2084 – La fin du monde, Boualem Sansal

2084Titre : 2084 – La fin du monde

Auteur : Boualem Sansal

Editeur : Gallimard

Année : 2015

288 pages

L’histoire : A la suite d’une catastrophe apocalyptique est apparu l’Abistan, un immense empire dont le nom est tiré de celui du prophète Abi. Son système est basé sur l’amnésie et la soumission au dieu Yolah. Un puissant système policier permet d’assurer l’obéissance de la population. Ati va commencer à remettre en cause certaines croyances mais il va enter dans un monde dangereux.

Ce que j’en pense : A l’occasion de la rentrée littéraire, Price Minister a fait comme Babelio : proposer un roman contre une critique. 2084 de Boualem Sansal était celui qui me paraissait le plus intéressant. Depuis il a reçu le Grand Prix de l’Académie Française à défaut d’avoir obtenu le Prix Goncourt.

Avec 2084, Sansal nous entraine dans une dystopie particulièrement sombre. Une catastrophe nucléaire a permis l’émergence d’un empire assis sur la religion. Mais 2084 se rapporche de l’orwellien 1984, car la population vit enclavée dans des frontières infranchissables sans connaissance de ce qu’il se passe au-delà; Abi a mis en place l’Abilangue, une novlangue devant remplacer toutes les autres langues; il n’y a plus qu’une pensée unique basée sur les préceptes de Yolah.

Ce qui est saisissant c’est la description de cet Etat totalitaire basé sur la religion, ce qui entraine violence et amnésie collective. Et que cette description est très proche de ce qu’il se passe au sein de l’Etat Islamique.

Par contre Boualem Sansal a un traitement très froid de l’histoire de se personnages. Même si en raison du monde où ils se trouvent il y aurait largement de quoi partager leurs angoisses et leurs difficultés. Mais Sansal laisse une grande distance entre les personnages et le lecteur. Je n’ai pas eu beaucoup de choses à partager avec eux. De plus les personnages de Sansal sont peu attachants, je les ai trouvés très lisses, avec peu d’aspérités pour pouvoir s’y accrocher ou s’y attacher.

C’est presque dans l’indifférence que j’ai fini ce roman qui commençait bien même si les premières pages n’étaient pas faciles d’accès.

Lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2015 de Priceminister

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