Conan le guerrier, Robert E. Howard

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Ce que j’en pense : Ce recueil ne contient que trois nouvelles bien sûr remaniées. Deux d’entre elles se trouvaient dans le recueil Milady édité à l’occasion de la sortie du film en 2011.

Les clous rouges et Au delà de la rivière sont les deux plus intéressantes. Elles montrent l’intérêt de Howard pour l’histoire américaine. pour la première on se retrouve dans un conflit entre deux tribus dans une ambiance amérindienne, pour la deuxième on retrouve l’idée de la frontière entre la civilisation et la barbarie, avec les pionniers qui doivent faire des sacrifices pour pouvoir vivre.

Les joyaux de Gwahlur est presque ridicule. J’ai eu l’impression que Conan cumulait de nombreux défauts notamment celui de la cupidité. Cette nouvelle intercalée entre les deux était très dispensable. Mais je me rends compte que ces nouvelles publiées comme elles sont, sont bien en dessous de celles traduites pat Louinet. Des fois je me demande même si ça vaut le coup de continuer à lire ces livres-là.

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House of Cards, Michael Dobbs

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L’histoire : Grande – Bretagne, fin des années 80. Le Premier Ministre Collingridge, à l’issue des législatives, est reconduit avec une faible majorité. Francis Urhquart, membre de sa majorité lui propose un remaniement qu’il refuse. Urhquart va alors se lancer dans une op&ration de décrédibilisation de Collingridge pour pouvoir prendre sa place.

Ce que j’en pense : House of Cards, je pense que tout le monde en a entendu parler avec la sortie de la série télé avec Kevin Spacey (j’avoue que je ne m’y suis pas encore mis). Même si ça se passe dans le milieu politique anglais, avec ses particularités culturelles et constitutionnelles, le lecteur français entre facilement dans le roman.

Ce qui est le plus difficile est la phrase introductive où les personnages apparaissent un par un à chaque chapitre. Une fois que tous les personnages sont présentés, j’ai suivi avec délectation la mise en place de la machination d’Urhquart. Dès le début on sait quel chemin va prendre l’intrigue. Urhquart n’a pas beaucoup de difficultés pour mettre ses pièges et ses victimes tombent allègrement dedans. Il y a peut être la jeune et jolie journaliste qui réfléchit un peu et qui semble pas loin de découvrir la vérité mais elle ne fait pas le poids face au machiavélique Urhquart.

Ce qui marque le plus dans  ce roman c’est la tonalité empreinte de cynisme. A chaque début de chapitre il y a une petite phrase, souvent très juste, sur la politique. Lire ce roman pendant que  la campagne pour la primaire de la droite faisait rage permet de relativiser l’importance que l’on donne trop souvent à la chose politique. C’est romancé mais je trouve que cela résume bien la mentalité du corps politique, corps dont on devrait attendre moins de chose car ils connaissent bien les intérêts qu’ils doivent défendre.

Marie Stuart, Stefan Zweig

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L’histoire : Marie Stuart, héritière du trône d’Écosse est marié à François II, roi de France alors qu’elle est encore une enfant. Lorsque celui-ci meurt elle repart en Écosse et cherche à affirmer l’autorité de la Couronne écossaise. Mais les envies personnelles de Marie sont difficilement conciliables avec les besoins de la royauté. Et elle doit faire face à l’opposition de sa cousine et grande ennemie, Elisabeth 1 d’Angleterre.

Ce que j’en pense : Il est peut-être un peu superflu de faire l’histoire d’une biographie. Mais comme avec Balzac, Stefan Zweig fait de la biographie de la personnalité choisie un véritable roman. Ou bien il choisit des personnages dont la vie se prête bien à cet exercice.

Car Marie Stuart a eu une vie intéressante. A chaque grand moment de sa vie, elle s’est retrouvée en opposition avec les valeurs de son époque. Mariée très jeune à un roi qui est aussi mort jeune, elle s’est habituée très tôt aux fastes de la couronne. Toute sa vie elle va chercher à redonner de la vigueur au royaume d’Écosse mais ça sera toujours en complotant contre la reine d’Angleterre. Sa vie privée aura aussi une grande influence sur le personnage qui restera dans l’histoire. Marie Stuart n’est pas la femme d’un seul homme. Quand sa vie se finit, on se rend compte qu’elle n’aura jamais choisi le bon : l’un est un mal dégrossi qui cachait bien son jeu et qui finit assassiné dans l’explosion de la maison où il avait été exilé, l’autre est l’homme qu’elle aurait dû connaitre dès le début mais qui se retourne contre elle pour l’amener à l’échafaud.. Car à trop vouloir l’impossible et à s’opposer à Elisabeth, les nobles écossais finissent par l’amener à la décapitation. Zweig a réalisé un travail d’enquête approfondi sur le complot qui a condamné Marie Stuart. Par contre c’est peut-être sexiste de considérer qu’elle s’est laissé guider dans ses décisions par la passion. L’influence de l’époque sûrement. Après les personnages masculins sont bien chargés notamment son deuxième mari . Décrit comme il est, il donnerait sûrement envie à n’importe quelle femme.

C’est une biographie dans laquelle j’ai eu plutôt du mal à rentrer. Peut-être le temps de se réhabituer à un style et à une traduction un peu vieillots. Mais une fois que l’on est dedans , on redécouvre l’Histoire en suivant la destinée d’un personnage marquant.

Le Marteau de Thor, Stéphane Przybylski

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L’histoire : La mission confiée à Saxhauser en plein désert irakien a été un échec. Celui-ci est porté disparu au large de Madère et ce qu’il a découvert est tombé aux mains des Anglais. Himmler refuse d’être ridiculisé de la sorte, il lance une opération afin de récupérer les découvertes de Saxhauser, découvertes qui pourraient permettre d’assurer la suprématie de l’Allemagne nazie sur ses ennemis.

Ce que j’en pense : Le premier épisode des la Tétralogie des Origines était très enthousiasmant tant il partait dans de nombreux genres. C’était plutôt original.

En entamant la lecture de ce deuxième volet, je pensais retrouver ce qui m’avait plu . Étrangement Stéphane Przybylski laisse de côté Saxhauser alors que j’appréciais ce personnage qui n’est ni blanc ni noir. Bien sûr les fois où il apparait, on se doute que les extraterrestres ont envie de faire de lui quelque chose de particulier. Ici l’auteur se focalise sur l’opération de récupération du matériel surnommé le « Marteau de Thor ». Il introduit de nouveaux personnages du côté nazi avec une romance un peu particulière pour deux d’entre eux. Ils sont plutôt « borderline » notamment la Mata Hari qui cache très bien ses accointances nazies. LA CIA fait aussi son entrée dans le grand jeu. Mais ses membres restent en retrait et manipulent les autres participants au jeu pour pouvoir mieux profiter des résultats. Le problème c’est qu’au cours du récit il y a une multiplication des personnages et que la trame principale n’avance pas beaucoup.

On retrouve les mêmes éléments que dans le précédent volume mais je trouve dommage qu’à la fin du roman on n’en sache pas plus sur ce qui se trame.

Season One : SpiderMan

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L’histoire : Peter Parker est lycéen sans  beaucoup  d’amis.  Il  se  fait chahuter par  des plus forts  que  lui,  les filles  l’ignorent. Lors  de  la  visite  d’un  laboratoire,  il  se  fait  mordre par  une  araignée  mutante  dont  il  va  hériter des  capacités  surpuissantes.  Pour  aider  sa  famille,  il  va  participer à des  émissions télés  pour  se  faire  un  peu   d’argent. Un voyou qu’il avait laissé filer tue  son  oncle. Ça  va  être  pour  lui  le  déclic  qui  va  le  transformer  en  super  héros.

Ce  que  j’en  pense : Je ne suis pas un grand fan de Spider-Man, peut-être à cause des adaptations ciné avec Tobey Maguire qui ont rendu le personnage un peu trop niais. Ça a été mieux avec le reboot qui a été fait quelques années plus tard. Ici l’objectif de la série Season One est de reprendre les origines de super-héros classiques avec un dessin plus jeune afin d’attirer les nouvelles générations et rassurer les anciennes en ne dénaturant pas les bases.

Le dessin est sympa, il donne du peps à un personnage qui commence à accumuler les années. Mais le problème c’est que le début des aventures de SpiderMan on les connait par cœur : le souffre-douleur, la morsure de l’araignée mutante, la mort de son oncle, la haine, la haine Jonah Jameson. Ça se laisse lire mais d’un autre côté on est dans une zone de confort (pas de surprise), ça manque un peu d’originalité.

 

Bienvenue à Night Vale, Jospeh Fink et Jeffrey Cranor

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L’histoire : Night Vale est une ville en plein milieu du désert. On peut y croiser des anges, des spectres, des extraterrestres. C’est une ville où il ne fait pas bon de croiser certaines créatures, où la police n’est pas si secrète…

Ce que j’en pense : Bienvenue à Night Vale est à l’origine un podcast où l’atmosphère serait étrange, le sens serait loufoque. C’est un podcast inconnu pour moi mais voyant la référence sur la couverture du livre, j’aurai dû me méfier.

Ce livre est inclassable, il part dans tous les sens. Certains vont l’apprécier car il décrirait notre société par le biais de l’absurdité et du farfelu. Je reconnais qu’à de rares moments j’ai pu saisir quelques idées intéressantes. Mais ce qui est usant tout le long du roman c’est d’avoir tout le temps droit à l’incohérence. C’est fatigant d’essayer de retrouver un sens à ce qui est dit. A la fin ça finit par prendre forme mai s c’est décevant car je me suis dit « tout ça pour ça ? « . Faire un roman sur la recherche d’un père et sur la question de l’éducation ça me parait plutôt léger.

S’il y avait eu le même style, le même humour qu’H2G2, j’aurai adhéré. Mais là l’humour était noyé sous un flot d’absurdités, certaines fois le comique de répétition est utilisé mais ça ne marche que dans les films.

Bienvenue à Night Vale est un roman dont on a tendance un peu trop à en faire un plat, cela aurait dû rester un podcast car la transcription à l’écrit rend la lecture laborieuse.

Bilan de novembre

Ce mois-ci est un mois en demie-teinte. Même si j’ai lu des romans qui m’ont plu, j’ai eu la sensation de prendre beaucoup de temps pour les lire. Et il fallait alterner avec des lectures plus légères, plus rapides pour ne pas avoir l’impression de faire du surplace.

Dans le cadre d’une Masse Critique j’ai reçu Latium de Romain Lucazeau. Je dois reconnaître que c’est un livre que j’ai apprécié tenir en main, la belle couverture de Manchu joue pour beaucoup. Mais je pense que j’ai entamé sa lecture au mauvais moment, une période où l’on est fatigué et où on a pas forcément envie de de lancer dans une lecture plutôt ardue. Au début j’ai eu la sensation de me retrouver dans un roman dans la même veine que La Justice de l’Ancillaire. Ce qui est déroutant c’est l’absence totale de personnages humains, il est alors difficile d’éprouver de l’empathie pour les personnages. Le roman est riche et complexe, faisant de nombreuses références à l’histoire latine et grecque, au théâtre des mêmes époques. Mais c’est un roman que j’ai arrêté de lire car il n’était pas fait pour moi dans la période actuelle.

Pendant ce mois je n’ai fait aucun achat que ce soit en papier ou en numérique. Ça me permet de ne pas faire augmenter la PAL avec une envie de lecture plutôt en berne. Pour les prochaines lectures je ne sais pas trop vers quoi je vais partir mais je vais privilégier l’entertainement, je pense.