Une chanson pour Lya, G.R.R. Martin

une chanson pour lya

Au matin tombe la brume : Spectremonde est une planète vivant au rythme de l’apparition et de la disparition de la brume. Au sein de cette brume vivraient des spectres. Un scientifique est prêt à tout pour trouver une explication rationnelle.

C’est la planète qui est au centre du récit, ses paysages sont magnifiquement décrits, son attraction sur les hommes est tout à fait crédible. Le problème est que j’en ai fait une lecture trop fractionnée pour pouvoir l’apprécier suffisamment.

Il y a solitude et solitude : Le régulateur d’un portail spatial attend avec impatience la relève qui n’arrive jamais. Cette attente le plonge doucement dans la folie.

C’est sûrement l’une des nouvelles les plus sombres, elle va chercher dans certains coins sombres de la tête d’un homme, là où on peut trouver la folie.

Pour une poignée de volutoines : Une planète n’est exploitée que pour les pierres précieuses qu’elle recèle. Les ouvriers manipulent des cadavres pour faire le gros des travaux. Mais ils vont se retrouver confrontés à la volonté d’un homme voulant mettre fin à la manipulation des cadavres.

On retrouve des éléments de la nouvelle « Retour aux sources » (Bifrost 67). Voilà une autre manière d’utiliser les morts, plutôt que de les laisser pourrir.

La sortie de San Breta : Dans un futur où les voitures sont devenues obsolètes, un fana d’automobiles sillonne les autoroutes. Un soir il percute une automobile. Il va se retrouver entrainé dans une étrange réalité.

On s’éloigne de la SF, on se retrouve dans du fantastique traditionnel: une voiture fantôme, un accident horrible. Quand je l’ai finie, je me suis dit que Stephen King aurait pu l’écrire.

Diaporama : Un jeune astronaute est engagé dans une quête de fonds pour un programme spatial. Mais quand il revisionne les images des lieux qu’il a vu, ça réveille la rancœur d’avoir été mis sur la touche.

La rancœur du jeune est bien retranscrite, on sent que ce qu’il présente en images ne représente pas du tout ce qu’il a pu voir. Il va se retrouver confronté à un médecin qui cherche aussi des fonds et va se poser la question de l’utilité de leur mission. Vaut-il mieux avoir des fonds pour la découverte de l’espace ou pour soigner les populations malades dans le monde ?

Le héros : Un soldat décide de prendre sa retraite mais sa hiérarchie ne semble pas encline à lui octroyer. Elle va essayer de le fléchr pour qu’il revienne sur sa décison. Bien sûr elle ne réussira pas et utilisera une solution qui lui permettra de garder la face.

Avec cette nouvelle, j’ai senti une légère pointe d’antimilitarisme. La hiérarchie militaire applique une solution tout à fait exécrable pour ne pas donner satisfaction au soldat. On sent tout le poids de l’institution sur un seul homme.

VSL : C’est la nouvelle du recueil qui ne m’a pas du tout intéressé. Elle est très ramassée, le sujet ( hyperespace et vitesse lumière) m’a paru trop obscur. Comme si un néophyte se retrouvait devant un ouvrage de vulgarisation mal rédigé.

L’éclaireur : Une créature vivant dans les profondeurs de la Terre part en éclaireur. Il découvre des êtres qui lui paraissent avoir des pouvoirs surnaturels. Comprenant qu’ils pourraient être un apport pour sa tribu, il va chercher à prendre contact avec eux.

Ici on se tourne vers le post-apo, avec les conséquences néfastes du nucléaires sur les organismes : mutations horrifiques, apparition de pouvoirs psychiques. Pendant un moment, on se demande si l’action se situe bien sur la Terre. Puis on se retrouve dans une nouvelle horrifique avec une fin qui nous fait tomber dans la folie.

Le run aux étoiles : Des aliens demandent à participer à un championnat de foot américain. Malgré un refus, ils finissent par être accepter au nom de la réconciliation. Mais avec leur participation, le championnat est complètement bouleversé.

Voilà une nouvelle intéressante par les questions posées : la réconciliation après une guerre peut-elle passer par le sport ? peut-on être prêt à voir gagner des gens qui n’ont jamais joué ? le sport doit il servir la politique ? Le seul problème de cette nouvelle c’est qu’il faut connaitre les règles du foot américain, assez rapidement j’ai été largué lors du déroulement des matchs.

Une chanson pour Lya : Deux êtres au pouvoir psi sont envoyés sur une planète pour enquêter sur l’étrange relation qu’ont les autochtones avec une sorte de divinité parasitaire.

Dernière nouvelle du recueil, je l’ai trouvé un poil trop long, pour moi elle manquait de percutant. Et cette idée d’un parasite qui soi-disant apporte le bonheur à son porteur était un peu déjà-vu.

Dans l’ensemble, c’est un très bon recueil de nouvelles. Même s’il y a régulièrement du space opera, quand Martin va vers d’autres genres c’est tout aussi efficace.

 

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