Waylander, David Gemmell

waylanderTitre : Waylander

Auteur : David Gemell

Editeur : Bragelonne

Année : 2001

350 pages

L’histoire : Les armées vagrianes ont envahi le royaume drenaï. Waylander, un assassin, se voit confier la mission de retrouver une armure mythique qui permettrait de réunifier les drenaïs et de les mener vers la victoire.

Ce que j’en pense : Ayant déjà lu Légende du même auteur, je me suis dit qu’il serait judicieux de lire le cycle de Drenaï en respectant l’ordre des livres.

Waylander est un solitaire dans un monde en guerre. Il me fait penser à certains personnages de western : une moralité quasi-absente, un passé qui a brisé le bonhomme, l’existence par moment de remords ce qui fait qu’il a du mal à se positionner entre le bien et le mal.

Autour de la quête de Waylander gravitent beaucoup de personnages, peut être un peu trop à mon goût. . Ce qui fait que par moment je ne voyais pas trop  pourquoi Waylander était le titre du roman. Alors on se retrouve avec des batailles héroïques pour la prise d’une forteresse, il y a des traitrises, des morts de héros, de la résistance désespérée.

Ce roman permet de poser les bases d’éléments que l’on va retrouver dans les romans du cycle, comme la création des Trente. Les Trente sont un ordre de prêtres-guerriers qui livrent leur combat dans le monde des rêves. Mais les conditions de la création de l’ordre m’ont laissé un peu perplexe. J’ai trouvé un peu trop simple l’évolution de Dardalion qui passe du statut de prêtre innocent et naïf à celui d’un homme prêt à tuer son prochain et à recruter des sbires pour mener son combat.

Mais je ne vais pas être trop négatif, j’ai apprécié le roman car il y a là de la vraie Heroic fantasy distrayante. Gemmell réussit à nous immerger dans son monde sans faire trop de descriptions, il laisse une part plus importante à l’action.

litt ima 3ed52 semaines

Idée 34 : une arbalète

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Légende, David Gemmell

Titre : Légende (Legend)

Auteur : David Gemmell

Editeur : Bragelonne

Année : [1984] 2010

355 pages

Note : 16/20

L’histoire : Ulric, roi-général des Nadirs, menace l’Empire Drenaï. Son armée forte de cinq cents mile guerriers va arriver face à Dros Delnoch, forteresse à la frontière drenaï. Sa garnison de dix mille hommes composée en majorité de paysans semble bien faible pour s’opposer à la gigantesque armée nadire. Le Comte Delmar, chef de la garnison, fait appel à un de ses anciens amis, Druss le Capitaine à la Hache pour venir l’aider à défendre Dros Delnoch.

Ce que j’en pense : Légende n’est ni plus ni moins qu’une version Heroic Fantasy de la bataille des Thermopyles. Mais attention je n’ai pas dit que ça ne valait pas le coup. Au contraire j’ai apprécié . Il y  a bien sûr la classique histoire d’amour entre un homme qui devient un héros malgré lui et par amour, et la femme élevée comme une guerrière et qui a du mal à faire part de ses sentiments. Il y a le chef de la garnison que personne n’aime mais qui en s’entrainant avec ses hommes arrive à se faire apprécier d’eux. Il y a le grand méchant, impitoyable avec ses ennemis lorsqu’ils le forcent à combattre mais malin pour savoir réunir de nombreuses tribus sous un même étendard.

Mais le plus important, le plus intéressant est Druss la légende. Celui qui n’a jamais perdu un combat, celui qui a manié Snaga sa hache pendant quarante années. Celui qui est un vieillard usé et qui profite de cette bataille pour défier la Mort de venir le chercher. Parce que même si c’est une brute qui aura massacré toute sa vie, c’est un homme qui va utiliser l’aura de son image pour redonner du courage à une forteresse. Il le fera même s’il doit bousiller son genou, son épaule, son dos déjà mal en point, même s’il doit perdre la vie.

Tous les personnages vont faire une défense désespérée de la forteresse, beaucoup vont mourir avec courage mais c’est avec tristesse que je les ai vus disparaitre. Car même si certains personnages sont peu développés je m’y suis vite attaché.

Certains trouveront peut être un peu court ce roman de fantasy qui ne fait pas partie d’un cycle de quinze romans mais j’ai apprécié.

Dans le texte : « Un homme a besoin de beaucoup de choses pour supporter la vie. Une bonne épouse. des fis et des filles. Des camarades. De la chaleur. De la nourriture et un abri. Mais par dessus tout, il a besoin de savoir qu’il est un homme.

Et qu’est ce qu’un homme? C’est quelqu’un qui se relève quand la vie l’a flanqué par terre . C’est quelqu’un qui lève le poing vers le ciel quand une tempête a ruiné ses récoltes – et replante de nouveau. Et encore. Un homme n’est jamais complètement brisé par les méchants coups du sort.

Peut être que cet homme ne sera jamais un vainqueur. Mais quand il se voit dans un miroir, il peut être fier de ce qu’il voit. Il peut être tout en bas de l’échelle sociale : un paysan, un serf ou déshérité. Mais il est invincible.«