Le Cercle, Bernard Minier

le cercleTitre : Le Cercle

Auteur : Bernard Minier

Editeur : Pocket

Année : [2012] 2013

784 pages

L’histoire : Sur un campus universitaire du Sud-Ouest, une professeure de lettres est retrouvée ligotée et noyée. Alors que le principal suspect est le fils d’une ancienne maitresse du commandant Servaz, celui-ci se voit confier l’enquête.

Ce que j’en pense : Voici la suite des enquêtes du commandant Servaz et encore un énorme pavé. On frôle tout de même les huit cents pages en format poche.

On se retrouve dans le cadre d’un campus universitaire à l’anglaise en plein Sud-Ouest. Ce n’est pas comme un asile psychiatrique en pleine montagne mais se retrouver avec des étudiants issus de milieux aisés assez imbus de leur personne ne met pas forcément en confiance. Je repense au Maitre des Illusions de Donna Tartt.

Servaz va se retrouver dans une ville où il a du tourner une page douloureuse de son passé. Il va retrouver une ancienne maitresse dont il toujours amoureux et un ami qui est devenu professeur dans l’université où ils ont étudié ensemble. L’enquête va faire ressortir des morceaux du passé et mettre au jour une vérité pas forcément belle à voir.

La fille de Servaz, Margot, étudie là où a eu lieu le meurtre. Sa présence va permettre de lui donner un rôle pas trop nunuche et aussi conforter l’importance qu’elle peut avoir dans la stabilité de Servaz.

Au dessus des protagonistes plane l’ombre de Julian Hirntman. Plusieurs fois on se pose des questions sur son implication dans l’histoire. Est-il celui qu’on cherche ? S’est-il définitivement planqué ? Sa présence esquissée par touches le fait apparaitre comme une sorte de double maléfique et néanmoins protecteur de Servaz.

Dans l’ensemble le roman m’a moins surpris que Glacé, l’intrigue m’a paru un peu plus convenue. Certains personnages se sont étoffés mais je regrette que les situations évoquées à la fin de Glacé ne soient pas réapparues dans Le Cercle.

Glacé, Bernard Minier

glaceTitre : Glacé

Auteur : Bernard Minier

Editeur : Pocket

Année : [2011] 2013

729 pages

L’histoire : Un cheval est retrouvé décapité et dépecé en haut du barrage d’une usine hydroélectrique. On retrouve sur les lieux l’ADN d’un tueur en série qui est enfermé dans une institution très sécurisée non loin de là. Le commandant Servaz est appelé en renfort sur l’enquête.

Ce que j’en pense : C’est l’été (enfin sur le calendrier) alors on se lance dans des thrillers qui sont de jolis pavé. Voilà un premier roman rondement mené. situer un thriller dans une région de montagne permet de créer une ambiance angoissante, pesante. Le climat et la topographie difficiles rendent facilement possible la création de cette atmosphère.

En plus du milieu, Bernard Minier ajoute une institution qui accueille les pires psychopathes d’Europe dont leurs pays d’origine ne peuvent (ou ne veulent plus s’occuper. On se retrouve avec quelque chose qui donne l’impression d’être un mélange du Silence des Agneaux et de Vol au dessus d’un nid de coucou. Le pire c’est que malgré la sécurisation ultra-poussée et la compétence a priori du personnel, on dirait que rien n’est maitrisé face à ce rassemblement d’esprits malades.

Le commandant Servaz est un personnage plutôt classique dans le cadre d’un roman policier. Ce sont les personnages qui l’entourent, en adéquation avec la société, qui lui montrent que par certains moments il est archaïque.

Le roman dans son ensemble est bien structuré. Alors qu’à un moment je croyais que l’on était tombé sur le tueur, l’enquête est repartie avec de nouvelles révélations. Pour bien sûr arriver à une fin qui va laisser planer une menace.