cas, et ouais je suis un pauvre littéraire) ça devient indigeste et on attend avec impatience le retour à la station orbitale.

A la fin il reste une énorme interrogation, l’existence des visiteurs est-elle un moyen de communiquer du cerveau vers les humains ou bien de les dominer en prenant possession de leurs souvenirs les plus chers ?

Malgré des passages un peu difficiles, c’est un roman que j’ai apprécié lire; il m’a donné envie de voir ou revoir les adaptations cinés qui ont été faites.

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Sans titre

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De retour !

De retour de vacances dans le pays guingampais. Il n’a pas fait très beau, on n’a pas vu grand chose du coin. Le côté colonie de vacances en roue libre totale m’a complètement déçu. On s’est même forcé pour rester afin de ne froisser personne. Je n’ai pas pu lire autant que je le voulais, la misère quand on est en vacances.  Heureusement que l’on a pu faire des sorties par nous-mêmes. Alors j’ai poussé jusqu’à Rennes pour voir la librairie Critic.

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Résultat : je suis bien triste qu’elle ne soit pas plus proche de chez moi. C’est le paradis pour les lecteurs amateurs d’imaginaire. Il y a des livres, des BD partout. J’ai eu l’impression que l’équipe des libraires connaissait tous les gens présents par leur prénom, ça donne une convivialité que je n’avais jamais rencontré dans les grandes librairies présentes dans mon coin. Heureusement j’ai trouvé les Quatre Chemins à Lille qui est dans le même genre. 

Blog en vacances

Voilà pour une petite semaine le blog va être en vacances. Je  pars avec ma Cachou et MiniChiwi en Bretagne, dans le genre d’endroit que même le GPS galère à trouver, là où le plus proche voisin est au moins à cinq kilomètres. J’espère qu’on aura de beau temps, bon c’est la Bretagne il ne faudra pas trop en demander. 

Question lecture je vais voir ce que ça donne parce qu’avec cinq enfants de 18 mois à 5 ans ça va être un petit peu colo de vacances. Ça nous changera pas beaucoup du boulot.

Je vous laisse une photo de la gare de la ville la plus proche, à vous de deviner où je vais aller me perdre pendant une semaine.

saint brieuc

La Troisième lame, Ayerdhal

la troisieme lameTitre : La Troisième Lame

Auteur : Ayerdhal

Editeur : ActuSF

Année : [1996, 2001] 2013

189 pages

L’histoire : Un fonctionnaire est envoyé sur une planète pour enquêter sur la mort d’un agent de l’Homéocratie. Son enquête va mettre à jour un trafic. Dans le même temps il va trouver étrange l’attitude des locaux.

Ce que j’en pense : C’est la première fois que je me lance dans de la SF d’Ayerdhal et dans son Homéocratie. Ça a été difficile d’entrer dans ce monde. Même si j’ai lu l’interview d’Ayerdhal se trouvant à la fin du livre, ça faisait beaucoup d’informations sur un court format qu’est celui des novellas.

Le résultat c’est que j’ai moyennement apprécié de me retrouver perdu comme ça. C’est vrai que j’aurai pu par commencer par La Bohème et l’Ivraie pour ne pas être déphasé mais va-t-en le trouver en bibliothèque.

Bon si je passe sur les descriptions institutionnelles peut être un peu trop prononcées, le message est plutôt intéressant. Ça donne des récits avec un contenu plutôt conséquent.

L’Homéocratie est un moyen pour Ayerdhal de pointer du doigt les défauts des institutions qui gouvernent imparfaitement et aussi inefficacement nos vies, que ce soit au niveau national ou à un niveau supra-national. Il aborde aussi la question de la colonisation et des possibles formes de résistance à celles-ci.

Ces deux récits ne sont pas forcément le meilleur moyen pour aborder le monde d’Ayerdhal mais ils permettent d’avoir une première vision des thèmes chers à Ayerdhal.

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L’oeil du calamar, Gilles Warembourg

L'oeil du calamarTitre : L’œil du calamar

Auteur : Gilles Warembourg

Editeur : Editions Atria

Année : 2008

289 pages

L’histoire : En février 2014, un baleinier pèche un calamar gigantesque. Un peu plus tard l’équipage va développer une fièvre bénigne. Plusieurs années plus tard, l’OMS se rend compte qu’il y a une baisse de la fertilité chez les femmes et que la population mondiale est en train de décroître. Vers 2100 alors que l’humanité est en train de disparaître, un scientifique décide de se pencher sur les causes qui ont amené l’humanité à s’éteindre.

Ce que j’en pense : L’oeil du calamar a beau avoir un titre qu’une certaine peut trouver farfelu, c’est en tout cas un roman d’anticipation très pertinent.

Il aborde la question de la vie de l’humanité, que ce soit d’une manière ou d’une autre, elle est vouée à disparaitre. Comment pourrait-elle gérer cette évolution?

Le récit se fait par le biais de coupures de presse et d’extraits de compte-rendus de réunions ou de conférence, ce qui permet d’être plus immergé dans cette réalité anticipée.

A côté de la restitution des événements, il y a l’histoire de Stone, enfant né de parents inconnus, un des derniers enfants à être nés. Il recherche les causes du déclin de l’humanité mais il se demande aussi comment il va s’en sortir. Tout le long  du roman on se demande où il a se retrouver.

Warembourg a tout de même une vision très pessimiste de l’humanité et de la prise de conscience de se problèmes.

C’est le deuxième roman des Editions Atria que je lis et je ne regrette pas d’avoir découvert cet éditeur car jusqu’à maintenant j’ai pu lire des romans de SF ou d’anticipation plutôt ardus, très documentés mais très intéressants.

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Jerry Spring, tome 5 : La passe des Indiens

jerry spring 5Titre : Jerry Spring, tome 5 : La passe des indiens

Auteur : Jijé

Editeur : Dupuis

Année : 1957

L’histoire : Jerry Spring et Pancho découvrent une caravane attaquée par des Indiens. Mais cela leur parait étrange car la tribu du coin a enterré la hache de guerre depuis longtemps. En ville les esprits s’échauffent et les gens sont prêts à en découdre avec les Peaux-Rouges.

L’histoire : Je continue ma redécouverte des aventures du cow-boy Jerry Spring. Pour une BD contemporaine des grands westerns il est étonnant de voir quelle humanité il peut y avoir dans le comportement de Jerry Spring. Pour lui les Indiens ne sont pas des êtres qu’il faut à tout prix spolier ou éliminer. C’est un cow-boy avec un grand esprit de tolérance que ce soit dans ses rapports avec les Indiens ou avec son comparse Pancho.

Donc d’un album à l’autre il n’y a pas forcément grand chose à dire de plus. C’est toujours agréable de retrouver le dessin dynamique de Jijé, dessin qui prend toujours de plus en plus de force.

Fugitif de l’espace, Peter Randa

fugitif de l'espaceTitre : Fugitif de l’espace

Auteur : Peter Randa

Editeur : Fleuve Noir

Année : 1962

145 pages

L’histoire : Helver a été envoyé dans l’espace pour découvrir un monde à coloniser. N’acceptant pas cette destinée il a reprogrammé ses machines en allant à l’encontre des ordres de sa hiérarchie. Poursuivi par des collègues lobotomisés, il arrive sur une planète où une entité attire tous les êtres vivants grâce à de puissants pouvoirs psychiques.

Ce que j’en pense : Fugitif de l’espace a un format assez court pour un roman, moins de 150 pages.

Donc il n’y a pas beaucoup de superflu, pas beaucoup de description du physique des personnages ou des caractéristiques de la planète où se déroule l’action.

Beaucoup de personnages sont impliqués autour d’un personnage principal faisant figure de rebelle. Ceux-ci sont assez communs et presque identiques.

Helver, le personnage principal, qui raconte son aventure, est très pessimiste sur le système qui l’a engendré mais il fait preuve de beaucoup d’humanité lorsqu’il décide de sauver ceux qui étaient envoyés pour le tuer. Helver est un personnage qui incarne une résistance à l’ordre établi mais il rentre assez vite dans le cadre du héros que l’on peut retrouver dans les romans d’anticipation des années 60.

L’entité à laquelle il s’oppose est assez étrange. Elle n’a pas de forme définie, pas d’intelligence propre, elle ne fait qu’absorber tous les êtres qui se trouvent à sa portée. Quand elle se retrouve dotée de la parole par l’absorption d’un être humain, on découvre qu’elle veut conquérir le monde. Et elle fera cela en en créant une race hybride bien plus développée que l’être humain.

Le roman se finit sur un combat presque vain car la créature n’est pas détruite et l’affrontement se poursuit dans un roman écrit deux ans plus tard.

En résumé c’est un roman de SF qui se lit très vite mais qui manque sérieusement de consistance.

Sans titre

Feu de Glace, Nicci French

feu de glaceTitre : Feu de Glace (Killing Me Softly)

Auteur : Nicci French

Editeur : France Loisirs

Année : [1999] 2000

339 pages

L’histoire : Alice Loudon mène une vie sans accroc. Sa vie de couple avec Jake se passe sans souci. Mais un jour, alors qu’elle sort du boulot, elle croise un inconnu et ça va être le coup de foudre. Elle va quitter Jake, se marier presque immédiatement avec Adam. A partir de ce moment-là elle va chercher à mieux connaitre Adam mais sa volonté de tout savoir va virer à l’obsession.

Ce que j’en pense : Feu de Glace est le troisième roman de Nicci French que je lis, des habitués du thriller psychologique.

A ma grande surprise, le roman commence comme un Harlequin. Une jolie fille qui mène une vie bien rangée, qui a le coup de foudre pour un bel inconnu. Mais rapidement on se rend compte qu’Adam n’est pas très net, qu’elle devrait se méfier.

Bien sûr Alice n’a pas une attitude honnête car elle n’arrête pas d’afficher son amour et son bonheur d’être avec Adam. Mais d’un autre côté elle n’hésite pas à fouiller dans le passé d’Adam pour déterrer des choses pas très reluisantes.

Elle est prise entre une curiosité maladive et une soumission acceptée à Adam. Elle devient un objet sexuel plus que consentant. La violence d’Adam est croissante et récurrente mais à aucun moment Alice ne se rebiffe. Ce n’est qu’en découvrant certaines choses que son attitude va changer.

C’est un peu dur de comprendre comment elle pouvait accepter d’être maltraitée comme ça. Je pense qu’elle était dans un état d’esprit que l’on peut retrouver dans les cas de violences conjugales. En tous cas les ressorts ne sont pas assez explicites et je suis resté sur ma faim.

Par contre le suspense est plutôt bien fichu. Alice devient la femme qui détient une vérité, qui n’a pas de preuves et que personne n’a envie de croire . Comment va-t-elle faire? Voilà la question qui tient le roman à partir d’un certain moment.

Ce n’est peut être pas le meilleur roman que j’ai pu lire de Nicci French parce qu’il manquait des éléments de psychologie qui auraient pu donner un plus au roman. Mais il y a toujours cette ambiance poisseuse de mystère habituelle des romans de Nicci French.

Schroder, Amity Gaige

schroderTitre : Schroder

Auteur : Amity Gaige

Editeur : Belfond

Année : [2013] 2014

342 pages

L’histoire : Erik Schroder est en instance de divorce mais la séparation se passe très mal. Un jour alors qu’il a la garde de sa fille il décide de prolonger le moment qu’il a avec sa fille en prenant la route.

Ce que j’en pense : Schroder est un roman qui aborde le thème du divorce. Il prend la forme d’une lettre écrite par Erik Schroder pour expliquer à sa femme son geste.

Le personnage de Schroder m’est apparu assez inconséquent et très bavard. Je peux tout à fait comprendre son comportement car un divorce peut vite devenir une guerre avec les enfants comme enjeu. Le problème c’est qu’on dirait que la vie passée de Schroder conditionne ses actes d’une manière presque inéluctable.

Bizarrement on dirait que personne ne l’aime. Pendant une grande partie du roman il est en compagnie de sa fille mais elle a rarement un geste ou un mouvement d’amour, elle n’a pas a une attitude qui pourrait laisser penser qu’elle est contente d’être avec lui.

Au delà du thème du divorce, l’histoire questionne sur le fait d’être parents car cela peut transformer une personnalité.

Dans l’ensemble c’est un roman où j’ai attendu qu’il se passe quelque chose, c’est une histoire un peu vaine un peu comme la tentative de Schroder.

masse_critique

Jour J, tome 5 : Qui a tué le Président ?

jour j 5Titre : Jour J, tome 5 : Qui a tué le Président ?

Scénario : Jean-Pierre Pécau et Fred Duval

Dessin : Colin Wilson

Editeur : Delcourt

Année : 2011

L’histoire : Washington, 1965. Le Président réélu inaugure son second mandat par une offensive terrestre déterminante sur le nord Vietnam communiste. Tandis qu’en Amérique, la contestation grandi et que le pays sombre lentement dans la dictature, French, un engagé volontaire au Vietnam, abat un officier supérieur. Le 22 novembre 1973, il est à Dallas, dans les toilettes d’un bar. Il y récupère un fusil à lunette…

Ce que j’en pense : Ici les auteurs réinventent l’assassinat de Dallas en 1963. Il n’y a pas vraiment de suspense parce que tout n’est pas remis en cause. Ils se tournent plutôt sur les motivations d’un tel acte dans le contexte proposé. Le récit fait des flashbacks au Viet Nam pour raconter le cheminement de French, pour expliquer comment il va devenir un psychopathe,  c’est peut être nécessaire mais ça éloigne la BD de son propos principal.

La fin se tourne vers une fin comme on pouvait en voir dans certains films. Avec une telle fin j’ai trouvé que l’on s’éloignait de l’uchronie. Ce cinquième tome n’est pas le plus réussi de la série à mes yeux.