Caprices ? C’est fini !, Pierre Delye

caprices c'eset finiTitre : Caprices ? C’est fini !

Auteur : Pierre Delye

Editeur : Didier Jeunesse

Année : 2015

294 pages

L’histoire : Un roi a une fille au caractère très difficile. Il lui vient l’idée que la marier serait un moyen d’avoir la paix. Il lance un concours afin de lui trouver un mari. Jean, un jeune bucheron plein d’ingéniosité, va se présenter au concours pour faire plaisir à son père.

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce conte dans le cadre d’un Masse Critique Jeunesse. Pierre Delye, je le connais pour les albums pleins d’humour et de vocabulaire pour les enfants. Ici c’est son premier roman. Bien sûr on retrouve sa touche. Certaines situations et certains dialogues sont cocasses mais ne font que sourire. Sur presque 300 pages, certains éléments devenaient très vite répétitifs.

Comme c’est un conte il faut faire avec la morale de l’histoire : il faut aller au-delà des apparences. Bon 300 pages pour arriver à ce résultat-là ça fait un peu de trop.

Ce roman n’est pas désagréable à lire mais à vouloir en faire de trop il finit par manquer quelque chose.

Pas pleurer, Lydie Salvayre

pas pleurerTitre : Pas pleurer

Auteur : Lydie Salvayre

Editeur : Seuil

Année : 2014

278 pages

L’histoire : L’auteure profite du roman pour rapporter le récit de sa grand-mère au sujet de la guerre d’Espagne qu’elle a vécue.

Ce que j’en pense : La curiosité est un vilain défaut, dit-on régulièrement. Avant d’entamer la lecture de Pas pleurer j’aurais dû y repenser. Oui j’ai été curieux de voir ce que donnait ce roman. J’avais quand même pu lire que Pas pleurer avait été le choix du moins pire parmi la sélection des romans pour le Goncourt.

Le sujet, la guerre d’Espagne, est intéressant. Ce n’est pas un sujet que j’ai l’habitude de rencontrer en littérature. Par contre c’est sur le style et la structure du roman que j’ai buté. C’est simple , la première partie c’est un tiers d’espagnol, un tiers de français martyrisé et un tiers de français littéraire. Bien sûr cela est nécessaire pour faire vivre le personnage de Montse (la grand-mère). Ça donne quelque chose de vivant, de très oral, mais bon quand il y a trois ou quatre lignes en espagnol non traduites, merci pour ceux qui ont fait allemand LV2. Même si j’ai fait de l’espagnol c’était assez difficile question vocabulaire.

De plus Bernanos est invoqué assez régulièrement, notamment par le biais de citations où il dénonce l’horreur des exactions commises par les troupes de Franco. C’est un procédé répétitif et qui décrédibilise le récit. Comme s’il fallait l’appui de Bernanos aux dires de la grand-mère. Moi la grand-mère je ne demande qu’à la croire. Mais ajouter à ses propos des citations confirmatrices, ça crée le doute.

Au final, bien qu’abordant un thème douloureux, le récit, avec son style confus, a entrainé une lecture rébarbative et très forcée.

Roses à crédit, Elsa Triolet

ôAion¡A;½"&˜¿6mo4`Ï?R¼£öäèTitre : Roses à crédit

Auteur : Elsa Triolet

Editeur Folio

Année : [1959] 1980

313 pages

L’histoire : Martine est une jolie jeune fille qui vit dans un taudis misérable à soixante kilomètres de Paris. Elle est amoureuse de Daniel, un horticulteur qui ambitionne de créer une rose, et elle veut vivre une vie où elle aura tout ce qu’elle veut, quitte à ce ce soit à crédit.

Ce que j’en pense : De temps en temps cela fait du bien de lire autre chose que de la littérature de l’imaginaire et de se tourner vers de la littérature française. Remarque avec Elsa Triolet je ne prenais pas de risque car c’est un talent bien assis.

L’histoire de Martine est celle d’une fille qui cherche à tout prix remplir le vide de sa vie. Issue d’une famille miséreuse et manquant de tout, elle a la chance d’être adoptée par la coiffeuse du village qui va la lancer dans la vie. Martine est un personnage, qui au début, ne peut être que plaint. La description de sa famille et de leur « maison » frôle l’horreur même si cela a existé et existe encore. On ne peut que souhaiter qu’elle s’en sorte, qu’elle ne soit pas une victime du déterminisme social.

Elle va réussir à se trouver une situation professionnelle et un mari bien plus qu’amoureux. Mais le bonheur va être vite gâché avec les achats à crédit faits par Martine. Il lui faut des meubles, des vêtements, une voiture et cela à tout prix car cela lui permettra de se détacher d’une manière encore plus définitive de son milieu social d’origine. Avec les achats inconsidérés, Elsa Triolet en profite pour glisser une critique de la société de consommation des années soixante. Critique qui ne paraitrait pas si déplacée dans notre société actuelle.

Les achats à crédit ne sont pas sans conséquences sur la vie de Martine. Ils entrainent une fuite en avant. Il faut de nouveaux biens mais il faut de l’argent pour rembourser ceux déjà achetés. Alors on finit par détester cette Martine qui n’a pas su prendre en compte les avertissements de ceux qui l’aiment. et la fin, bien qu’on l’ait détestée, est glaçante, très dure.

Dans le texte : « Elle aurait pourtant depuis longtemps dû s’apercevoir que se rapports avec Daniel avaient un arrière-goût, elle aurait dû sentir l’odeur du gaz qui remplissait le petit appartement, la fuite qui un beau jour fait explosion… Le papier trouvé était l’étincelle qui la provoqua. « Honte sur nous! » hurlait Daniel, mais lorsqu’il se mit à parler à voix basse, il parut à Martine encore plus effrayant.

-Tu veux nous faire rendre l’âme pour des commodités, pour le confort ? Tu veux qu’on devienne les esclaves des choses, de la camelote? »

Demain la veille: Ou La joie d’avoir vécu, Jacques Olivier Durand

demain la veilleTitre : Demain la veille: Ou La joie d’avoir vécu

Auteur : Jacques Olivier Durand

Editeur : Au diable vauvert

Année : 2014

116 pages

L’histoire : Le narrateur apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable et ses jours sont comptés. Il se décide alors à remercier tout ce qui lui a plus dans sa vie.

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce court livre numérique dans le cadre d’un Masse Critique privilégié. Le thème est sûrement pas joyeux du tout. Le narrateur voir sa santé se dégrader et cela jusqu’à ce qu’il ne plus capable d’écrire. Heureusement cela arrive très tardivement.
Il prend plutôt bien l’annonce de sa mort prochaine. Cela pourrit-il arriver à d’autre personnes? J’ai un peu de mal à croire à un tel stoïcisme.
Pour remplir les derniers mois de sa vie, il va passer en revue tout ce qui a pu lui lui apporter quelque chose dans sa vie. Ça permet de découvrir un passionné de bonne nourriture, de vie simple. Mais le problème c’est qu’au bout de 80 pages, j’ai eu l’impression de me retrouver dans un catalogue. Surtout lorsqu’est faite l’énumération des œuvres théâtrales qui l’ont touché, là ça ne m’évoquait rien du tout.
Cet élément m’a laissé un sentiment un peu mitigé. Le roman aurait pu avoir un caractère universel de par son thème (la mort) mais en se focalisant sur des choses très personnelles le récit m’a fait me détacher de lui.

Dans le texte : « Il n’y a pas de rencontres sans intérêt, il n’y a qu’un intérêt qu’on ne sait pas leur accorder. »(page 24)

« Pour la première fois, il m’apparaissait que la vie n’est peut être pas ce qu’on a vécu mais plutôt ce dont on se souvient et la manière dont on se souvient. » (page 106)

Le cercle des femmes, Sophie Brocas

lecercle des femmesTitre : Le Cercle des femmes

Auteur : Sophie Brocas

Editeur : Julliard

Année : 2014

196 pages

L’histoire : L’arrière grand-mère de Lia décède. Alors que la famille débarrasse la maison, Lia découvre une lettre de celle-ci adressée à son arrière grand-ère qui devait être décédé depuis belle lurette. Ainsi elle va mettre au jour un secret qui a inconsciemment influencé les trois générations de femmes qui la précédent.

Ce que j’en pense : J’ai lu ce roman dans le cadre de l’opération « On vous lit tout, en partenariat avec Libfly et le Furet du Nord ».

Le cercle des femmes est une sorte de huis-clos entre trois générations de femmes qui ont été marquées par l’attitude de l’arrière grand-mère décédée. Plus par volonté de s’occuper pendant une période de deuil que par souci de vérité, Lia va chercher à comprendre le comportement des femmes qui la précèdent et de leur rapport aux hommes.

Car j’ai été particulièrement marqué par l’absence masculine dans ce roman. Les hommes sont absents ou bien représentés d’une bien piètre manière.

Lia en enquêtant sur le secret de son arrière grand-mère, va mettre sa grand-mère et sa mère face à leurs comportements, elles qui ont toujours agi de manière à se protéger des hommes, ce qui ne les a pas rendu forcément heureuses.

L’enquête de Lia lui sert d’initiation. Elle est un moyen pour elle de construire sa personnalité, sa vie afin d’être heureuse.

C’est un premier roman qui aborde des questions comme la passion, l’attachement pour la vie, la transmission entre le les générations mais qui à certains moments m’a mis mal à l’aise en tant qu’homme. En effet j’ai eu l’impression pendant de longs passages que tous les hommes étaient des salauds. Au cours du récit cela a été relativisé mais il restait toujours la première impression.

P.S.: J’ai lu ce roman sous sa forme électronique, j’ai constaté que de nombreux mots faisaient l’objet de coupures hasardeuses. Était-ce uniquement pour l’ebook ou ça sera aussi dans le livre papier ? En tout cas je trouve limite qu’il n’y ait pas eu de correction.

Terre des hommes, Antoine de Saint-Exupéry

terre des hommesTitre : Terre des hommes

Auteur : Antoine de Saint-Exupéry

Editeur : Le livre de poche

Année : [1939] 1963

243 pages

Ce que j’en pense : Avec Terre des hommes, nous sommes très loin de l’œuvre de fiction. Au contraire cette oeuvre sert Saint-Exupéry à poser quelques réflexions sur l’homme et l’humanité, sur le rapport de l’homme à la nature, sur l’utilité de l’action humaine pour l’humanité.

Dans ses pensées il fait preuve d’une grande tolérance à l’égard des autres hommes. La fraternité est un moteur de l’action humaine.

De par son métier, pilote de l’Aéropostale, Saint-Exupéry s’est retrouvé au contact d’hommes que certains qualifieraient de moins civilisés. Mais certaines circonstances lui ont permis de découvrir que ces hommes simples pouvaient avoir une grande humanité.

C’est un livre qui ne s’apprécie que s’il est lu par petits bouts car la pensée de Saint-Exupéry ne s’embarrasse pas du superflu. Sur une page presque tout est à retenir et point de départ pour une réflexion propre. Donc on peut assez rapidement se retrouver submergé par ce qui est dit.

Un animal doué de raison, Robert Merle

un animal doué de raisonTitre : Un animal doué de raison

Auteur : Robert Merle

Editeur : Folio

Année : [1967] 1985

505 pages

L’histoire : Le professeur Sevilla a entrepris de faire parler le langage des hommes à des dauphins. A partir du moment où il va réussir, sa réussite va faire l’objet de convoitises notamment de la part des services de renseignements américains. Alors qu’on lui a enlevé ses dauphins, une explosion atomique détruit un navire américain à proximité des côtes chinoises. Cela provoque un casus belli entre les Etats-Unis et la Chine qui sont  à deux doigts de déclencher la Troisième Guerre Mondiale.

Ce que j’en pense : Un animal doué de raison est un roman dense en idées, même touffu. Robert Merle aborde de nombreux thèmes mais ceux-ci sont disparates et ça donne un goût d’inachevé à l’ensemble du roman.

Il entame le roman sur la question de faire parler le langage humain à des dauphins, animaux qui auraient la capacité de l’utiliser en raison de leur intelligence. Alors on a droit à un cours sur le dauphin, c’est encyclopédique et même si c’est intégré au récit j’ai l’impression que ça prend le lecteur pour un neuneu. 

Ensuite le récit est très tributaire du contexte géopolitique contemporain. La Guerre Froide est bien présente et on a droit à une opposition entre l’Occident (les États-Unis) et l’Est (URSS et Chine). Par contre il y a une certaine acuité quant à la description de la réaction de la population face à la destruction du navire américain. Même s’il devait se baser sur ce qu’il pouvait y avoir eu avec Pearl Harbour, j’ai trouvé qu’il y avait  de grandes ressemblances avec les réactions post 11 septembre. Comme quoi une nation aura à peu près les mêmes réactions face à un tel événement, quelle que soit son évolution historique.

A côté des considérations zoologiques et anthropologiques, il y a les personnages, dont les historiettes amoureuses plombent le récit. On croirait que plutôt que de sauver le monde , ils pensent à leur bas-ventre. En plus, à part Sévilla et Arlette Lafeuille (avec un nom pareil on ne risque pas de la confondre), ils sont assez interchangeables. Ils sont tous grands, beaux et en bonne santé, et on des prénoms bateaux comme Bob ou Peter. Des fois je soupçonne Robert Merle de vouer un culte à l’Amérique, tant ses personnages américains sont parfaits et ne font pas l’objet de critique.

Heureusement qu’il y a Fa et Bi, les deux dauphins, qui apparaissent bien plus complexes que les humains et aussi plus humains.

Un animal doué de raison est un roman longuet, plombé par des luttes intestines entre services de renseignement et hommes politiques, par des histoires de cœur et qui laisse un peu rapidement de côté le rapport entre l’homme et l’animal et la question de la conscience de l’animal.

Des nouvelles du front, Nicolas Chaudun

des nouvelles du frontTitre : Des nouvelles du front

Auteur : Nicolas Chaudun

Editeur : Le Passage

Année : 2014

174 pages

  1. Chez Colette : Ugo, jeune chauffeur dans la Wehrmacht, est emmené dans un bordel parisien par un de ses camarades. Un groupe de résistants assassine les soldats présents. Ugo échappe au massacre grâce à une fille qui le cache. C’est une nouvelle qui nous replonge dans certains aspects de la Seconde Guerre Mondiale. Les personnages existent par la peur, la violence et le mensonge. C’est un peu dommage que la personnalité d’Ugo ne soit pas plus approfondie. Même si la reconstitution historique est immergente, la personnalité des personnages est traitée de manière trop objective.
  2. La Grande Peur : Odon, châtelain un peu parvenu, ouvre son château au public lors des Journées du Patrimoine. Mais la visite, sur un malentendu, va dégénérer et tourner au drame. C’est sûrement l’une des cinq nouvelles que j’ai le plus appréciée. Ici on retrouve la bêtise de la foule face à un homme qui ne comprendra pas ce qu’il lui arrive. Cette incompréhension va entrainer une culpabilité qu’il va devoir supporter tout le long de sa vie.
  3. Un ravissement : Un couple part faire du tourisme en Syrie alors que le pays est encore exsangue du conflit qui le ravage depuis plusieurs années. Cette nouvelle est la plus hermétique du recueil. On a droit à l’opposition entre deux personnalités : l’une très volontaire, trop présente même; tandis que l’autre est effacée, très indolente, qui disparait même mystérieusement à la fin de la nouvelle.
  4. Le festin des cordeliers : Le conservateur d’un musée de curiosités zoologiques part en vrille. Alors on lui adjoint un second mais la cohabitation va être difficile.  Cette nouvelle très longue par rapport aux autres m’a ennuyé. Les deux personnages principaux sont agaçants, ils prennent la tête à tout bout de champ, aucun des deux n’est attachant.
  5. Le courrier de Jasnières :Une femme découvre une lettre de son père où il relate les derniers évènements de sa vie.  Ici on se retrouve en pleine guerre civile, avec ses lettres fratricides, où celui que l’on croit être un ami peut se retourner contre soi. Pour moi, c’est l’une des nouvelles les plus réussies. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu quelque chose d’aussi touchant.

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Paulina 1880, Pierre Jean Jouve

paulina 1880Titre : Paulina 1880

Auteur : Pierre Jean Jouve

Editeur : Le Livre de poche

Année : [1925] 1964

253 pages

L’histoire : Paulina est une héritière d’une famille de notables italiens. Sous l’influence de sa mère, elle voue une dévotion frôlant la monomanie à Dieu. Un jour elle tombe amoureuse d’un comte déjà marié. Ils vont devenir amants mais Paulina va avoir du mal à concilier sa passion amoureuse et sa dévotion. Elle ne trouvera un équilibre qu’avec la réalisation d’un drame.

Ce que j’en pense : Le roman commence avec une description très précise de la chambre bleue, chambre de Paulina, description tellement précise qu’on serait cru dans une pièce de théâtre. Entrée en matière qui va vite contraster avec le reste du roman.

L’évolution de l’esprit, un peu malade, de Paulina va aller de paire avec le développement de chapitres souvent très courts, composés de phrases au sens décousu. Par le style utilisé, Jouve rend bien le comportement de Paulina qui se dirige vers la folie.

Cependant je dois avouer que le destin tragique de Paulina ne m’a pas beaucoup intéressé. J’ai du mal à trouver intéressant un personnage qui se tourne autant vers la religion, au point que ça dirige (mal) sa vie. Enfermée dans sa foi quasi-maladive, elle ne trouvera qu’un certain bonheur qu’en ayant gâché sa vie, qu’en ayant détruit ce qui pouvait la rendre heureuse.

C’est un roman qui ne m’a pas pris beaucoup de temps à lire mais heureusement qu’il n’était pas plus long parce que je m’y serais embêté.

Cosplay, Laurent Ladouari

cosplayTitre : Cosplay

Auteur : Laurent Ladouari

Editeur : HC Edition

Année : 2014

473 pages

L’histoire : Adamas, richissime homme d’affaire détesté de tous rachète une entreprise au bord de la faillite : 1T. Le même jour, Katie Dûma réussit à se faire embaucher par 1T. Comme l’ensemble des salariés elle est invitée à jouer au Cosplay, un jeu vidéo où chacun agit comme il le veut tout en restant anonyme. Pour certains, le Cosplay est un moyen pour Adamas de détruire 1T. D’autres vont voir que le jeu a un tout autre sens.

Ce que j’en pense : J’ai reçu ce roman dans le cadre d’un Masse Critique privilégié, roman qui doit sortir le 2 janvier 2014.

Il est un peu dur de réduire l’ensemble d’un roman à quelques lignes car ça ne serait pas lui rendre un grand honneur. C’est un roman plein d’idées, ça fourmille à chaque page. Le contexte politique et social est énigmatique, lorsque l’on avance on se retrouve dans un futur angoissant. Il y a eu la Commune, conflit dont on ne saura pas grand chose mais qui a entrainé la création d’un Mur séparant en deux parties la capitale : la Zone, populaire, et l’autre, lieu de pouvoir et de richesse.

Les personnages sont nombreux, faut savoir distinguer certains. Mais face aux personnages réels, il y a les personnages virtuels du Cosplay. Au début ils sont excessifs, prompts à la violence mais sous l’influence de certains, quelques uns vont révéler leurs qualités pour relever 1T. Car le Cosplay, en mettant l’anonymat en avant, permet une purification parmi le personnel et permet de garder les salariés motivés par autre chose que le salaire mirobolant qu’ils pourraient gagner. Le Cosplay est aussi un moyen pour remettre en cause les règles du capitalisme qui peut exister dans les entreprises. Il permet d’introduire une part de démocratie pouvant rebooster une entreprise moribonde.

Parce que voilà la réussite du Cosplay, réussir à faire une critique d’un capitalisme financier devenu dangereux, redonner un sens à un travail par le biais d’un procédé mettant en avant la liberté et l’anonymat (comme quoi l’anonymat n’est pas une chose maléfique comme certains pourraient le prétendre).

Dans l’ensemble ça donne un roman intéressant à lire, qui est un peu long à démarrer mais dès que l’on est plongé dans le Cosplay il est difficile d’en sortir.

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