De la Terre à la Lune, Jules Verne

de la terre à la luneTitre : De la Terre à la Lune

Auteur : Jules Verne

Edition : Famot

Année : 1979

250 pages

Note : 2,5 /5

L’histoire : La guerre de Sécession vient de se terminer et des militaires, des ingénieurs réunis au sein du Gun -Club commencent a s’ennuyer ferme. Leur président a alors l’idée d’envoyer un obus sur la Lune. Ainsi va commencer une grande aventure scientifique, industrielle, humaine.

Ce que j’en pense : Il n’y a pas dire le roi de l’anticipation restera toujours Jules Verne. Avec De la Terre à la Lune, il envisage le voyage spatial. Les 150 premières pages pourraient êtres vues comme un mode d’emploi de la conquête spatiale. Ainsi sont vues les questions concernant le meilleur moment pour envoyer le projectile, de où l’envoyer (le choix doit se faire entre le Texas et la Floride, dans le roman comme dans la réalité c’est la Floride qui est choisie). Mais cela donne des passages techniques pas forcément très glamours, voire ennuyeux. Cela se débloque lorsqu’un Français propose d’habiter le vol. Les 100 dernières pages seront celles de la mise en place du vol habité qui se soldera par un raté.

Plus que dans tout autre roman de Jules Verne, on ressent l’américanophilie de l’auteur. Les Etats-Unis ont un peuple pour lequel il n’y a pas d’obstacle a la réalisation ce qu’il a décidé de faire.

Par contre je trouve dommage l’utilisation des pouces , pieds, lieues, miles comme unités de mesure plutôt que le système métrique. Celui-ci ne devait pas encore être bien établi mais ici ça ne permet pas de se faire une idée du gigantisme de l’entreprise.

A la relecture j’ai pu trouver ce roman de Verne très descriptif, où il se passe peu de choses. Je ne vais pas dire que je me suis embêté mais les descriptions peuvent vite devenir indigestes.

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Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes

427_des_fleurs_NLTitre : Des fleurs pour Algernon

Auteur : Daniel Keyes

Edition : Castor Poche Flammarion

Année : 1997

440 pages

Note : 3/5

L’histoire : Charlie Gordon est un simple d’esprit. Il travaille das une boulangerie où il fait toutes les taches ingrates, il suit des cours du soir pour pouvoir apprendre à lire et à écrire. Il se retrouve choisi par des scientifiques pour participer à une expérience qui permettra d’augmenter son intelligence. L’opération sur son cerveau est une réussite, son intelligence et ses capacités de raisonnement et de mémorisation prennent de l’ampleur. Mais ce qu’il croyait être un bienfait va le transformer en être qu’il va de moins en moins bien supporter.

Ce que j’en pense : Daniel Keyes part d’une idée simple : et si grâce à une intervention chirurgicale on réussissait à rendre plus intelligent une personne ?

De l’opération on ne saura pas grand chose, tout ce que l’on connaîtra ça sera l’évolution de l’intelligence de Charlie Gordon. Au début les comptes rendus rendus produits par Charlie sont bourrés de fautes d’orthographe et de syntaxe. Il « écrit » comme il parle. Puis les fautes vont se faire plus rares, ses raisonnements vont se faire plus incisifs. L’entourage de Charlie n’est pas au courant de son opération et a du mal à comprendre son évolution. Charlie comprend pourquoi il avait des « amis » qui aimaient se moquer de lui lorsqu’il était simplet, mais ceux-ci ne comprennent pas pourquoi Charlie n’est plus comme avant. L’accroissement de son intelligence leur fait même peur.

Plus il sera intelligent, plus il accumulera de connaissances, il va même dépasser les scientifiques qui l’ont « créé ». A partir de ce moment-là il va devenir condescendant, incompréhensif par rapport à ceux qui n’ont pas son niveau d’intelligence. Alors qu’il accroît ses capacités de compréhension il devient comme ceux qui se moquaient de lui lorsqu’il était simple d’esprit.

Beaucoup déclarent que Des fleurs pour Algernon est un classique, un incontournable de la SF. Moi je ne trouve pas, parler de SF c’est déjà un peu limite. Ensuite je trouve le contenu assez classique. La seule chose innovante que je peux retenir c’est l’évolution de la syntaxe avec l’intelligence de Charlie, cela permet de créer une proximité avec le narrateur.

D’autres avis chez Mr K., Miss Bouquinaix

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Toussaint Louverture, Jacques de Cauna

toussaint louvertureTitre : Toussaint Louverture – Le Grand Précurseur

Auteur : Jacques de Cauna

Editeur : Sud-Ouest

Annee : 2012

320 pages

Note : 3/5

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce livre dans le cadre de Masse critique organisé sur Babelio. J’ai beaucoup attendu avant de le recevoir, ce qui a peut être fait naître de grandes espérances, qui furent déçues lors de la lecture. Il y a longtemps j’avais déjà pu lire un livre sur Toussaint Louverture et j’avais trouve le personnage intéressant, c’est ce qui m’avait motivé à choisir cette biographie.

Donc de la déception à la lecture. J’ai trouve que le récit, très documenté (trop ? ), semblait s’adresser à un public de connaisseurs. Il m’a aussi semblé très inégal, le style de l’introduction et de la conclusion était intéressant, c’est ce que j’aurais voulu avoir pendant 300 pages. Entre les deux il y avait un développement qui rentrait trop dans les détails, avec des énumérations fastidieuses et répétitives, qui ne permettait pas d’avoir une vue d’ensemble.

Dans l’introduction et dans la conclusion, on nous dit que Louverture a été un personnage clé pour l’indépendance d’Haïti, mais dans le développement je n’ai pas ressenti cette importance. Parce que il y a 150 pages sur l’essai de découvrir la vérité sur les origines de Louverture et sur son environnement familial et amical et ce qui peut être le plus important, l’action qui lui a valu le surnom de « Bonaparte noir » est expédiée.

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Les Rois des Etoiles, Edmond Hamilton

les rois des étoilesTitre : Les rois des Étoiles (The Star Kings)

Auteur : Edmond Hamilton

Editeur : J’ai lu

Annee : 1972

306 pages

Note : 4/5

L’histoire : John Gordon est un petit comptable de New York. Plusieurs nuits d’affilée, une voix tente de prendre contact avec lui. Quand il accepte de lui répondre, elle lui explique qu’elle vit dans vingt mille ans et qu’elle veut qu’ils échangent leurs corps. Gordon accepte et il se retrouve en 20 000 et des briquettes en plein milieu d’une guerre intersidérale entre un empire et un autocrate cynique.

Ce que j’en pense : Écrit en 1947, Les rois des Étoiles un space opera à l’ancienne, un peu fantasque. Le principe de l’échange des corps même aujourd’hui semble irréalisable et dans son genre me fait penser à la manière de John Carter de voyager vers Mars.

Rédigé juste après la Seconde guerre mondiale, dans un contexte où l’atome était l’arme absolue, Hamilton parsème ses combats de canons atomiques ou de fusils crachant des pastilles atomique faisant exploser les corps.

L’échange des corps et donc l’arrivée dans un autre monde pour Gordon permet de nombreux quiproquos créant des pointes d’humour. A côté de cet humour il y beaucoup de retournements de situations, des traîtres à chaque tournant de couloir.

Lorsque Gordon reprend possession de son corps, ses réflexions m’ont fait penser à la fin de L’Homme de Rio où Belmondo sort « Quelle aventure ».

Au final c’est un roman qui par des moments peut paraître un peu daté mais les rebondissements, les situations invraisemblables effacent cela et je ne me suis pas ennuyé un seul moment.

Féroces, Robert Goolrick

férocesTitre : Féroces

Auteur : Robert Goolrick

Éditeur : Anne Carriere

Année : 2010

254 pages

Note : 4/5

L’histoire : Les Goolrick sont une famille où on a l’habitude de faire des réceptions où l’on y boit cocktails sur cocktails, où l’on y lit The New Yorker. Mais cette famille n’a que l’apparence de la bonne famille, car il y au sein de la famille un secret qui ronge les relations entre les membres de celle-ci.

Ce que j’en pense : J’ai décidé de me lancer dans la lecture de Féroces après avoir lu des critiques enthousiastes sur le forum des Rats de Biblio-net.

Malgré ma volonté, j’en ai fait une lecture fractionnée car j’ai eu du mal à y rentrer. Je ne mets pas en cause le style, celui-ci est fluide et abordable.

Je pense que c’est plutôt l’histoire ou l’absence d’histoire structurée. Au début j’ai cru que le narrateur allait nous raconter l’histoire familiale. Celle d’une famille du Sud des Etats Unis qui essaye d’avoir une certaine classe en lisant The New Yorker, en organisant des coktails mais qui en y regardant de plus près possède de nombreuses failles. Alors ça commence avec une série de décès, le narrateur va nous raconter quelques éléments de la vie des personnes décédées puis va relater comment se sont déroulés les enterrements. Mais ça dévie rapidement sur les problèmes d’automutilation du narrateur, ce qui donne des passages très sanguinolents. On a de long en large la méthode, l’acharnement à cacher ses mutilations à son entourage et le plus glauque le plaisir de s’ouvrir les veines pour voir couler son sang.

 » Le sang était d’une couleur riche, plus rouge que je ne m’y attendais. La couleur était belle. Cramoisie. Comme le rouge a lèvres sombre et laque d’une belle femme. Dans la lumière, il miroitait. J’étais amoureux de mon sang. La peau de mon bras gauche était blanche, pure et laiteuse, de la neige qu’aucun pied n’avait foulée. La coupure s’élargit et je vis la chair sous ma propre peau.« 

Au cours du récit on sent qu’il y a une tension entre le narrateur et ses parents, mais la cause ne semble pas apparaître clairement. Jusqu’au moment où on arrive au chapitre qui commence par « Comment-ont ils fait pour continuer, sachant ce qu’ils savaient et chacun sachant que l’autre savait ». Le comment-ont ils fait est répété de nombreuses fois et cette répétition sous entend quelque chose de grave, de lourd. Comment-ont ils fait pour continuer a mener une vie normale?

Lorsqu’au début d’un chapitre j’ai lu  » La nuit du 6 septembre 1952, je me suis réveillé dans la pénombre éclairée par le clair de lune, dans une chaleur étouffante, et je me suis rendu compte que mon père était en train de me baiser. C’était un mois et deux jours après mon quatrième anniversaire« , j’ai compris qu’on atteignait le plus horrible du roman. Un tel acte permet de comprendre l’ensemble du récit précédant ce chapitre. Mais le pire est l’attitude de l’entourage, qui ne veut pas connaître de cet acte, qui ne veut pas reconnaître le narrateur comme une victime et lui fait payer toute sa vie durant cet acte comme s’il en était le responsable.

Chose que j’ai découverte après lecture : le récit est tout a fait réel, le livre est un moyen pour Goolrick d’exorciser cette douleur.

 D’autres avis chez Hélène, Clara et Liza Lou.

Challenge « Chef d’oeuvres de la Science-Fiction, du Fantastique et de la Fantasy »

Challenge lancé par Bulle de Neige, Challenge Chef d’oeuvres de la Science- Fiction, du Fantastique et de la Fantasy (SFFF).

Le but est de lire un certain nombre de livres parmi une liste de romans importants de la SFFF. La liste est assez fournie, près de 189 livres. J’en ai déjà lu une trentaine mais ça sera pour moi une bonne occasion pour découvrir de nouvelles choses ou relire des romans. Ce qui est bien avec ce challenge c’est qu’il est sans limite de temps.

Je crois que pour commencer je vais me lancer dans un Tolkien c’est-à-dire lire 1/10° ou plus des livres proposés dans chaque catégorie (9 ou plus en SF, 2 ou plus en fantastique, 7 ou plus en fantasy).

Certaines des chroniques peuvent se trouver sur le blog les Chroniques de Cachou et Chiwi. Sinon pour les romans qui restent à lire vous trouverez les chroniques sur ce blog.

Catégorie SF : 17/9 (catégorie complétée)

Keyes -Des fleurs pour Algernon

Verne – De la Terre à la Lune

Verne – Voyage au centre de la Terre

H.G. Wells – La guerre des mondes

H.G. Wells – La machine à remonter le temps

Barjavel – Ravage

Robinson – Mars la bleue

Attanasio – Radix

Silverberg – Les monades urbaines

Van Vogt – La faune de l’espace

Simak – Demain les chiens

Powers – Les puissances de l’invisible

Alastair Reynolds – L’espace de la révélation

Alastair Reynolds – La cité du gouffre

Alastair Reynolds – L’arche de la rédemption

Alastair Reynolds – Le Gouffre de l’absolution

Stefan Wul – Oms en série

Stanislas Lem – Solaris

Catégorie Fantastique : 3/2 (catégorie complétée)

Silverberg – L’oreille interne

Sturgeon – Les plus qu’humains

Matheson – L’homme qui rétrécit

Catégorie Fantasy : 10/7 (catégorie complétée)

Tolkien – La Communauté de l’Anneau

Tolkien – Les Deux tours

Tolkien – Le retour du roi

Aldiss – Le Printemps d’Helliconia

Tim Powers – Les voies d’Anubis

Miéville – Perdido Street Station tome 1

Miéville – Perdido Street Station tome 2

Moorcock – Elric des dragons

Moorcock – La forteresse de la perle

Moorcock – Le Navigateur sur les mers du destin

Moorcock – Elric le Nécromancien

 

Small World, Martin Suter

small worldTitre : Small World

Auteur : Martin Suter

Editeur : Christian Bourgeois

Année : 1998

358 pages

Note : 4/5

L’histoire : Conrad Lang, fils illégitime d’une servante et compagnon d’un fils de milliardaire dont il a partage la vie, se retrouve confronté à des pertes de mémoire. Très rapidement la maladie d’Alzheimer lui est diagnostiquée. L’évolution de sa maladie le fait se souvenir d’événements très lointains que certaines personnes ne veulent pas voir resurgir.

Ce que j’en pense : C’est en regardant Metropolis (encore une fois) que j’ai découvert Martin Suter, ancien publicitaire et ancien journaliste habitue des questions financières reconverti comme écrivain.

Alors je me suis lancé dans Small World. Small World c’est la description de la grande bourgeoisie suisse et du petit peuple. Mais au-delà de l’aspect sociologique, il y a la description de la maladie. Maladie contre laquelle on ne peut pas faire grand chose, qui avance comme un bulldozer.

A côté de l’aspect médical, il y a comme une intrigue policière. On se demande pourquoi la mère de son ami, matriarche gérant un empire industriel, veut le voir disparaître de la circulation. L’évolution de la maladie permet à Conrad d’avoir des flash-back qui construisent tout doucement l’intrigue et cela donne de l’intérêt.

Grand avantage de la fiction Conrad bénéficie d’un traitement qui pourrait ralentir les effets de la maladie, petit tour qui permet à Martin Suter de finir son roman dans un happy end.