Trolls et Légendes 2015

2946798802Ce week-end se tenait Tolls et Légendes à Mons. J’y suis allé hier et comme prévu, je n’étais pas tout seul. Mais une demie-heure pour pouvoir entrer, ça peut aller mais c’est moyen quand on a une prévente.

J’y ai vu une Elfe tailler une pipe à un faune monté sur échasses. Ah non tu lui remettais juste quelque chose à la ceinture. Autant pour moi.

J’y ai vu des assassins, des guerriers et des barbares qui croient être les rois du monde. Non ce n’est pas parce que tu fais une tête de plus que moi et que tu as trois épées en plastique que tu m’impressionnes.

J’y ai vu des gobelins courageux, pas facile de se balader parmi 10 000 personnes quand tout le monde te trouve laid, et un ogre en pagne sortir de la salle alors qu’il faisait à peine 7°, respect.

J’y ai vu un Harry Potter amoureux et niaiseux. Ce fut un plaisir d’être avec lui dans la file.

Vous l’aurez compris, ce qui marque quand on arrive à Trolls et Légendes ce sont les gens costumés. Et assez rapidement j’ai eu l’impression de ne pas être dans le trip de ces visiteurs.

Je suis venu à Mons principalement pour les écrivains de fantasy présents. Je savais qu’il m’aurait été impossible de me faire dédicacer tous les livres que je voulais.

Tout d’abord une petite dédicace pour le Guide de l’uchronie, acheté à Paris. Ça m’a fait un peu bizarre de rencontrer en chair et en os Lhisbei.

J’ai enfin acquis Manesh de Stefan Platteau, depuis le temps que j’hésitais à l’acheter.

mons2Ensuite j’ai acheté l’intégrale des Lames du Cardinal rapidement dédicacée par Pierre Pevel. Ouep je n’ai pas l’attrait d’une Elfe blonde en corset et jupe très mini. Puis je suis fait dédicacé La Voix de l’empereur où là il a été plus facile d’échanger quelques propos avec Nabil Ouali.

mons1Quand je vois la qualité des livres de Platteau et de Ouali en tant qu’objets (couverture cartonnée, papier épais), je trouve cheap les livres publiés par Bragelonne pour un prix équivalent. Il faut vraiment que j’arrête de faire la mauvaise langue.

Il y avait du monde, vraiment beaucoup de monde, voire trop. Pour pouvoir accéder aux stands d’artisans ou d’illustrateurs, il fallait jouer au bulldozer et puis savoir garder sa place. Tu viens pour passer un moment sympa et tu as l’impression de te retrouver dans le métro parisien. Alors j’y suis allé une fois, je ne crois pas que dans deux ans j’y retournerai même si je suis encore dans la région.

Un éclat de givre, Estelle Faye

un eclat de givreTitre : Un éclat de givre

Auteur : Estelle Faye

Editeur : Les Moutons Electriques

Année : 2014

245 pages

L’histoire : Après un événement apocalyptique, la Terre est devenue stérile. L’humanité survivante s’est réfugiée dans quelques capitales dont Paris.

A Paris, ville surpeuplée dont les conditions de vie de la population sont proches de celle du Moyen-Âge, vit Chet, un jeune homme qui chante du jazz déguisé en femme. Un jour il se voit proposer une mission plutôt bien payée mais il ne sait pas jusqu’où celle-ci va l’entrainer.

Ce que j’en pense : J’ai choisi ce roman à la bibliothèque en reconnaissant le format particulier des Moutons électriques. Plusieurs fois j’avais pu entendre du bien de leurs choix éditoriaux.

Estelle Faye nous plonge dans un Paris surpeuplé divisé en secteurs gérés par des communautés. Chaque communauté a sa particularité et Chet, personnage caméléon, va se balader (avec plus ou moins de réussite) dans ces communautés.

L’auteure ne s’intéresse pas plus que ça à la géopolitique conséquence du cataclysme. On apprend tardivement ce qui est arrivé à la Terre.

Son attention est portée sur Chet, jeune gars qui craque sur les garçons comme sur les filles, qui a les connexions nécessaires dans chaque communauté pour pouvoir réaliser sa mission. Le lecteur va le suivre dans Paris et ainsi découvrir cette ville transformée. La mission va aussi permettre à Chet de redécouvrir la ville et d’apprendre qui sont ses vrais amis.

En soi l’histoire que nous raconte Estelle Faye n’est pas si originale que ça. Ce qui marque c’est la description de ce monde post-apocalyptique et de ses survivants. Malgré la gravité de la situation j’ai eu la sensation que l’ambiance était indolente, comme si tout cela n’était pas si grave.

litt ima 3ed52 semaines

Idée 75 : Un dôme